L’émerveillement. Cette insolite émotion qui nous motive à jouer

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Chaque lundi pendant quatre semaines nous nous intéresserons aux émotions et à leur rapport au jeu. Voici le tout premier article, consacré à l’émerveillement.

Méandre

Laissez-moi vous raconter une petite histoire. J’habite près d’une toute petite rivière. A peine plus grande qu’un ruisseau. Sertie dans un carcan de verdure. Une petite balade délicieuse. Je m’y rends volontiers avec mes deux enfants de deux et trois ans.

Lors de nos pérégrinations cela leur arrive souvent de rester figés pour observer l’eau qui coule, un méandre, une minuscule cascade, des cailloux immergés. Plus que de l’observation, ils sont en pleine contemplation. Dans l’émerveillement.

Quant à moi, père, adulte, sans mes enfants je ne m’arrêterais pas pour apprécier le paysage. Trop habituel, naturel et normal. Mes enfants, très jeunes, eux, sont surpris et émus. A mon tour alors d’être émerveillé. De leur émerveillement. Et si l’émerveillement était une émotion que nous rechercherions tout au long de notre existence? Pour nous faire goûter à une certaine forme de bonheur? Pour transcender notre quotidien?

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Les émotions sont ces états humains (et animaux) qui nous agitent tous. Parfois en mal, avec des émotions négatives telle que la colère, l’angoisse, la peur, la culpabilité, la frustration, parfois en bien avec des émotions positives telle que la joie, l’amour, l’admiration, l’émerveillement.

L’émerveillement, justement. Cette émotion générée par la surprise qui nous rend alors perplexes et fascinés. Une émotion extrêmement positive de bien-être qui nous sublime.

Plusieurs éléments peuvent susciter de l’émerveillement: certaines formes d’art, certaines nouvelles expériences, des individus, certains rituels religieux. Quand on y pense, c’est d’ailleurs peut-être l’une des raisons de ralliement à la religion. Qu’à travers fêtes, rites et traditions elle parvienne à investir le quotidien d’un merveilleux sacré et enchanteur.

Avec le triste constat que plus on vieillit et moins on s’émerveille. Ce qui nous émerveillait enfant cède alors sa place à la routine. Adulte, la contemplation et l’émerveillement se font de plus en plus rares ou deviennent des pratiques, des états d’esprit choisis. L’émerveillement, une émotion rare et recherchée.

Jouer, c’est s’émerveiller

En 2017, les jeux vidéo font leur révolution. Les casques VR sont en plein essor. Être plongé dans une réalité fantasmée. Serait-ce lié à ce besoin universel de se sentir émerveillé?

Et si ce qui nous motive à jouer serait justement cette recherche de l’émerveillement? On a souvent expliqué le besoin de nouveautés par le shot de dopamine. Mais si au final découvrir l’annonce d’un prochain jeu ne provoquerait pas en nous un brin d’émerveillement? Ou ouvrir un tout nouveau jeu puis dépuncher? Ou découvrir un thème, une aventure? Ou essayer une mécanique originale, surprenante et renversante? Souvenez-vous de vos toutes premières parties intenses de Dominion en 2008. Ou de votre tout premier run épique à Time Stories. Comment vous êtes-vous sentis?

La Mécanique du Merveilleux

Comment provoquer ce sentiment d’émerveillement?

Depuis 1989 nous organisons des événements grandeur nature. Des Escape Rooms depuis 2012, des Sherlock Holmes Live, des événements Zombies grandeur nature (Zombies Invasion), des soirées pour entreprises, le Bar à Jeux de Genève. Et à chaque fois depuis 1989 nous essayons d’insuffler une part de mystère, de merveilleux, de surprenant, de différent.

Mais soyons lucides. L’émerveillement est extrêmement difficile à générer car il ne peut pas être artificiel. C’est une émotion vécue intérieurement. On peut tout faire pour créer cette expérience, mais elle reste une émotion personnelle, différente et propre à chaque individu. Difficile de faire l’unanimité.

Voici toutefois les trois piliers de l’émerveillement

La nouveauté. Pour créer la surprise. Un moteur essentiel pour provoquer l’émerveillement (telle que les soirées Hygge par exemple…)

Les 5 sens. Impliquer le plus de sens permet une plus forte immersion.

Le mystère. La fameuse boîte de JJ Abrams. Qui nous motive à comprendre et qui surprend.

Observez cette couverture de jeu et dites-moi ce que vous ressentez. Un tout petit peu d’émerveillement?

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Si le sujet vous intéresse, vous pouvez en apprendre plus dans cet excellent ouvrage de Robert C Fuller sorti en 2006.

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Et vous, quels sont les jeux qui ont provoqué chez vous un émerveillement? Est-ce que c’est aussi ce que vous recherchez dans un jeu?

Les lundis des émotions

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Les émotions. Ces expériences puissantes, profondes et psychologiques qui nous affectent. Comment influencent-elles notre rapport au jeu? Quel est l’impact du jeu sur nos émotions?

Ces quatre prochains lundis à 13h, et dès demain 23 janvier, nous vous donnons rendez-vous pour débattre des émotions et les rapports qu’elles entretiennent avec les jeux et notre pratique ludique. Chaque lundi pendant quatre semaines nous nous pencherons sur une émotion en particulier. Parfois positive, parfois négative. Et discuter de son impact sur le jeu et nos vies de tous les jours.

A demain. Avec comme première émotion, l’émerveillement.

Auteurs de jeux c’est pour vous. 3 astuces pour augmenter vos chances d’être édités

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Alors même qu’il n’y a jamais eu autant de jeux édités, plus de 4’000 en 2016, le métier d’auteur de jeux n’a jamais aussi difficile. Concurrence, starisation, pression, fusions… Beaucoup de défis à surmonter pour enfin se faire éditer.

Vous avez créé un jeu? Vous voulez vous faire éditer? Voici 3 astuces très simples pour augmenter vos chances.

Timing

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Choisissez le moment idéal pour contacter un éditeur. Ne négligez pas cet aspect. Envoyez votre message, votre proto à un éditeur le mauvais jour au mauvais moment risquerait de diminuer vos chances. Alors quel est le meilleur moment, le meilleur jour pour augmenter la probabilité d’être lu? Que votre proto soit découvert et testé par un éditeur?

Le lundi. En début de matinée ou en début d’après-midi. Ou le mercredi.

Pourquoi lundi?

Le lundi, c’est le jour de la reprise de boulot. C’est le jour où l’on entame la nouvelle semaine, les nouveau projets, les idées claires et fraîches, une humeur positive et pleine d’entrain. Pour les éditeurs comme pour le reste du monde. Envoyer votre projet à un éditeur un lundi matin entre 8h et 9h ou en début d’après-midi entre 13h et 14h vous assurera une meilleure réception.

Pourquoi 8h-9h, et 13h-14h?

8h-9h, c’est le début de la journée. Les autres projets n’ont pas encore véritablement commencé. L’éditeur aura plus de ressources pour étudier votre jeu. Le pire? Envoyer votre jeu entre 11h et 12h. En fin de matinée, la fatigue comme la faim se font ressentir. Pas de bons clients. Il a été prouvé que les juges rendaient un jugement plus expéditif, plus punitif juste avant midi parce qu’affamés et fatigués. Entre 13h et 14h, c’est également un bon moment dans la journée, juste après la pause du repas. Rassasié, reposé, pas encore lancé dans un projet, l’éditeur sera dans de meilleures dispositions pour se pencher sur votre jeu. Évitez aussi la fin de journée, entre 16h et 18h, le pire. Entre fatigue et stress de boucler les derniers éléments avant de rentrer, votre jeu tombera comme un cheveu sur la soupe. Pensez-y.

Pourquoi mercredi?

Lundi, c’est le jour où on étudie les projets en cours et à venir. On est prédisposé à organiser. Mardi on est déjà lancé. Mercredi arrive comme une bouffée d’air. C’est le milieu de la semaine. On a besoin de penser à autre chose, de faire une pause médiane. Votre jeu apportera un vent de fraîcheur, de la nouveauté dans les préoccupations habituelles et hebdomadaires de l’éditeur. Jeudi et vendredi, on sent le weekend approcher et le besoin pressant de tout boucler avant de quitter le travail. Deux jours à éviter pour mettre toutes les chances de votre côté, entre fatigue qui s’installe et tension qui augmente.

Brain Grain

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Semez votre petite graine.

Avec autant de jeux édités et des dizaines, voire centaines de protos qui arrivent chaque semaine chez un éditeur, juste envoyer votre contribution risque de vous noyer dans la masse. Comment faire pour vous démarquer? Semez votre petite graine. Dans le cerveau de l’éditeur.

Pensez « brain grain ». Quand vous entendez quelque chose de tout à fait nouveau pour la toute première fois, quelle est votre réaction? Généralement, une réaction de rejet, de méfiance ou de désintérêt. Une réaction neurologique habituelle pour ne pas déranger ses constructions et habitudes mentales. Puis plus tard, vous en entendez parler encore une fois, ailleurs. Puis plus tard, puis encore et encore. Jusqu’à déclencher un « effet loupe », l’impression de voir ça partout.

Prenez l’exemple de nos soirées Hygge au Bar à Jeux de Genève. Très peu de gens en Suisse (et en France?) n’avaient connaissance du concept danois. Quelle a été votre toute première réaction? Rejet, méfiance, désintérêt? Puis peut-être l’envie d’en apprendre plus. Vous avez alors lu un article sur le sujet. Ou vous en avez entendu parler ailleurs. Jusqu’au point d’avoir l’impression que tout le monde en parle, c’est le hype du moment. Le concept est alors accepté, intégré, normalisé. Brain Grain. La graine a germé.

Pareil pour le jeu que vous êtes en train de créer. Ne vous contentez pas de l’envoyer à un éditeur. Plutôt que de parachuter votre proto comme ça, pouf, ex-nihilo, faites-le tourner en amont. Dans les festivals (PEL, Off de Cannes, Parthenay, Ludinord, Tokyo Game Market, Ludesco…), sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram), tournez une vidéo YouTube. Plus on le voit, plus on en parle. Et plus on en parle, plus le jeu sème sa petite graine dans le cerveau des éditeurs: « Haaaa mais oui, j’en ai déjà entendu parler. Je ne sais plus où. Mais le jeu me dit quelque chose. » Vous augmentez ainsi la visibilité et l’intérêt de votre jeu. Brain Grain. La graine a germé.

Collaboration

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Un moyen ultime d’être édité? Vous associer à une « star ».

Les Cathala, Bauza, Lang, Rosenberg, Faidutti, Feld, Daviau, Wallace, Teuber, Kramer, Knizia, Henry, Moon, Chvátil… Tant d’auteurs connus et reconnus. Aujourd’hui, Pour diminuer les risques et augmenter la rentabilité, les éditeurs préfèrent en effet signer un jeu d’un auteur connu. Avec autant de jeux qui sortent chaque année, comment faire pour le public pour débusquer les bons titres? Les noms connus représente une valeur-refuge.

Vous associer à l’un d’eux représente un excellent tremplin. Pour plusieurs raison:

la « star » a un carnet d’adresses bien fourni, donc plus facile de contacter un éditeur

la « star » jouit d’une crédibilité auprès des éditeurs, donc plus facile de « pousser » votre jeu

la « star » est plus facile à contacter qu’un éditeur. Les auteurs ont un contact plus humain, plus direct. D’autant que les éditeurs, eux, disposent souvent d’un chargé de com, de chargés de projet, de développeurs, etc. Un personnel plus étendu. Alors qui contacter? (Au fait, vous les connaissez, vous, tous les différents métiers dans l’édition du jeu de plateau?)

la « star » possède d’indéniables compétences en gamedesign acquises grâce à l’expérience. L’auteur sera à même de vous aider, de parfaire votre jeu.

Et quand vous présenterez votre prochain projet, seul-e cette fois-ci peut-être, vous aurez déjà un jeu à votre actif, votre nom sera (plus ou moins) connu. Vous aurez gagné en crédibilité. C’est la validation sociale. Si vous avez déjà sorti un jeu, c’est que vous devez forcément être bon.

Essayez donc de présenter votre proto à un auteur connu, et s’il semble intéressé et enthousiaste par votre projet, proposez-lui de vous associer. De collaborer sur le jeu. D’avoir vos deux noms sur la boîte. Le champion pour co-signer des jeux avec de nouveaux et « jeunes » auteurs? Bruno Cathala. Avec Sylvain Duchêne (The Blue Lion), Matthieu Lanvin (Manchots Barjot, Crazy Mistrigry), Florian Sirieix (Curiosity), Marc Paquien (Yamataï).

Comme on dit, « it’s not WHAT you know, but WHO you know ».

Et vous, quelles sont vos astuces pour augmenter vos chances d’être édités?

L’infaillible méthode Trump. Comment s’en inspirer pour gagner à tous les jeux d’enfoirés

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Dans 4 jours, le 20 janvier, Donald Trump sera investi comme 45e président des Etats-Unis. La fête.

La méthode du Donald est tellement incroyable et infaillible. Pourquoi ne pas nous en inspirer pour nous aider à gagner à tous les jeux d’enfoirés (Intrigue, Diplomacy, Rencontre Cosmique…)?

Voici quelques méthodes efficaces:

Utilisez la post-vérité

Le mot de 2016. La post-vérité. Ce qui compte, ce n’est pas le contenu du message, mais son impact émotionnel.

Lors de votre prochaine partie, utilisez la post-vérité. Avancez tout et son contraire, juste pour provoquer des émotions auprès de votre interlocuteur: sympathie, empathie, crainte. Dites n’importe quoi, quitte à vous contredire et à inventer des inepties… Tant que vous touchez votre public… Vous verrez, ça marche à tous les coups. La preuve, Donald a été élu président. Et petite astuce: plus c’est gros, plus ça marche.

Le 6 janvier 2017 l’émission Le Club sur France Culture a fait une émission sur la post-vérité et la présidentielle française. Ça peut vous aider pour affiner votre méthode.

Atteignez le point Godwin

Le Point Godwin, c’est quand le débat finit par arriver à l’Allemagne nazie. Du coup, plus rien d’autre ne pourra être dit. Parce que. Nazi. Essayez vous aussi.

Lors de votre prochaine partie, quand vous devrez négocier avec vos voisins et que la discussion s’enlise, traitez-les de nazis. Vous verrez, c’est super efficace. Vous mettrez un terme au débat (on a dit « efficace », pas « galant » ni « intelligent »). C’est le point Godwin. nazi

N’écoutez pas les autres

Oui oui, écouter ses partenaires de jeux, écouter leurs attentes, leurs besoins, tout ça, c’est tellement mars 2016.

En 2017, ne les écoutez pas, tout simplement. Ignorez-les. Ou mieux, dites-leur de se taire parce qu’ils ont tort ou qu’ils disent n’importe quoi. Hyper, hyper efficace aussi (mais pas forcément hyper poli).

Faites des gestes emphatiques

Autre méthode prouvée, la gestuelle. Rajoutez-en. Faites-en des caisses. Brassez de l’air avec vos bras. Utilisez vos doigts, vos bras. A n’importe quel moment. Sans aucune cohérence.

Plus vous faites de gestes et plus vous paraîtrez intelligents. Mais surtout, plus votre interlocuteur sera hypnotisé par votre gestuelle et ne s’intéressera plus à votre message. Et vous pourrez ainsi remporter n’importe quelle négociation. Ou la Maison Blanche.

Décrédibilisez, déstabilisez et menacez vos adversaires

La méthode la plus performante? Déstabilisez vos adversaires. Décrédibilisez-les. Et surtout, menacez-les (de mort, de prison, tout ça). La menace, y a que ça de vrai.

Constituez des alliés. Secrets.

Passez votre partie à critiquer et à démolir tout le monde. La stratégie de vos voisins. Leur gestion. Leur façon de jouer. Ça marche aussi avec les Démocrates, les Républicains, le FBI, les médias, la CIA, les Mexicains, les femmes, les handicapés, l’OTAN, Angela Merkle, Merryl Streep et Arnold Schwarzenegger. Critiquez tous vos voisins. Sauf un. Votre allié.

Et quand on vous interroge sur lui, affirmez haut et fort que vous n’avez aucun, aucun lien avec lui. Vous allez ainsi chercher à affaiblir tout le monde sauf votre allié. Allié que vous allez bien évidemment éviter de reconnaître. Juste pour noyer le poisson et dissimuler vos stratégies hyper stratégiques.

 

Et vous, vous connaissez d’autres méthodes Trump qui pourraient vous aider à gagner (hormis avoir une coupe de cheveux approximative)?

Jouer rend heureux. La preuve

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Hier soir, le Bar à Jeux organisait la toute première soirée Hygge. Un concept encore inédit à Genève.

Hygge (prononcez «hu-gueuh»), une idée du bonheur danois.

Le concept? Une soirée cocooning cosy:

Des boissons chaudes (pour l’occasion nous avons proposé un chocolat chaud artisanal). Pour se réchauffer

Tout le monde en chaussettes ou pantoufles. Pour se sentir comme à la maison

Aucune lampe, que des bougies. Pour une lumière plus chaude, plus douce

Des gaufres bio. Pour la gourmandise

Des jeux. Pour s’amuser

Et des gens, surtout. Pour faire des rencontres, discuter et partager une soirée conviviale tout en douceur

Less is more.

Et hop, tout le monde repart heureux pour bien commencer l’année.

Vivement la prochaine soirée Hygge au Bar à Jeux du 4 février.

Le Bar à Jeux de Genève remercie tous ses partenaires.

C’est grâce à vous que les gens peuvent passer des soirées mémorables.

MERCI!

Le CPV pour le local

La boutique de jeux online Philibert

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Pour les jeux, le magasin de jeux à Carouge, Genève

Helvetia Games, éditeur et distributeur de jeux en Suisse

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Plato Magazine, un mag chatoyant francophone qui parle de jeux de société, à découvrir au Bar à Jeux

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Iello, important éditeur et distributeur en Europe

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Blackrock, éditeur et distributeur familial et sympathique français

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Matagot, éditeur de jeux riches et immersifs

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Ludibay, boutique en ligne avec un beau et solide catalogue.
ludibayLudikBazar, boutique en ligne avec des jeux d’occasion, mais pas que.

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Cocktail Games, éditeur de jeux ultra-fun.

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Helvétia Games Shop Genève, la toute nouvelle boutique de jeux à Genève, aux Pâquis. Énorme choix, belle sélection.

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Helvetiq, éditeur suisse de jeux suisses. Mais pas que.

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Space Cowboys, éditeur français de jeux immersifs et puissants.

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En 2017, essayez le bonheur. Soirée Hygge au Bar à Jeux de Genève

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Selon les Nations Unies, le Danemark est le pays le plus heureux au monde. Pourquoi? Peu de soleil, et des impôts inversement proportionnels aux températures.

La raison pour expliquer ce bonheur?

Hygge

(prononcez «hu-gueuh»)

Des soirées régulières entre Danois avec

du chocolat chaud,

des bougies,

des chaussettes,

un feu de cheminée,

des jeux de société et des discussion entre amis.

Bref, une ambiance cocooning et cosy qui rend les gens heureux. Parce que partagée et vécue ensemble.

Pour la toute, toute, toute première soirée de 2017 du Bar à Jeux de Genève, nous vous proposons une soirée Hygge.

Bougies (et pas de lumières froides), chocolat chaud artisanal et gaufres faites maison, playlist cocooning. Laissez vos chaussures à l’entrée et passez la soirée en grosses chaussettes ou pantoufles. Prenez-les avec de la maison.

Venez seul-e. Ou à plusieurs. Pour rencontrer des gens. Pour découvrir des jeux. Pour passer une soirée cocooning. Pour commencer l’année heureux-se.

 

Et ce samedi, vous pourrez essayer plusieurs nouveautés. Cottage Garden. En VF chez Blackrock. Le nouveau jeu d’Uwe Rosenberg. Une sorte de Tetris malin de 1 à 4 joueurs (oui, comme Patchwork, mais en mieux).

Citadelles nouvelles version. Le retour du jeu culte. Dans une grande boîte.

Tikal. La somptueuse réédition chez Super Meeple.

Et d’autres.

A ce soir. On vous attend entre 17h et 23h. En chaussettes. Pour du Hygge.

 

Pour en savoir plus sur le Hygge, nous vous conseillons le livre de Meik Wiking (un vrai nom de Nordique ça), sorti en VF en novembre 2016

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Toutes les infos du Bar à Jeux

Et les dates de 2017:

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Vous venez?

Plongée dans les coulisses du jeu. La distribution et ses enjeux

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Il y a une année en décembre 2015 nous avions dressé le portrait de tous les métiers du jeu de société: l’auteur, l’agent, le vendeur, l’éditeur, le distributeur…

Une année plus tard, revenons aujourd’hui plus en détail sur la distribution. Car les choses changent peu à peu. Ses enjeux, ses modalités. Et le sujet est d’actu puisque dans quelques jours, du 1er au 6 février aura lieu le salon du jeu de Nuremberg, le grand rendez-vous professionnel et international des distributeurs. Et pas public. La Spielwarenmesse. Ce salon permet justement aux éditeurs de présenter leurs jeux aux distributeurs pour décrocher des contrats.

Mais au fond, que fait un distributeur?

Il distribue. Ben oui. Il est l’intermédiaire entre l’éditeur qui fait produire le jeu et le vendeur qui s’adresse au client, au joueur. Autrement dit, le distributeur prend le jeu d’un éditeur et le distribue ensuite aux boutiques.

Le distributeur de jeux de société peut compter sur un réseau de boutiques, un maillage national. A noter que la réglementation limite la distribution au niveau national. Le même distributeur ne peut pas distribuer dans plusieurs pays en même temps. Sauf cas exceptionnels. Et c’est évidemment plus compliqué à gérer: déplacements, tarifs douaniers, etc. Pour le même jeu, il faut alors plutôt compter sur un distributeur spécifique par pays.

Autre spécificité du métier, chaque éditeur, voire même chaque jeu dans certains cas, est contractuellement lié à un seul distributeur exclusif. Il ne peut donc pas y avoir plusieurs distributeurs du même jeu dans le même pays.

Distributeur-éditeur?

Quelles relations commerciales entretiennent l’éditeur avec son distributeur? Quelle est la nature de leur contrat?

Tout dépend du pays. France et Suisse sont différents par exemple.

En France, les contrats entre éditeur et distributeur sont principalement du dépôt-vente. En général, c’est l’éditeur qui propose son prix et confie un stock au distributeur. Celui-ci va alors le relayer aux boutiques. En prenant une certaine commission sur la vente. Tout dépend du service rendu. Tout dépend du distributeur aussi. Cela va de 20% au minimum à 35% pour les plus gourmands.

Dans la plupart des cas, en France les distributeurs ne prennent pas de risque financier sur un jeu puisqu’ils n’achètent pas en ferme les jeux à l’éditeur. Mais la commission sert quand même à payer les salaires des commerciaux, les déplacements si besoin, la publicité le cas échéant, le transport, les frais douaniers si importation.

Encore une fois, tout dépend du contrat de prestation entre un éditeur et son distributeur. Mais disons, pour simplifier, plus la commission est élevée et plus les mandats du distributeurs sont conséquents. On peut alors parler de valeur ajoutée. Si elle existe. La captation finale des distributeurs est souvent plus importante que celle des éditeurs pour un risque financier au final minime, surtout avec le dépôt-vente en France.

Et une fois le jeu vendu?

En principe, le distributeur rend alors à l’éditeur le bénéfice des produits vendus, moins la commission.

En principe.

Car plusieurs distributeurs ne jouent pas toujours le jeu et ne paient pas leur dû dans les délais impartis. En interrogeant plusieurs éditeurs pour préparer cet article, nombreux m’ont confié avoir d’importantes créances auprès de leur distributeur. A entendre les nombreux témoignages, c’est une pratique courante dont les montants s’élèvent parfois à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Comme vous pouvez l’imaginer, une pratique peu appréciée des éditeurs qui ont besoin de ces produits de la vente pour payer leurs factures. Sans compter la TVA que les éditeurs doivent ensuite reverser à l’État.

En Suisse, à part pour 2-3 rares éditeurs, le système de dépôt-vente n’est pas répandu. Dans la majorité des cas, c’est un achat ferme pour le distributeur qui achète directement à l’éditeur. Dans ce cas précis, quantités et prix finaux sont souvent négociés entre les deux partenaires.

Distributeur-boutiques?

Et ensuite? Que se passe-t-il quand le distributeur est en possession d’un jeu? Le distributeur va alors faire son boulot et tout faire pour « vendre » « son » jeu aux boutiques. Si intéressées par le produit, elles vont alors acheter le jeu au distributeur. Un achat ferme. Autrement dit, un paiement direct. A 40-50% du prix qui sera ensuite vendu en boutique. Si le client trouve un jeu à 50 euros dans un magasin, celui-ci l’aura payé 25-30 euros au distributeur.

Oui, les boutiques prennent la plus grande marge sur un jeu. Mais après tout, c’est cohérent. Ce sont les boutiques qui prennent le plus de risque et qui ont le plus de frais généraux: loyer, personnel, charges. Enfin, surtout les boutiques IRL. Et qui doivent ensuite gérer les invendus. D’où les soldes deux fois par année.

Certaines boutiques, mais c’est extrêmement rare, passent des commandes directes auprès des éditeurs. Et chacun se taillent alors la part du lion du distributeur. Ce qui permet à l’éditeur de recevoir tout de suite les fruits de la vente sans devoir attendre le retour du distributeur, et d’augmenter ainsi sa marge. La boutique, elle, s’assure toujours sa marge et peut ainsi vendre à moindre coût pour écraser la concurrence. Une pratique déloyale? Pour le distributeur et les autres commerçants qui passent par la filière usuelle, oui. Pour l’acheteur et les éditeurs qui se lancent dans la combine, non.

Je m’explique:

Un jeu coûte en boutique 50 euros. La boutique l’aura acheté 40-50% du prix à l’éditeur. Disons 28 euros. Les 22 euros serviront à couvrir ses frais et s’assurer un certain chiffre d’affaires. Le distributeur prendra 9 euros (32%) de commission sur la vente. L’éditeur ne touchera au final par jeu 28-9= 19 euros. Puis 20% en France, 8% en Suisse de TVA à l’Etat. Prenons l’exemple français, donc 3.80. Il lui reste 15,20 euros. Et l’auteur dans tout ça? Selon le contrat, l’auteur (star ou pas… Oui, comme au cinéma), les ventes réalisées, il reçoit entre 5 et 12%. Disons 8%, une bonne moyenne. Donc l’éditeur devra encore verser 1.20 par jeu vendu à l’auteur. Il ne lui restera que 14 euros par jeu. C’est tout? Non, évidemment pas. L’illustrateur peut lui aussi recevoir un pourcentage, ou une enveloppe pour le travail effectué. L’usine bien sûr, qui aura produit cartes, carton, figurines, boîte, etc. A peu près 15%. Puis tout ce qui est transport depuis l’usine et la logistique. Bref, au final, il ne reste pas grand chose par jeu à l’éditeur. Pour payer ses charges, salaire, etc. Et relancer la pompe pour un prochain jeu.

Aussi, quand certaines boutiques décident de bypasser le distributeur et de venir directement s’alimenter auprès de l’éditeur, les deux se partagent la commission du distributeur.

Pareil à Essen, quand les éditeurs vendent directement leurs jeux aux visiteurs. Là ils « se goinfrent » directement les 30-35% du distributeur. Sauf que là c’est différent, car:

  1. ils se remboursent ainsi une partie de leurs frais du salon (vous savez, vous, combien ça coûte à un éditeur d’avoir un stand à un festival? FIJ, Essen, PEL?)
  2. les jeux vendus à Essen sont souvent moins chers qu’en boutique, car les éditeurs peuvent justement se le permettre en dégageant la commission du distributeur
  3. certains distributeurs vendent directement les jeux eux-mêmes et prennent en échange en charge une partie des frais du salon.

Distributeurs?

Mais au fait, quels sont les distributeurs francophones?

En voici quelques-uns. Quelques-uns. Il en manque certains. Le but ici n’est pas d’être exhaustif.

En France

Asmodée (bien sûr)

IELLO

Blackrock

Paille

Novalis (autrement dit, Asmodée. Mais au catalogue différent)

Morning

Gigamic

Atalia

Et en Suisse

Helvétia Games Distribution

Swissgames

Delirium Ludens

Carletto

Lemaco

Enjeux?

Vous aurez repéré dans cette liste des distributeurs qui sont également éditeurs et/ou magasin. Dans le cas d’un éditeur qui se distribue lui-même et qui vend ensuite directement le jeu via sa propre boutique IRL ou online (et oui, aujourd’hui les gens achètent de plus en plus souvent online), les marges deviennent alors conséquentes. Et parfois ces ramifications et acquisitions peuvent s’étendre encore plus loin. Avec des usines de production pour mieux gérer les coûts et des parts investies dans certains médias pour optimiser et contrôler la communication.

Bref, plus un distributeur contrôle de secteurs et plus il augmente ses marges. Avec le risque (malsain?) pour un distributeur de plutôt pousser de son catalogue des jeux auto-édités et ainsi générer une plus grande profitabilité. Surtout avec les 35% de commission.

 

Et vous? Est-ce que vous étiez au courant de toutes ces particularités liées à la distribution? Qu’est-ce qui vous a le plus surpris?

Les soldes. Un piège à cons?

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Les soldes sont pour tout bientôt, dans six jours. Du mercredi 11 janvier à 8h au mardi 21 février inclus. Décret ministériel français. C’est du sérieux. Alors qu’en Suisse, il n’existe pas de date de soldes fixée par le législateur. Les soldes d’hiver suisses commencent généralement un peu plus tôt qu’en France, juste parce que.

Alors oui, en dehors des périodes légales et selon la loi, les boutiques peuvent « proposer tout au long de l’année des opérations promotionnelles avec une réduction de prix, qualifiées de promotions de déstockage ou de ventes privées, sur les marchandises pour lesquelles ils ne reconstituent pas de stocks, dès lors que le terme soldes n’est pas utilisé et qu’ils ne pratiquent pas de vente à perte. Ces ventes s’adressent à une clientèle par définition restreinte (par exemple clientèle titulaire d’une carte de fidélité) et les promotions qui y sont pratiquées n’ont pas vocation à s’appliquer à l’intégralité de la clientèle. Le fait de proposer juste avant les soldes une prétendue vente privée qui s’adresse en réalité à une très large clientèle est de nature à constituer une pratique déloyale. » Donc tout est extrêmement réglementé. En France. Parce qu’en Suisse, c’est la fête à la saucisse (végétarienne). C’est « fais comme tu veux ».

Vous est-il déjà arrivé de craquer pour un jeu ou des habits, juste parce qu’ils étaient soldés? Avez-vous trouvé que vous aviez fait une bonne affaire?

Sauf que.

Les soldes, prix cassés, dégriffés, déstockage, actions spéciales 2 pour 1, ventes privées, réductions, prix bas et attractifs, etc, ne le sont jamais au profit de l’acheteur mais toujours pour celui du vendeur.

Comment où quoi quand?

Les promos, les soldes, les prix cassés reposent sur deux principes:

La boutique baisse les prix. L’objet est moins cher. Du coup on en achète plus.

La boutique offre plus. L’objet est au même prix et est accompagné d’un cadeau. On a l’impression qu’on fait une bonne affaire. Du coup on achète.

En réalité, les soldes permettent aux magasins de se défaire des invendus et de gagner ainsi de la place en stock. Tout bénéf pour le magasin, puisque:

Il réalise un (maigre) bénéfice sur la vente, même soldée.

Il récupère de la place au stock.

Win-win. Ou presque.

Les bas prix qu’exercent certains magasins, ponctuellement ou de manière plus permanente, sont uniquement là pour nous donner envie d’acheter plus. Nous connaissons tous le « syndrome de la bougie Ikea ».

Levez la main si vous n’avez jamais, jamais acheté 2-37 bougies en sortant du magasin de meubles jaune et bleu juste avant les caisses parce qu’elles n’étaient pas chères. Et que les bougies, c’est quand même super pratique en 2017.

Parce que le produit n’est pas cher, le client aura plus de probabilité de l’acheter. Voire même à en acheter plus puisque le prix n’est pas élevé. Ce qui augmente le chiffre d’affaires pour le vendeur.

Avec les soldes, l’acheteur aura l’impression de faire une bonne affaire. Mais au final, il aura acheté un produit qui ne lui sera pas forcément nécessaire. Après tout, s’il en avait eu besoin, il l’aurait acheté de toute façon.

Les promos / soldes fonctionnent toujours de la même manière. Elles nous poussent à acheter quelque chose que nous n’achèterions pas sans les soldes. Ou à en acheter plus.

Équilibre?

Si vous vous baladez souvent sur les sites de ventes privées qui proposent des prix réduits, vous aurez remarqué leurs méthodes habituelles. Proposer un produit à la vente, 20-30-50% moins cher. Mais moins cher que quoi? D’où provient le prix original indiqué? En magasin? Mais lequel, où, et surtout, quand?

D’autant que la plupart du temps, ces produits sont des fins de stock, des invendus, des invendables, parce que « trop vieux ». Le prix de base est souvent surgonflé, juste pour que la différence paraisse particulièrement intéressante pour l’acheteur. Quoi, 50% de réduction? Là ça vaut vraiment  la peine. Sauf que si la réduction est trop importante, passés les 70%, l’acheteur aura l’impression que le produit n’est pas de bonne qualité et qu’on cherche vraiment à s’en débarrasser. Tout est question d’équilibre.

Certains magasins en Suisse pratiquent d’ailleurs une remise constante. En annonçant une réduction automatique. Comment est-ce possible? Le prix de départ dépasse souvent celui de la concurrence. Ces 10-20% continuels donnent ainsi l’impression de faire une bonne affaire, que le magasin est vraiment moins cher que les autres.

My precious!

L’effet de rareté est souvent le moteur principal des soldes. Une technique (plus ou moins) subtile en marketing. Moins il y en a, plus on est tenté. Parce que le produit est rare. Les boutiques annoncent quand certains produits sont déjà épuisés, pour signifier que d’autres le seront bientôt aussi. Ce qui motive le client à se dépêcher avant de rater l’offre. Ce qui est rare est précieux. Enfin, c’est ce que l’on croit.

Des jeux des jeux des jeux.

Et les jeux de société dans tout ça?

Dans six jours à la date légale française, de nombreuses boutiques online proposeront soldes et actions. Mais tout au long de l’année, des promos et prix cassés sont également de mise: jeux d’occasion parce que très peu abîmés, offres spéciales ou prix réduits pour les préco afin de motiver les joueurs à commander tôt, et ainsi éviter tout accumulation au stock.

Beaucoup de joueurs attendent d’ailleurs les soldes pour mettre la main sur des « perles » ratées pendant l’année. Les soldes, une occasion à ne pas manquer, ou un événement futile? Il faut quand même admettre que les « meilleurs » jeux ne seront pas soldés. Ils se vendent déjà très bien tout seul de toute façon. Et que la marge est ainsi plus importante.

 

Et vous? Est-ce que vous achetez souvent des jeux en soldes? Vous vous réjouissez des soldes de janvier?

Découvrez les jeux à ne pas rater en 2017

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2017 s’annonce comme une bonne année ludique. Voici les jeux qui nous font déjà très, très envie.

Les nouveautés

Outlive

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Un jeu qui va faire du bruit à sa sortie. Financé à plus de 400’000 dollars sur KS en 2016. Sortie prévue pour février-mars chez La Boîte de Jeu. Aventure, exploration dans un superbe univers post-apo signé par Miguel Coimbra. Une grande claque ludique du début d’année.

Sbires

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En mars chez Gigamic. Un jeu de plateau fun et stratégique dans lequel on va pouvoir faire des crasses à ses voisins. Mais pas que. A l’univers déjanté. On se réjouit de découvrir ça.sbires

Great Western Trail

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La VF chez Gigamic de cet excellent jeu. L’un des meilleurs de 2016. Pour avril.

Mafiozoo

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Le prochain jeu Super Meeple (Tikal, Amun-Re). Le nouveau jeu de Rüdiger Dorn (Istanbul, Goa) basé sur la mécanique de son excellent jeu, Louis XIV. Qui était déjà très, très bien. Mafiozoo vous plongera au cœur de la mafia où chaque joueur va incarner un mafieux qui souhaite devenir un affranchi. Un (gros) jeu de placement et d’influence qui donne vraiment envie. Annoncé pour Cannes.

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Jetez un œil aux illustrations signées par Damien Colboc et dites-moi que le jeu ne vous fait pas aussi envie…

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Doggy Bag

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Le nouveau Blam! Sortie prévue fin mai / début juin. Un jeu de bluff, d’os et de chiens. Je l’ai testé à Essen, et il est vraiment sympa.

Twelve Heroes

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Twelve Heroes, le nouveau jeu des lyonnais de Catch Up Games (Freak Shop, SOL), annoncé pour février. Un jeu de cartes d’affrontement orienté combos uniquement pour deux joueurs de deux auteurs nippons, Masato Uesugi (Welcome to the Dungeon) et Takashi Sakaue. Le jeu tient en une trentaine de minutes avec des règles assez simples mais pas mal de réflexion. Un concentré minimaliste.

Nous l’avons découvert au Bar à Jeux de Genève en avant-première en novembre, et le jeu a rencontré un beau succès.

Paper Tales

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Aussi chez Catch Up Games. Pour Essen. La refonte (principalement visuelle) de Vorpals. Là encore un jeu de cartes (toujours orienté combo), également par Masato Uesugi (Welcome to the Dungeon). De 2 à 5 joueurs, un mélange de draft et de gestion de l’espace avec une mécanique de vieillissement des unités très intéressante. Tendu, profond. Franchement addictif.

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Grumpf

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En plus d’Outlive, la Boite de Jeu va publier Grumpf, un jeu de rapidité et d’observation familial vraiment très fun pour 3 à 6 joueurs d’une durée de 15 minutes.

Chaque joueur incarne une tribu qui va essayer de capturer les animaux de la faune locale placés sur six plateaux au centre de la table. Le but: avoir des séries d’animaux différents. Un excellent mélange entre placement, réflexion et temps limité. Sortie en juin.

Cottage Garden

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Patchwork était l’un des meilleurs jeux de 2015. Le voici de retour, en VF chez Blackrock, et avec Cottage Garden il peut se jouer jusqu’à 4 joueurs. Sortie prévue début janvier. Tout bientôt, donc.

Crazy Mistigri

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Chez Cocktail Games. De Bruno Cathala et Matthieu Lanvin. Le jeu du Pouilleux revisité. Un jeu de cartes de défausse dans lequel on doit se débarrasser de paires (de chats). Très familial et fun. Rien que les illustrations donnent envie.

Magic Maze

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Le nouveau Sit Down! (Rockwell), un jeu coopératif unique. Essentiellement silencieux, simultané et en temps réel qui bouleverse les ­habitudes! Frais, fun et original. Disponible à Cannes.

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Les Maîtres de l’Italie

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Non, Ystari n’est pas mort. De loin pas. Cyril est toujours motivé, même si les projets Space Cowboys (Unlock 1 & 2, Sherlock Holmes, Détective Conseil, Watson & Holmes) lui prennent du temps.

Ystari back en 2017? Peut-être. Avec deux sorties.

Les Maîtres de l’Italie, un jeu qui tourne depuis quelques années. Un deck-building dans l’Italie de la Renaissance créé par Pascal Ribrault. Hyper profond, hyper addictif. On croise les doigts pour 2017.

La Horde du Contrevent

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Chez… Ystari. Oui. L’adaptation de l’excellent livre d’Alain Damasio sorti en 2004. Un semi-coopératif plutôt balaise. Une adaptation très, très fidèle du roman.

Pour avancer, les joueurs activent les personnages de sa horde, avec, comme dans le roman, des personnage aux pouvoirs, aux objectifs de guilde spécifiques. Il faut réussir, mais il n’y a qu’un joueur qui gagnera. Semi-coopératif, donc. Avec le Vent à gérer bien sûr. Prévu pour 2017. Prévu. Sinon plus tard. Un gros carton ludique assuré. Ystari, revient!!!

L’Arbre

arbreLe nouveau jeu des éditions Asyncron annoncé pour Cannes. Un superbe jeu dans lequel on incarne des esprits de la forêt qui doivent faire pousser des… arbres. Oui, d’où le titre. Super écolo, super original. Un peu de poésie dans un monde de cubes.

Profiler

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Aussi chez Cocktail Games. Découvert en avant-première au Bar à Jeux de Genève. Vraiment excellent. Un jeu coopératif fun dans lequel il faut retrouver des personnalités selon des critères loufoques et une échelle de probabilité. Très bon. Sortie prévue pour mars.

Drôles de Zèbres

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Oui, c’est la réédition de ce « vieux » jeu de Bruno Cathala de 2004. Un jeu tactique à deux joueurs. Réédité par une toute nouvelle maison d’édition suisse, Ôz Editions. Prévu pour fin 2017.

Unlock

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Chez les Space Cowboys. Un Escape Game uniquement sur cartes et avec une appli très discrète pour rentrer des codes et faire un décompte du temps. Vraiment très balaise.

Le scénario d’intro et de démo peut d’ores et déjà être téléchargé ici. Sortie tout début février. La boîte comptera 3 aventures. Un gros carton de ce début d’année. Et un Unlock 2 avec trois autres scénarios prévu pour juin…

Victorian Masterminds

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Créé par un duo de choc, Antoine Bauza et Eric Lang. Chez Space Cowboys. Dans Victorian Masterminds, les joueurs incarnent des grands méchants façon Despicable Me, qui vont tenter de construire une méchante machine méchante pour dominer le monde. Placement, embauche, coups tordus. Et un matos 3D. Sortie prévue pour la Gen Con (août).

Serena

Un petit jeu de cartes malin des Valaisans d’Helvétia Games. Un petit jeu d’enquête et de déduction. Les joueurs incarnent des renards dans une soirée masquée pour retrouver la belle Serena. Pour avoir joué au proto, j’ai trouvé trèèèèès sympa. Sortie annoncée pour Essen.

Hope

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Sortie boutiques en mai de ce jeu tant attendu chez Morning. Conquête et exploration spatiale sur un plateau en (fausse) 3D. Vivement.

7e Continent

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Quelques petits mois de retard pour ce tonitruant KS. Exploration, aventure, le tout se jouant avec des cartes. Un énorme carton en 2017. Livraison prévue pour les backers du KS en mai.

Lisboa

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Gros jeu de gestion et de placement d’ouvriers sur l’histoire de Lisbonne. Par l’auteur lusitanien Vital Lacerda (The Gallerist, CO2, Vinhos, Kanban). Ca va envoyer du lourd.

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Charterstone

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Le nouveau jeu du talentueux auteur américain Jamey Stegmaier (Euphoria, Scythe). Pour une fois sans lancement sur KS. Un jeu de construction, de placement d’ouvriers, le tout en format Legacy (le jeu évolue d’une partie à l’autre). Classe.

Dice Forge

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Certainement l’une des sorties les plus attendues de 2017. Après Mysterium en 2015, Libellud revient en force cette année avec ce jeu original de dice crafting/dice building. Autrement dit, on change et améliore les face de ses dés. Créé par Régis Bonnessée, le patron des éditions Libellud qui a déjà créé Lords of Xidit (réedition de son Himalaya) et l’excellent Seasons.

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Un matos de dingue, aux illustrations signées par le talentueux Biboun. dice-forge-matos

Yamatai

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Premier semestre 2017 chez Days of Wonder, de Bruno Cathala et Marc Paquien. Le joueurs incarnent des architectes qui travaillent pour la reine pour lui construire une cité légendaire. Un jeu de construction « qui s’adresse au même public que Five Tribes » nous a assuré Bruno. Pour  2 à 4 joueurs. Le prochain carton chez Days après Five Tribes?

Curiosity

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Chez Bombyx, créé par Bruno Cathala (encore?!) et Florian Sirieix. Ambiance Steam-Onirique pour un jeu de gestion de ressources et de construction. Sortie prévue en… 2017.

Mountains of Madness

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Chez IELLO. Ambiance pulp pour ce jeu dans l’univers de Lovecraft. Créé par Rob Daviau (SeaFall, Pandemic Legacy). Et non, pour une fois pas du Legacy. Un coopératif en temps réel et de la folie (c’est du Lovecraft, après tout…). Les joueurs étant parfois affligés de certaines contraintes. Annoncé pour Essen. Un gros carton de fin d’année.

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Arena

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Toujours aussi chez IELLO, Arena for the Gods! le nouveau jeu de l’auteur de Big Book of Madness. Des enchères, de l’équipement, des dés et de la baston tactique. Mais pas que. Un jeu qui va cogner… fort. Forcément. Sortie en avril.

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Très attendu, aussi chez IELLO. De Richard Garfield (Magic, King of Tokyo). Prévu pour 2016, le jeu a été repoussé en 2017. Richard Garfield. Des lapins dans un univers fantastique. Du draft. Du contrôle de territoire… Sortie prévue en septembre. Bunny Kingdom:

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Le coin des extensions

En vrac, voici les extensions que nous attendons le plus:

Une grosse et excellente extension pour fêter les 10 ans de Jamaica. The Crew. Chez Gameworks (qui ne fait malheureusement plus rien depuis longtemps 😢). Vous voulez en savoir plus? Nous vous l’avions déjà présentée ici. Sortie annoncée pour juin.

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Une extension pour Kingdomino.

Deux extensions pour V-Commandos qui donnent vraiment, vraiment envie (déjà que le jeu de base est excellent!)

Une Xe extension pour Colt Express: Indiens & Cavalerie.

Une nouvelle extension pour Room 25: Room 25 Escape Room. Une extension qui peut se rajouter au jeu de base ou qui peut être jouée en stand-alone comme escape game sur plateau.

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La saison 2 de Pandémic Legacy. Une toute nouvelle boîte. Une toute nouvelle aventure. Plus ambitieuse. Un univers post-apo dans lequel les joueurs devront se battre pour leur survie.

Dice Town Cowboys pour Cannes. Une nouvelle extension pour Dice Town. Avec la possibilité d’utiliser ses as pour récupérer du bétail qu’on va pouvoir mettre sur ses terrains pour les protéger et augmenter leurs PV. Extension qui accompagnera la toute nouvelle boîte du jeu avec un matos pimpé.

Une extension annoncée pour Splendor. Annoncée pour juin.

Une extension pour Not Alone. Une extension qui boostera la créature pour la rendre plus puissante, et également pour booster les Traqués qui pourront chercher des survivants aux pouvoirs particulier. Sortie prévue pour le deuxième semestre.

Time Stories. 3 scénarios pour 2017 (si tout va bien). Lumen Fides. Un scénario qui se passe au début du 15e siècle. Dans lequel les joueurs incarnent des espions envoyés en Andalousie par le Pape pour enquêter sur les agissements de l’Eglise espagnole. Avec un ancrage historique extrêmement important. Et cette fois, le temps ne sera pas LE facteur déterminant. Suivi par deux autres scénarios aux ambiances très très différentes. Estrella Drive en juin, un scénar plutôt « adulte », sex drogue et rock n’roll (interdit aux moins de 16-18 ans). Puis un autre en septembre-octobre. Pirates.

Sherlock Holmes Détective Conseil. La réédition de Queen’s Park+Carlton House+La Piste Tordue pour juillet. Rien de neuf. Mais fin 2017, 10 scénarios inédits et originaux écrits par un anglais. Donc du tout neuf!

Et pendant ce temps, chez Gus&Co?

NIFFF 2017

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De nouveau en juillet 2017 nous allons collaborer avec le Festival de Films Fantastiques de Neuchâtel, du 30.6 au 8.7 pour proposer un événement grandeur nature… inquiétant et immersif.

Le Bar à Jeux saison 2017

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Le Bar à Jeux de Genève sera de retour en 2017. Pour rencontrer des gens et découvrir des jeux. Avec toujours des invités et des avant-premières en exclusivité.

Nuit des Musées, 20 et 21 mai, Genève.

Sherlock Holmes Live – Nemesis

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Le retour de Sherlock Holmes Live. Pendant la Nuit des Musées, samedi soir 20 mai et dimanche 21. Pour vivre une aventure intense dans la peau d’un détective, plongé dans une affaire mystérieuse. Et en grande avant-première l’affiche. Ouverture des inscriptions en février-mars.

Et vous, quels sont les jeux que vous attendez le plus en 2017?

Bonjour 2017. Vous cherchez un taf dans le monde du jeu?

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Gérez une boutique de jeux, ça vous tente?

Suite au départ pour d’autres horizons professionnels du gérant de la boutique de jeux de Genève, Helvétia Games recherchent un gérant qui souhaite s’investir dans le monde du jeu pour reprendre leur magasin. Dans le quartier des Pâquis. Magasin tout, neuf tout rutilant, ouvert en juin 2016.

Où?

Là:

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Vous cherchez du taf? Ou vous vous embêtez dans votre taf actuel et vous voulez changer? Si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure et gérer votre propre boutique de jeux de société à Genève, contactez Helvétia Games à info@helvetia-games-shop.ch.

Et à partir de quand? C’est flexible. Ces prochaines semaines.

Ils cherchent à établir un partenariat durable avec une personne motivée, pleine d’idée, intégrée dans la vie ludique genevoise, qu’ils proposent d’accompagner sur le chemin du succès. Tout un programme.

Ça vous branche?

Le secret pour acheter plus de jeux en 2017? Évitez le 10-10-10

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Après une semaine de dingue sur Gus&Co avec tous les Meilleurs Jeux de 2016, vous envisagez à présent d’hypothéquer votre rein gauche pour pouvoir tous vous les acheter. Mais à force d’avoir pledgé des jeux sur KS à coin 2016, vous avez fini l’année sans un rond…

Du coup, vous ne vous posez qu’une seule question: comment faire pour acheter des jeux en 2017?

D’ailleurs, vous êtes-vous déjà demandé ce qui nous poussait à acheter un jeu? Ce qui se passait dans notre tête pour nous inciter à dépenser 10, 20, 100 euros dans une boutique IRL, online, ou sur KS?

Le bouche-à-oreille bien sûr, les critiques glânées par-ci par-là, une vidéo punchy, la validation sociale (d’autres l’ont, c’est que le jeu doit forcément être bien).

Quand nous sommes face à la décision de procéder à un achat, d’emmener le jeu à la caisse ou de valider notre panier virtuel, nous sommes tous confrontés à des hésitations, des choix. Nos achats de jeux sont souvent liés à des émotions à très court terme: le désir (d’avoir), l’angoisse (de ne pas avoir), l’avidité, la jalousie.

Comment faire alors pour se débarrasser de ses propres hésitations pour acheter encore plus de jeux en 2017?

Grâce à Gus&Co, maintenant, c’est possible. Nous allons vous révéler une méthode démentielle et essentielle.

Surtout, évitez la règle des 10-10-10.

La nuit porte-jarretelles

Vous connaissez bien ce proverbe: la nuit porte conseil. En d’autres termes, ne pas se hâter pour ne pas être « esclave » de nos émotions. « A tête reposée », « garder la tête froide »… Toutes ces expressions qui confirment que pour prendre une décision il vaut mieux éviter la précipitation, souvent motivée par des émotions viscérales. Car ces émotions, furtives, puissantes, disruptives,  disparaissent souvent rapidement pour laisser place à une confusion, voire à des regrets.

D’où la règle des 10-10-10.

Qu’il ne faut donc pas suivre.

C’est la journaliste et empêcheuse-d’acheter-en-rond Suzy Welch qui a développé cette méthode en 2009. Pour améliorer notre prise de décision, elle propose cette règle des 10-10-10:

Comment je me sentirais dans 10 minutes?

Et dans 10 mois?

Et dans 10 ans?

Ces trois questions permettent de relativiser et de remettre en question toute décision.

Est-ce vraiment utile, nécessaire? Est-ce que je le fais juste parce que je suis motivé-e par mes émotions fugaces et momentanées? Ou parce que cela représente un réel apport dans ma vie?

Par exemple un exemple

Prenons l’exemple d’un jeu. Un jeu qui vous a tapé dans l’œil. Un jeu dont vous avez entendu parler sur Gus&Co.

Tiens, par exemple, Le Trône de Fer: la Main du Roi de Bruno Cathala. Un petit jeu de cartes tactique dans l’univers de George RR. C’est du Bruno Cathala. Donc vous vous dites que ça doit forcément être bien. En plus, le jeu n’est pas cher. Et qui plus est, ça se déroule dans GoT, ça tombe bien, vous adorez la série. Vous avez aperçu 2-3 photos envahir les réseaux sociaux, Twitter, FB ou Instagram. D’autres y jouaient. C’est que ça doit forcément être bien. Vous allez craquer. Vous avez envie de craquer.

Alors, faites-le. Maintenant. Vite.

Courez dans votre boutique préférée, IRL ou online, et achetez-le. Surtout, n’hésitez pas. La règle de cette pimbêche de Suzy Welch nous dit qu’il faudrait se demander comment on se sentirait 10 minutes après son achat. 10 mois plus tard. Puis enfin 10 ans après.

Si vous suiviez cette méthode, en ressortant de la boutique vous pourriez vous demander 10 minutes après si  et achat était vraiment nécessaire. Après tout, c’est un petit jeu de cartes, sympa, mais sans grande richesse ni profondeur. Un jeu qui ne casse pas trois pattes à un Stark. 10 mois plus tard, est-ce que vous y joueriez encore? Est-ce que le jeu présenterait suffisamment d’intérêt pour qu’il tourne encore? Ou serait-il immobilisé sur l’une de vos étagères à déguster de la poussière? Et dans 10 ans? Est-ce que le Trône de Fer: la Main du Roi s’avérerait comme l’un des trois meilleurs jeux de votre ludothèque, au point d’y jouer encore et toujours?

Même si au final le jeu n’est pas cher, c’est toujours une somme que vous pourriez investir ailleurs: un jeu plus conséquent, ou enfin de nouveaux sous-vêtements pas troués, ou encore un resto vegan en tête avec un autre être humain.

En appliquant cette méthode de projection future, vous risquez de remettre en question toutes vos envies d’achat et de financement participatif (tous ces SG vous semblent pourtant une bonne affaire, ça serait vraiment dommage de rater l’occasion…).

Non, surtout, évitez la règle des 10-10-10 de cette gauchiste de Suzy Welch qui ne pense qu’à saper l’économie mondiale.

Si tout le monde la suivait, on arrêterait de sauter sur n’importe quel jeu, n’importe quelle sortie jusque parce que c’est une nouveauté. On achèterait moins de jeux. Juste ceux qu’on estime vraiment passionnants, ultimes, cruciaux. Auxquels on aura toutes les chances de jouer encore dans 10 ans.

Références à ne surtout pas lire

Voici deux livres que nous vous déconseillons très fortement. Si vous les lisez vous serez foutus. Vous saurez peut-être ensuite comment prendre de meilleures décisions. Et éviter des achats de jeu que vous pourriez regretter plus tard.

Decisive: How to Make Better Choices in Life and Work, de Chip Heath et Dan Heath. 2013.

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10-10-10: A Fast and Powerful Way to Get Unstuck in Love, at Work, and with Your Family, de cette greluche de Suzy Welch. Sorti en 2010.

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 Sinon, vous pouvez toujours parler à votre banquier pour qu’il vous donne quelques conseils ultimes pour dépenser plus en 2017. Une vraie mine d’or (c’est le cas de le dire) d’information.

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Quels sont les jeux que vous avez achetés il y a dix mois auxquels vous jouez encore? Il y a dix ans? Quel jeu avez-vous regretté d’avoir acheté?

Bye bye 2016. Voici 5 façons d’améliorer votre vie de joueur en 2017

2017

2017, c’est parti!

Bonne année à tous!

2017. Une nouvelle année qui commence. Comme d’habitude, les débuts d’année sont propices aux résolutions. Qu’on ne finit pas toujours à respecter. Et si cette année on se mettait 5 défis à réaliser? 5 choses à ne pas faire? 5 résolutions pour améliorer son expérience ludique?

Poussière

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Cette année, ne pas laisser de jeux prendre la poussière.

Pourquoi?

Et si cette année on se débarrassait enfin de ces jeux auxquels on ne joue plus et qui prennent la poussière depuis des mois, années, siècles? Pour plusieurs avantages:

regagner de la place sur ses étagères. Pour d’autres jeux

ne garder que les jeux essentiels. Ceux auxquels on jouera encore dans 10 mois, 10 ans

pour se rendre compte qu’au final, acheter des jeux n’est pas aussi vital. Puisque beaucoup finiront sous la poussière

gagner un peu de sous en le revendant. Ou encore mieux, en les offrant à ses amis, ses voisins, ses collègues de boulot

Et si vous avez une grosse collection, pourquoi ne pas essayer le défi des 30 jours pendant ce mois de janvier? Chaque jour, vous vous débarrassez d’un jeu, tout simplement. Donc 31 jeux en tout en moins (oui, janvier compte 31 jours).

Voire encore plus fort! Le défi des 30 jours, mais sous stéroïdes. Le premier jour, vous vous débarrassez d’un jeu. Le deuxième de deux, etc, jusqu’au trentième-et-unième  en vous débarrassant de… 31 jeux. En tout, ça vous fera 500 jeux en moins. Balaise. C’est parti?

Je ne peux que vous conseiller ce livre qui a changé ma vie « The Life-Changing Magic of Tidying: A simple, effective way to banish clutter forever », de Marie Kondo, sorti en 2014. Jeter/se débarrasser d’objets inutiles qui s’amassent chez vous. Pour vivre plus léger. Et ne garder que les objets qui vous rendent heureux.

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Tapis

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Cette année, ralentir la course à la nouveauté.

Pourquoi?

« Je me prénomme Octave et m’habille chez APC. Je suis
publicitaire : eh oui, je pollue l’univers. Je suis le type qui
vous vend de la merde. Qui vous fait rêver de ces choses
que vous n’aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais
moches, un bonheur parfait, retouché sur PhotoShop.
Images léchées, musiques dans le vent. Quand, à force
d’économies, vous réussirez à vous payer la bagnole de
vos rêves, celle que j’ai shootée dans ma dernière
campagne, je l’aurai déjà démodée. J’ai trois vogues
d’avance, et m’arrange toujours pour que vous soyez
frustré. Le Glamour, c’est le pays où l’on n’arrive jamais.
Je vous drogue à la nouveauté, et l’avantage avec la
nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. Il y a
toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la
précédente. Vous faire baver, tel est mon sacerdoce. Dans
ma profession, personne ne souhaite votre bonheur, parce
que les gens heureux ne consomment pas. »

C’est tiré du livre 99F de Frédéric Beigbeder (2000). « Les gens heureux ne consomment pas ». Tout est dit.

Et si en 2017 on levait le pied? On décélérait la course à la nouveauté? Et si on ralentissait le tapis roulant? Avec une sortie qui en chasse une autre? « L’avantage avec la nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. Il y a toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la précédente. » A coup de buzz et de teasing, les nouveautés sont communiquées de plus en plus tôt, car la fenêtre de tir d’un jeu se réduit à mesure que le nombre de jeux augmentent.

Attention, je vais parler comme un vieux con nostalgique, c’était mieux avant, tout ça. Vous êtes prêts? C’est parti:

Je me souviens encore des années 90. De 1997, pour être plus précis. Oui, une grande année! 1997, 200 jeux sortis dans l’année, 20 fois moins que 20 ans plus tard.

Quorridor, Elixir, Twilight Imperium, Jungle Speed, Tigre et Euphrates, et surtout, les Colons de Catane. 20 ans plus tard le jeu ne fait plus tellement saliver le Core Gamer, tant bien même qu’il se vend encore très bien avec près de 18 millions d’exemplaires vendus en 20 ans. Asmodée en a d’ailleurs racheté la licence en janvier 2016, c’est pour dire.

Quand nous avions découvert les Colons en 1997, nous sommes devenus frénétiques. Nous enchaînions les parties, soirées après soirées après soirées. Pendant plusieurs mois. Le jeu était tellement bien. Nous n’en nous lassions pas. Il faut dire que la concurrence n’était pas aussi brutale qu’aujourd’hui. Oui, c’était mieux avant, tout ça.

Aujourd’hui, justement, si l’on joue plus de cinq fois au même jeu, c’est déjà une prouesse, une exception. Levez la main et laissez-nous un commentaire:

Qui parmi vous est arrivé à finir les dix scénarios de la boîte de base de Sherlock Holmes Détective Conseil, avant d’acheter ses extensions (Carlton House, Mr Jack…)?

Combien de fois jouez-vous au même jeu avant de passer à un autre?

Pourquoi si peu?

Qu’est-ce qui a changé entre 1997 et 2017?

Le marché du jeu. Et nous avec.

Avec près de 4’000 sorties en 2016, nous sommes devenus accro à la nouveauté. Mais vraiment accro. Mr Phal, mon dealer.

Alors évidemment, ce ne sont pas les jeux qui nous rendent accro. Les jeux de société n’ont rien à voir avec les jeux d’argent ou les paris qui peuvent véritablement engendrer une addiction au sens clinique du terme. Les jeux de société peuvent nous rendre gentillement accro. Gentillement. Comme dans « c’est gentillet », faut pas pousser. Je ne pense qu’il faille consulter (à moins qu’on dépense 617’000 euros par mois rien que pour backer des jeux avec de la fig parce que oui, oui, la figouze, c’est vraiment bien).

Accro, nous le sommes aussi tous en vérifiant 284 fois par jour notre smartphone pour relever nos mails, checker les réseaux sociaux et communiquer (mais pas téléphoner avec. Téléphoner avec son smartphone c’est tellement ringard). Ce que nous recherchons avant tout, c’est la dopamine. Un nouveau mail: hop un shot de dopamine. Un Whatsapp, hop un autre shot. Un snap, hop. Rien du tout du tout? C’est pas grave, on a essayé, c’est pour la prochaine fois. D’ailleurs, rien que le fait de vous en parler ici, dans cet article, maintenant, levez-la main et dites-moi si vous n’avez pas été pris d’une irrésistible envie de vérifier votre smartphone… Pareil avec les jeux de plateau. La nouveauté, la comm, le buzz, l’info, les vidéos, tout nous plonge dans un perpétuel bain de dopamine.

C’est exactement ce qui explique le succès des machines à sous. Comment un jeu, un objet peut rapporter autant d’argent, faire jouer autant de gens, alors qu’il n’y a aucune technique, aucune stratégie, et que le tout repose uniquement sur le hasard? Parce qu’on ne sait jamais si l’on va gagner ou pas. Parfois oui, souvent non. Mais on joue pour ressentir ce rush, l’anticipation, la surprise. On surfe sur TT, LX ou G&C, et hop, parfois on lit un article sur un tout nouveau jeu qui va sortir dans 1d6 mois ou la critique d’un jeu ou une vidéo de présentation. Parfois non, rien de nouveau. Et on y retourne. Cet après-midi. Ce soir. Demain.envie

excitation

Et du coup, on joue moins souvent aux jeux, parce qu’on en achète plus. Notre ludothèque augmente, pas notre temps à disposition.

Une résolution pour 2017? Achetez moins de jeux. Ralentir. Pour profiter plus des jeux qu’on possède déjà, de ceux qu’on va quand même finir par acheter parce qu’ils le méritent.

Plus

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Cette année, ne pas jouer moins.

Pourquoi?

Chaque année, c’est certainement la résolution que tous les gamers prennent en début d’année. Jouer. Plus. Si on achètera moins de jeux en 2017, ça voudra donc dire qu’on aura plus le temps d’y jouer.

Vraiment?

Pas forcément.

Mais c’est déjà ça.

A nous ensuite de dégager du temps. De trouver des opportunités pour jouer plus. Sortir dans les bars à jeux, les assoc, réunir des amis, des voisins. Et pourquoi pas organiser un lunch ludique, entre collègues. Vous ne trouvez pas assez de joueurs autour de vous? Voici quelques idées pour en trouver plus. Avant que quelqu’un ne finisse par développer une app géolocalisée pour trouver des joueurs. Un tinder/grindr du gamer. Ha ben tiens, ça pourrait s’appeler… Gamr. Mais peut-être que ça existe déjà???

Donc une bonne résolution. Jouer. Plus. Tout simplement

Debout

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Cette année, ne plus jouer assis.

Pourquoi?

Nous passons une énorme partie de notre journée assis: boulot, ou études, 8-10h par jour, assis. Voiture ou transports publics, 1-2h par jour, assis (la plupart du temps, à moins que le tram ou RER ne soit bondé). Télé, lecture, jeux vidéo ou jeux de plateau le soir, 2-3h, assis. Repas, restaurants, 2-3h par jour, assis.

« Sitting is the new smoking. »

Comptez le nombre d’heures quotidien que vous passez assis ou couchés. Vous pouvez même le calculer ici. Ça vous donne quoi? Assis ou allongés, les moyennes sont de 21h sur 24h. Impressionnant, non?

Rester assis, ça veut dire dépenser moins de calories, mais également des risques de développer des diabètes, des cancers, des dépressions. Oui ça fait beaucoup quand même… Sans parler des impacts sur la santé dus à la posture: dos bien sûr, jambes, bras, muscles. J’écris d’ailleurs ces quelques lignes assis. Je ne devrais pas. Mais j’essaie d’appliquer la technique Pomodoro. La puissance magique de la tomate 😉

Donc cette année, plutôt que de rester assis pendant des heures devant un jeu de plateau, levez-vous. Appliquez la technique Pomodoro par exemple, 25-5. Ou encore mieux, restez debout pendant toute la partie. Ceci vous permettra de:

rester toniques

rester concentrés, ne pas risquer de vous endormir

avoir une meilleure vision du jeu puisque vous verrez tout le plateau de haut. Et donc bénéficier d’un net avantage

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Toxiques

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Cette année, se défaire des joueurs toxiques.

Pourquoi?

Parmi vos partenaires de jeu, lesquels vous insupportent? Lesquels trichent? Se montrent exécrables, désagréables? Arrivent toujours en retard sans s’excuser? Passent leur partie le nez collé à leur portable?

Alors oui, il est important d’accepter et de tolérer tout le monde. De faire preuve d’empathie, c’est ce qui nous rend humains. De discuter de ce qui ne va pas, de trouver des solutions, des compromis. Mais parfois, trop, c’est trop.

Quand vous avez tout essayé, et que l’autre continue à s’entêter, que c’est impossible de s’entendre, quand certains de vos amis se montrent vraiment insupportables, le temps est peut-être enfin venu de ne plus les inviter, tout simplement. Pourquoi? Pour vous ménager. Pour éviter de vous énerver. Pour passer de plus belles soirées et de meilleures parties.

Et en 2015, nous vous avions proposé ces quelques résolutions sous forme de #gusgraf. Toujours pertinents deux ans plus tard…

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kickboxing

plus

 

manger

Et vous, quelles sont vos résolutions ludiques pour 2017?

Toute l’équipe de Gus&Co vous souhaite une excellente année

Les WTF Gaming Awards 2016

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Pour finir l’année 2016 en beauté, voici les WTF Gaming Awards. Autrement dit, les plus beaux epic fails et autres trucs rigolos des jeux de société en 2016.

Le jeu au packaging le plus moisi de 2016

Star Wars Destiny

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Un petit paquet. Un thermo inutile, pas pratique, extrêmement fin et de mauvaise qualité.

L’autre jeu au packaging le plus moisi de 2016

Oceanos

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Autrement dit, débrouille-toi. Découvrez la critique du jeu.

Le jeu avec le plus de nichons sur la couverture

Sabbat Magica

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L’auteur de jeu qui ne sait faire que ça en 2016 

Rob Daviau

Avec SeaFall sorti en 2016. Encore un autre jeu au format Legacy (Risk Legacy, Pandemic Legacy).

Le jeu avec le thème le plus WTF de 2016

Edenia

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Des moutons. Dans l’espace

Le jeu en 2016 qui ressemble le plus à un autre mais pas vraiment mais si quand même un peu

The Others Zombicide The Others

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Le meilleur jeu de 2016 qui n’est toujours pas sorti alors qu’on l’attend depuis 4 ans (mais qui est quand même finalement annoncé pour 2018)

Consequential

Créé par Carl Chudyk (Innovation). Un jeu narratif avec une app. Annoncé depuis l’invention de l’électricité. A chaque fois sur toutes les listes d’Essen. Et jamais présenté. Sortie prévue pour… 2018. A la louche.

Depuis le temps, les couv n'ont cessé de changer
Depuis le temps, les couv n’ont cessé de changer

L’éditeur qu’on sait plus trop où il est

Moonster Games

A part une coédition avec Cocktail Games sur Imagine en début d’année, MG (Minivilles, Koryo) a complètement disparu des radars. Et c’est bien dommage. Alors que leur site annonce:

« 1er trimestre 2016 : IMAGINE en coédition avec Cocktail Games

1er semestre 2016 : Miniquest, le deuxième jeu dans la game Minivilles, illustré par Naïade

2e semestre 2016 : DRAGON & EDAMAME, un jeu « Made In Japan » sur l’élevage de dragons avec des Edamame !

2e semestre 2016 : CIV8, un jeu de civilisation avec une incroyable mécanique pour 3 à 8 joueurs, le tout en moins de 20 mn !!!

2017 : Une merveilleuse idée ludique de Juhwa Lee, illustré par Vincent Dutrait.

Voilà, une belle année 2016 à venir donc ! »

Euh…

L’extension qui est en fait un stand-alone qui a fait un gros four en 2016

Les Aventuriers du Rail Autour du Monde

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Trop long. Trop cher. 60 euros/95 CHF. Une carte monde pour des parties estimées de 1h à 2h. Tout est dit.

L’éditeur qui aime bien changer de logo 6 fois par année

Morning

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Ha ben finalement ce seront des croissants. (Mais quel rapport avec les jeux de société?)

Le jeu qui fait le plus mal à la tête en lisant les règles

Great Western Trail

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Bourrées de détails, de rappels, de résumés, les règles sont plutôt… douloureuses (alors que le jeu est démentiel!). Retrouvez la critique complète du jeu ici.

Le jeu qui est sorti en 2016 chez un éditeur et qui va bientôt ressortir en 2017 chez un autre (mais on ne comprend pas vraiment pourquoi)

Scythe

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D’abord chez Morning en 2016 en VF. Et Matagot en avril 2017. Pourquoi? Selon Matagot: « Pour des raisons qui leur appartiennent [à Morning], ils ne pouvaient pas continuer à éditer le jeu en France ». Tout est plus clair maintenant. La critique du jeu.

Le jeu qui est sorti en 2015 qui a l’air tellement trop stylé mais auquel on n’a toujours pas joué en 2016

The Gallerist

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L’éditeur qui en branle vraiment pas une en 2016

Ystari

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Une mini-micro-nano extension pour Shakespeare. Backstage. C’est tout.

Le jeu de 2016 que vous n’arriverez pas à finir

New Angeles

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Parce que trop long. Surtout à 6. Découvrez la critique ici.

Le jeu le plus lourd de 2016

A la Gloire d’Odin

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Le meilleur jeu de 2016 mais épuisé après 2 minutes 30 et qu’il va falloir attendre 3 mois pour le retrouver

Not Alone

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L’un des meilleurs jeux d’Essen. Sauf qu’épuisé à Essen. Et du coup il faut attendre. Relisez la critique ici.

L’éditeur en 2016 qui ne peut pas s’empêcher de sortir des jeux avec Holmes dans le titre

Space Cowboys

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L’éditeur qui ne peut pas s’empêcher de rééditer des vieux jeux

Super Meeple

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L’éditeur qui te prend vraiment pour une vache à lait

FFG avec les Demeures de l’Epouvante v2

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La nouvelle version du jeu coûte déjà près de 90 euros / 140 CHF. Le jeu se joue avec une app. Et les DLC/nouveaux scénarios sont payants…

Et vous, quels sont vos WTF et EPIC FAIL de 2016?

Voici les pires choses qui pourraient arriver au monde du jeu en 2017

2015 Happy New Year. Vector greeting card design element.

Avertissement: cet article, sur fond de pessimisme et de futuribles (des futurs possibles), ne se veut en aucun cas porteur de valeur ou de jugement. Il tentera de rester objectif et analytique.

Et voici 2016 qui finit. Pas forcément en beauté. Entre attentats terroristes, une situation en Syrie dramatique, l’élection inattendue de Trump, le Brexit, les décès de Prince, de David Bowie, de Leonard Cohen, de Mix & Remix, de George Michael, de Carrie Fisher. On va faire comment maintenant, nous, sans princesse Leia? Une année tragique et funeste.

Et si nous essayions de réfléchir aux scénarios-catastrophes les plus probables pour le monde ludique en 2017? 

Je vous le concède, ce n’est pas forcément une belle façon de finir l’année. Mais entre catastrophisme et pessimisme, l’exercice pourrait finir par s’avérer cocasse.

Peak Games

La pire chose qui pourrait arriver au monde du jeu en 2017: un ralentissement. Pourquoi?

2016, selon la base de données de BGG, ce sont près de 4’000 jeux qui sont sortis. 4’000. Un record historique. Avec beaucoup, beaucoup de jeux peu originaux, assez peu passionnants, plutôt redondants. A voir les meilleurs jeux de 2016, la liste est extrêmement maigrichonne. Est-ce que nous assistons aujourd’hui à un Peak Games? A une production pléthorique qui va peu à peu s’essouffler pour retomber? Dynamique cyclique.

Si le nombre de jeux augmente, le porte-monnaie du joueur, lui, a plutôt tendance à stagner. Comme le temps à disposition, d’ailleurs. On ne peut pas dire qu’il y a trop de jeux. Bien au contraire. 

Beaucoup de jeux, cela veut dire une plus grande proportion de bons jeux. Une bonne chose. Mais qu’il y a trop de jeux par rapport au temps disponible. Temps passé à lire les critiques, les sites, à regarder des vidéos, à suivre les tendances et sorties. S’il était plus facile de se tenir informé avec 300 nouveautés dans les années 80-90, aujourd’hui, avec 4’000, on fait comment?

A inspecter ces 4’000 titres sortis en 2016 de près, on pourra relever que beaucoup sont des extensions et des rééditions. Plus d’un tiers ne sont pas des jeux originaux. Plusieurs éditeurs se cantonnent en effet à sortir des rééditions, des extensions, des variations, le tout sur fond de starisation. Pas facile de trouver des jeux inédits. La chasse au proto original a commencé, et elle est féroce.

2017 pourrait être l’année du ralentissement. Un Peak Games. Mais est-ce vraiment un mal?

Prix

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La pire chose qui pourrait arriver au monde du jeu en 2017: des augmentations de prix. Pourquoi?

Aucune étude n’a encore été effectuée sur le sujet, mais comme ça, à vue de nez, depuis quelques années on assiste à des augmentations de prix des jeux de société. Alors certes, on trouve toujours sur le marché des jeux à 10-20-30 euros, mais on peut quand même constater qu’une tendance se dessine depuis 3-4 ans avec des jeux qui dépassent les 80, 90 voire même 100 euros.

Et le phénomène Kickstarter vient alimenter ce mouvement. Le prix de la participation pour Conan s’élevait ainsi à 135 dollars. Qui dépasse les 500 dollars en rajoutant les add-ons, ces suppléments optionnels pas toujours nécessaires et donc indispensables. 480 euros pour un jeu de société… Et Conan ne fait certes pas figure d’exception dans le paysage ludique actuel.

Aujourd’hui, la dépense pour la plupart des locomotives sur KS, les Zombicide et autres CoolMini ou Soda Pop dépassent souvent les 200 dollars. Attention, je ne dis pas que cette surenchère est injustifiée. Le déluge de matériel, le rapport quantité-prix des Conan, Mythic Battles, Ninja All-Stars, ou autres Zombicide, vaut bien ce tarif.

En 2017, cette tendance pourrait se renforcer. Pour deux raisons.

D’une part, parce qu’aujourd’hui, et on l’a vu avec les récents assourdissants succès sur KS, les joueurs, plus de 20’000 pour Zombicide Black Plague, 16’000 pour Conan, 13’000 pour Mythic Battles, sont prêts à investir plusieurs dizaines voire centaines d’euros pour précommander un jeu. Comment expliquer alors ce phénomène? La figurine est devenue le nouvel eldorado des éditeurs. Les jeux s’achètent aujourd’hui plus pour leur matériel au poids et à leur qualité esthétique que pour leur intérêt ludique intrinsèque. Plus il y en a, et plus c’est mieux. Une tendance qui n’est pas prête de s’inverser. Un phénomène qui ne se relègue pas uniquement aux plateformes de précommande participative. Car ces jeux, une fois envoyés (plus ou moins) en avant-première aux backers, connaissent alors une sortie « officielle » publique et retentissante en boutique. Avec des prix qui avoisinent alors la centaine d’euros. Il ne devient par conséquent plus insolite de voir des jeux à 90, 100, 120 euros fleurir sur les rayons.

D’autre part, parce que le prix des matières premières est en nette augmentation. Notamment celui du pétrole. Le 29 septembre et deux mois plus tard le 30 novembre 2016 les représentants de l’OPEP se sont réunis pour trouver un accord historique. Celui de diminuer désormais la production de barils de pétrole. Avec un résultat immédiat sur l’offre et la demande et un impact sur les prix. En une année, le baril a connu une lente augmentation de 20 dollars pour se situer fin-2016 à près de 55 dollars. Un montant toujours bien en-deçà des coûts d’investissement et de rendement pour les pays producteurs de pétrole. Avec ces deux accords signés en septembre et novembre 2016 on peut donc s’attendre à une augmentation logique du prix du pétrole en 2017. Avec peut-être un baril qui s’échangera autour de 80-100 dollars pour revenir à des moyennes qu’on a connu entre 2009 et 2014 avant que les prix ne s’effondrent.

Et quel est le rapport de toute cette situation pétrolière avec le jeu de société, me demanderez-vous? Et vous auriez raison de le faire. Les deux précédentes raisons sont en fait liées. Un baril du pétrole en augmentation en 2017 va forcément avoir un impact sur le coût de fabrication et de transport. Et les figurines ne sont pas (encore) composées en fibre de banane compostables. Peut-être que ça va arriver, si d’autres éditeurs se lancent dans des démarches RSE.

Ces deux raisons nous font donc penser que les prix des jeux augmenteront en 2017. Pas une bonne nouvelle.

Asmodée

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La pire chose qui pourrait arriver au monde du jeu en 2017: une perte d’originalité. Pourquoi?

Asmodée est devenu en quelques années l’éditeur-distributeur le plus influent du marché du jeu de société moderne. Avec des rachats retentissants et de plus en plus nombreux: DoW et FFG en 2014, Pearl Games, Ystari, Asterion en 2015, Filosofia en 2016. Et peut-être aussi, pourquoi pas, bientôt confirmés EDGE, Heidelberger…

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Sans parler du rachat de Dobble et de la licence des Colons de Catane en janvier 2016, un jeu vendu à plus de 18 millions d’exemplaires, toutes extensions confondues depuis sa sortie en 1995. Bref, Asmodée prend de plus en plus de place sur le marché.

Quelle réaction avoir suite à ces multiples rachats? Deux possibilités:

Business as usual. Ces rachats ne vont rien changer du tout.

Ou

Angoisses et inquiétudes. Asmodée étend son empire et ses tentacules, c’est horrible, ils vont tout bouffer sur leur passage, c’est horrible.

Peut-être que la réaction la plus sensée se situe juste entre les deux, entre complète naïveté et forte agitation.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en plus de racheter d’autres éditeurs, Asmodée a également été racheté. En 2013 par Eurazeo, un fond d’investissement international qui compte 5 milliards d’euros d’actifs. Eurazeo, en plus d’Asmodée, c’est aussi Desigual, AccorHotel, Europcar, les restaurants Léon de Bruxelles, les crèches Les Petits Chaperons Rouges. Bref, tout ce qui est censé rapporter. Le principe-même d’un fond d’investissement. Asmodée n’est donc plus un éditeur « comme un autre ». Il appartient désormais à un grand groupe qui ne poursuit qu’un seul objectif, le rendement. Avec Asmodée nous sommes loin d’un éditeur indépendant, créatif, passionné.

Ce serait faire preuve d’angélisme que de dire qu’un autre éditeur sort un jeu « rien que pour le plaisir », au risque de s’endetter et sans poursuivre de vision de rentabilité. Quand Asmodée décide de lancer un produit, comme éditeur ou distributeur, il doit désormais s’assurer et rassurer ses investisseurs des bénéfices probables. Les capitaux à disposition d’Asmodée sont immenses. Ce qui explique les nombreux rachats entre 2014 et 2016, certainement chiffrés à plusieurs dizaines de millions d’euros.

La situation est déséquilibrée, les autres éditeurs de jeux ne jouent pas dans la même cour et ne peuvent pas compter sur pareille manne. Asmodée est devenue une structure énorme qui peut compter sur des départements et des budgets conséquents: communication, publicité, distribution, logistique, fabrication, événementiel, etc. Au point de représenter une sacrée concurrence pour les autres éditeurs.

Il serait pertinent de relever le pourcentage des jeux Asmodée, édition & distribution, sur la totalité des sorties annuelles, juste pour se faire une idée de son ampleur. Ou autrement dit, quelle place réelle occupe Asmodée sur le marché.

Et alors, quel impact sur 2017?

Un point positif, d’abord. Les jeux Asmodée sont pour leur plus grande majorité de beaux jeux. Aux graphismes et aux illustrations raffinés. Un atout pour le joueur. Et surtout, pour concurrencer, les autres éditeurs s’engouffrent également dans cette qualité esthétique qui n’a de cesse d’augmenter au fil des années avec le benchmark esthétique qui ne cesse de grimper.

Un point négatif toutefois, c’est que la logique de rentabilité passe désormais en priorité. Que sont devenus les jeux Ystari? Les DoW? Les Pearl Games? Absents, ou abonnés aux extensions. Et à présent, que vont devenir les prolifiques Filosofia, Plaid Hat Games, Z-Man, qui font depuis le 24 octobre 2016 partie du groupe Asmodée? On risque d’assister à une diminution de prises de risque. Moins de jeux originaux, plus grands publics, donc plus vendeurs. Pour maintenir la rentabilité du groupe. Car le « too big to fail » n’existe pas. Si Asmodée diminue son chiffre d’affaires, Eurazeo pourrait décider de s’en défaire. Comme ils l’ont fait en juin 2016 avec l’entreprise immobilière française Foncia qu’ils ont rachetée deux ans plus tôt et qu’ils ont revendu cette année. Rappelons qu’Asmodée a également fermé leur studio Marabunta (Mage Wars, Libertalia), un studio d’édition de jeux Core et originaux, pas suffisamment lucratif selon eux.

Donc nous assistons à un éditeur qui perd en originalité pour maintenir la logique de rentabilité, et d’autre part une épée de Damoclès qui leur pend sur la tête pour sortir du chiffre. Deux facteurs qui ne risquent pas de pousser le curseur vers un marché global révolutionnaire.

Mondialisation

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La pire chose qui pourrait arriver au monde du jeu en 2017: des échanges commerciaux plus difficiles. Pourquoi?

Habitant en Suisse, hors UE, je peux vous assurer que commander des jeux à l’étranger, UE ou pas, représente une véritable sinécure. Les boutiques ou éditeurs doivent glisser une facture détaillée et TVA avec l’envoi, et pour des produits de plus de 60 euros, la douane suisse me prélève toujours entre 20 et 30 euros de frais douaniers. Parce que nous ne sommes pas dans l’Union, même si nous avons des accords bilatéraux particuliers.

Avec les élections de Trump et le Brexit, entre populisme et repli sur soi, les barrières douanières et échanges commerciaux vont devenir de plus en plus compliqués ces prochaines années. Et je ne vous parle même pas d’une hypothétique mais peu probable (comme Trump?) élection de Marine en mai 2017, qui s’empresserait alors de sortir de l’Union. Un Frexit?

D’autant que d’autres pays envisagent eux aussi de sortir de l’Union. Les Pays-Bas, avec Geert Wilders, représentant d’un parti d’extrême-droite en passe de devenir premier ministre, a déjà annoncé vouloir quitter l’Union. La Suède, qui comme l’Angleterre a déjà refusé l’euro, et qui à la suite de l’Angleterre pourrait décider elle aussi de quitter l’Union. Les Danois aussi, puis la Hongrie avec leur leader de droite Viktor Orban, très remonté contre l’Union depuis la crise des réfugiés syriens. Ou aussi la Pologne, avec son parti Droit et Justice, le parti nationaliste catholique très anti-Bruxelles. Donc beaucoup de velléités politiques et sociales à se retirer de l’Union Européenne.

Hormis un échec des institutions, ces intentions témoignent d’un désir de repli, de fermeture. Et donc de protections douanières. Maintenant que l’Angleterre ne fait plus partie de l’Union Européenne, les échanges commerciaux, comme en Suisse, vont devenir compliqués. Et certainement plus coûteux en frais douaniers. Un véritable casse-tête pour les éditeurs, distributeurs et boutiques. Demandez aux professionnels suisses de la branche. On peut s’attendre à ce que ces frais vont se répercuter sur le joueur, le dernier maillon de la chaîne. Avec certainement une distribution de certains titres rendue plus compliquée, voire parfois impossible.

Et vous, que craignez-vous pour le monde du jeu de plateau en 2017?

La chasse au proto a commencé. Et elle est féroce

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Comment débusquer le prochain blockbuster ludique?

Avec aujourd’hui plus de 3’000 jeux qui sortent chaque année, comment est-ce que les éditeurs font pour trouver le proto d’un auteur? Le prochain carton? Le prochain… Spiel des Jahres? La concurrence entre éditeurs devient de plus en plus tendue.

En écumant les salons et festivals? En attendant que des protos soient envoyés au bureau pour ensuite les dépiauter? En créant des jeux soi-même (le cas de nombreux éditeurs qui peuvent compter sur leur propre team d’auteurs: FFG, CGE…)? En prenant peu de risques et en ne faisant que de la trad? Que de la réédition de plus ou moins vieux titres? Ou en n’acceptant que les auteurs « confirmés » (les Bauza, Cathala, Lang, Wallace, Feld, etc), starisation-oblige?

De plus en plus de festivals proposent un coin « proto » pour mettre en valeur la création. Et les prix, avec en tête celui de Boulogne-Billancourt, permettent de mettre un proto sous les feux de la rampe. Les éditeurs vont souvent y faire leurs emplettes puisqu’un jeu primé par un jury est souvent gage de qualité. Le cas notamment de Not Alone qui a remporté le prix de Boulogne en 2016.

Pour en savoir plus sur cette chasse aux protos que les éditeurs doivent mener, nous avons interviewé Mike de Cocktail Games, habitué à voyager de par le monde (US, Japon…) pour dénicher les proto qui deviendront peut-être de futures perles ludiques.

Mike, merci d’avoir bien voulu répondre à nos questions. En général, comment faites-vous pour trouver des jeux à éditer ?

Il n’y a pas de magasin ni de filon de bonnes idées de jeux ! Un bon jeu peut être trouvé partout, il faut donc être un peu partout (rires).

Nous faisons donc notre maximum pour faire le plus de rencontres possibles, et voir le plus de prototypes ou jeux étrangers afin de dénicher la perle rare. Nous avons bien sûr un grand nombre de prototypes qui nous sont envoyé par mail ou courrier, ou donné lors de festivals, par des auteurs débutants ou confirmés.

Nous entretenons donc de bonnes relations avec des auteurs pour être informés de leurs nouveautés et nous sommes curieux des protos qui tournent sur les festivals, rencontres et salons ludiques… Et nous sommes aussi à l’écoute des jeux étrangers, comme à la Toy Fair de New York où nous rencontrons éditeurs et auteurs américains ainsi qu’au Game Market de Tokyo où de nombreux jeux japonais sont présentés et tomberont vite dans les oubliettes si on ne les remarque pas à cette occasion.

Intéressant, merci Mike. En moyenne, combien de protos voyez-vous par semaine ou mois ? Beaucoup ?

Les protos arrivent souvent par vagues, il y a des périodes plus propices à la création… En moyenne, on voit environ une trentaine de jeux par mois, entre ceux que l’on reçoit, ceux que l’on va chercher, ceux qui nous sont présenté sur les festivals et salons…

Ah ouais, trente par mois quand même… Et vous est-il déjà arrivé de vous retrouver à plusieurs éditeurs intéressés par un proto ? Comment est-ce que ça s’est fini ? Co-éd ? Sur un ring ? Autour d’un bon verre de lait de soya bio ? Avec des avocats ? Ou grâce à un gros chèque bien dodu ?

Oui, bien sûr, c’est déjà arrivé. C’est assez simple : l’auteur a le dernier mot, c’est son jeu et c’est à lui de choisir selon les arguments des éditeurs. Donc point de bagarre, point de batailles judiciaires, c’est plus souvent autour d’un café que l’on va exposer notre vision du jeu : matériel, adaptations, taille de boite, illustrations, potentiel à l’international… Et à partir de ces infos, l’auteur prend sa décision.
Les auteurs décident en fonction des critères qu’ils privilégient, mais le plus souvent, ce sont des raisons affectives, liées à l’image de l’éditeur, ou au premier qui a fait confiance, celui qui va le mieux correspondre à l’univers du jeu.

Je vois. Donc c’est l’auteur qui a le dernier mot. Mais peut-on aujourd’hui parler de course à l’échalote slash aux protos entre éditeurs ?

Cocktail Games a une ligne éditoriale très marquée, ainsi nous avons la chance d’être sollicités assez prioritairement par les auteurs de jeux d’ambiance.

Les auteurs sont généralement plutôt attachés à la confiance d’un éditeur, il est donc important pour nous de convaincre, quand on croit en un jeu, qu’on va mettre les moyens et maximiser les chances de succès du jeu. C’est un travail de passion, et quand l’auteur est aussi passionné, on parle le même langage.

Il peut y avoir « course » , car un auteur va souvent privilégier le premier qui a cru en son projet, c’est pour cela, qu’il faut être curieux et toujours aux aguets pour ne pas louper un bon jeu ! Le domaine du jeu de société n’est pas (encore ?) guidé par l’argent ou le pouvoir, il n’y a pas de surenchères. La compétition est plutôt saine.

Espérons que cela reste ainsi encore longtemps. Depuis plusieurs années vous vous rendez avec Cocktail Games au Tokyo Game Market. C’est là-bas par exemple que vous y avez trouvé Imagine. Pourquoi faites-vous le voyage ? Qu’est-ce qui vous intéresse dans les jeux Japonais ? Y avez-vous trouvé une perle rare cette année ?

Le Game Market est un événement unique. Ce sont environ 500 auteurs de jeu, dont c’est souvent le premier jeu, qui ont un mini stand et vendent leur création sous forme d’une « autoédition ». Avec un petit tirage, les jeux sont forcément assez chers, dans les 20-25€ pour un petit jeu de cartes.

Si en France, et dans la majorité des pays, un auteur va convaincre un éditeur pour que son jeu soit édité puis commercialisé, au Japon, ils ont une vision différente : les créateurs vont faire fabriquer quelques dizaines d’exemplaires de leur jeu et le vendre au Game Market. La vie de la majorité des jeux présentés va s’arrêter là.

Les jeux sont ainsi plutôt de bonne qualité du point de vue matériel, avec des vraies illustrations et du « vrai » matériel, mais il n’est pas passé par les mains d’un éditeur. Les auteurs n’ont pas forcément une vue globale des jeux de société existants et des attentes des joueurs, et bien souvent des jeux sont très inspirés de jeux classiques ou n’ont pas beaucoup d’originalité. Mas cette fraicheur est aussi une qualité car parmi les jeux présentés, on ne peut jamais savoir si ne se cache pas un jeu extraordinaire et unique ! Parfois, des idées très éloignées des mécanismes habituels émergent, il y a toujours des surprises, même si cela ne suffit pas forcément pour faire un bon jeu.

Quelques photos de la Game Market. Crédit photos Mike@cocktailgames

 

 

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Le Game Market est ainsi une « chasse au trésor ludique », parmi tous les jeux présentés, il faut arriver à juger, jauger, et détecter les potentiels… ce qui n’est pas toujours facile quand on ne parle pas la langue, quand aucune traduction anglaise n’est proposée, et même souvent quand le jeu n’est même pas déballé et est uniquement présenté sur une table sous forme d’une pyramide de boites fermées.

L’expérience est toujours enrichissante, en rencontres, en découverte d’un monde ludique unique et étonnant. Et surtout, cela nous a permis de découvrir des jeux extraordinaires, comme Crossing et Imagine et… peut-être d’autres futurs hits !!!

Super intéressant. Merci Mike pour toutes vos réponses. Donc si je comprends bien, la situation pour le course aux protos entre éditeurs est (encore ?) bon enfant. C’est bon à savoir. Mais il faut quand même se bouger. J’espère que vous avez trouvé cette année quelques jeux intéressants pour Cocktail Games au Game Market.

C’est bientôt Noël. Tous les bons plans pour acheter vos jeux de société

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Dans quelques jours ça sera Noël, la dinde (vegan) aux marrons, le sapin (écolo et recyclé), la famille (avec ou sans belle-mère), les cadeaux, tout ça. Et comme idée de cadeau, rien de tel qu’une bétonneuse un bon vieux jeu de société.

Du coup, comment faire, où aller pour acheter des jeux de société? Voici quelques bons plans.

IRL

IRL, si vous êtes nés avant 1995, ça veut dire In Real Life, ou autrement dit, dans la vraie vie qui est réelle dans la réalité. Ailleurs que sur internet, donc.

Soyons honnêtes, la très très très grande majorité des jeux de société qui sortent chaque année, près de 3’000, ne peuvent pas être trouvés sur les étagères des centres commerciaux (FNAC) ou grandes enseignes de jeu (la Grande Récré, etc.). Seuls les titres primés (As d’Or, Spiel des Jahres) auront toutes les chances d’y être, pour le reste, il va falloir battre du pavé et se rendre dans ces repaires de joueurs infâmes, les boutiques spé (ou boutiques spécialisées, mais ça fait plus hype).

A moins d’habiter dans un hameau de moins de 25 personnes au fin fond d’une vallée de l’Ardèche, la plupart des villes francophones d’une certaine taille, disons dès 100’000 habitants, à la louche, ont une boutique de jeux, voire même parfois plusieurs pour les plus grandes villes, Paris, Lyon, Bruxelles, Genève.

Avantages

Acheter ses jeux dans les boutiques spé présente quatre avantages: 1. on fait tourner l’économie locale, c’est bon pour le moral (oui, la Compagnie Créole), 2. on bénéficie des conseils des vendeurs, même que parfois ces vendeurs sont 2.0, 3. on peut toucher, voir, humer le jeu. Donc se rendre un peu plus compte s’il va plaire ou pas. 4. on a le jeu tout de suite, pas besoin d’attendre.

Désavantages

Les boutiques, surtout en Suisse, mais c’est gentiment en train de changer, n’ont pas toutes les nouveautés, la distribution n’est pas toujours au top.

Les prix peuvent souvent être plus élevés que sur le net, mais c’est normal, il faut bien payer la surface et les vendeurs.

Habitant à Genève, ou à côté, il y a le choix. Pas moins de 4 boutiques spé en ville, sans compter celles en France voisine (Annecy, Ferney-Voltaire…)

Et vous, quelles sont vos boutiques spé préférées?

ONLINE

Aujourd’hui, 7-8% des achats se font en ligne. 2,8% sur smartphone, 5,1% sur tablette et 6,3% sur ordinateur. Des chiffres en augmentation car nos habitudes d’achat sont en train de changer.

Le net regorge de boutiques spé. Philibert, Ludibay. Pratique, parce qu’ils proposent parfois la détaxe pour la Suisse 2. parce qu’ils ont un ENORME choix 3. parce qu’ils ont des prix concurrentiels. Après, il n’y a pas que Philibert, il y en a des tonnes d’autres très pro, dont Helvétia Games Shop en Suisse, un gros choix, un super service.

Sinon, même Amazon en fait. Mais c’est moins sympa.

Avantages

Énormément de choix, prix accessibles, beaucoup de soldes.

Désavantages

Pas de conseil « humain », prix du port à rajouter et devoir attendre que la poste vous livre le colis, avec les problèmes que cela peut engendrer (blocage et frais douaniers…), surtout en période de fêtes.

OCCAZ

Plusieurs sites vous propose d’acheter des jeux « second-hand » soit directement auprès des joueurs, soit parce que la boutique d’occasion en vend elle-même.

Les deux les plus connus : Okkazeo, qui permet aux joueurs de mettre leurs jeux à la vente, ou sinon bien sûr ebay.

Sinon plus pro, les boutiques online en proposent aussi, comme Ludikbazar par exemple qui offre un énorme choix.

Enfin, troisième possibilité, les brocantes, vides-greniers et autres marchés aux puces. De quoi dégoter des pépites ludiques vintage retentissantes.

Avantages

Avoir des jeux moins chers bien sûr. Et être écolo puisqu’on « recycle » au lieu de jeter ou entreposer.

Désavantages

Des jeux d’occasion. Donc pas neufs. Pour un cadeau de Noël, ça se discute. A moins de trouver une pièce de collec.

ORIGINAL

Il y a quelques temps nous vous avions proposé deux articles:

Des abonnements de jeux: Un abonnement pour recevoir des jeux chaque mois. Une idée à creuser

Des jeux en location: Lud-o-Share. Un projet d’économie collaborative pour les jeux de plateau

Et en 2016, ces initiatives existent pour de vrai:

Coludik. C’est l’économie collaborative qui fait son entrée dans le monde des jeux. Co-achetez et partagez des jeux avec les joueurs de votre quartier ou de votre ville pour économiser et réutiliser.

Le Coffre à Jouer. Qui vous propose des boîtes remplies de jeux. Surpraïz! (et aussi des trucs à grignoter dedans).

Pelopia. Un abonnement pour recevoir des jeux, et vous ne gardez que ceux qui vous plaisent.

Avantages

Découvrir des jeux. Régulièrement. Une idée de cadeau original, offrir un abonnement à un ami ou à votre partenaire de vie (comme ça vous en profiterez aussi. Un peu comme avec les sous-vêtements en dentelle, finalement).

Désavantages

Vous ne choisissez pas les jeux. Et le renvoi pour les jeux non-désirés peut s’avérer pénible.

EDITEURS

De nombreux éditeurs vendent leurs jeux directement online. C’est le cas par exemple de Iello, qui fait aussi de la distrib, ou d’autres.

En fait c’est vite vu, même si le site de l’éditeur ne propose pas de vente en ligne, je suis persuadé que si vous lui envoyez un petit mot il vous répondra pour soit vous vendre directement une boîte soit vous dire comment faire pour vous en procurer une.

C’est surtout pratique pour les petits éditeurs indie et étrangers pas forcément toujours super bien distribués de par chez-nous. (ex Roumanie, Grèce, Japon…)

Avantages

Avoir un contact direct avec l’éditeur.

Désavantages

Étrangement, les jeux sont très rarement moins chers qu’en boutique. Enfin, quand je dis étrangement… C’est surtout pour ne pas faire concurrence aux boutiques en fait.

AMIS

Rien de tel que de parler à l’un de vos amis pour 1. connaître ses coups-de-cœur, et du coup avoir un réel conseil, pratique 2. lui racheter les jeux dont il se débarrasse. Car un joueur a, quoiqu’il vous dise, beaucoup trop de jeux. Demandez-lui combien de jeux il possède, puis demandez-lui ensuite combien de fois il y a joué. Beaucoup trop de jeux.

N’empêche, il n’est pas impossible que votre ami soit tout content de récupérer un peu de place sur ses étagères en vous vendant / offrant quelques miettes de sa collection.

Avantages

Des jeux vraiment pas chers, voire moins chers que gratuits. Et également un conseil de connaisseur.

Désavantages

Des jeux d’occasion, donc pour offrir à Noël, ça se discute. Et bien souvent, votre ami cherchera à vous fourguer les jeux qu’il n’apprécie pas tellement pour garder ses préférés. Pas folle la guêpe (excellente expression!).

Et vous, où allez-vous acheter vos jeux pour Noël? Quels sont vos bons plans?

Quand Asmodée se lance dans la RSE. Parce que bien sûr

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La RSE, c’est ce terme flashy slash tendance qui galope depuis quelques années devant toutes les fontaines à eau et les open offices des entreprises. Découvert sur le site d’Eurazeo, le fond d’investissement qui a racheté Asmodée en 2013, on peut y découvrir une déclaration sur l’initiative RSE d’Asmodée, l’éditeur et distributeur de jeux le plus important de France.rse

Nous avons essayé de contacter le principal intéressé à deux reprises pour en savoir plus sur leur démarche, mais ils n’ont pas daigné vouloir s’expliquer… Dommage.

RSE? Mais qu’est-ce que c’est? Pour en savoir plus, nous avons interrogé Julien Goy, spécialiste et consultant RSE. Nous lui avons soumis cette déclaration pour lui demander son avis d’expert.

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Julien, bonjour, merci de bien avoir voulu répondre à nos questions. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la RSE?

Il y a plusieurs définitions. Si l’on suit la Commission européenne, on peut dire qu’il s’agit de la responsabilité des entreprises pour leurs impacts sur la société. C’est trop simplifier les enjeux, mais je pense qu’une bonne façon d’introduire la RSE à des personnes qui n’en ont jamais entendu parler, c’est de dire que c’est l’intégration des considérations du développement durable aux activités de l’entreprise. On va donc s’intéresser à la performance non seulement financière, mais aussi économique, environnementale et sociale de l’entreprise.

On considère souvent que la RSE consiste à aller plus loin que ce qu’exige la loi, par exemple en matière de protection de l’environnement ou de défense des droits de l’homme, mais tout le monde n’est pas d’accord sur ce point ! Et ce qui peut paraître le minimum légal en matière de droits humains dans une entreprise à Genève peut l’être nettement moins dans une mine de cobalt en République démocratique du Congo.

En tous les cas, la responsabilité d’une entreprise peut se manifester selon diverses formes, notamment selon le secteur d’activité de l’entreprise concernée. Une entreprise pétrolière a de grosses responsabilités en matière d’environnement, alors qu’une entreprise active dans le secteur de la mode aura plus tendance à se soucier de savoir si les employés de ses fournisseurs sont bien traités.

Super intéressant. Et comment réagissez-vous au communiqué d’Asmodée sur leur action RSE? Coup de pub ? Ecran de fumée ? Réel investissement ?

Je pense que l’initiative est louable, en premier lieu. Le texte en dit trop peu pour pouvoir se prononcer sur le réel impact d’une telle mesure : on nous parle de 15 conteneurs acheminés par ferroutage en 2015. Soit, mais combien sont acheminés en tout par année ? Si l’on parle de 20 conteneurs en tout, l’initiative a un vrai impact sur l’empreinte carbone de l’entreprise ; mais si Asmodée fait transiter 1500 conteneurs par an, ces 15 conteneurs ne représentent pas grand-chose d’autre qu’un bon début. Il nous faut donc un pourcentage ! On est aussi en droit d’attendre un objectif, du type « D’ici à 2020, Asmodée vise à faire transiter 100% de ses conteneurs via ferroutage ».

Par ailleurs, si l’on veut bien croire que c’est la chaîne d’approvisionnement qui constitue le principal poste d’émissions de gaz à effet de serre (GES), est-ce que l’émission de GES est – pour reprendre les termes de la Commission européenne – le principal impact d’Asmodée sur la société ? Ne pourrait-on pas imaginer que la déforestation nécessaire pour produire tous les éléments en carton, en bois, en papier des jeux est un vrai enjeu ? Et quid des conditions de travail pour les ouvriers – que l’on espère adultes – chez les fournisseurs ?

C’est malheureusement souvent comme cela – avec une communication incomplète ou floue – que les entreprises se retrouvent accusées de greenwashing, et ne gagnent pas la confiance des clients. Ce qui est compréhensible ! En tant que consommateur, si je ne peux pas évaluer concrètement les engagements d’Asmodée, pourquoi le critère « responsabilité sociale » serait-il déterminant pour moi au moment de faire mes achats ? Le problème est similaire avec des produits dits « commerce équitable », qui sont souvent plus chers que leurs concurrents « classiques » : si je ne sais pas précisément en quoi le produit est équitable, pourquoi paierais-je plus cher ?

En s’aventurant sur le chemin de la responsabilité sociale, Asmodée fait, selon moi, le bon choix. Simplement, l’entreprise doit comprendre qu’une telle initiative mérite d’être mieux présentée, expliquée, mise en contexte et en perspective, afin que l’on puisse vraiment juger de sa pertinence.

Asmodée fait le bon choix? L’initiative est alors louable. Julien, vous êtes également un grand joueur, vous connaissez donc bien le marché du jeu de société. D’un point de vue RSE, comment est-ce que les éditeurs de jeux pourraient en faire plus ?

Je pense que les quelques éléments présentés plus hauts sont un bon point de départ : réduire l’empreinte carbone des jeux, s’assurer que les fournisseurs font travailler leurs employés dans des conditions décentes, ou encore se tourner vers la labellisation des matières premières utilisées – FSC pour le bois, par exemple. Les éditeurs étant pour la plupart occidentaux, la production des jeux pourraient être rendue plus locale, et être réalisée dans des usines en France, en Allemagne, etc. Assurément, cela aurait un impact sur le prix des jeux. Mais peut-être en achèterions-nous moins, ce qui ne serait pas plus mal ! Nous serions incités à vraiment « user » un jeu, en explorer toutes les possibilités, avant d’en acheter un autre. Il ne faut pas oublier que les consommateurs ont eux aussi une responsabilité.

Toutefois, on pourrait aller plus loin et ré-imaginer des business models basés sur des considérations de développement durable. Réfléchissez en tant que joueurs : combien de meeples au total possédez-vous dans votre ludothèque, tous jeux confondus ? Combien de dé à 6 faces ? Les cubes représentant le bois dans Archipelago ne sont-ils pas étrangement similaires à ceux de Robinson Crusoé ? En tant qu’éditeur, on pourrait imaginer une série de jeux différents, mais se jouant avec tout ou partie du même matériel. Si j’ai le jeu X, je peux commander le jeu Y sans telle ou telle composante du jeu, avec un prix adapté en fonction. Ça peut paraître tiré par les cheveux, et difficile à mettre en œuvre, c’est certain. Mais prenez le Fairphone : il est vendu sans chargeur. Autant dire qu’on ne peut pas le faire fonctionner lorsqu’on le reçoit. Le fabricant est parti du principe que l’on a tous chez nous un ou plusieurs chargeurs provenant d’anciens téléphones ; et ça marche, personne ne se plaint de recevoir un Fairphone sans chargeur (et sans écouteurs, d’ailleurs).

De par sa position de plus en plus dominante sur le marché, Asmodée a l’opportunité de redéfinir les règles du jeu (no pun intended) et de montrer l’exemple en matière de responsabilité sociale. J’espère qu’ils vont continuer dans cette voie.

Merci Julien pour toutes vos réponses! Maintenant nous en savons plus grâce à vous! Désolé de vous avoir dérangé pendant votre partie d’Intrigue.

Revenons à nos moutons bio.

Tout ce foin RSE me rappelle notre article sur la production des jeux de société. Chine? Pas Chine? Pas un sujet facile. Si certains éditeurs s’engagent dans ces domaines, Opla, Bioviva, le Scorpion Masqué qui fait planter un arbre pour un jeu acheté, la très grande majorité cherchent encore à réaliser des profits à court terme, sans se soucier de leur impact sur la planète à long terme, et préfèrent donc souvent passer par des fabricants chinois, moins coûteux et plus polluant en terme de transport.

Alors oui, il y a Ludofact par exemple, le fabricant allemand de jeux de société le plus connu sur le marché européen. Mais il faut savoir que Ludofact ne fait principalement que de l’assemblage. Et va également sous-traiter la production de certaines pièces, parfois même en Chine. Donc même si on avance l’argument de produire en Europe, encore faut-il savoir d’où proviennent toutes les pièces, la matière première (bois, carton, papier), les encres. De l’assemblage européen, de la main d’oeuvre principalement européenne, oui, peut-être. Mais le jeu n’est pas garanti d’être entièrement produit « localement ».

Maintenant, comme avec Asmodée, on ne peut qu’espérer que d’autres éditeurs de jeux de société se lancent dans la démarche RSE. Pour réduire notre empreinte carbone chaque fois qu’on achète une boîte. Sinon, on a toujours la possibilité d’en acheter moins, comme le propose Julien. Ça fonctionne aussi.

Et vous, vous sentez-vous concernés par l’impact écologique des jeux de société? Vous êtes-vous déjà imaginé le périple d’une fig pour qu’elle arrive toute pimpante dans votre boîte?

N’écoutez pas de la musique en jouant. Surtout si vous êtes un homme

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Une étude vient d’être réalisée sur 352 visiteurs à l’Imperial Festival. On leur a demandé de jouer au jeu Opération en écoutant trois types de musique différentes. Du rock, Thunderstruck d’AC/DC, du Mozart et les sons d’une salle d’opération pour mettre dans l’ambiance.

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Résultats?

Les hommes qui jouaient en écoutant AC/DC étaient plus lents et faisaient plus de fautes que ceux qui écoutaient Mozart ou la salle d’opération. 36 erreurs contre 28 pour les deux autres. Donc un taux d’erreur de 29% supplémentaires. Peut-être dû au stress induit par le type de musique. AC/DC, tout ça.

Les femmes, quant à elles, n’étaient pas affectées. Ni par AC/DC ni par les deux autres. En règle générale, elles prenaient plus de temps pour jouer, mais faisaient moins de fautes que les hommes.

Et apparemment, les visiteurs qui appréciaient déjà Mozart faisaient encore moins de fautes que les autres en écoutant leur musique préférée.

Résumé?

Si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, que vous êtes un homme et que vous jouez à des jeux de plateau (ou que vous opérez sur de vrais humains vivants), n’écoutez pas du rock. Mais autre chose.

D’ailleurs, vous écoutez de la musique en jouant? Laquelle? Est-ce que ça change quelque chose?

Le POP 5. Les 5 meilleurs jeux de 2016

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Après toute une semaine pendant laquelle nous vous avons dévoilé les meilleurs jeux de 2016,

les meilleurs jeux à deux joueurs

les jeux les plus immersifs

les meilleurs jeux Core

les meilleurs Party-Games

les meilleurs Gateway Games

Voici notre POP 5 de l’année. Les 5 Meilleurs Jeux de 2016. Tout simplement.

Not Alone

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La critique

Scythe

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La critique

Watson & Holmes

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La critique

Great Western Trail

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La critique

Codenames

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La critique

Et trois Outsiders de dernière minute: Kingdomino, le jeu de rôle Degenesis et L’Age de Pierre Junior, le jeu pour enfants dès 4-5 ans.

 

Et vous, quel est votre POP 5 ultime pour 2016?

Les meilleurs jeux de 2016. Les meilleurs Gateway Games

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Les Gateway Games, ce sont ces jeux à cheval entre gros jeux complexes et party games. Des jeux moyens. Bien que ce n’est pas leur faire honneur de les appeler ainsi. Gateway Games. Ou jeux parfaits pour découvrir l’univers des jeux de société modernes. Gateway, comme portail, passerelle.

Cottage Garden

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C’est Patchwork, un excellent jeu à deux joueurs sorti en 2015, mais à 4 joueurs cette fois. Une sorte de Tetris. Le but étant de collecter des tuiles de différentes formes pour remplir son plateau. Malin. Avec un thème végétal et… jardinier. La VO est sortie en octobre, la VF, chez Blackrock, sort ces tous prochains jours.

Intrigue

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Un jeu d’enfoirés. Le meilleur jeu d’enfoirés. Dans une mini-micro boîte. Jamais sorti en VF, ce « vieux » jeu est sorti en 2016 chez Igiari. Le but? Négocier le droit de squatter le manoir des autres joueurs. Tous les coups sont permis, et les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Un must-have de 2016.

Kingdomino

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Un Domino, avec un système extrêmement malin d’acquisition de tuiles et de décompte de points. Simple. Addictif. Pour lire la critique c’est ici.

Happy Pigs

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Un jeu de guess extrêmement simple. Il faut aménager son exploitation avec des cochons de tailles différentes, en devinant ce que les autres vont jouer pour partager une action. S’ils jouent la même chose, le partage devient moins lucratif. Vraiment, vraiment bien. Pour découvrir la critique c’est ici.

L’Age de Pierre Junior

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Le meilleur jeu pour enfants de 2016. Dès 4-5 ans. Souvent, les jeux pour enfants ont la fâcheuse tendance d’être simpliste et de prendre l’enfant pour un neuneu. Alors que l’Age de Pierre Junior est une excellente introduction aux mécaniques des jeux de société modernes. Un peu de mémoire pour retrouver les actions disponibles (collecte des ressources, construction), et gestion de ressources pour construire des huttes. Avec un chouette matériel. L’Age de Pierre Junior, c’est un peu le Disney du jeu de plateau. Autant les enfants que les parents y prendront du plaisir.

Et vous, quels sont les Gateway Games que vous avez découverts et appréciés en 2016?