Concours : gagnez le jeu Loony Quest

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Loony Quest est sorti vendredi passé, et pour l’avoir eu en avant-première au Bar à Jeux de Genève je peux vous assurer que c’est de la pure vraie bombe ludique. Autant les Casual que les Core vont apprécier.

Il s’agit d’un jeu vidéo de plateforme, mais sans vidéo et qu’avec des dessins. Fallait y penser.

En partenariat avec les éditions Libellud, Gus&Co vous propose toute cette semaine de gagner un exemplaire du jeu Loony Quest, ainsi que 4 goodies, en fait une démo pour pouvoir y jouer (stylo, planche à dessin, quelques niveaux) ainsi qu’une carte postale, un badge et un bloc-notes.

Donc 5 vainqueurs. Qui recevront leur jeu par la poste.

Comment faire?

Vous savez que sur Gus&Co nous apprécions tout particulièrement rendre nos concours cohérents avec le jeu à gagner. Comme Loony Quest est un jeu de plateforme, il vous faudra reconnaître ces 4 jeux vidéo cultes de plateforme. Mes 4 préférés (oui je sais je suis vieux).

Pas besoin d’indiquer la date de sortie du jeu, juste le titre du jeu ça suffira.

Jeu 1

4

Jeu 2

3

Jeu 3

2

Jeu 4

1

Renvoyez-nous vos réponses au moyen du formulaire ci-dessous jusqu’au mercredi 11.3 à midi. Annonce des résultats, lundi 16.3 à 13h.

Parmi les meilleures réponses, les 5 vainqueurs seront tirés au sort. Une seule participation par personne.

Bonne chance!

Merci à Libellud pour le partenariat.

 

Le produit, c’est vous. Pourquoi il est important pour un auteur de jeux de bien gérer sa communication

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DAY 29/365: Communication, Flickr, CC, by David Cosand

DAY 29/365: Communication, Flickr, CC, by David Cosand

Comme le dit l’auteur de jeux français Bruno Cathala, le métier d’auteur de jeux c’est 50% de création et 50% de représentation: démarcher les éditeurs, se rendre sur les salons et festivals.

Vous avez certainement un excellent jeu, mais encore faut-il réussir à intéresser un éditeur.

Voici 3 conseils en communication pour mettre toutes les chances de votre côté:

1. Le produit, c’est vous

Comme dit en intro, vous aurez beau avoir un excellent jeu, si vous ne parvenez pas à le « vendre » à un éditeur c’est cuit. La règle des 50% chère à Bruno.

N’oubliez pas que vous êtes la vitrine de votre jeu. Votre communication, votre présentation seront les premiers éléments que l’éditeur retiendra. Alors certes, peut-être que l’éditeur obtiendra votre jeu « à l’aveugle », sans vous voir, juste en recevant vos règles de jeux.

Mais franchement, il y a très peu de chances que cela arrive ainsi, le meilleur moyen est quand même de rencontrer l’éditeur IRL. Demandez à tous les auteurs comment ils sont parvenus à faire éditer leur jeu et une très grande majorité vous le confirmeront. Rien de tel que le contact humain, qu’une explication directe de votre jeu.

Tout ça pour dire qu’au moment de rencontrer un éditeur, dites-vous que vous allez passer un entretien d’embauche, que vous jouez « gros », n’y allez jamais pas ou peu préparé, soignez votre présentation.

2. Tu seras Roger Federer

On pense, à tort, que les gens apprécient les personnalités fortes parce qu’elles inspirent confiance et grandeur. Et bien détrompez-vous! Qu’est-ce qui fait un bon chef d’entreprise, un bon leader? Un homme sans aucun défaut, parfait, au-dessus de tout, ou un homme plutôt « moyen », qui présente quelques « défauts » mais qui essaie de les surpasser?

Les gens parfaits qui se croient supérieurs énervent, parce qu’ils renvoient justement à ses propres failles. Tandis qu’un homme « moyen », naturel, « normal » permet l’identification, la compréhension, l’empathie. Tout un chacun a des défauts, le fait de les voir chez les autres permet de tisser des liens.

Prenez Roger Federer. Non seulement il est le meilleur joueur de tennis de tous les temps (je dis ça, en même temps je n’y connais absolument rien en tennis), mais sa personnalité est autant touchante qu’exceptionnellement chaleureuse. Pourquoi? Si vous avez déjà entendu une de ses interviews vous aurez remarqué à quel point il paraît modeste, presque « normal ». Il encense bien plus souvent son adversaire que lui-même, c’est beau.

Bruno Cathala, également, dit et répète dans tous les interviews qu’il est un grand timide, que le monde du jeu lui aura justement permis de vaincre sa timidité. C’est ce qui le rend extrêmement sympathique et attachant, depuis quelques années il est véritablement devenu une icône dans le milieu ludique.

On n’a pas affaire à un surhomme mais à un homme, tout simplement. J’en veux pour preuve son tout dernier billet qui parle de son fabuleux prix amplement mérité à Cannes pour Five Tribes.  Analysez bien son discours. Jamais il ne dit à quel point son jeu est trop bien, qu’il a mérité de gagner parce qu’il est le meilleur auteur actuel. Non, il choisit d’avancer les difficultés rencontrées, les personnes derrière son jeu / le travail d’équipe. Du coup, le prix devient une épopée. Touchante. Humaine. Passionnante.

La liste des auteurs de jeux modestes est aussi longue qu’une journée sans tofu: Yoann Levet, Bruno Faidutti, Uwe Rosenberg… Tant d’excellents auteurs plutôt discrets et réservés. Et donc attachants.

Inspirez-vous de leur comm, de leur personnalité, pour éviter peut-être un complexe de supériorité lorsque vous aurez affaire à un éditeur.

Vous aurez peut-être envie de paraître confiant devant la presse et le public, histoire de montrer que vous maîtrisez, mais vous risquez de pêcher par orgueil. Montrez-vous faillible, humain, avouez vos défauts autant que vos qualités, vous aurez tout à y gagner.

3. Toy Story (telling)

Ok ce sous-titre est vraiment moisi. Mais j’aime bien. Le Storytelling, c’est la grande tendance du 21e siècle. Les politiciens en sont friands. Le Storytelling est l’exploitation d’un récit, d’une anecdote pour créer de l’émotion. Et l’émotion touche, logique.

Analysez les discours des hommes (et femmes) politiques et vous verrez à quel point ils l’utilisent, à tort et à travers, à tort ou à raison.

Grand amateur des conférences TED, j’ai pu remarquer que la très grande majorité exploitent le storytelling en guise d’intro pour émouvoir et captiver dès les premiers instants. Auteurs de jeux, regardez les 3 premières minutes de ces conférences TED sur le jeu et cherchez à vous en inspirer.

Imaginez-vous être devant un éditeur pour lui présenter votre jeu. Qu’est-ce qui sera le plus captivant, petit a ou petit b?

a. alors, ce jeu parle d’artisans au moyen-âge, le but pour les joueurs est de placer des pions pour obtenir des ressources présentées sous forme de cubes pour construire des bâtiments (sans aucun rapport avec Caylus bien entendu). Ca vous intéresse?

b. j’ai créé ce jeu parce que mon père a vécu dans cette région, c’est là qu’il a obtenu son tout premier emploi et qu’il a ensuite rencontré sa femme, ma mère, avec qui il est tombé éperdument amoureux. J’y ai récemment fait un pèlerinage et j’ai été touché par la richesse historique des lieux que j’ai alors voulu transposer dans mon jeu. Je vous l’explique?

Si vous avez choisi petit a, merci de relire cet article.

Vendez votre jeu, donnez-lui une identité, une histoire, une vie, une identité (oui je l’ai déjà dit mais je le répète) propre, rendez-le touchant, unique, captivant, différent. C’est ce que les éditeurs recherchent aujourd’hui, des jeux efficaces et passionnants certes, mais aussi des jeux avec une âme, pas juste avec des cartes ou des cubes.

Car un éditeur est avant tout et lui aussi un être humain, il doit sentir un lien se créer  avec votre jeu pour être prêt à s’embarquer dans l’aventure, et pas juste financièrement. Et c’est peut-être là qu’on reconnaît les meilleurs éditeurs et les meilleurs jeux, quand le jeu transpire la passion et pas juste « la pompe à fric ».

Plus que jamais, avec 2’000 jeux qui sortent chaque année, votre jeu se doit sortir du lot. Alors certes, la mécanique et le thème doivent proposer des sensations de jeux abouties, mais si vous voulez vous faire éditer et percer dans ce « métier », pour autant qu’il existe, souvenez-vous de la règle des 50%.

VOUS êtes également votre jeu, VOUS le représentez.

Vous auriez d’autres conseils en communication à proposer? Des anecdotes à raconter?

Le secret pour rester en couple? Soyez enjoué (c’est prouvé)

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We all have our weapons, Flickr, CC, by Daniela Vladimirova

We all have our weapons, Flickr, CC, by Daniela Vladimirova

La revue américaine American Journal of Play vient de publier une étude réalisée par deux psychologues suisses de l’université de Zürich, René Proyer et Lisa Wagner.

Les deux psychologues ont interrogé 327 étudiants en leur demandant quel trait de caractère ils trouvaient le plus désirable chez un partenaire. Il y en avait 16 à choix, tel que le sens de l’humour, l’intelligence, la tendresse, etc. L’enjouement (playfulness en anglais) est le trait qui a obtenu le plus haut score.

L’enjouement? Selon la définition, c’est l’entrain, la bonne humeur, la gaieté aimable.

Les deux psychologues pensent que l’enjouement permet de lutter contre l’ennui, d’éviter la routine et booste les émotions positives dans un couple, de quoi le prolonger. Selon les résultats, les personnes enjouées sont plus attirantes car plus expressives, plus ouvertes.

Et évidemment, vous me voyez venir, dans le mot anglais playfulness il y a bien évidemment… play.

Est-ce que jouer en couple à des jeux de société (ou autre…) rallongerait sa durée de vie? A en croire l’étude, certainement. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Bon, nous on n’y croit pas trop à cette étude. La preuve, on préfère vous prévenir, voici 11 raisons pour ne PAS jouer en couple

1. Divertissement

Jouer nuit aux discussions philosophico-politico-religieuses. En effet, plutôt que de passer sa soirée en couple à refaire le monde, on refait le monde, mais avec des cubes, des dés et des cartes. C’est pas malin!

2. Coût

Acheter des jeux coûte extrêmement cher, imaginez donc, comptez en moyenne 50 CHF / 50 euros pour un bon jeu de plateau qui risque de durer plusieurs années, alors qu’avec 1-2 euros on peut s’acheter une boîte de cure-dents et jouer au mikado toute la soirée.

3. Obligation

Jouer c’est comme le repassage, dès qu’on commence on est obligé de finir, alors qu’on aurait peut-être d’autres choses bien plus intéressantes à faire, comme le repassage, justement.

4. Rituel

Le pire dans le jeu de société, c’est qu’on peut décider, comme ça, en partant d’une très mauvaise idée, qu’un soir par semaine on pourrait passer du temps à jouer ensemble. Inacceptable. Et ça en devient un rituel obligatoire, routinier, poisseux.

5. Ignorance

Le pire du pire, c’est que lorsqu’on se met à faire des jeux de société en couple, jeux de cartes ou de plateau, on ne reste pas devant son poste de télévision à suivre les informations. On finit donc par ne pas savoir quelle bombe a explosé, et où, ni combien d’accidents de la route il y a eu, ni quels sont les politiciens qui sont contre le mariage des otaries en Finlande. Et tout ça pour faire des jeux à la place.

6. Isolement

Jouer en couple, juste à 2 en amoureux, les yeux dans les jeux, on aura tendance à apprécier la compagnie de l’autre, tout simplement, et donc à refuser les invitations d’amis ou collègues à aller boire du lait de soya au chocolat. A force de passer ses soirées à jouer à des jeux de société les couples deviendront asociaux, repliés sur eux-mêmes et finiront vieux et rabougris. La déchéance la plus totale quoi.

7. Voyage

La plupart des jeux proposent des univers fantastiques, oniriques et chatoyants. À force de voyager ainsi par l’imaginaire, on délaissera de plus en plus les vrais voyages, ceux qui génèrent stress et embouteillages. Et prendre l’avion pour faire 500 km pour aller à la mer un jour et demi c’est quand même vachement mieux que de rester à la maison et pousser des cubes ou lancer des dés.

8. Discussion

Un vieux couple c’est un couple qui ne se parle plus. Et tant mieux, car le silence est d’or. Jouer à des jeux pousse à la discussion: on parle stratégies, règles de jeux, prochains jeux à essayer, des critiques lues sur Gus&Co, etc. Le jeu devient véritablement sujet de discussion, alors que de nombreux couples préfèrent ne plus se parler, tout simplement.

9. Procréation

Jouer à 2 donnerait presque envie de faire des enfants rien que pour pouvoir jouer en famille. Et qui dit enfants dit couches, biberons, purées de haricots-lentilles-tofu. J’en ai deux, je sais de quoi je parle…

10. Sorties

Dans la plupart des villes en Europe il y a des lieux de jeux, comme le Bar à Jeux de Genève par exemple, qui accueillent tous les joueurs et mettent quantité de jeux à disposition. Il n’est fondamentalement pas impossible que les couples qui apprécieraient les jeux seraient soudainement pris d’une irrésistible envie d’aller passer la soirée dans de tels lieux de débauche et d’infamie. Et de rencontrer d’autres couples.

11. Sport

Mais pire que tout, les couples qui préfèrent faire des jeux de société ne seraient pas en train de faire de la sexualité physique l’un dans l’autre, et ça c’est mal. Oui certes il y a les sérieux dangers du point 9, mais.

Donc en conclusion, oui, le jeu tue l’amour ! Clairement. Ne JAMAIS jouer à des jeux, encore moins à deux.

Et vous, vous jouez en couple?

Si la recherche des deux psychologues vous intéresse quand même, vous pouvez la télécharger ici

telecharger-pdf

 

La dernière banane. Un peu de probabilités en gamedesign

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Comme auteurs de jeux, nous apprécions toujours réfléchir aux probabilités, pour éliminer le plus de hasard et que le jeu soit équilibré.

Il y a quelques semaines nous vous avions proposé une petite vidéo sur les probabilité des cartes, en voici une autre sur les dés. Super intéressant.

Petit exercice:

Vous êtes deux joueurs. Si vous tirez 1, 2, 3 ou 4 vous gagnez. Si votre partenaire tire 5 ou 6, c’est lui qui gagne. Qui aura plus de chance de gagner? Vous, ou l’autre? Quels seront les pourcentages de victoire?

Réfléchissez deux minutes et regardez ensuite cette vidéo Ted-Ed pour avoir la réponse, La Dernière Banane.

Et si les vendeurs de jeux appliquaient les mêmes techniques que les vendeurs de voitures?

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Cars

Ok j’avoue, mais j’ai honte. Je possède une voiture. Si je préfère de loin bouger à vélo partout à Genève, rien de tel qu’une voiture pour transporter toute la famille de temps en temps.

Tout ça pour dire que je suis en train de changer de voiture. Et que pas plus tard qu’hier, je suis allé voir un concessionnaire pour m’en acheter une nouvelle, plus grande, pour accueillir Jr2.

Et là pouf, le vendeur m’a sorti le grand jeu. Ca a bien duré 60 minutes. 60 délicieuses minutes pendant lesquelles je me suis demandé pourquoi diantre les vendeurs de jeux n’appliquaient pas les mêmes techniques dans leur propre boutique (à moins qu’ils ne le fassent déjà et que je ne l’ai jamais remarqué. Dans ce cas, kudos les mecs!).

Voici les 8 techniques employées par les vendeurs de voitures (= des trucs à une tonne d’acier qui polluent et qui coûtent quand même plusieurs dizaines de milliers d’euros / CHF).

1. L’Urgence

Rien de tel que dire qu’une voiture un jeu est hyper rare, que c’est le tout dernier en stock, que si l’acheteur n’est pas intéressé par prendre le jeu TOUT de suite l’occasion sera ratée. A vie. Plus jamais on ne trouvera le jeu. Plus jamais. Ni ailleurs. Ce couillon d’éditeur n’en a sorti qu’une seule boîte unique, elle se trouve là, sur cette étagère, là. Maintenant. Mais plus pour longtemps.

Cette technique est très efficace puisqu’elle poussera l’acheteur à se dépêcher, à laisser aller ses émotions par-dessus son raisonnement qui pourrait lui dire que: peut-être que le jeu est trop cher, peut-être qu’il n’en a finalement pas besoin…

2. La Vexation

Les vendeurs de voitures présentent souvent des options supplémentaires pas demandées au début, qui dépassent le budget fixé, en disant bien que ces options sont bien, mais certainement trop onéreuses pour l’acheteur. Du coup, l’acheteur se sent vexé, frustré, et il a donc naturellement besoin de prouver au vendeur qu’il peut se payer ça, oui monsieur.

Quid des jeux de société? Un vendeur bien aguerri pourrait présenter l’extension d’un jeu, ou un jeu supplémentaire, en essayant de vexer l’acheteur pour le pousser à l’achat.

Mise en garde: cette technique est très sensible, pour ne pas dire moisie, car l’acheteur risque d’avoir une mauvaise relation avec le vendeur, pas un bon point pour le pousser à revenir ultérieurement.

3. Les 20%

Un bon vendeur de voiture parvient toujours à vous faire dépasser de 20% votre budget initial prévu: une option par-ci, une peinture métallisée supplémentaire par-là. Mais juste 20% de plus, c’est la limite à ne pas franchir.

Vous aurez l’impression d’avoir acheté un produit plus mieux bien que ce que vous vouliez, et finalement, 20% de plus, ce n’est pas exorbitant non plus, c’est presque pareil (à quelques milliers d’euros / CHF près). Tout bénéf pour le vendeur bien sûr, qui 1. vous aura vendu un truc 2. vous aura un vendu un truc 20% de plus que votre budget prévu.

Les vendeurs de jeux pourraient faire pareil. Devraient faire pareil. Doivent faire pareil. Un acheteur veut acheter un jeu? Le vendeur peut lui en proposer un autre, plus petit, histoire de compléter, d’avoir un jeu différent qui irait bien avec pour varier les plaisirs. Mais pas trop cher, juste 20% de plus. L’acheteur quittera la boutique avec son jeu à 40 euros, plus un plus petit coûtant 8 euros. Elle est pas belle la vie?

4. La Reconnaissance

Rien de tel que le vendeur qui reconnaît son acheteur: « mais je me souviens de vous, vous êtes déjà venu il y a… pour acheter… »

L’acheteur se sent choyé, reconnu, important. Du coup ça lui donne une bonne impression du vendeur et de la boutique. Et qui dit bonne impression dit bonne ambiance, et qui dit bonne ambiance dit garde baissée et porte-monnaie ouvert.

5. Good Cop Vendeur Bad Cop Vendeur

Le Good Cop Bad Cop est une technique essentielle, et pas qu’au cinéma / police. Ca m’a fait le coup quand je suis arrivé chez le concessionnaire hier après-midi. Une personne à l’accueil m’a proposé d’aller voir un vendeur, puis non, il valait mieux aller voir l’autre, le second était beaucoup plus sympathique et surtout faisait de meilleures offres, était plus ouvert à la négo.

Et mon cul, c’est du tofu???

Evidemment, les deux vendeurs sont autant qualifiés l’un que l’autre, mais du coup votre confiance est placée sur le deuxième vendeur, on vous fait croire que vous êtes entre de très bonnes mains. Si on vous annonce un prix, c’est que c’est une bonne affaire en somme.

Les vendeurs de jeux devraient faire pareil: en entrant, une personne devrait orienter l’acheteur vers un vendeur en lui disant que lui est le spécialiste, l’expert, qu’il a déjà créé 1’700 jeux, qu’il a travaillé chez Asmodée, puis Hasbro, qu’il connaît les règles de tous les jeux dans la boutique. Tandis que l’autre vendeur, là, c’est une pine d’huître.

6. L’Humanisation

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais sur TOUS les bureaux de TOUS les vendeurs de voitures au monde il y a la photo de leur famille. Ou d’une famille. Pas nécessairement la leur, mais ça, vous ne le savez pas en fait. Des enfants, une femme, un chien, la totale. On imaginerait bien toute cette famille courir dans les prairies et s’appeler les Ingalls. Jamais vous ne verrez de photo d’un enfant en chaise roulante ou d’un couple gay.

Pourquoi une photo? Parce que du coup le vendeur que vous avez devant vous et qui essaie de vous vendre une tonne d’acier roulant est un être humain, juste un être humain, comme vous et moi, avec une famille à charge, que si vous lui achetez une voiture vous participerez à subvenir à sa famille, et que du coup vous vous sentez mieux, vous avez presque l’impression d’avoir fait une bonne action (à plusieurs dizaines de milliers d’euros quand même…).

Les vendeurs de jeux devraient faire pareil: mettre une photo de leur petite famille (ou en cherchant sur google images, tapez « perfect family »). Ca les rendrait plus humains, plus abordables.

7. L’Analyse

Tout bon vendeur se doit d’analyse rapidement le code MCH de l’acheteur qui vient de rentrer dans son garage boutique. MCH, pour montre, chaussures, habits. Selon la montre portée, ou pas, les chaussures et les habits, un vendeur pourra rapidement déterminer à quel type d’acheteur il aura affaire: aisé, exigeant, sportif, étudiant, « fauché », etc. L’acheteur pourra alors adapter les produits présentés et sa comm en fonction, pour être raccord avec l’acheteur. Ne pas lui présenter quelque chose de trop cher ni trop cheap, juste ce qu’il lui correspondrait en terme de prix, toujours avec la fameuse loi des 20%.

Alors évidemment le code MCH ne fonctionne pas toujours, logique, mais ça donne déjà un bon départ.

Les vendeurs de jeux pourraient faire pareil (à moins qu’ils le fassent déjà?), en essayant de proposer des jeux adaptés au MCH de l’acheteur: geek? Alpha-geek? Famille? Casual? Noob?

8. La Connivence

Les vendeurs de voiture parviennent à créer une véritable relation intime avec leur acheteur, et ceci extrêmement rapidement: « je roule depuis bientôt 437 ans avec la même voiture que vous voulez acheter . Si si c’est vrai, et j’en suis extrêmement satisfait. » Franchement, franchement, dites-moi que vous n’avez JAMAIS entendu un vendeur de voiture vous sortir cette phrase et je me mords l’œil tout de suite.

Le but étant évidemment de créer une relation agréable, proche, entre le vendeur et l’acheteur. Vous prenez confiance, vous êtes prêt à sortir votre carte de crédit, après tout, votre vendeur est tellement proche, tellement sympathique, il ne peut tout de même pas vous arnaquer c’est pô possible.

Un vendeur de jeux devrait faire pareil, dire qu’il a déjà joué au jeu auquel l’acheteur s’intéresse, qu’il y a même d’ailleurs joué hier soir c’est dingue ce hasard. Et que le jeu est juste génial, c’est bien dommage qu’il n’ait pas gagné l’As d’Or / Spiel des Jahres / Swiss Gamers Award. Et si c’est le cas c’est amplement mérité.

 Des techniques infaillibles (et un poil manipulatrices, un poil) selon vous? Elles fonctionneraient pour vendre des jeux?

Les Hard Gameurs, c’est fini. Le tout dernier épisode. Sans déc

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Et oui, vous avez bien lu, les Hard Gameurs, c’est fini. Cela fait bientôt 46 ans que chaque jeudi l’illustre Québécois Zod vous propose sur Gus&Co une tranche de franche rigolade. Mais aujourd’hui, après 2’217 épisodes, c’est fini. Et c’est bien triste.

Mais.

Mais comme on dit, le roi est mort, vive le roi!

Car il est toujours bon de se renouveler (la preuve avec mes tatouages, que je change chaque 2 jours), Zod nous reviendra vite avec une nouvelle formule, plus percutante, plus condensée, plus corrosive aussi. Ca va roxer du poney (expression de septembre 2012).

Les Hard Gameurs et Zod vous disent donc à tout bientôt.

En attendant, profitez bien de la toute dernière galette de ces fieffés coquins de Hard Gameurs. Ils vont me manquer ces couillons! Pas vous?

HG

5 ans de vidéos ludiques

Vidéo

Ludesco, c’est dans tout très bientôt. Ludesco, c’est le festival de jeux et d’expériences ludiques de la Chaux-de-Fonds, l’un des plus grands / meilleurs événements ludiques de Suisse.

Non seulement ils proposent une prog de dingue, depuis 2010 pour lancer le festival ils se fendent chaque année d’une mini-vidéo de 1 minute. Et elles sont juste toutes autant artistiques et créatives les unes que les autres.

Du coup, les voici toutes. Rendez-vous en 2020 pour les 5 prochaines.

Bravo au studio de prod Le Manoir pour le boulot!

Laquelle est votre préférée? Perso, j’aime bien la 2014.

2010

2011

2012

2013

2014

2015