Quels jeux acheter, où jouer. Le guide complet pour vos premiers pas dans l’univers des jeux de société

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Stairs at Villa Amor, Flickr, CC, by Villa Amor

Il y a de cela deux semaines je suis allé dans ma boutique de jeux préférée de Genève. Et j’ai surpris la conversation d’un couple de trentenaires qui rentraient pour la toute première fois dans cette véritable caverne d’Ali Baba.

Des boîtes multicolores empilées. Entassées. Ordonnées. Variées. Laquelle choisir? Sur leur visage je pouvais y lire un mélange de curiosité et de perplexité. Leurs regards coulissaient d’une boîte à l’autre. Sans s’arrêter.

Le vendeur, un ami, s’approcha alors d’eux pour les conseiller. Mais en vain. Après quelques minutes, le couple repartit. La queue entre les jambes. Effrayé. Par tant de choix. Abondance de biens nuit. Oui, abondance de biens nuit. Et dans cette boutique spécialisée en jeux de société, ce couple a dû ressentir une certaine paralysie. Quelle boîte acheter. Pourquoi ce jeu plutôt qu’un autre. Est-ce le bon choix. Allons-nous le regretter. Pourquoi payer un jeu 20-30 francs de plus que pour un autre jeu. Tant de questions qui ont eu raison du couple d’acheteurs. Joueurs. Débutants.

L’univers du jeu de société est bouillonnant. Dans toute l’histoire de l’humanité il n’y a jamais eu autant de jeux de société publiés que ces 5 dernières années. Entre le financement participatif qui chamboule tout et certains auteurs et éditeurs qui mitraillent le marché, comment s’y retrouver.

Voici un tout petit tout petit guide que Gus&Co vous propose. Pas grand chose. Juste de quoi bien commencer quand on se lance dans cet univers. Car oui, le jeu de société est bel et bien un univers. Avec ses codes. Ses particularités. Ses personnalités.

Où jouer?

Vous avez envie de découvrir les jeux de société mais vous ne savez pas comment, ni où. Et vous ne voulez pas tout de suite vous en acheter.

3 options s’offrent à vous:

1. Chaque grande ville (village?) compte une association, une MJC, un bar à jeux qui pourra vous accueillir. Souvent, on vous demandera une petite cotisation pour y participer. Qui vaudra la peine d’être payée pour découvrir des jeux.

2. Vos amis jouent déjà? Greffez-vous à l’une de leur soirée jeux.

3. Le calendrier ludique annuel compte moult réunions de joueurs passionnés. Toulouse, La Chaux-de-Fonds, Martigny, Bruxelles, Paris, etc etc. Renseignez-vous et vous trouverez peut-être un gros festival ou un petit événement pas très loin de chez vous. L’occasion idéale. Des tables. Du choix. Des animateurs prêts à vous recevoir pour vous expliquer les jeux.

Comment vous renseigner?

Vous voulez connaître les prochaines sorties? Lire des critiques? Vous informer sur le jeu de société en général?

3 options s’offrent à vous:

1. Online: internet regorge de sites et de blogs dédiés aux jeux de société. Dont Gus&Co. Déjà vous avez fait le bon choix de venir nous voir. Allez également faire un tour sur Ludovox. Tout nouvellement créé en 2014 mais déjà fort actif. Sinon TricTrac. Le plus gros site de jeux de société francophone. En freemium. JedisJeux aussi, toute l’actu ludique.

Si vous lisez l’anglais, mais que vous n’avez pas peur des sites qui piquent les yeux, BoardGameGeek. Le plus gros site de jeux de société au monde. Au monde. Américain. Mais pas du tout user-friendly.

2. Podcast: toujours sur internet, vous pourrez y trouver des sites proposant vidéos ou audio. Proxijeux, en VF. The Dice Tower, en anglais.

3. Presse: Plato est la plus grosse et ancienne revue mensuelle pro francophone de jeux de société.

Quels jeux acheter?

Vous avez essayé quelques jeux. Vous vous êtes informé. Vous êtes prêt à vous lancer. Mais vous ne savez quel jeu acheter.

Posez-vous 3 questions:

1. Pour quelle occasion destinez-vous le jeu? Une soirée délirante entre amis? Pour des parties avec votre partenaire? Avec des amis plutôt calmes qui aiment réfléchir?

2. Quel est votre budget? Le prix des jeux varie entre 10 et 100 euros. Avec une moyenne de 50 euros. Quel est le montant que vous êtes prêt à investir?

3. Avez-vous déjà entendu parler d’un jeu? Et si oui, lequel? Et si oui, pourquoi?

Toutes ces questions vous permettront d’affiner votre choix. Des soirées fun? Choisissez des jeux de l’éditeur belge Repos Prod, du délire en boîte. Des jeux à 2 joueurs uniquement? Partez sur les jeux de l’éditeur québécois Filosofia, leur gamme compte beaucoup de jeux uniquement à 2. Des jeux plus riches? Tapez dans l’éditeur Days of Wonder. Des jeux incroyables. Riches tout en restant simples. Tellement prenants.

En fait, le mieux est encore de commencer par des Gateway Games. Quelques titres pour découvrir les jeux de société modernes. Nous vous en proposons une longue liste en bas.

Où acheter?

Les jeux de société sont plutôt mal distribués. Si on trouve quelques titres-phares dans les grandes enseignes, la très très grande majorité des jeux de société demande de s’approcher de canaux de distribution plus… underground.

3 options s’offrent à vous:

1. Les boutiques « en dur ». Celles qui se trouvent dans votre ville. L’avantage évident est que vous pourrez voir les jeux, les toucher, les humer, et demander l’avis du commerçant. Il pourra vous conseiller.

2. Online. Quelques fois un poil moins chères que les boutiques « en dur ». Les boutiques online ont souvent des catalogues impressionnants. Ce que vous perdez en conseil à la clientèle vous le gagnez en choix. Essayez Philibertnet en France. Ou Ludokaz en Suisse.

3. Marché de l’occasion. Vous pouvez toujours trouver des jeux déjà utilisés sur des sites de revente. Ebay. Okkazeo.

Comment poursuivre?

Vous avez déjà acheté vos 2-3 premiers jeux. Vous avez passé vos premières soirées. Et vous voulez en savoir plus.

3 options s’offrent à vous (oui je sais, on vous l’a déjà fait):

1. Online. Des sites plus pointus vous proposent des critiques. Vindjeux. Ludigaume. Geeklette. Plusieurs auteurs ont également un blog dans lequel ils parlent de leurs jeux tout en parlant de leur métier : Bruno Cathala. Bruno Faidutti. Antoine Bauza.

2. Forum. Fréquenter les forums fort actifs de TricTrac et Boardgamegeek vous donnera accès à un monde de passionnés. Passionnant.

3. IRL. Sortez. Rencontrez du monde. Trouvez des associations. Des bars à jeux. Des festivals. Des salons.

Et bientôt, vous en saurez plus que nous. Et c’est vous qui proposerez un guide pour bien commencer dans l’univers des jeux de société.

Quelques liens pratiques et utiles

Les meilleurs Gateway Games

Où jouer à Genève

Où jouer à Lyon

TricTrac

Ludovox

BoardGameGeek

Philibert

Ludokaz

Proxijeux

The Dice Tower

Les photos du Sherlock Holmes Live

Galerie

Quelle est la meilleure date de l’année pour sortir un jeu

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Calendar made by posst it with copy space

Calendar made by posst it with copy space

C’est une question que tous les éditeurs se posent au moment de planifier leurs sorties. Quel moment de l’année préférer pour sortir son jeu? Pour toucher le plus grand public possible et s’assurer les meilleures ventes?

Avec 2’000 jeux qui sortent sur le marché, la fenêtre de tir d’un jeu se rapetisse de plus de plus. Les éditeurs doivent faire preuve de stratégie. Pour ne pas rater la sortie de leur jeu et vendre le plus de boîtes possible.

Quelle est LA date ultime la plus efficace et la plus rentable pour sortir un jeu?

Evidemment, pas toujours facile pour un éditeur de contrôler la sortie exacte de son jeu. Surtout s’il est produit en Chine. Puisqu’il faut rajouter les délais de prod et de livraison.

5 possibilités s’offrent aux éditeurs.

1. Septembre

Septembre est LE mois idéal. Le plus rentable. Le plus efficace.

Les éditeurs vont sortir leur jeu en août en grande avant-première à la Gen Con, et quelques jours / semaines plus tard en Europe.

Les avantages? Bénéficier du tremplin publicitaire de la Gen Con, les joueurs européens auront déjà entendu parler du jeu. Et surtout, surtout, septembre est avant octobre. Et octobre, c’est Essen. Et Essen, c’est 800-900 jeux qui sortent EXACTEMENT en même temps. Autant éviter d’être submergé.

Depuis 2-3 ans que la Gen Con attire de plus en plus d’éditeurs européens, septembre est devenu le mois sélectionné pour de nombreuses sorties. 2015 ne sera pas en reste.

2. Octobre

Octobre, c’est Essen. La méga-foire du jeu. Comme vu plus haut, ce sont entre 800 et 900 qui sortent en même temps. C’est tentant de faire pareil. Et comme Essen attire près de 150’000 visiteurs sur 4 jours, ça en fait des clients qui se ruent dans les allées.

3. Juin

Juin est un mois plutôt calme. Les grands salons, Essen, Cannes, étant passés depuis un bon moment, il y a un creux dans le calendrier ludique à saisir. Et juin, c’est juste avant les vacances d’été. Une période idéale pour passer ses soirées à jouer.

4. Décembre

Décembre. Noël. Les magasins de jeux réalisent leur gros chiffre d’affaire juste avant les fêtes. Un jeu de société est toujours un cadeau bienvenu.

5. Renégat

Alors évidemment, si tous les éditeurs attendent ces quatre mois pour sortir leurs jeux, cela crée un « embouteillage commercial ». Comme Essen. Tout le monde sort son jeu en même temps.

Une autre option s’offre aux éditeurs. Jouer la carte du « renégat ». De la surprise. Sortir son jeu à un moment de l’année quand personne ne s’y attend. Tout seul. Ce qui présente l’avantage de surprendre. De questionner. D’intéresser.

Photos et debrief du Bar à Jeux de mai

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Chaleureuse. Voilà, tout est dit.

Une chaleureuse soirée. On a même sorti une table en terrasse pour jouer tellement il y avait du monde. Du beau monde. Une ambiance de fou. On se serait cru en famille.

Merci à Pierre-Yves Franzetti, éditeur et distributeur, qui a fait le déplacement depuis le Valais pour venir passer la soirée avec nous. Et nous présenter Krosmaster Arena, dispo en Suisse depuis peu.

Merci également à Antoine, l’éditeur de Superlude pour les jeux, fort appréciés. Dont Koba.

Vivement la prochaine soirée au Bar à Jeux de Genève. Samedi 13 juin. La toute dernière avant l’été.

Avec deux éditeurs invités. Et des jeux en grande avant-première mondiale.

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Le Bar à Jeux de Genève remercie tous ses partenaires qui le font vivre,

Le CPV pour le local

La boutique de jeux online Philibert

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La boutique spécialisée de jeux à Genève Xénomorphe

Espace-Terroir, pour les fruits de la région et de saison

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Pour les jeux, le magasin de jeux à Carouge, Genève

Pour les jeux, Hurrican, éditeur chatoyant de jeux (aussi chatoyants)

Helvetia Games, éditeur et distributeur de jeux

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Plato Magazine, un mag chatoyant francophone qui parle de jeux de société, à découvrir au Bar à Jeux

plato-logo

Asmodée, le plus grand éditeur et distributeur de France (voire du monde?)

Logo_Asmodée

Iello, important éditeur et distributeur en Europe

LOGOIELLO

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les éditeurs de jeux sans n’avoir jamais osé le demander

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Editeur de jeux, c’est LE métier idéal. La belle vie assurée. Si si croyez-nous. Pour rédiger cet article nous avons interviewé 217 éditeurs.

Voici les 10 vérités vraies sur les éditeurs de jeux de société.

1. Les éditeurs sont tous célèbres.

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La preuve, ils sont obligés de se déplacer avec une cabine téléphonique pour se cacher dedans pour éviter les hordes de groupies. Groupies. Terme des années 80. Car oui, les éditeurs sont des gens connus. Très connus.

2. Les éditeurs roulent sur l’or. C’est bien connu.

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Comme les éditeurs de jeux vendent chacun entre 300’000 et 5 millions de jeux, ils sont tous multimillionnaires. Voire plus, en fait.

3. Les éditeurs reçoivent tous les jours des proto de jeux hyper originaux.

original

Il est rare que les éditeurs reçoivent des copies du Monopoly. Ou du jeu de l’oie. Non, en règle général, les éditeurs reçoivent tous les jours des jeux originaux à essayer. Et ensuite à éditer.

4. Les éditeurs ne prennent aucun risque. Jamais.

risk

Le métier d’éditeur de jeux est un métier tranquille. Sans aucun risque. Surtout pas financier. C’est bien connu.

5. Un job tranquillou.

Chill

Le métier d’éditeur de jeux est peinard. Pas besoin de courir les salons. Les conventions. Les fabricants. Les illustrateurs. Les auteurs de jeux. Non non, tranquillou on vous dit.

6. Un métier sans grande concurrence.

concurrence

Il y a combien d’éditeurs de jeux de société aujourd’hui dans le monde? 2? 3? Voilà.

7. Le métier d’éditeur de jeux est très facile, après tout.

facile

Certains disent que pour être éditeur de jeu il faut maîtriser plusieurs corps de métier. Graphismes. Ergonomie. Développement. Coordination. Gestion de projet. Marketing. Mais non. Ils se trompent. Un éditeur de jeux est une grosse feignasse qui ne fait pas grand-chose d’autre que jouer toute la journée. C’est prouvé.

8. Les éditeurs de jeux jouent toute la journée.

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Comment ça je l’ai dit juste avant? Mais non pas du tout.

Les éditeurs de jeux passent leur journée à jouer. A essayer de nouveaux jeux über-originaux. A s’amuser. C’est bien connu.

9. Les éditeurs de jeux n’ont pas besoin d’un second métier.

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En fait le métier d’éditeur de jeux est tellement rentable qu’ils peuvent très bien ne vivre que de cette activité. Tous. Sans exception. Si si croyez-nous.

10. Les éditeurs de jeux se moquent des critiques de jeux.

stab

Ben ouais. Écrites par des culs-terreux qui n’ont aucune idée, les (mauvaises) critiques sont toutes fausses. Toutes. Surtout sur les blogs. D’ailleurs, les éditeurs de jeux ne les lisent jamais. Ils n’ont pas le temps. Ils jouent toute la journée.