Urban Panic, les règles en français

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Urban Panic est l’un des jeux de l’éditeur polonais G3 qui est sorti à Essen la semaine passée.

Michaël Ferrari est non seulement vaudois mais également grand fan de jeux de société. A tel point qu’il vient de traduire lui tout seul les règles du jeu. Officiellement puisque son nom est mentionné dans les règles.

Michaël nous fait l’immense plaisir de nous les proposer sur Gus&Co.

Les voici pour vous en AP.

Essen 2014, des jeux Ouate de Phoque

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Vous nous connaissez sur Gus&Co, dès qu’on peut vous présenter du gros ouate de phoque on est tout contents.

Essen, c’est également l’occasion de tomber sur des gros jeux portnawak. La preuve:

Promis, l’année prochaine on vous en trouvera d’autres.

Sherlock Holmes Live, les photos

Galerie

Essen 2014, mes 10 pas coups-de-coeur

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Angry Sheep Red, Flickr, CC, by Kyle May

Angry Sheep Red, Flickr, CC, by Kyle May

 Après la liste des 10 meilleurs jeux d’Essen et

nos 10 coups de cœur,

voici nos 10 pas coups-de-cœur1

Mercredi soit-disant journée pro: éditeurs tendus, stands pas prêts, jeux pas dispo, au final, peu d’intérêt. Comme journaliste, à éviter les prochaines années.

2

Diamonds. un jeu de cartes chez Stronghold, gros gros « cul-de-chouette » (cf. Perceval dans Kaamelott).

3

Les jeux Queen Games, éditeur en grosse perte de vitesse depuis quelques années, aux jeux moyens et aux règles calamiteuses, alors que cet éditeur nous a proposé tant d’excellents titres au début des années 2000.

4

La réédition hideuses de Sankt Petersburg. La toute première édition comportait des illustrations originales, particulières. Celles de la version 2014 sont juste… laides, plates et aux couleurs criardes inutiles et au plateau terne fini à la va-vite. Gros fail.

5

La grosse déception de la version jeu de plateau de Magic, une pâle copie de Heroclix, également propriété de Hasbro. Gros buzz avant le salon, le jeu ne présente au final que très peu d’intérêt et d’originalité. Ou comment (mal) exploiter une grosse licence. Photos et compte-rendu ici.

6

Halle 4 vide de chez vide. Les organisateurs avaient annoncé ouvrir cette halle supplémentaire pour sortir des chiffres de surface impressionnants alors qu’en réalité il n’y avait que 3 éditeurs qui se couraient après et que les 97% de la halle étaient fermés. Et pratiquement aucun visiteur. Déprimant. Je plains sincèrement les éditeurs qui s’y trouvaient…

7

Ok j’exagère, mais pratiquement un éditeur sur deux profitait du salon pour faire sa pub pour son prochain Kickstarter à venir. Oui, Kickstarter s’est décidément bien implanté dans le monde du jeu de société. Et moi le crowdfunding, je trouve ça très moyen, pour trois raisons:

  1. on achète un produit avant qu’il n’existe, et qui peut très bien ne jamais exister si le responsable décide de se barrer avec la caisse, et c’est déjà arrivé
  2. déjà que les magasins de jeux ont de la peine à tourner, avec le crowdfunding ils sont tout simplement écartés de la chaîne de distribution puisque le jeu passe de l’éditeur à l’acheteur, et souvent au même prix que dans un magasin. Alors oui, on pourra dire que Kickstarter permet à de nouveaux jeux d’être produits, jeux qui pourront ensuite connaître une commercialisation via boutiques, mais de nombreux acheteurs auront déjà obtenu leur jeu via crowdfunding. Et tous les jeux ne connaissent pas le même succès que Zombicide (en actuelle perte de vitesse commerciale). D’autant que notre loisir est extrêmement mal connu, et en lançant ainsi des jeux en court-circuitant les canaux traditionnels, on ne rend pas service aux jeux de société qui ont besoin des boutiques pour se faire connaître auprès du public. Une fausse bonne idée, somme toute.
  3. la qualité ludique n’est pas nécessairement au rendez-vous. Comment savoir si le jeu est bon sans l’avoir vu ou essayé au préalable?

8

Des dés, partout: El Gaucho, Panamax, Nations version dés, Pandémie version dés, Panthalos, Marvel Dice Masters, Dice Brewing, Ciub, etc etc etc ad nauseam. Effet loupe ou réelle tendance?

9

Certains jeux très… misogynes, présentant des décolletés généreux, notamment Lap Dance des grecs d’Artipia. Peut-on jouer de tout? Nous en avons déjà parlé il y a quelques temps.

10

Plusieurs éditeurs peu inspirés qui ne faisaient que proposer extensions et rééditions: Matagot (extension Cyclades, réédition Sun-Tzu), Repos Prod (extension 7 Wonders, extension Mascarade, réédition Cash n’Guns hyper-laide formatée pour le marché US), Mac Gerdts / PD Verlag (réédition Antike, extension Concordia), Friedemann Friese / 2F (réédition Funkenschlag, réédition FrischFisch), Martin Wallace / Treefrog (Mythotopia, adaptation pour 4 joueurs de A Few Acres of Snow), Ignacy Trzewiczek / Portal (Imperial Settlers, reboot réussi de 51e Etat), Moonster Games (Choson, reboot ultra léché et un poil plus complexe que Koryo, mais ultra quand même la même chose)… Et il y en a certainement d’autres.

Bref, service minimum, sortir quelque chose à Essen pour sortir quelque chose à Essen. Sans compter les quelques éditeurs qui présentaient le même jeu qu’en 2013.

Et vous, quel pas-du-tout coup de cœur avez-vous eu?

Essen 2014, mes 10 coups-de-coeur

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lowell heart, Flickr, CC, by  Nathan Proudlove

lowell heart, Flickr, CC, by Nathan Proudlove

Un gros gros salon cette année. Un jeudi plutôt calme pour trois autres jours bien remplis. On n’a pas encore les chiffres exacts de fréquentation mais comme ça, à vue de nez, à comparer aux autres années, on n’est clairement pas dans une diminution.

Et vous avez déjà vu les 10 meilleurs jeux d’Essen?

Voici 10 de mes coups de cœur: jeux, ambiance, expériences, en vrac et pas classés:

1

Rencontrer Ted Alspach, géant sympathique: l’auteur et éditeur de Bézier Games est décidément une personnalité extrêmement touchante.

Qu’il soit en plein montage de son stand, croisé dans les couloirs (même du parking) ou en train d’expliquer des règles, Ted prend toujours le temps de vous serrer la main de sa paluche d’ours pour vous remercier de vous être arrêté pour discuter avec lui. Chaque rencontre avec Ted vous laisse tout plein d’étoiles dans la tête.

Et les trois jeux qu’il présentait cette année sont très bons: One Night Ultimate Wereworf, un Loup-Garou minimaliste extrêmement concentré qui dure… 15 minutes à peine. Subdivision, reprenant quelque peu Suburbia pour en proposer un autre gameplay. Et bien sûr Castles of Mad King Ludwig faisant partie de notre TOP 10 des meilleurs jeux d’Essen 2014. Trois belles sorties (enfin, surtout Castles).

2

Le stand et l’accueil extrêmement sympathique de Blue Orange, avec deux bons jeux toniques et rafraîchissants, Dragon Run et King’s Gold (bientôt la critique sur notre site).

3

Rencontrer des gens, auteurs, éditeurs, blogueurs, twitteurs, tous ces noms qu’on lit/entend/voit toute l’année et qui se retrouvent et se concentrent à Essen. Avec une myrtille d’enfer (pourquoi une banane et pas une myrtille?).

4

Très bien manger pendant toute la durée du salon. Vegan. Hors du salon.

Les Allemands sont bien étranges, autant c’est la patrie de la saucisse, autant on trouve extrêmement facilement des alternatives végétariennes et vegan succulentes. Haaaaa, si nos pays francophones pouvaient en prendre de la graine (bio)…

5

Le jeu World of Yo-Ho à sortir en 2015 (GenCon?), uniquement composé d’un plateau et se jouant au moyen de smartphones.

Gadget pour simuler les combats? Non, car les smartphones permettent d’effectuer des actions dans les ports, et le jeu propose tout un aspect narratif intéressant avec des missions à effectuer, différents scénarios. On se croirait dans Fortunes de Mer, mais en beaucoup mieux. On pourrait même, pourquoi pas, exploiter ce jeu comme support pour du jeu de rôle, et on peut facilement imaginer de nouveaux scénarios disponibles au téléchargement.

Bref, une véritable innovation et pas qu’un simple gadget.

6

Suivre les tribulations et tourments de l’éditeur d’Helvetia Games lançant à Essen son tout premier Kickstarter pour de nouvelles équipes pour Helvetia Cup et comptant chaque pledge. Non, décidément, le métier d’éditeur n’est pas de tout repos.

7

J’ai pu visiter certains backstages, mais c’était à peine la pointe de l’iceberg. Comme visiteur, on ne se rend pas du tout compte qu’il existe un Essen public, et un autre plus… Feutré et confidentiel. VIP comme on dit.

La plupart des grands éditeurs de la halle 3, Asmodée bien sûr, Kosmos, DoW, Gigamic, possède en réalité des espaces cachés dans lesquels se déroulent toute une partie pro totalement invisible aux yeux des visiteurs : signature de contrats de distribution, rencontres avec des auteurs, interviews, etc.

8

Avoir ENFIN pu récupérer deux jeux financés sur Ulule il y a plus de deux ans aux éditeurs… Comment dire…

9

Passer un petit moment survolté avec Dennis Kirps, cet auteur Luxembourgeois extrêmement sympathique et méconnu qui avait 4 (!) jeux édités sur le salon. 4 (presqu’autant qu’un Cathala). Souvenez-vous de son nom, Dennis Kirps pourrait bien un jour prochain rejoindre l’Olympe ludique aux côtés des Feld, Bauza, Rosenberg, Faidutti, Knizia, Cathala…

10

Me rendre compte que notre loisir / hobby / passion est toujours en effervescence. Avec un salon ultra-plein, c’est pure jubilation que de savourer les jeux de société en société.

Et vous, quel était votre coup de cœur cette année?