Escape: des bandes-sons exclusives

Par défaut

escape

Arnaud G., anciennement journaliste au défunt JSP, nous fait l’honneur de rejoindre la Gus&Co Team.

Pour sa toute première contribution, il nous propose ici 3 nouvelles bandes-sons pour Escape qu’il a assemblées lui-même. Escape, pour ceux qui ne connaissent, est un jeu de dés frénétique à temps réel, coopératif et en simultané, gros carton en 2012. A jouer avec une bande-son immersive fournie avec le jeu. Mais il y en a très peu. Arnaud a donc décidé de nous en offrir de supplémentaires. Arnaud, bienvenue à toi sur Gus&Co!

Je ne sais pas vous, mais j’adore Escape. Le challenge coop, totalement modulable, dans une ambiance à peine un poil légèrement stressante, c’est jouissif… Mais à force d’enchaîner les parties, force est de constater qu’on se lasse un peu des trois pistes proposées par Queen Games. Du coup, je me suis pris par la main et j’ai commencé à mixer des morceaux pour apporter un peu de variété. La structure temporelle est respectée au possible (modulo une ou deux secondes en général pour des questions de rythme). Pour les technophiles curieux, tout a été fait sous Audacity.

Si  vous avez des idées ou des envies particulières, n’hésitez pas à me solliciter dans les commentaires, j’essaierai de vous contenter dans la mesure du possible (le plus difficile étant de trouver des musiques qui collent vraiment à l’ambiance, le reste c’est presque que du Lego…). Et je serais également très curieux d’avoir vos retours sur ces assemblages (j’ose pas trop parler de composition à ce stade…).

 1er morceau

Ma première tentative, pas forcément ma préférée, mais qui reste en adéquation avec le thème principal du jeu : le temple perdu. Pour cette mouture je me suis essentiellement servi de musiques d’origine maya trouvées sur Youtube. La partie rythmée de la bande est elle tirée d’un morceau des excellents "Two Steps from Hell". Enfin, le bruitage de fond est également tiré de Youtube.

La première bande-son

 2e Morceau

Suite à un échange avec notre ami Gus, il m’a proposé de changer un peu de registre. Aussitôt dit aussitôt fait. Une bande-son plus angoissante, basée presque exclusivement sur l’OST du formidable Metroid: Other M sur Wii. Une fois encore, j’ai récupéré les sons sur Youtube.

Un petit détail : afin de coller davantage à l’ambiance plus "space", j’ai remplacé les gongs par des sirènes, et le temple qui s’écroule par une explosion. Saurez-vous vous échapper du temple maudit de l’espace et rejoindre votre capsule de sauvetage à temps…?

La deuxième bande-son

3e morceau

Bon, Gus ne voulait pas commencer cette rubrique sans avoir au moins trois joujoux à proposer. Donc un troisième et dernier morceau pour le moment (si ça vous plait, j’en ferai d’autres). Cette fois, je me suis imposé comme contrainte de ne prendre que des morceaux issus de la licence Zelda (oui bon ok, y’en a un paquet). Du coup j’ai trouvé presque tout mon bonheur dans les opus Skyward Sword et Ocarina of Time. Sans doute un peu moins violent que le précédent, mais pas bisounours pour autant.

La troisième bande-son

Voilà, c’est tout pour le moment, mais j’en pondrai sans doute d’autres.

Encore une fois, je suis preneur de toutes vos remarques et idées.

Arnaud G.

 

Chiche!

Par défaut

couv

Limp nous revient avec la présentation d’un livre / jeu / œuvre ludique extrêmement originale.

Et non, sur Gus&Co nous ne parlons pas que de jeux de plateau mais aussi de tout ce qui est en rapport avec le jeu. Voilà, c’est dit. A toi Limp:

Chiche ! En voilà un titre plein de promesses !

Mais commençons par le commencement : "Chiche !" n’est pas un jeu de société. Non.

Il s’agit plutôt d’un livre, signé des éditions Philomèle et tiré au format Bande Dessinée.

D’ailleurs, il y a un peu de BD là dedans, mais pas que…

Et si je vous en parle, c’est que sur sa couverture est estampillée "Livre-jeu", terme souvent employé à une époque pour parler des "livres dont vous êtes le héros", ces livres jeux de rôles, se jouant en solitaire avec un matériel des plus sobres.

Mais "Chiche!", ce n’est pas ça. Son illustration de couverture, ajoutée à cette fameuse pastille évoquant le ludique, m’a donné envie d’en savoir plus. Et comme j’ai apprécié la chose, me voici à vous en parler. Si l’article vous tente, peut être viendrais-je une autre fois vous détailler tous les livres et BD s’approchant de près ou de loin à notre univers du jeu, d’ailleurs. A vous de me dire si cela vous tente ou pas…

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos patates, qui n’en sont pas. En effet, les deux protagonistes de ce livre illustré tout en noir et blanc, Bull’ et Gomme, ressemblent à des patates, ou à des Barbapapa.

Ils vont proposer à nos enfants des rébus, des mots ou des expressions à retrouver de façon très ludique. Quand on pense avoir trouvé la réponse, on la cherche sur la page de droite, cachée sur un dessin composé de plein de détails et de mots insolites mais restant dans la thématique de la réponse à notre énigme. Une sorte de "Où est Charly ?" (qui revient juste au moment où j’écris ces lignes, dans une version collector, via Blue Orange Games) quoi, ou Criminal Case pour ceux qui préfèreront cette référence. En terme de jeu de société, cette seconde partie du jeu nous rappelle au bon souvenir de Twin It !

charly

Et comme il s’agit d’un livre, je me permet de faire un autre rapprochement aux Livres Dont Vous Êtes Le Héros en disant que nos chères têtes blondes pourront à loisir commencer par s’attarder sur cette seconde page dans l’espoir qu’elle les aide à leur mâcher le travail pour la résolution de la page de gauche, un peu comme, vilains petits tricheurs que nous sommes, nous allions parfois voir ce qu’il allait advenir de nous si nous options pour "nous rendre" à tel numéro, mais aussi à tel autre, pour ensuite seulement faire notre "choix"… ;)

En tout, pour 11€, vous aurez ainsi accès à 18 petits exercices ludiques, pédagogiques, éducatifs… bref, du tout bon. Nos chers Bull’ et Gomme encouragent même nos enfants sur une page en grande partie vierge à venir y déposer tous les mots qui leur passent par la tête. Peut être ainsi pourront-ils curieusement regarder des années après ceux qu’ils avaient annotés.

Chiche ! Est un joli ouvrage vraiment bien réussi auquel même les adultes se plairont à s’essayer. Une sorte de petit cahier-vacances avant tout ludique mais que l’on conservera aussi pour son esthétique. Bravo.

Le lien pour commander Chiche! sur Amazon

 

un des 18 jeux

Analyse : l’industrie du jeu en 2013

Par défaut

logofinal

L’excellent site américain d’informations ludiques Purple Pawn vient de publier les résultats de son étude sur l’industrie du jeu dans le monde en 2013.

Pour cela, le site a contacté près de 300 compagnies dans 20 pays et 40 Etats américains. D’après les résultats, en terme financier la grande majorité dit aller bien, voire même mieux que l’année précédente. 13% disent toutefois aller moins bien.

Chose intéressante, la moitié des éditeurs utilisent déjà Kickstarter ou comptent le faire prochainement.

En terme de quantités, les quatre meilleurs jeux vendus en 2013 sont : Magic (Hasbro), Warhammer miniatures (Game Workshops), Les Colons de Catane (version US Mayfair) et enfin Pathfinder le jeu de rôle (Paizo). Les ventes de Dominion se sont écroulées, remplacées en 5e position par Yu-Gi-Oh (Konami).

Juste dommage que l’analyse "détaillée" ne fasse que 16 pages, dont 9 à préciser qui a participé à l’étude. Au final, ce ne sont que 7 pages d’analyse, 7 pages plus ou moins vagues et pas particulièrement précises. Mais quand même, ça donne une vision globale de l’industrie ludique en 2013.

L’analyse en détail peut être téléchargée ici:

PDF-download-icon

Tendance : est-ce que la Gencon change la donne?

Par défaut

gen-con-logo

Soyons honnêtes: le Festival International de Cannes 2014 fut une déception. Pas en terme de rencontres, le public comme les éditeurs et auteurs furent extrêmement sympathiques, ni en terme d’organisation, tout s’est très bien déroulé, mais en terme de sorties de jeux.

En effet, les grandes nouveautés ludiques sorties juste pour l’occasion étaient plutôt rares, la grande majorité des éditeurs se contentant de présenter leurs prochaines sorties 2014 : Space Cowboys avec Black Fleet, Bombyx avec Abyss, Deus et l’Auberge Rouge chez Pearl Games, Lords of Xidit et Loony Quest chez Libellud, Witness, Concordia et Drake chez Ystari, et j’en passe.

Le FIJ fut plutôt une vitrine des jeux à venir. Et à chaque fois que je demandais aux éditeurs la date de sortie, la réponse la plus fréquente fut : fin août / début septembre en Europe, avec une sortie en avant-première pour la GenCon. Depuis 2-3 ans, la GenCon est devenue un événement majeur dans le calendrier ludique, tendance qui va clairement se renforcer en 2014 et ces prochaines années.

gencon

La GenCon, établie à Indianapolis depuis 2005, existe depuis 1968 (!). Elle a été créée par feu-Gary Gigax, le papa du cultissime jeu de rôle Donjons&Dragons.

Chaque été, fin juillet ou mi-août, pendant 4 jours, ce sont des dizaines de milliers de visiteurs / joueurs, près de 50’000 en 2013, qui viennent pour acheter, mais pas que. Sur 5 halles, une seule est réservée aux stands des éditeurs, les autres le sont uniquement pour le jeu: multiples tournois, parties d’initiation, etc.

La GenCon est la plus grosse convention en Amérique du Nord et correspond plus ou moins à notre Essen européen à nous. Presque. Car si Essen fait la part belle aux achats, soyons clairs, il est toujours extrêmement difficile de jouer sur le salon.

Bref, en 2-3 ans, la GenCon d’Indianapolis est devenu le nouveau rendez-vous impératif des éditeurs francophones. Et au vu du peu de sorties à Cannes cette année, je pourrais même affirmer que la méga-convention américaine a supplanté l’événement de la Croisette. Il est certes toujours nécessaire pour les éditeurs et auteurs d’être présent au FIJ de Cannes, rien que pour se faire voir, mais la GenCon est le nouvel Eldorado des éditeurs francophones. Pourquoi?

marche

Est-ce que le marché européen stagne et que le marché américain représente un nouvelle plateforme intéressante? Il y a certainement un peu de cela. Tout nouveau marché est bon à prendre, surtout qu’en terme de chiffres, les US sont quand même le troisième pays le plus peuplé au monde, et en y rajoutant le Canada, anglophone et francophone, le bassin de population devient juste immense. D’autant que le marché du jeu en Europe est un marché de niche concentré sur les rares boutiques spé. Tandis qu’aux US, le marché est beaucoup plus établi avec un e-commerce très présent et logique avec le vaste territoire américain. Soyons clairs, il est toutefois encore très difficile d’obtenir la grande majorité des titres ludiques européens dû à une difficile distrib outre-Atlantique. D’où l’intérêt d’être présent à Indianapolis pour améliorer sa présence sur sol américain.

Mais surtout, la GenCon, comme Essen, attire plusieurs centaines de milliers de visiteurs, donc acheteurs potentiels, sans parler de l’engouement médiatique que représente l’événement, une excellente plateforme publicitaire qui génère visibilité et envie des européens, qui devront encore attendre 1d6 semaines avant d’obtenir les nouveautés sur le Vieux Continent.

calendrier

Cannes, trop rapproché d’Essen? Essen, c’est évidemment l’événement majeur / capital dans le calendrier de tout éditeur. L’année passée, record historique, plus de 800 jeux y furent présentés (Essen en 11 chiffres). Ne pas être présent à Essen avec un nouveau jeu c’est un peu "rater" son année, même si du coup son jeu est perdu dans la masse, et c’est peu dire.

Cannes a lieu fin-février début mars, juste après les fêtes de fin d’année, quand le soufflet d’Essen est retombé. Difficile donc pour les éditeurs de relancer la machine si rapidement après Essen. La GenCon permet donc aux éditeurs de respirer quelques mois pour de nouvelles sorties mi août.

D’autant que mi août n’est pas si loin d’octobre, donc pour les plus petits éditeurs, ou moins "gourmands", le seul jeu présenté à Indianapolis pourra être "recyclé" deux mois plus tard à Essen.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, en avril, et depuis plusieurs semaines, les sorties sont plutôt rares, tous les éditeurs préparent la GenCon et / ou Essen, le rush risque d’être hallucinant en septembre-octobre.

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je trouve ce premier semestre très morne en terme de sorties. Essen, et maintenant la GenCon, demande une certaine concentration et préparation des éditeurs pour pouvoir sortir leurs galettes au "bon moment". Je mets entre guillemets, car si tous les éditeurs de jeux font pareil, je ne suis pas persuadé que le "bon moment" soit véritablement le "bon moment"…

meute

Tous les éditeurs francophones se connaissent, se fréquentent, et, chose inouïe, pour la plupart, s’apprécient. Je me demande si les patrons de Samsung, HTC et Apple vont boire des godets ensemble, jouer au bowling ou passer des vacances de ski. Les éditeurs de jeux, oui, alors qu’ils sont tous concurrents! Dingue.

Depuis 2-3 ans donc, depuis qu’Asmodée US y a une forte délégation, de plus en plus en d’auteurs et éditeurs européens font le déplacement à la GenCon, ce qui motive alors d’autres collègues à faire pareil. Effet boule de neige, malgré la distance, 15h de vol depuis la France, et les coûts.

public

Un autre facteur rend la GenCon intéressante pour les éditeurs : son public. Au contraire des Européens que nous sommes, les Américains sont encore très peu "blasés" car ils ne sont pas "inondés" par autant de titres que nous. Le marché européen, même si de niche, est extrêmement bien distribué intra-Europe, ce qui n’est clairement pas le cas aux US (relire la chapitre "marché"). Le public est donc moins "gavé", plus ouvert à la découverte, même si bien différent du public européen.

Si les Américains sont connus pour préférer l’Ameritrash, jeux à thème fort et au matériel élaboré, plutôt qu’à des mécaniques ripolinées mais au thème collé, les Eurogames, ce public n’a en fait pas eu tellement la chance de découvrir autre chose, l’Ameristrash étant fortement implanté aux Etats-Unis, logique.

gus&CoBon, ne nous reste plus qu’à trouver un éditeur qui veuille bien nous financer le déplacement pour aller couvrir l’événement. Ou attendez, nous pourrions lancer une campagne Kickstarter pour ça, c’est bien la mode, non?

Et Cannes? En ce qui nous concerne, après notre déception de cette année, nous ne pensons plus nous rendre à Cannes, en tout cas pas ces prochaines années. Nous ne trouvons l’événement plus véritablement "nécessaire" en terme de sorties, comme vu dans cet article un shift est clairement en train de s’effectuer au profit des US.

D’autant que Nadine Seul, présidente du FIJ et son comité organisateur, se sont montrés plutôt malhonnêtes: avant de partir à Cannes ils nous ont très gentiment proposé de prendre en charge les frais de déplacement pour venir et couvrir le salon, comme ils le font avec d’autres collègues journalistes en leur offrant le logement ou autres.

Une fois sur place, nous leur avons donné les quittances. Ils ont alors louvoyé pendant toute la durée du festival en prétextant être beaucoup trop occupés, et ils ne nous ont finalement rien remboursé du tout ni répondu à nos courriels après l’événement. Malhonnête. Nous hésitons à les poursuivre en justice, mais ça serait bien trop long et compliqué. Donc pas super motivé par retourner à Cannes voir cette bande de malandrins.

Cette année, la GenCon aura lieu du 14 au 17 août 2014.

Et vous, avez-vous prévu de vous rendre prochainement / une fois / jamais à la GenCon?

Gagnez des millions au casino. En trichant? Le cas de Phil Ivey

Par défaut

philivey11.gif

Cette histoire est en train de faire le tour du net, et pour cause, elle implique l’un des plus grands joueurs de poker au monde, Phil Ivey.

Phil Ivey est poursuivi en justice par le casino américain Borgata pour avoir gagné 10 millions de dollars au baccarat. Cas intéressant, car Phil avait déjà procédé de la même manière dans un casino britannique en 2012, Crockfords, mais cette fois c’est Phil qui poursuit ce casino qui refuse de lui verser de 12 millions de dollars, pour les mêmes raisons.

Comment est-ce que Phil a fait pour tricher? Les cartes utilisées au baccarat (aussi appelé Punto Banco ou Chemin de Fer) présentent en fait un léger défaut de fabrication.

zffvkeqbzcvqtmmaoxhf

Avec un œil averti et en orientant les cartes d’une certaine manière dans le deck, le joueur peut plus ou moins déterminer quelle carte sortira et si c’est à son avantage de miser.

Phil a donc empoché la rondelette somme 10 millions de dollars en procédant de la sorte. Le casino le poursuit aujourd’hui en justice, ainsi que l’entreprise qui manufacture les cartes.

Y a-t-il eu tricherie, ou est-ce que Phil a juste réussi à exploiter une faille dans le système et qu’il est innocent? Qu’en pensez-vous?

Source : Regressing.deadspin,com

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 227 followers