Analyses & psychologie du jeu,  Boîte à Outils

Les places de jeux

Des toboggans, des balançoires, des jeux.


Les Places. De jeux

Est-ce que vous avez des enfants ? Si oui, vous devez peut-être les connaitre, ces lieux, pour y avoir passé parfois des heures. Je veux parler des places de jeux.

Si sur Gus&Co nous parlons des jeux, de société, de rôle, de cartes, parfois de jeux vidéo, nous n’avons jamais, jamais, jamais parlé de ces places, dédiées dans leur entièreté au jeu. Au jeu physique, tel que faire du vélo, courir, se cacher, grimper, glisser, etc. et au jeu simulé, comme jouer aux bandits-voleurs, etc.

Et comme tout jeu, les places offrent de formidables plateformes aux relations humaines, enfants-enfants, enfants-adultes, et également adultes-adultes. C’est ce que nous allons voir aujourd’hui. Nous allons nous intéresser de près à ces places si particulières qui s’égrènent dans nos villes.

Dans la place

Depuis plus 13 ans que notre blog existe, à raison d’un article par jour, nous en avons publié des articles ! Si certains sont très bien où ils sont, dans le ventre, dans les archives du blog, d’autres, en revanche, méritent qu’on s’y attarde, qu’on y revienne. C’est ce que nous allons dorénavant vous proposer, chaque mercredi, un article paru sur notre blog il y a plus ou moins longtemps. C’est ce que nous appellerons désormais la « boîte à outils du jeu de société », des sujets, des analyses qui pourraient vous (ré)intéresser. Des sujets indémodables, pratiques et utiles.

Mais nous n’allons pas juste faire du copier-coller, en les ressortant de leur léthargie. Nous allons en profiter pour leur offrir un petit ravalement de façade, une mise à jour parfois nécessaire, depuis le temps que ces articles traînent et prennent la poussière numérique.

Après la Boîte à Outils de la semaine passée, comment l’imagination façonne le jeu, une fois n’est pas coutume, nous changeons aujourd’hui les « règles du jeu » de cet article Boîte à Outils du mercredi pour « jouer avec les codes ».

Plutôt que de recycler un vieil article, nous sommes partis d’un précédent pour vous proposer une autre, une nouvelle réflexion, enrichie aujourd’hui. Rebondir pour mieux sauter, ou un truc du genre.

Tout a commencé avec celui-ci, paru il n’y pas si longtemps, dans le « monde d’avant, le 16 septembre 2019 : Pourquoi le jeu est tellement important pour les enfants. Tout petit retour en arrière, réédition, comme cela se fait beaucoup dans le marché du jeu de société, mais surtout, mise en parallèle, écho, avec une augmentation et amélioration ! Quelle place, du jeu, dans les places, de jeux ? Bonne lecture.

La place de jeux au Paléolithique (non je déconne)

Certaines villes, à l’instar de Lausanne en Suisse par exemple, ont décidé de changer tout le mobilier, parfois même la philosophie de leur place de jeux. Mais dans le fond, d’où vient cet espace, cette idée d’espace de défoulement pour les jeunes ? Comment est-ce que les places de jeux ont-elles évolué ? Et qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’est-ce qui est jugé le plus important ? Est-ce la sécurité de l’enfant, sa liberté ? L’exercice physique ou encore le coût des installations ?

Les places de jeux sont apparues avec la ville industrielle autour de 1850, au tournant du siècle dernier. Les enfants des couches populaires étaient mises à l’abandon parce que les parents travaillaient, beaucoup plus qu’aujourd’hui. Et ils n’étaient pas en visio.

Il y avait alors ce qu’on appelait à l’époque des réformateurs sociaux, des gens qui prenaient soin des enfants, quand l’État ne prenait pas encore soin d’eux. Ces philanthropes ont commencé à instaurer, à aménager des places dans lesquelles ces enfants étaient accueillis pendant que leurs parents travaillaient. On parle bien ici d’initiatives privées, pas publiques ou commerciales.

Ces projets sont d’abord apparus en Angleterre au milieu du 19e siècle, projets qui se sont ensuite disséminés aux États-Unis, puis ailleurs en Europe. Ces places de jeux accueillaient surtout des enfants plus âgés, entre 6 à 10 ans, les plus jeunes restant à la maison avec un parent.

Puis, dans les 1930, plusieurs choses se sont passées avec ces places de jeux. Tout d’abord, une grande standardisation a été menée dans les villes, avec des places, plates, et des barres de fer érigées pour permettre aux enfants de grimper. Pas très… groovy.

Dans ces mêmes années 20 à 30, il y a eu la mouvance de réforme pédagogique. Avec elle, on a commencé à prendre conscience que le jeu était un moment important dans la vie de l’enfant. Le jeu fut alors considéré comme étant lié à la créativité. C’est à ce moment-là que différents professionnels ont commencé à imaginer de nouveaux concepts pour développer des places de jeux. On parle d’urbanistes, de paysagistes, mais également de pédagogues. Toutes sortes de professionnels se sont alors emparé de cette question.

Pour permettre la créativité des enfants, l’un des aménagements de ces premières places de jeux fut le bac à sable. Le sable, parce que facile à manipuler, ce qui permet une plus grande liberté, mais aussi l’eau par exemple, ou la nature en général. Dans les pays nordiques, les éléments naturels ont pris une place très importante dans ces places, justement.

Avec la standardisation de ces places de jeux dans les années 30, fut introduit le fameux toboggan et la balançoire un peu partout, des poncifs, parfois éculés, des places de jeux.

Fonction des premières places de jeux (spoiler, non, elles n’étaient pas utilisées comme héliport)

Quelle était l’idée derrière l’aménagement de ces premières places de jeux, hormis le fait de leur offrir un cadre qui n’était pas la rue ? On cherchait à les occuper, certes, mais pourquoi ? Pour éviter que les enfants deviennent des… voyous ? Ou leur apprendre la créativité ? Ou leur permettre de faire des efforts physiques pour se dépenser, se défouler, et se… muscler ?  

En réalité, il y a plusieurs idées derrière les premières créations de ces places de jeux dans les années 30. La musculation en est une, et notamment en Allemagne, car dans les années 30, l’idée d’avoir une population saine, bien portante et musclée signifiait donc de pouvoir compter sur de… futurs soldats. Les années 30, entre deux guerres, donc. Mais pas que.

Aux États-Unis, l’idée derrière la constitution de ces places de jeux était surtout d’offrir une éducation aux enfants pour leur inculquer les rudiments du vivre-ensemble. Car dans les années 20-30, nombre de ces enfants étaient souvent issus de la migration. La place de jeux devenait alors un cadre d’accueil communautaire et civique. Apprendre à ne pas monopoliser la balançoire pendant des heures, par exemple, prendre garde aux autres et leur laisser de la place, sur la place, apprendre à vivre avec d’autres personnes, d’autres enfants.

Flower Power et toboggan

C’est dans les années 60 qu’un tournant s’est produit. Avec les contestations sociales, les citoyens et citoyennes ont commencé à s’opposer à la mainmise publique et standardisée de ces places de jeux. Plusieurs initiatives locales sont alors nées pour gagner en autonomie et éviter de devoir compter sur les infrastructures offertes, et contrôlées, par l’État.

Dans les années 60 et 70 de nombreuses initiatives citoyennes visent à se « libérer » des places de jeux. Ces initiatives veulent alors à en construire soi-même. En amenant par exemple du matériel de jeu et de construction directement aux enfants des nouveaux quartiers pour éviter une… « domestication de l’enfant » par la place de jeux qui était critiquée dans ces années-là.

Années 200000000

C’est au tournant du siècle, à la fin du 20e siècle qu’on assiste un peu la fin des utopies. C’est comme si on assistait à moins de créativité sur les places de jeux. Comme si le sécuritaire est devenu l’élément capital des places de jeux. Il ne fallait surtout, surtout pas qu’un enfant se blesse.

Aujourd’hui, en 2021, après leur fermeture lors du Grand Confinement du printemps 2020, les place de jeux sont devenus un véritable enjeu pour les pouvoirs publics. Les villes ont repris la main, et se montrent très souvent fières d’en ouvrir et d’en moderniser certaines. Car les villes ont compris que ces places occupaient une… place (c’est le cas de le dire) importante dans le tissu urbain et social.

Une place de jeux insuffle une ambiance, positive, collective dans la ville. Elles amènent des enfants, bien sûr, des familles aussi, des adultes, bien sûr. Elles sont devenues comme des cartes de visite d’aménagements sociaux, pensés, attractifs et bienveillants. Avec, souvent, beaucoup d’argent investi pour ces places.

Mix et remix

Ces places de jeux mettent également un aspect pertinent en avant, la mixité : des classes, des origines, des âges, des genres, aussi. Les enfants se rencontrent, certes, de différents milieux, genres, origines, et leurs parents, aussi. Un aspect urbain, social, crucial !

Par ailleurs, les places de jeux permettent de faire sortir les gens de chez soi, par conséquent de générer la rencontre avec l’autre. Et également, le fait de sortir de chez soi pour se rendre sur une place de jeux implique un mouvement, une activité physique. Quand on est dedans, on bouge moins, peu, pas. Avec, dans les places de jeux, l’aspect de l’activité physique intervient.

Places de jeux, place au jeu

Les places de jeux sont occupées, prévues pour y laisser jouer les enfants. Et tous les psychologues vous le diront. Jouer est crucial pour le développement des enfants. Les recherches sur toutes les espèces montrent l’importance du jeu pour le développement

Nous ne le dirons jamais assez, et la recherche est là pour le confirmer. Il est important pour un enfant de jouer pour compter sur un développement approprié. S’engager dans des activités de jeu est utile pour que les enfants développent des compétences importantes, nécessaires, pour interagir avec d’autres. Le jeu est également essentiel pour apprendre à faire face aux défis auxquels ils vont devoir faire face en grandissant.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre dans n’importe quelle place de jeux, justement le sujet du jour, où les enfants jouent au foot, à loup-touche-touche (le jeu préféré de mon fils de 8 ans), à cache-cache (hello IKEA) ou à n’importe quelle activité physique et ludique similaire. 

Alors oui, même si aujourd’hui en 2021 les jeux vidéo et autres écrans occupent de plus en plus l’intérêt des enfants, surtout avec la crise sanitaire, un jeu physique et de société nécessitent et développent des compétences cruciales pour leur développement.

Le jeu, ce fameux contrat. Signez ici

Tous ces jeux, physiques, de société, vidéo, ont en commun le fait qu’il existe des règles de base, mais que les enfants sont libres de faire ce qu’ils veulent dans le respect de ces règles. Regarder des enfants jouer à ces jeux prouve à quel point il existe d’innombrables variantes et autant de différentes manières de jouer, tant que le « contrat » des règles est respecté.

Toute la difficulté, et la créativité, est de réussir à jouer, et de gagner, tout en suivant et respectant les règles, du jeu, du vivre ensemble.

Inter Action

Ce que l’on observe également dans les jeux, c’est qu’une certaine interaction est générée. En effet, l’IGUS est souvent fort dans les jeux pour enfants.

Même si les interactions sociales se limitent parfois à… élever la voix sur ceux qui ont enfreint les règles, notamment dans les jeux sportifs, il y a encore beaucoup d’interactions, le fait d’entrer en relation avec l’autre, d’agir ensemble, d’où l’inter-action.

>>> À lire également : Faut-il laisser gagner vos enfants aux jeux de société ?

Les jeux mettent également en place un protocole de gestion des sanctions, pareil sur les places de jeux. Si tu n’as pas suivi cette règle, que va-t-il se passer ? Un… corner, passer son tour, perdre une carte, une ressource, être écarté du toboggan ?

Ces aspects du jeu lié à l’enfance, les règles établies, la liberté de choisir la meilleure action, les interactions sociales et les règles de résolution en cas de problème sont les aspects du jeu qui sont considérés comment étant les plus utiles pour le développement de l’enfant.

Jeu et psycho

C’est ce qui ressort de cette toute récente recherche dans l’International Journal of Comparative Psychology, la « Domestication and the role of social play on the development of socio-cognitive skills in rats » (Pellis, Pellis, Himmler, Modlińska, Stryjek, Kolb et Pisula. 2019). Oui, vous avez bien lu, chez les… rats 🐀

OK, nos enfants ne sont pas des rats, mais des humains. Enfin, je crois.

N’empêche.

Cet article a de nouveau souligné l’importance du jeu comme une activité essentielle pour toutes les espèces à mesure qu’elles grandissent. Les auteurs de cette recherche ont non seulement souligné l’importance du jeu, mais également le type de jeu qui s’avérait important pour les enfants de toutes les espèces. Dans cet article, OK, les chercheurs abordent spécifiquement les rats ainsi que différents types de jeux auxquels nos « amis » les rats se livrent à la fois dans des environnements domestiques et dans la nature. Dans les deux situations, grâce au jeu, les rats ont clairement acquis les compétences spécifiques dont ils auraient besoin pour mener une vie adulte adéquate, épanouie. Pour peu que l’on puisse parler d’épanouissement chez les rats de laboratoire…

Ce que ces auteurs ont également abordé, c’est que leurs recherches ont conforté l’idée selon laquelle le jeu permet aux jeunes de différentes espèces de mettre en pratique les compétences dont ils auront besoin pour gérer efficacement les situations sociales en grandissant

Certains domaines sociaux les plus touchés par le jeu ont été d’apprendre à interagir efficacement avec d’autres personnes et à apprendre à partager et à jouer à tour de rôle. Si vous avez des enfants, vous savez à quel point cet élément, capital, est difficile à tenir pour eux. La recherche a également prouvé que le jeu aide à renforcer les compétences cognitives, comme le raisonnement, tactique ou stratégique, et la mémoire, à mesure que les enfants grandissent.

Espèce de jeu (ça, c’est de l’insulte)

Un grand nombre d’autres études confirment l’importance du jeu chez de nombreuses espèces. Ce que cette recherche montre, c’est l’importance du jeu qui semble enracinée dans les éléments fondamentaux de notre développement social et neurologique. Il montre également que le jeu profite aux jeunes individus de toutes les espèces (les rats, les humains) en les aidant à acquérir les compétences dont ils auront besoin pour communiquer efficacement avec les autres membres de l’espèce en grandissant.

Le jeu présente donc de sérieux avantages, sérieux, c’est le maître-mot, car il permet aux enfants d’acquérir des compétences très importantes, sociales et cognitives, et savoir comment agir en cas de non-respect de ces règles. Toutes des fonctions pratiquées, développées dans ces fameuses places de jeux. Alors certes, certaines, désuètes, peuvent paraître obsolètes.

Et une fois grands, les enfants ont tendance à les délaisser. Et tout dépend du cadre dans lequel on vit. Si on habite à la campagne, la place de jeux est alors remplacée par un jardin, une prairie, une forêt. La nature devient alors elle-même place de jeux. Pour les « purs » citadines et citadins, la place de jeux devient souvent forum, agora, salle de sport, salle de jeux, tout ça en même temps.

Et encore une chose

Pour poursuivre la réflexion, le site français de The Conversation s’intéresse aux terrains d’aventure, des homologues plus libertaires, des places de jeux nées dans les pays scandinaves, et qui font des émules et se disséminent ailleurs. Article extrêmement intéressant.

Et également, l’émission Architecture sur France Culture s’est intéressée ce 23 avril aux places de jeux, entre phénomène social et artistique. À écouter ici.

5 places de jeux délires

Et avant de vous quitter, on vous laisse aujourd’hui avec ces 5 places de jeux délirantes !

Parc Gulliver, Valence, Espagne

Gulliver, les lilliputiens, tout ça. Les enfants jouent sur le corps du géant, comme dans l’histoire. Dingue ! Sur Wikipedia.

Farandole des Bambins, Alfortville, France

Une place de jeux pour les tous petits de 2 à 4 ans, avec du mobilier et des équipements adaptés pour eux. Le site officiel.

Place de jeux BUGA 05, Munich, Allemagne

Une place de jeux pas très… typique, mais contemporaine. Un mélange sinueux et tarabiscoté entre herbe (les concepteurs de la place ont dû en fumer…) et le tartan (peut-être aussi) pour former une surface ondulée qui encourage les enfants à marcher et à sauter. La place confère une certaine impression de déambuler dans un paysage naturel. Le site officiel.

Aire de jeu Belleville, Paris 20e, France

Cette place de jeux tire parti de la topographie du terrain avec un mélange de bois, de béton et de parties d’arbres qui créent des pentes qui offrent aux enfants toute une ribambelle d’équipements.

Divers passages (secrets), un terrain sinueux, un belvédère, des cordes d’escalade et d’autres éléments urbains qui repoussent les limites des places de jeux « standard ». Le lien officiel.

Place de jeux au Zorlu Center, Istanbul, Turquie

C’est une place de jeux, ou un terrain d’aventure, plutôt, qui crée une expérience inoubliable ! Il est divisé en plusieurs zones qui représentent des mondes spéciaux. La place est destinée aux petits et aux grands, avec des collines, des formes… capricieuses avec de nombreux éléments tels que des trampolines, des tyroliennes, des filets d’escalade, des hamacs et des toboggans.

Les murs, les vallées, les collines, les éléments aquatiques et les tours créent un sentiment d’aventure, le tout comme un écrin dans un décor de tours et de trafic peu sexy.


Et vous, avez-vous fréquenté les places de jeux avec vos enfants, vos parents ? Vous en pensez quoi ? Racontez-nous ça.

4 Comments

  • Laurent

    Bravo pour le ton et la qualité de cet article, et votre vision de la place de l’enfant dans la société.
    En tant qu’aménageur d’aire de jeux avec ma société Playgones, je ne peux que saluer l’entièreté du contenu. Merci

    Et si on allait plus loin, créer des terrains de jeu pensés pour briser le cercle de la surprotection.
    Nous sommes tous inquiets de la sédentarité qui menace les enfants. Dans un monde devenu hyperprotecteur, le jeu libre adopté dans d’autres pays est un phénomène qui détonne de notre politique de santé publique.
    Que pensez-vous de villes ou d’écoles françaises qui développeraient des terrains de jeu où la prise de risque et de saines éraflures feraient partie de la vie des tout-petits ?

    Si je peux me permettre, je vous invite à lire notre article – https://www.playgones.com/a-quoi-ressembleront-les-aires-de-jeux-dans-20-ans/ Au plaisir d’en discuter

  • James

    Il me tardais de voir apparaître l’apport indéniable des terrains d’aventures dans l’histoire des aires de jeux. Une espèce d’espace à part entière. Un espace d’émancipation pour les enfants comme il en existe peu, mais comme tu le souligne on assiste à leur renaissance. J’en veux pour preuve le centre de recherche Tapla : https://tapla.hypotheses.org/
    Sinon j’ajouterais a ta liste d’aires jeux « permissives » la plaine Cachin de Romainville dans le 93. Merci pour l’utilité de cette article !

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