Jeux de plateau,  sélection

Les 7 plus beaux jeux de société

Avez-vous déjà été soufflé par la beauté, par les illustrations et le matériel d’un jeu ? Voici quelques-uns des plus beaux jeux de société.


Beauté et jeux de société

Vous est-il déjà arrivé d’être soufflé, bluffé, époustouflé par la beauté d’un jeu ? Par son matériel, ses illustrations ? Est-ce que vous avez alors éprouvé plus de plaisir à y jouer ?

Le thème est l’un des piliers les plus importants d’un jeu de société. La direction artistique, et sa beauté, joue un rôle énorme dans l’immersion, dans la contextualisation et génération du thème.

L’esthétique d’un jeu peut exercer une influence considérable sur le plaisir que procure ce jeu. Un jeu moche, un jeu… mort ?

Selon une recherche parue en juin 2021 publiée dans Personality and Social Psychology Bulletin, nous percevons les autres humains, les animaux, les bâtiments et les paysages qui sont beaux comme ayant un statut plus élevée. L’étude en suggère la raison. C’est parce que nous percevons la beauté comme étant plus pure. Ce que nous trouvons beau, nous le valorisons et lui attribuons un statut plus élevé. L’étude ne s’intéresse pas aux jeux de société, mais l’écart n’est peut-être pas si grand à franchir.

Certains éditeurs l’ont compris. Des illustrations de plateau somptueux, un matériel inouï sont ce qui fait que certains jeux de société se démarquent des autres. Il faut relever que depuis une bonne dizaine d’années, la direction artistique des jeux de société a connu un saut qualitatif majeur. Il suffit de comparer les jeux sortis dans les années 90-2000 et ceux qui sortent en 2022 pour s’en convaincre.

Aujourd’hui, certains jeux sont tellement beaux, ont un matériel si… bluffant, qu’on a envie de les ajouter à notre collection juste pour leur esthétique. Même si on ne pense pas y rejouer un jour.

Mais au fond, qu’est-ce que la beauté ?

On dit d’elle qu’elle peut couper le souffle. Qu’elle peut être du diable, qu’elle peut se refaire, que le geste peut la magnifier. Mais au fond, c’est quoi, la beauté ?

Tout commence peut-être par la surprise. On est toujours surpris par la beauté, de quelque chose, de quelqu’un. La beauté, c’est d’abord un… adjectif. Dans une exclamation. Nous disons à l’une ou à l’autre : que tu es beau, que tu es belle. Et parfois, nous ajoutons d’ailleurs que tu es beau, que tu es belle, aujourd’hui. Plus qu’hier, moins que demain. Mais toujours avec une surprise.

Cette surprise a été une énigme. Qu’est-ce qui justifie cette expression, si singulière, qui nous frappe, à la fois par l’éclat de la chose ou de la personne que nous avons devant nous ? Par l’attrait, aussi, qu’elle nous inspire, et dont le terme de beauté vise à désigner en quelque sorte le stade suprême. Une contemplation, à la fois désintéressée de l’objet pour lui-même et intéressé par un désir qui nous attire invinciblement vers elle. Et nous détournerait aussi, peut-être, de son contraire. Pourrait-on dire qu’un jeu moche est un jeu… mort ?

Beauté et philosophie

Que nous disent les travaux en philosophie sur la beauté ?

L’histoire de la philosophie suit deux grandes directions d’explications, opposées. Deux grandes directions qui peuvent, et c’est un peu le jeu (c’est le cas de le dire ici) de la philosophie, paraître toutes les deux insuffisantes.

La première, la très grande direction, c’est de chercher derrière l’apparence des choses et des êtres un fondement de la beauté dans les choses. Et peut-être même au-dessus d’elle. On peut dire que le grand maître de cette direction de cette tentation s’appelle Platon. C’est lui qui a dit dans Le Banquet que de la beauté d’un corps, nous passons à la beauté de tous les corps. Et à la beauté en général et à l’idée du beau, qui elle-même nous renvoie à l’idée de l’être et à l’idée du bien.

Il y aurait donc le beau derrière les choses… belles. Est-ce que c’est possible ? C’est une tentation. Qui nous montre en quoi la beauté fait partie du monde. Ne pouvons pas la réduire à nous-mêmes.

Et pourtant, de l’autre côté, dans l’autre grande direction de la philosophie, et bien la beauté est d’abord dans l’œil ou dans le corps même du sujet qui la contemple et qui la ressent. La beauté renvoie à son émotion esthétique. Comme on dirait peut-être sa beauté propre. Et de ce point de vue-là, la beauté est d’abord dans celui qui regarde. « Beauty is in the eye of the beholder », comme le disent les Anglo-Saxons.

La beauté est d’abord subjective. Humaine, peut-être. Mais aussi, peut-être, plus largement vitale. Elle dépend aussi de ce désir, justement, que nous inspire l’objet, beau. Un désir qui, peut-être n’est pas si désintéressé ou contemplatif qu’il en a l’air. Qui est aussi, déjà, un commencement d’amour. Cette deuxième tentative d’explication provient d’Aristote, s’opposant déjà à Platon.

La beauté, c’est une promesse de bonheur. Au fond, cette idée d’une beauté fondée dans l’être ou d’une beauté cachée en nous, dans la subjectivité, s’oppose dans toute l’histoire de la philosophie.

Mais ces deux conceptions manquent peut-être toutes les deux d’un aspect essentiel. Et qui est déjà dans nos exclamations premières. L’idée que la beauté est d’abord relationnelle. Qu’il faut les deux. Que c’est la beauté de quelque chose, ou de quelqu’un, pour quelqu’un qui la regarde, qui s’y relie. La beauté est donc une relation. Une relation entre les vivants, une relation entre un vivant et une œuvre, un objet. Ou un jeu de société. Cette relation qui tout à coup apparaît comme telle, qui n’est peut-être pas réduite d’ailleurs à l’aspect extérieur.

Cette beauté qui est à la fois objective et subjective, parce qu’elle est d’abord relationnelle, parce qu’elle nous relie entre nous, parce qu’elle est le signe même de cette relation. Et la beauté se trouve dans cette relation et dans cette exclamation elle-même. C’est le sens, c’est le signe même que la vie elle-même est relationnelle.

Qu’est-ce qu’un bel objet, un beau jeu ?

Avez-vous déjà ressenti de l’émerveillement en ouvrant une boîte de jeu ? En voyant ses illustrations, son matériel ? Qu’est-ce qu’il va alors se passer dans nos têtes pour ressentir pareille réaction, émotion ?

Les émotions sont ces états humains (et animaux) qui nous agitent toutes et tous. Parfois en mal, avec des émotions négatives telle que la colère, l’angoisse, la peur, la culpabilité, la frustration. Parfois en bien, avec des émotions positives telle que la joie, l’amour, l’admiration, l’émerveillement.

L’émerveillement, justement. Cette émotion générée par la surprise qui nous rend alors perplexes et fascinés. Une émotion extrêmement positive de bien-être qui nous sublime.

Plusieurs éléments peuvent susciter de l’émerveillement : certaines formes d’art, certaines nouvelles expériences, des individus, certains rituels religieux. Quand on y pense, c’est d’ailleurs peut-être l’une des raisons de ralliement à la religion. Qu’à travers fêtes, rites et traditions la religion parvienne à investir le quotidien d’un merveilleux sacré et enchanteur.

Avec le triste constat que… plus on vieillit, et moins on s’émerveille. Ce qui nous émerveillait enfant cède alors sa place à la routine. Adulte, la contemplation et l’émerveillement se font de plus en plus rares. Ou deviennent des pratiques. Des états d’esprit choisis. L’émerveillement, une émotion rare et recherchée. Certainement suscitée par la beauté.

Car un bel objet, un beau jeu va toucher, questionner. Un bel objet, un beau jeu, c’est peut-être lorsqu’un objet intrigue, émerveille, éveille les sens, les émotions. Un bel objet, un beau jeu questionne notre rapport à la beauté, des choses et du monde. On aime, on trouve beau, ou pas.

Et les goûts évoluent. Prenez un jeu sorti dans les années 80, 90 ou 2000. Comparés à aujourd’hui, les directions artistiques ont changé. Il y a une constante évolution dans les goûts, dans les réalisations.

Et non, un bel objet, un beau jeu n’est pas forcément cher ! Et vice versa.

Beauté et émerveillement sont sur le même bateau

Quand on trouve un jeu beau, c’est qu’il génère en nous une certaine forme d’émerveillement. Commençons alors par-ici : qu’est-ce que l’émerveillement ?

L’émerveillement peut se définir, peut s’apprivoiser, peut se représenter par une explosion d’émotion(s). C’est une chaleur, douce. L’émerveillement se manifeste d’abord sous la forme de la joie. Parce que quand on est émerveillé, on en éprouve, et elle se manifeste aussi par cette émotion. Par une espèce d’appel vers l’extérieur, c’est à dire une prise en compte, une soudaine projection à l’extérieur de soi-même.

On est dans le monde, on est devant le monde. On observe, on le ressent de manière très intime. On se trouve propulsé, soudain, en connexion, en connivence, même, avec le réel qui nous entoure.

L’émerveillement implique un élément extérieur qui surgit. Que l’on voit, que l’on entend, que l’on goûte, aussi, pourquoi pas. C’est une sorte d’état d’éveil, comme une sorte de disponibilité qu’on a en nous.

L’émerveillement tient à se laisser surprendre par ces choses qui sont là devant nous, tout le temps. En réalité, il y a, à presque à tous les moments, un petit quelque chose qui pourrait nous émerveiller. L’émerveillement dont je parle ici résulte d’une disposition intérieure.

Si on n’est pas du disposé à cela, on ne verra pas une mécanique de jeu surprenante, une illustration somptueuse, un aspect d’un jeu, merveilleux. L’émerveillement, c’est une rencontre entre un objet susceptible de provoquer en nous un état particulier, et une disposition intérieure qui nous rend capable de le saisir. C’est vraiment à mi-chemin entre le monde et le soi que l’émerveillement se crée.

Les enfants, pour la plupart, très enthousiastes et disposent de ce fameux regard enjoué, surpris, contemplatif. En un mot, émerveillé. Pour l’enfant, tout, ou presque, est nouveauté.

Le problème, si tant est qu’on puisse de problème, c’est que comme dit plus haut, en vieillissant, on s’habitue. Le monde nous devient familier, et d’autant plus que ce monde « modeste », usuel, trivial, nous devient familier. Un deck-building reste un deck-building. Un millième deck-building reste un… deck-building.

L’émerveillement, en vieillissant, en prenant de  « la bouteille »,  consiste à être capable de voir le familier et se laisser surprendre. Mais ce n’est pas si simple ! L’enfant, lui, est pris dans un étonnement constant de découvrir le monde. Si vous avez des enfants, comme moi, vous savez de quoi je parle. Jeunes, leur attention se laissait souvent happée par le moindre détail, futile à nos yeux, nouveaux à les leurs.

L’émerveillement, comme en amour, nous permet d’être en connivence avec tout ce qui nous entoure. De ressentir de la joie, et aussi de la bienveillance, à l’égard du monde, de sa beauté. Jeux de plateau y compris.

Notre sélection des 7 plus beaux jeux de société

Voici notre sélection des 7 jeux de société les plus beaux. Entre matériel et illustrations, ces 7 jeux détonent, se démarquent et subliment l’expérience de jeu. Bonne découverte !

HeroQuest

En 1989, Milton Bradley, en coopération avec Games Workshop, a sorti HeroQuest, un jeu de société mastodonte en mode Dungeon Crawler. Tu rentres, tu te balades, tu découvres, tu tapes et tu te sers tranquillou dans les coffres.

Dans HeroQuest, vous incarnez des héros fantastiques, classiques, comme les barbares, les elfes et les sorciers. Avec une cinquième personne qui va devenir MJ et qui va gérer le jeu, les méchants rencontrés.

Avec des figurines de ouf et un écran tentaculaire pour le MJ, la beauté de HeroQuest ne s’arrête pas là. Le jeu compte encore tout un catalogue de meubles à faire pâlir une enseigne suédoise jaune et verte (si on est daltonien comme moi) bien connue.

Un jeu incontournable dans sa forme originale de 1989 ou dans la splendide réédition 2022 chez Avalon Hill / Hasbro. HeroQuest, une boîte à outils d’aventures immersives.


Everdell

Considéré comme l’un des plus beaux jeu de société avec un plateau en relief, Everdell est d’une beauté à couper le souffle. Everdell est jeu de placement d’ouvriers dans lequel on tente d’acquérir le plus de points en construisant une ville florissante. Et tout ceci avant que les vents froids de l’hiver ne s’installent. Un jeu idéal à sortir en automne, donc.

Les illustrations affichent de belles créatures sylvestres anthropomorphes dans un environnement forestier rutilant. Le plateau lui-même présente l’Evertree, un arbre imposant qui sert de support aux cartes et ajoute à l’incroyable esthétique de la forêt.

Dans le jeu, vous dirigez une tribu d’ouvriers forestiers. Everdell vous propose de déplacer des… animeeples en forme de hérissons, de souris, d’écureuils et de tortues. Vos travailleurs sont déployés dans des endroits de la forêt, pour gagner des ressources ou obtenir divers bonus.

Les ressources pourront ensuite être utilisées pour jouer des cartes devant vous, créant une ville, boisée, composée de créatures et de constructions. La ville que vous construisez devient votre moteur de jeu, générant d’autres ressources pour une utilisation ultérieure. Everdell, du pur engine-building.

Lumineux, merveilleux, Everdell donne l’impression d’être dans un livre de contes. Splendide !


Scythe

Un gros, gros jeu de stratégie, de contrôle de territoires et de gestion de ressources.

Scythe, c’est la quintessence du 4X. 4X pour, selon Wikipedia :

  • Exploration – On envoie des éclaireurs dans les territoires non découverts environnants le lieu de départ du jeu.
  • Expansion – On agrandit son territoire en établissant de nouvelles colonies ou en étendant son influence sur des colonies existantes.
  • Exploitation – On récolte les ressources des zones qu’il contrôle et maximiser leur utilisation.
  • Extermination – On doit attaquer et éliminer ses rivaux que ce soit militairement ou par un autre moyen.

Un énorme plateau, des règles riches, un jeu dense et palpitant. Mais surtout, Scythe propose un superbe univers uchronique. On joue en Europe dans une première guerre mondiale mécanique, technologique, avec des Mechs, des gros robots impressionnants. De la science-fiction « ancienne ». Et les illustrations sont juste incroyables. On s’y croirait presque.

Le matériel de Scythe est également somptueux. De magnifiques figurines en plastique différentes selon les factions : Mechs, personnage principal. Avec des bâtiments en bois plutôt sobres (moulin, monument, etc).

Scythe fut le best-seller de 2016. Et six ans plus tard, il reste l’un des meilleurs jeux de société de tous les temps. En tout cas l’un des plus beaux.


Tokaido

Le Japon est l’un des pays les plus pittoresques au monde. Tokaido, ou littéralement « la route de la mer de l’est », reliait Tokyo et Kyoto. Dans le jeu de société éponyme, vous voyagez le long de cette route pour y découvrir objets, gens et lieux. Tout au long de voyage, visitez des temples, admirez des paysages et explorez des lieux.

En plus d’être accessible, fluide et prenant, Tokaido propose une direction artistique épurée au blanc immaculé, serein. Très zen.

Un jeu de toute beauté.


Dixit

Comment ne pas intégrer Dixit dans cette sélection des jeux de société les plus beaux. Depuis sa sortie en 2008, ce jeu de société culte de déduction d’images nous propose une quantité d’extensions avec à chaque fois un ou une illustratrice aux manettes palettes.

Les cartes du jeu sont sublimes ! Oniriques, poétiques, esthétiques. Du très, très grand art !

D’ailleurs, au passage, il y a quelques jours est sortie toute une gamme de 13 puzzles avec certaines illustrations de Dixit. À découvrir ici :


Canvas

Canvas, comme tous les autres jeux de cette sélection, est somptueux. On y incarne un ou une artiste. Le but étant de réaliser la plus belle œuvre en suivant certains critères, certains objectifs.

Et tout ceci en associant, en superposant des cartes, transparentes. Les élément se couvrent, se recouvrent, se combinent. Le jeu est aussi passionnant que beau.

La conception artistique du jeu ne va pas sans rappeler les œuvres de Van Gogh. Mais avec un ton plus léger et plus fantaisiste. Ébouriffant !


Wonder Book

Et comme un dessert, savoureux, succulent, j’ai laissé le meilleur pour la fin. Wonder Book. Un jeu de plateau d’aventure pour enfants dès 10 ans. Mais on peut très bien y jouer avant, dès 7-8 ans.

Le jeu se découpe en cinq chapitres, avec des choix narratifs, de superbes figurines et des scènes héroïques qui nous transportent dans un récit fantastique immersif.

Mais surtout.

Tout le jeu, qui ressemble à un livre, d’où le titre, tout le plateau est en mode pop-up. Au fur et à mesure de l’aventure, selon les chapitres, on tourne une page et on tire une languette par-ci, une autre par-là. Et soudain, un décor apparaît. Avec un final épique mémorable !

Le duo d’auteurs explique avoir mis plus de six ans à développer ce jeu, et ça se voit ! Wonder Book est l’un des meilleurs jeux auxquels j’ai pu jouer en famille. L’un des plus beaux jeux, tout simplement.

Si vous avez des enfants, et si vous ne devez jouer, acheter qu’un seul jeu cette année, craquez pour Wonder Book, vous ne le regretterez pas ! Que du beau, que du bon, que du bonheur !


Et en vrac, quelques challengers

  • Crash Octopus, pour ses pièces en bois qui se déploient sur la table pour y créer la mer
  • Cubosaurs et Cubirds, pour ses cartes aux illustrations d’animaux… cubiques
  • Wingspan, pour ses nombreuses cartes d’oiseaux. Et aussi ses… œufs
  • King of Tokyo Dark Edition, pour son ambiance… dark
  • Jamaica, pour ses cartes d’action aux somptueuses illustrations qui, mises bout à bout, finissent par constituer un paysage
  • Parks, pour tout son matériel, dense et intense
  • Escape the Dark Castle, pour son esthétique noir et blanc punk-trash-core
  • Photosynthesis, pour ses arbres en 3D et ses couleurs chaleureuses
  • Root, pour ses illustrations d’animaux tout cute
  • Greenville 1989, pour ses illustrations gore
  • Mysterium, du même éditeur que Dixit, et ça se voit, avec de superbes illustrations lugubres de cartes
  • Takenoko, pour ses bambous colorés en 3D qui grandissent, qui grandissent
  • Pax Pamir Seconde Edition, pour tout, et surtout ces pièces en pastel brut
  • Inis, pour ses illustrations psychédélico-celtiques assumées
  • Les Aventures de Robin des Bois, avec un plateau troué qui change, évolue, se révèle au cours du jeu, des aventures (d’où le titre)

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Article écrit par Gus. Rédacteur-en-chef de Gus&Co. Travaille dans le monde du jeu depuis 1989 comme auteur et journaliste. Et comme joueur, surtout. Est également pilote de chasse pour l’armée américaine, top-modèle, bio-généticien spécialiste en résurrection de dinosaures, champion du monde de boxe thaï et de pâtisserie végane, dompteur de tricératops, inventeur de l’iPhone et mythomane.


La beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Le goût est subjectif. Et pour vous, quels sont les aspects que vous recherchez pour trouver un jeu beau ?

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15 Comments

  • Meaulnes

    Selon moi il manque dans la liste Cerebria ( KS édition avec les figurines pré-peintes ).
    Ce jeu dans cette édition est sublime.
    Une mention honorable pour tous les jeux MindClash Games ainsi que les Lacerda depuis qu’il sont édités par Eagle-Gryphon Games avec les graphismes de O’Toole.

    • Gus

      Merci Philippe. Mais pour le coup, vous ne répondez pas à la question 😊

      Pour vous, quels sont les aspects que vous recherchez pour trouver un jeu beau ?

    • jeremiecambon

      Moi j’aurais rajouté Turbulences : une boîte superbement illustrée, du matériel sans plastique, que du bois et de carton faits en France.
      Il y a aussi Museum dont la version Deluxe arrive chez les backers avec une boîte style coffre de marbre romain et dont les centaines de cartes illustrées sont à couper le souffle.
      Et pour finir Erune, la aussi le matériel est très beau, les illustrateurs font partis de l’équipe, il y a une réelle réflexion autour de l’esthétique même dans l’application et les voix qui racontent l’histoire !
      J’ai encore plein d’exemple
      En tout cas les jeux sont de plus en plus des oeuvres que j’ai envi d’exposer dans mon salon.

  • Nemo

    (Tout ce qui suit est éminemment subjectif)

    D’abord le style général. C’est ce qui saute aux yeux et qui différencie les jeux sur les étagères des magasins ou dans les sites de financement participatif (récemment ICE ou Hitodama accrochent le regard).
    Des artistes comme Kyle Ferrin (Root, Oath…) ou Vincent Dutrait (Muséum) ne déçoivent pas. Le travail de Sandara Tang sur Flamecraft est sublime, l’exercice de style sur Corto est délicieux…

    Puis l’attention portée à chaque élément du jeu qui fait que même entre les tours on peut se perdre dans la contemplation des illustrations (Muséum encore et toujours ! mais aussi Wingspan ou Hidden Leaders).

    Enfin le souci du détail, l’amour de l’esthétique poussé jusque dans les finitions, avec un écrin plus qu’une boîte pour ranger toutes ces belles choses. Parks est un bonheur pour les compulsifs du rangement, Canvas n’est pas en reste.

    Et quand la jouabilité est à la hauteur de l’esthétique, alors on a la chance d’avoir entre les mains un de ces jeux de société dont on ne se passera plus !

  • Misso

    Dès la vue du titre de la NL du jour, j’ai songé aux arguments que j’allais développer dans mon commentaire pour vanter l’extraordinaire travail visuel, d’une créativité, élégance et amplitude stupéfiantes qui contribue grandement selon moi à la passion que suscite mon jeu préféré, à savoir…. Scythe. Ca s’appelle se faire couper l’herbe sous le pied 😊 Bon dimanche !

  • thx1139

    Je ne suis pas trop sensible à l’esthétique des jeux. Mais dernièrement, il y en a deux qui mérite d’être vu. La version CMON de Modern art (https://cmon.com/product/modern-art/modern-art) et le UNO illustré par (https://www.timeout.com/tokyo/news/uno-is-releasing-a-special-deck-designed-by-takashi-murakami-080522).
    Le 2nd est sold out quelques minutes après sa sortie 🙁
    La série des boites Oink est pas mal non plus, dans le genre minimaliste.

  • Bastien

    Il y a deux jeux pour lesquels à chaque fois que je prends la boîte – puis que je l’ouvre – je me dis « ouha » – et que j’entends en écho les autres joueurs qui parfois le découvrent laisser échapper un peu plus bruyamment « wah… »
    Magnificent et Dreamscape
    Donc un beau jeu, c’est quand le propriétaire du jeu qui le connaît et les joueurs qui le voient pour la première fois disent ou se disent « ouha… » #madefinition 🙂

  • Raidden

    Il en manque sûrement plein mais la sélection est très bonne sauf Hero Quest mais c’est sûrement affectif…
    Je ne l’ai pas joué mais vu le prix actuel, il va rester là où il est sauf si je trouve quelqu’un qui l’a déjà.

    • Lippe

      Bonsoir,
      Qu’en est-il de la rejouabilité de Wonder Book ?
      Allez-vous faire une critique de ce jeu ?
      J’ai hâte d’en savoir plus.
      Merci et meilleures salutations

      • Gus

        Bonjour Philippe,

        Merci pour votre message et enthousiasme ! La critique est prévue.

        Mais pour répondre en direct à votre question, comme indiqué dans l’article, Wonder Book est un Dungeon-Crawling. Ou plutôt un… Tree-Crawling, puisque toute l’action se déroule autour d’un… arbre. On s’y balade, découvre un narratif, accomplit des missions, récupère des objets et, bien sûr, affronte divers ennemis. Parfois sous la forme de figurines qui déboulent sur le « plateau », en pop-up, parfois des éléments du « plateau » le deviennent.

        Qu’en est-il de la rejouabilité ? La campagne est découpée en 5 scénarios. Qui prennent chacun entre 1h et bien 2h. Une fois la campagne terminée, on peut sans problème la rejouer pour parvenir à d’autres fins. On ne déchire, dégrade rien. Wonder Book n’est donc pas un jeu Kleenex. Mais est-ce qu’on y rejouera pour autant ?

  • desfleursdanslabarbe

    Vous oubliez Meadow et le magnifique Parks ! Matériel splendide, rangement génial
    Après Heroquest, tous les goûts sont dans la nature, mais quand même …
    Après, sans hésiter, n’importe quel jeu illustré par Vincent Dutrait (comme Oltrée ou Canopée par exemple), mais c’est uniquement la partie artistique, pas la totalité de la beauté du jeu.

    • nemesis

      Franchement la réédition d’heroquest ??? Je suppose que vous n’en disposé pas pour la qualifier de « splendide » : les figurines et tout ce qui est en plastique est de mauvaise facture, les cartes ne sont pas au niveau, les règles ne sont pas correctes et le prix est clairement prohibitif. C’est tellement mauvais que l’éditeur a ressorti une version « corrigée » il y a peu, tant pis pour ceux qui ont acheté la v1 … Déplorable.

  • Seb

    Hello, belle sélection.
    Je rajouterais foundations of Rome.
    Le plateau est basic, mais chaque bâtiment en 3D donne du volume au jeu et on frise la maquette.
    Certains les peignent pour donner encore plus de réalisme.

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