🔓Unlock. Et maintenant?

Unlock est sorti il y a un peu plus d’une semaine. Un très, très gros succès. Déjà plusieurs dizaines de milliers de boîtes commandées par des distributeurs à l’éditeur. Une implantation de ouf! Et le jeu le mérite.

Vous avez peut-être déjà fini les trois aventures de la première boîte.

Vous en voulez d’autres.

Et maintenant?

Ce que nous savons déjà sur la suite

L’éditeur est en train de mettre la dernière touche aux trois prochaines aventures, qui devraient sortir en juin juste avant l’été. Parfait pour être emmenées en vacances, à la plage, en terrasse. Comme pour la première boîte, trois scénarios aux ambiances et à la difficulté variées. Ces trois nouveaux scénarios ne seront pas signés des mêmes auteurs que ceux de la première boîte (à moins que?).

Dans cette deuxième boîte, les Space Cowboys ont par contre renforcé la thématisation des scénarios pour rendre l’immersion et l’aspect narratif encore plus prégnants. Voici ce que nous savons déjà sur les trois aventures de cette deuxième boîte:

Il y aura une aventure se déroulant dans le Nautilus, le fameux sous-marin de Jules Verne. Scénario écrit par Arnaud Ladagnous (Million Club).

Il y aura une aventure se déroulant dans une maison hantée. Cool. Scénario écrit par Fabrice Mazza (Le Grand Livre des Énigmes). Ça promet.

Il y aura une aventure se déroulant dans l’univers pirates. Scénario écrit par Jim Stevenson (un descendant de Robert Louis?) & Sébastien Pauchon (Jamaica).

Donc trois aventures qui mettent déjà l’eau à la bouche. Plus que quatre mois à attendre, donc.

Ce que nous pourrions espérer pour la suite

Appli

L’appli pourrait être quelque peu améliorée. Notamment sur la possibilité de choisir parmi trois niveaux de difficulté d’indices. Pour l’instant, les indices donnés ne sont pas toujours très clairs. On pourrait envisager de pouvoir choisir, de l’indice le plus mystérieux (le cas actuel) à une aide pratique, voire la solution, pour vraiment aider au cas où l’on serait bloqué.

Fréquence

Unlock! est plus « jetable » que Time Stories, également un jeu kleenex slash éphémère slash à usage unique. Chaque scénario ne dure que 60 minutes (voire moins, dans le cas de Squeek, qui peut être résolu en 40 minutes…). C’est peu. Mais pour être précis et honnête, il faut quand même relever que le prix d’un scénario Time Stories équivaut à trois Unlock!

N’empêche, les Space Cowboys devraient essayer de proposer aux joueurs de nouveaux scénarios de manière régulière, 2-3 fois par année, à l’instar de ce qui se fait déjà pour Time Stories depuis deux ans. Histoire de faire vivre le jeu et maintenir une fidélité au jeu.

Remue-méninges

Voici quelques idées, quelques propositions, quelques envies pour la suite d’Unlock! Comme dans L’île du Docteur Goorse, le scénario le plus innovant en terme de gameplay, les joueurs commencent séparés, les prochains scénarios devraient essayer de proposer de nouveaux gameplay:

Un scénario à ne jouer que dans le noir (en tout cas au début), avec des éléments phospho sur les cartes.

Deux scénarios exactement similaires fournis dans la boîte. Un doublon. Pourquoi? Pour jouer en mode compét et pas coop. Le top départ est donné en même temps, et l’équipe qui finit en premier gagne le challenge.

Une boîte Unlock! en mode campagne, comme dans Mr Jack. Trois scénarios décomposés en chapitre. Avec la possibilité de conserver et utiliser des objets d’un scénar à l’autre.

Un crossover entre Time Stories et Unlock! Pourquoi ne pas intégrer une aventure Unlock! directement dans un scénario Time Stories?

Et un scénario à la Time Stories, justement. Pas 60 minutes de jeu, mais 15 par exemple. Et quand le temps à disposition est terminé, les joueurs doivent reprendre depuis le début pour effectuer un nouveau run. Le but étant de faire le moins de run possible. Pas forcément super drôle, mais super surprenant, avec un temps encore plus limité.

Chaque joueur incarne un personnage, avec une fiche et des compétences propres à utiliser pendant le scénario: crochetage de serrures, force extraordinaire pour casser des portes, des objets, etc. Voire même une bande de super-héros aux super-pouvoirs à super-gérer pendant la super-partie.

Des cartes transparentes à devoir combiner pour résoudre une énigme. Comme Vitrail ou Imagine, bien sûr.

Un scénario encore plus débile et délire que Squeek & Sausage. Du pur fun. Un Unlock! en mode party-game.

Un crossover entre Sherlock Holmes Détective Conseil et Unlock! Avec, pourquoi pas, un scénario à intégrer dans SHDC? Sherlock est enfermé dans un manoir, il a 60 minutes pour en ressortir.

Des scénarios plus immersifs, plus cohérents, plus thématiques. Mais ça sera déjà le cas dans la deuxième boîte prévue en juin. Et tant mieux.

Et comme les Space Cowboys appartiennent à Asmodée, et comme Asmodée possède également FFG, dépositaires de nombreuses licences, vous me voyez venir. Pourquoi ne pas envisager un scénario Unlock! Chtulhu? Ou encore mieux, attendez, un scénario… Star Wars? Avec Rey enfermée dans un vaisseau de l’Empire, et elle a moins de 60 minutes pour s’échapper… A sortir juste avant l’épisode VIII en décembre 2017. Non?

Bref, les possibilités sont illimitées.

Et vous, qu’attendez-vous de la suite d’Unlock?

Unlock. L’Ile du Docteur Goorse. La soluce en PDF

Après

La soluce pour Squeek & Sausage,

La soluce pour La Formule,

Voici la troisième et dernière soluce pour Unlock. Ce démentiel Escape Game de cartes. Ou Deckscape Game.

Et pour ne pas vous spolier dans cet article, vous pouvez télécharger


La soluce de l’Île du Docteur Goorse en format PDF ici.


A ne consulter que si vous avez essayé le scénario, bien sûr.

Attention à ne spoiler personne dans votre commentaire!!! Vous en avez pensé quoi de ce scénario?

Unlock. La Formule. La soluce en PDF

Ca y est. Unlock est sorti vendredi 10 février. Et il est démentiel! Immersif. Prenant. Passionnant.

Nous allons publier les solutions pour les trois scénarios. Ça pourra vous être utile si vous êtes restés bloqués quelque part.

Après la soluce pour Squeek & Sausage, voici la deuxième, pour le scénario très rétro-espionnage somme toute très classique se déroulant dans un bunker caché. Dont le but est de récupérer une formule secrète. D’où le titre.

La soluce pour le troisième et dernier scénario suivra tout prochainement.

Et pour ne pas vous spolier dans cet article, vous pouvez télécharger


La soluce de la Formule en format PDF ici.


A ne consulter que si vous avez essayé le scénario, bien sûr.

La soluce des autres scénarios:

Squeek & Sausage

L’Ile du Docteur Goorse (à venir)

Attention à ne spoiler personne dans votre commentaire!!! Vous en avez pensé quoi de ce scénario?

Unlock. Squeek & Sausage. La soluce en PDF

Ca y est. Unlock est sorti vendredi 10 février. Et il est démentiel! Immersif. Prenant. Passionnant.

Nous allons publier les solutions pour les trois scénarios. Ça pourra vous être utile si vous êtes restés bloqués quelque part.

Voici la toute première soluce, pour le scénario hyper-fun hyper-délire Squeek & Sausage, écrit par Alice Carroll (oui c’est pseudo. Mais qui se cache derrière? Mystère…) et magnifiquement illustré par Legruth.

La soluce des deux autres scénarios suivront tout prochainement.

Et pour ne pas vous spolier dans cet article, vous pouvez télécharger


La soluce de Squeek & Sausage en format PDF ici.


A ne consulter que si vous avez essayé le scénario, bien sûr.

La soluce des autres scénarios:

La Formule

L’Ile du Docteur Goorse (à venir)

Attention à ne spoiler personne dans votre commentaire!!! Vous en avez pensé quoi de ce scénario?

🗝🚪 Unlock. Tout ce que vous devez savoir avant de l’acheter

Galvanisés par la mode des Escape Games, Cyril Demaegd avec les Space Cowboys nous signent un jeu fort, immersif, passionnant, original et iconoclaste.

Unlock est le tout nouveau jeu des Space Cowboys. Qui sort demain vendredi 10 janvier. Un Deckscape Game. Autrement dit, un jeu d’énigmes coopératif, tout le monde joue ensemble pour sortir d’une pièce/scénario en moins de 60 minutes montre en main, le tout tenant sur des cartes / deck. En trouvant et combinant des objets et en résolvant des énigmes. Oui, c’est un Escape Game, mais sur cartes.

Avant d’acheter le jeu, voici tout ce que vous devriez savoir.

(cet article est 101% spoiler-free. Donc aucun souci à se faire, vous ne risquez pas de vous ruiner le jeu en le lisant)

Un jeu Kleenex?

Le jeu contient 3 ½ scénarios.

Pourquoi ½ me demandez-vous? Car le jeu est fourni avec un mini-scénario, un tutoriel pour apprendre à y jouer. De maximum 10 minutes. Un excellent échauffement pour apprendre à maîtriser les rudiments: observation, combinaison, application.

Les trois scénarios sont à usage unique. Une fois réussis, il n’y aura pas trop d’intérêt à les rejouer. A moins de chercher à améliorer son temps.

Donc un jeu kleenex? Oui.

Donc un jeu cher et inutile? Non.

Car même si le jeu coûte environ 30 euros, comparez ça à une soirée ciné ou à un « vraie » Escape Room qui dépasse souvent les 100 euros. 30 euros, ce n’est pas si cher. Alors certes, on n’aura pas les mêmes sensations physiques et émotionnelles de peur d’être vraiment enfermé, mais pas loin. Car on se prend vite au jeu. Même si Unlock tient sur quelques cartes, 60 par deck/scénarios, on se sent rapidement immergé dans l’aventure et mis au défi d’en « sortir » le plus rapidement possible.

Les trois scénarios de la boîte proposent des ambiances et scénarios différents (encore une fois, spoiler-free zone):

La Formule

Le but étant de récupérer un sérum de vérité caché dans un laboratoire secret caché dans le métro new-yorkais. Ambiance très polar scientifique.

L’Ile du Docteur Goorse

Votre avion a connu des soucis moteurs, vous avez dû sauter en parachute. Vous vous retrouvez sur une île déserte et tropicale, séparés en deux équipes. Ambiance pulp à la Tomb Raider. Avec la contrainte de devoir y jouer séparés à la table. Au début.

Squeek & Sausage

Vous commencez enfermés dans la prison du grand méchant et maléfique Noside, un infâme professeur préparant une arme secrète. Votre but? Parvenir à sortir de la prison et mettre fin aux plans redoutables du redoutable professeur redoutable. Ambiance très dessin animé slash Day of the Tentacle.

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Et quel est le meilleur scénario?

On ne va pas vous le dire. Pour ne pas ruiner la surprise. Et surtout, parce que c’est quand même très personnel. Certains sont plus difficiles que d’autres, mais tout dépend bien sûr des compétences de l’équipe.

Disons juste que sur une échelle de difficulté de 1 à 6, étant l’aventure la plus complexe, la Formule est à 3, Squeek à 4 et Docteur Goorse à 6.

Et il faut une appli?

Oui, Unlock se joue avec une appli. Gratuite. iOS et Android. Appli très peu envahissante, il faut le préciser. Il est donc impératif de la télécharger, et aussi, ben ouais, de posséder un smartphone / tablette pour pouvoir jouer à Unlock.

Et non, l’appli n’a pas besoin d’être sur internet pendant la partie, pas besoin d’avoir accès à du réseau. Une fois téléchargée, l’appli est autonome. Pratique à l’étranger.

L’appli sert à:

faire un décompte du temps. Comme Unlock reprend le principe des Escape Rooms, chaque aventure doit être réussie en moins de 60 minutes

mettre de la musique d’ambiance. Et parfois fournir des indices sonores

rentrer des codes pour avancer dans le scénario

acquérir des indices quand on est bloqué

Sur les appstores, cherchez Unlock! (JD)

Sinon, voici directement le lien pour télécharger l’appli Android

Et iOS

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le logo de l’appli ressemble à ça

Ha et aussi, n’oubliez pas de bien charger votre portable au préalable 😜

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Et à combien y jouer?

A combien de joueurs y jouer? Tout-e seul-e, pourquoi pas. Ça sera plus difficile mais tout à fait possible. Un challenge perso. Mais impossible de jouer seul au scénario de l’île, puisqu’il faut être minimum deux.

De 2 à 4 joueurs, c’est l’idéal. A plus, il y a le risque que:

les discussions s’éternisent. Une perte périlleuse de temps

certains joueurs se sentent désinvestis avec trop de monde à la table

Attention, pour l’Île du Docteur Goorse, prévoir d’y jouer à minimum 4 joueurs. A moins c’est très, très compliqué, puisque le groupe commence séparé en deux.

Et peut-on y jouer avec des enfants?

Oui!

Le jeu est prévu dès 10 ans, mais des enfants un peu plus jeunes peuvent très bien y jouer accompagnés d’un adulte.

D’ailleurs, même si ce n’est pas le créneau des Space Cowboys, ça pourrait être une idée intéressante de sortir une boîte aux scénarios purement familiaux prévus pour les enfants dès 5-6 ans (je dis ça parce que j’ai moi-même un fils de 4 ans 😜).

Et comment faire quand on est bloqué?

Ne jamais hésiter à demander de l’aide de l’appli quand vous êtes bloqués. D’autant que les indices sont des… indices. Et non pas des réponses. Elles vous mettront sur la piste. Comme elles sont sibyllines, elles ne vous ruineront pas le plaisir de la recherche.

Il vaut mieux en effet demander une info à l’appli que rester bloqués pendant 15 minutes et finir déçus / énervés / frustrés (même si, il faut bien l’avouer, la frustration est un moteur essentiel dans les jeux).

Et surtout, ne faites pas comme beaucoup de noobs lors de leurs premières parties. N’essayez pas de chercher des nombres et additions au pif. Ceci n’a aucun intérêt et risque de vous faire perdre du temps. C’est même clairement de la triche. Fiez-vous aux cartes, aux objets, à l’observation, à la logique et aux énigmes.

Sinon, si vous êtes bloqués, vous pouvez télécharger les soluces en pdf ici:

Squeek & Sausage

La Formule

L’Ile du Docteur Goorse

Et comment se préparer?

La toute première chose à faire, surtout si vous récupérez un scénario déjà joué au préalable, est de mélanger le deck. Pour éviter que les cartes soient déjà combinées ensemble, ce qui nuirait au plaisir de la recherche.

Ensuite, une bonne idée serait de sleever / protéger les cartes, elle seront mises à rude épreuve. Pas une obligation non plus, mais une protection. Surtout si vous comptez ensuite faire tourner le jeu auprès de vos amis.  Les sleeves peuvent être trouvées ici sur Philibert, 61mm x 112mm, de la marque Mayday. Evidemment, évitez de regarder le recto des cartes quand vous les glisserez dans les protège-cartes pour ne pas vous spoiler l’aventure, ça serait vraiment moche.

Avant de jouer, la préparation est essentielle. Prévoyez:

un lieu (relativement) calme, pour pouvoir entendre les indices sonores, la musique, et surtout, pour pouvoir discuter et réfléchir. Y jouer en boîte n’est peut-être pas la meilleure idée de 2017.

un bloc-notes avec du vrai papier de vrais arbres. Plus pratique et à l’interface plus rapide qu’Evernote… Aussi nécessaire qu’important. Pour y noter toutes vos observations et résolutions d’énigmes.

une bonne luminosité. Les cartes sont truffées d’éléments cachés. Mieux vaut disposer d’une lumière suffisante pour les trouver (fuck les soirées Hygge 😂)

des partenaires de jeu motivés…

Quelques éléments sympa, mais pas forcément nécessaires:

une loupe (ou l’appli loupe sur iPhone?), pour ne rien rater sur les cartes

une lampe de poche (ou celle de son portable), pour bien éclairer les cartes

une grande table, pour étaler les cartes une fois révélées. Comme le stipulent les règles (en gras), il est par contre interdit d’étaler celles encore indisponibles. Elles doivent rester empilées. Unlock peut très bien se jouer en voyage sur une tablette dans un train/avion. C’est peut-être un peu moins pratique, mais tout à fait envisageable.

Et quelles compétences utiliser?

L’observation, d’abord. Des indices sont cachées sur les cartes, veillez à bien les observer

La logique, bien sûr. Les énigmes sont souvent logiques. Il suffit de bien y réfléchir pour trouver leur solution. Ne pas hésiter à noter les informations sur un bloc-notes. Cela vous permettra de les visualiser pour ensuite mieux les traiter.

Et beaucoup, beaucoup de soft-skills:

La collaboration, importante, l’union fait la force

La communication et l’écoute. Vos partenaires auront toujours certainement de bonnes idées

La persévérance. Vous bloquez sur une énigme? Battez-vous, ne lâchez pas l’affaire. C’est souvent la compétence la plus cruciale dans un jeu d’énigmes.

Le leadership. C’est important qu’un ou plusieurs joueurs prennent le leadership pour mieux avancer. Comme dans les « vrais » Escape Rooms, il est essentiel que l’équipe soit extrêmement bien organisée. Sinon c’est la gabegie.

L’analyse

La créativité, pour trouver des solutions parfois surprenantes et out-of-the-box.

Une attitude positive pour ne pas se laisser abattre si on bloque sur des éléments

Et alors, Unlock, c’est bien?

Oui, terriblement! Et pour plusieurs raisons:

Même si le jeu ne tient que sur quelques cartes, on se sent aussitôt plongé dans l’aventure. La magie s’opère.

L’appli est très, très peu envahissante. A peine un compteur de temps et un moyen pour rentrer des codes et avancer dans le scénario. Très agréable. Et elle n’a pas besoin d’être sur internet pendant les parties, pratique si on joue à l’étranger.

Les trois scénarios proposés sont très différents et passionnants. Unlock ne propose pas juste des enchaînements d’énigmes, mais offre une véritable couche narrative. Ce qui augmente le plaisir et l’immersion. L’impression de vivre une vraie aventure et pas juste de devoir résoudre des énigmes plus ou moins compliquées, plus ou moins intéressantes.

Surfant sur la mode (à la limite de l’ad nauseam) des Escape Games, Unlock parvient à nous offrir une expérience compacte et tendue.

Un jeu parfait à prendre en vadrouille (comme d’autres, d’ailleurs). Petit, compact, il ne tient que dans un deck.

Les énigmes sont aussi astucieuses que surprenantes.

Le prix est convenable. Comptez 30 euros pour 3 aventures. 10 euros pour jouer environ une heure A 3-4 joueurs, c’est donc 3-4 euros par personne, à peine le prix d’un verre de lait de coco bio. C’est tout à fait honnête.

Encore une fois, après Time Stories, le reboot de Sherlock Holmes Détective Conseil, et Watson et Holmes, galvanisés par la mode des Escape Games, Cyril Demaegd avec les Space Cowboys nous signent un jeu fort, immersif, passionnant, original et iconoclaste.

Mais encore

Si vous êtes bloqués, vous pouvez accéder aux soluces des scénarios ici (téléchargeables en pdf):

Squeek & Sausage

La Formule

L’Ile du Docteur Goorse

La 2e boîte avec trois scénarios est déjà prévue. Pour juin 2017 si tout va bien. Vivement. Avec les périodiques scénarios de Time Stories, 3 nouveaux en 2017, et maintenant Unlock, les Space Cowboys savent nous tenir en haleine (et nous rendre accro à leurs jeux…)

Unlock a été nominé pour l’As d’Or 2017. Il a toutes les chances de gagner. Et il le mériterait (les autres jeux aussi, en fait)

Pour voir si le jeu vous tente, vous pouvez télécharger les règles du jeu ici

Vous pouvez trouver Unlock chez Philibert (et les protège-cartes peuvent aussi être trouvées ici, 61mm x 112mm, de la marque Mayday),

Chez Ludibay,

Chez Ludikbazar,

Et si vous habitez en Suisse, chez Helvétia Games Shop

Alors, Unlock, ça vous tente?

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Nous avons voyagé dans le futur. Voici le jeu que nous vous ramenons de 2017

Ce samedi 10 décembre vous pourrez découvrir et jouer à l’un des meilleurs jeux de 2017. Oui vous avez bien lu, 2017.

Le jeu sortira fin janvier 2017. Et comme au Bar à Jeux nous possédons une machine à voyager dans le temps, nous avons juste fait un saut de 2 mois pour vous le ramener. Mais chuuuut, merci de ne le répéter à personne. D’ailleurs, comme vous pouvez le constater, avec le voyage dans le temps, des créatures inter-temporelles sont venues parasiter la boîte.

Le jeu contient trois aventures. Pour ne pas vous les spoiler, vous pourrez découvrir le jeu avec l’Elite, une aventure supplémentaire inédite de démo.

Vous commencerez devant la porte d’une chambre d’hôtel de Las Vegas. Votre mission: infiltrer le repaire d’un suspect et y trouver des preuves. Mais… tout ne va pas se passer comme prévu…

Ce jeu vous plonge dans une aventure épique et immersive. Vous aurez 60 minutes pour la réussir. C’est une Escape Game/Panic Room Experience, qui se joue avec des cartes et une appli. Démentiel!

A samedi! Nous vous accueillons entre 17h et 23h.

Plus d’infos sur le Bar à Jeux de Genève

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Une illustration du jeu. Du frérot.

Quand ton hobby devient ton job, interviews, dernier chapitre

Bang bang bang bang, Flickr, by abrinsky
Bang bang bang bang, Flickr, by abrinsky

Voici la suite des interviews des professionnels du monde du jeu : auteurs, éditeurs, vendeurs.

Pour accéder au chapitre 1, le chapitre 2, le chapitre 3, le chapitre 4.

Nous voulions savoir ce qui se passait quand on transformait son hobby, ici les jeux de société, pour en faire son job.

Après Bruno Faidutti, Sébastien Pauchon, Emmanuel Beltrando, Christian Lemay, Mathilde Spriet, Monsieur Phal, Antoine Bauza…

Voici Cyril Demaegd, patron des éditions Ystari Games (Spyrium, Myrmes)

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1. Jouais-tu aux jeux de société avant de devenir professionnel-le (auteur ou éditeur) ?

Bien sûr mais comme tout le monde je crois. Du Monopoly, Cluedo les classiques avant de découvrir le JdR puis les gros améritrash (Civ, Dune, RpR,…)
et enfin le jeu allemand. Un parcours somme toute classique…

2. Qu’est-ce qui t’a fait passer pro ?

L’envie de faire mon propre jeu « pour voir ». Le but était dans un premier temps de le faire éditer, mais les éditeurs intéressés le trouvaient trop « core » et voulaient en faire quelque chose de plus familial. Ma volonté était de le conserver en l’état car je pensais qu’il y avait un marché pour ce genre de jeu, donc je n’ai pas eu trop le choix. Et puis il y avait la curiosité de se lancer dans l’aventure de l’édition pour maitriser tous les aspects de la conception d’un jeu de A à Z. Au début c’était pour un one shot, mais je suis toujours là 10 ans après 😉

3. Hormis un salaire exorbitant que même Bill Gates envie, quels sont les avantages d’être devenu pro ?

La liberté ! Avant j’étais dans l’informatique sur de gros projets dont on ne voyait jamais le bout, maillon d’une chaine interminable à se demander parfois pourquoi on prenait telle ou telle décision. Maintenant je suis indépendant et je conduis les projets qui me plaisent de la façon dont je l’entends. Le jeu peut être un succès ou un échec mais c’est ma responsabilité entière. C’est beaucoup plus grisant !
4. Quels sont les désavantages ?

En fait, on ne joue pas autant qu’on le croirait ou qu’on le voudrait. D’abord diriger sa propre entreprise, c’est tout de même beaucoup gérer de la compta et de la paperasse. Ensuite pour un seul jeu, nous mettons beaucoup d’énergie et de tests. Un jeu « core » ne sort pas bien réglé tout seul et il faut y mettre beaucoup d’énergie et passer par des phases ou rien ne marche. C’est parfois très frustrant mais c’est le prix à payer. En tout cas tester et développer un jeu ne s’apparente pas du tout à y jouer contrairement à ce que l’on pourrait penser. Je joue donc beaucoup moins qu’avant par manque de temps.

5. T’arrive-t-il encore de jouer juste pour le plaisir ?

Oui, mais sur de petites plages de temps pour les raisons que je viens d’évoquer. Par contre quand cela m’arrive, j’essaye autant que possible de ne pas me mettre dans la peau de l’éditeur et de chercher la petite bête. J’essaye vraiment d’être un simple joueur. Donc je ne « teste » pas les jeux des autres mais j’y « joue ». c’est une notion importante à mon avis qui est trop souvent oubliée sur les forums.

Merci Cyril pour tes réponses !

Voici les réponses de Gilles Lehmann, auteur de jeux (Diavolo, Mousquetaires du Roy)

Gilles

1. Jouais-tu aux jeux de société avant de devenir professionnel-le (auteur ou éditeur) ?

Naturellement. C’est la pratique du JDS qui m’a conduit à la création. J’ai commencé, enfant, avec mes grands-pères par les dames et la manille essentiellement, puis adolescent j’ai tâté des échecs et suis devenu accroc au tarot. Parallèlement, je jouais avec mon frère au Cluedo, au Monopoly, au Scrabble, à Risk, à Mastermind. Le jeu qui me laisse un goût de madeleine de Proust c’est L’Autoroute, The funny road d’Edmond Dujardin (1949 pour la première édition), dans lequel j’adorais incarner le gangster. Jeune adulte, j’ai découvert le jeu vidéo et lassé au bout de deux ou trois ans, j’ai commencé à faire un tour en boutique spécialisée. Féru d’histoire, j’ai commencé par les excellents Montjoie! de Pascal Bernard et Castel de Bruno Faidutti et Serge Laget. Avec un petit groupe d’amis nous avons usé ces deux jeux jusqu’à l’os avant d’en pratiquer de nombreux autres.

2. Qu’est-ce qui t’a fait passer pro ?

Professionnel au sens où tu l’entends, c’est acteur de la profession, car pour le reste je suis toujours amateur du fait que mes droits d’auteur ne me permettent absolument pas de quitter mon travail d’enseignant. Mon hobby est plus un second job que mon job, ce qui est d’ailleurs problématique, parce qu’ il ne faut pas manquer d’énergie pour concilier le tout en termes de temps.

Ce qui m’a amené à la création ludique, c’est, d’un point de vue général, mes envies de création en tous genres. J’aime créer, écrire, concevoir, réfléchir, construire, et travailler l’abstraction. Pour le concret, je suis moins bon, j’ai plus de facilité à casser un mur qu’à le remonter.

D’un point de vue particulier, je me suis attelé à mon premier jeu après une partie de Draco & Co de Bruno Faidutti et Michael Schacht. J’ai trouvé le jeu si peu à mon goût et tellement décevant par rapport à Castel et d’autres créations faiduttesque que je me suis fait le pari d’effacer cette amertume en prenant la place de l’auteur.

3. Hormis un salaire exorbitant que même Bill Gates envie, quels sont les avantages d’être devenu pro ?

Côté salaire, je ne te fais pas un dessin. Si je compte bien, en 10 ans de carrière et avec 5 jeux édités seul ou en collaboration avec François Combe ou Corentin Lebrat (soit approximativement 50 000 boîtes produites et peut-être 40 000 de vendues à ce jour), j’ai touché en moyenne 100 euros par mois avant impôt. Si tu réfléchis au temps passé et aux frais de matériel, ça reste du hobby. Non ?

Les avantages, ils sont surtout du côté de la fierté de sortir des jeux bien ciselés, du plaisir des rencontres, du sentiment de ne plus être simple consommateur. Demeure aussi, dans l’esprit du joueur que je suis, le rêve de sortir un jour un jeu universel, un bestseller.

4. Quels sont les désavantages ?

Les nuits trop courtes, le bordel dans le salon, les tests à rallonge. Des détails finalement au regard des avantages.

5. T’arrive-t-il encore de jouer juste pour le plaisir ?

Beaucoup trop rarement hélas. La plupart des soirées jeux tournent aux tests de prototypes. J’ai la chance d’avoir de vrais amis qui veulent bien passer du temps sur mes créations. Heureusement, je peux également jouer avec mes enfants et découvrir régulièrement quelques classiques et quelques nouveautés.

Merci Gilles pour tes réponses!

Voici les réponses de Sébastien Dujardin, auteur (La Venise du Nord, Troyes) et patron des éditions des Pearl Games (Tournay, Bruxelles 1893)

seb

1.       Jouais-tu aux jeux de société avant de devenir professionnel-le (auteur ou éditeur) ?

Oui! après avoir beaucoup joué aux « grands classiques » durant ma jeunesse, je jouais beaucoup depuis 4-5 ans.

2.       Qu’est-ce qui t’a fait passer pro ?

Un boulot d’ingénieur qui ne me plaisait plus au point de le perdre et le bon accueil de Troyes! Je ne pensais vraiment pas me destiner au jeu de société à la sortie de ce dernier…

3.       Hormis un salaire exorbitant que même Bill Gates envie, quels sont les avantages d’être devenu pro ?

Être éditeur, c’est pouvoir penser au jeu 24h sur 24. Il y a beaucoup de bons moments depuis les prémices du développement d’un jeu à sa fabrication. Je suis particulièrement fan des premiers contacts avec le matériel final et des premières parties avec celui-ci, quand on se rend compte qu’on a fait ceux qu’on avait en tête! L’accueil du public est particulièrement agréable à vivre, surtout à Essen, si ça se passe bien!

4.       Quels sont les désavantages ?

Être éditeur, c’est pouvoir penser au jeu 24h sur 24. Outre le salaire de misère, il y a des aspects plus rédhibitoires à base de comptabilité, de marketing et de rentabilité… Je suis très heureux de pouvoir développer des jeux tels que je les aime mais le public est finalement assez restreint et la concurrence est telle qu’on a pas le droit à l’erreur. J’ai choisi de consacrer un maximum de temps pour privilégier la qualité à la quantité, j’espère ne pas le regretter! Je ne suis pas non plus le meilleur pour gérer le stress de fin de projet, quand il faut envoyer les fichiers à l’imprimeur….

5.       T’arrive-t-il encore de jouer juste pour le plaisir ?

Je joue beaucoup avec mon épouse joueuse! Cela reste de loin mon loisir préféré et j’essaie de jouer à un maximum de jeux édités par d’autres pour le plaisir.

Merci Seb pour tes réponses.

Merci à tous les auteurs, éditeurs et vendeurs dans les magasins spécialisés de jeux. Toutes les réponses ont été super intéressantes. Ça nous / me permet d’avoir un aperçu plus clair sur la question.

Et vous, avez-vous déjà envisagé quitter votre emploi pour transformer votre hobby en job?

Space Cowboys, les prochains jeux

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On s’en souvient bien, cette annonce de ce printemps 2013 a véritablement surpris tout le petit monde ludique.

Les trois fondateurs d’Asmodée, Croc, Philippe Mouret et Marc Nunes, démissionnaient pour rejoindre l’helvète Sebastien Pauchon (Gameworks) et le Parisien Cyril Demaegd (Ystari) pour monter une toute nouvelle maison d’édition, Space Cowboys.

A souligner toutefois que ni Seb ni Cyril n’ont prévu de lâcher leur boîte pour la nouvelle structure, ils géreront les projets en parallèle.

Nos 5 cowboys spatiaux fringants n’ont toujours pas encore officiellement annoncé leurs prochaines sorties, mais au vu de leur énorme expérience et de leur grande maîtrise du métier d’éditeur de jeux, on peut d’ores déjà s’attendre à du très très très bon.

Voici quelques rumeurs glanées ici et là, sans aucune certitude aucune je précise. Certaines de ces annonces peuvent être aussi fausses que hasardeuses, on vous aura prévenus! Il faut dire qu’ils savent teaser les vieux briscards (leur page FB), sans rien annoncer d’officiel. Dans l’ordre du plus probable au moins probable.

  • Splendor, un jeu de cartes mais on n’en sait pas plus.
  • La 5ème édition du jeu de rôle à succès de Croc des années 90 In nomine Satanis / Magna Veritas, dans lequel les joueurs incarnent des anges, ou des démons, dans la France contemporaine. Du pure délire ludique. Du Dogma, le film, en JdR.
  • Mythotopia, une adaptation du Few Acres of Snow de Martin Wallace mais à 4 joueurs.
  • Timeline Stories, de Manuel Rozoy, un jeu de cartes narratif et déjà annoncé comme une bombe ludique. Gameworks était censé le sortir, mais Seb pourrait le proposer aux cowboys.
  • SuperGang Reboot. Et pourquoi pas, d’abord? Croc pourrait décider de relancer l’über-célèbre jeu des années 80, avec le pistolet à fléchettes et tout. On peut rêver, non? Pour voir la vidéo de présentation de ce VIEUX jeu.

Vont-ils surprendre tout le monde et présenter un jeu à Essen dans quelques semaines?

Et vous, quels jeux verriez-vous sortir chez les SpaceC? Des rééditons chatoyantes? Des adaptations passionnantes? Des nouveautés fracassantes?

Cyril Demaegd à Genève pour le Sherlock Holmes

Cyril Demaegd devant son Sherlock Holmes à Essen 2011

Décidément, pas un jour ne passe sans que nous vous annoncions des news sur le Sherlock Holmes Détective Conseil Live à Genève!

Aujourd’hui, tout est dans le titre.

L’éditeur de jeux parisien, Cyril Demaegd, patron d’Ystari Games et également auteur de jeux (Ys, Amyitis), sera là en chair et en os à Genève samedi 9 juin pour participer à notre portage live de son Sherlock Holmes Détective Conseil.

Comme l’affaire sera spécialement conçue pour Genève et donc exclusive, il n’aura aucun avantage 😉

Ou presque.

Car il va sans dire que Cyril connaît bien les ressorts de son jeu. Il faudra donc se montrer encore plus rusé pour parvenir à résoudre l’enquête mieux que lui. On vous prépare une enquête aux petits oignons (j’adore cette expression).

Si vous voulez faire dédicacer vos boîtes de jeux Ystari, profitez-en 😉

Infos et inscriptions sur sherlockgeneve.com