Frankenstein, le jeu de plateau. It’s Alive !

Temps de lecture: 3 minutes

Clément s’attaque ici à un jeu de plateau indé peu connu, sorti à Essen 2019. Et oui, avec un titre pareil, préparez-vous à récolter des ressources pour construire un village médiéval assembler des bouts de cadavre pour construire une créature en mode Prométhée moderne / Golem de la tradition juive praguoise

Un jeu sorti pratiquement en même temps que Abomination, chez Plaid Hat, la suite inventée du Frankenstein de Mary Shelley

Clément, c’est à toi :


Aaaaah Frankenstein ! Mary Shelley et sa géographie toute particulière (j’ai longtemps cherché le Salève au bout de Plainpalais…), le « it’s alive ! » de Colin Clive dans l’adaptation de 1931, Boris Karloff en monstre…

Quel thème parfait pour un jeu d’enchères ! Comment ça, fouiller dans les cimetières pour trouver des bouts de cadavre et les vendre aux enchères, ça n’est pas sexy ? Vous trouvez même ça un peu glauque ? 

Vous avez raison. Frankenstein n’est pas le jeu qu’on sortira pour remonter le moral au copain qui vient de perdre son chat, ou à la table de Mamie après le repas du dimanche. Le thème n’est que moyennement intégré au jeu, mais il case bien l’ambiance. 2/5 sur l’ITHEM.

Un autre point à préciser, Frankenstein est la réédition de It’s Alive du même auteur, sorti en 2007 (le jeu, pas l’auteur)

Comment on joue ?

Chaque joueuse doit récupérer 8 parties de corps, pour pouvoir construire son monstre. Pour ceci, à son tour, une joueuse peut :

  • Tirer une carte de la pioche, carte qu’elle pourra acheter, vendre au cimetière, ou mettre aux enchères
  • Piller une carte dans un cimetière (le sien ou celui d’une autre joueuse)

Simple.

Chaque carte a une valeur d’achat, une valeur de vente au cimetière et une valeur de pillage. L’achat et la vente se font en pièces, et le pillage peut se faire en pièces, en cartes (à la valeur d’achat) ou en combinant les deux.

Il y a aussi des cartes villageois, qu’il va falloir payer (obligatoirement) en pièces, en cartes ou en combinant les deux. Si la joueuse ne peut pas payer, elle doit défausser sa carte de la plus valeur ou toutes ses pièces.

C’est tout ?

Non, le jeu propose un système d’enchères sur les cartes. L’enchère ne fera qu’un tour, et permet à une joueuse d’acheter une carte en dessous de sa valeur d’achat, si personne ne surenchéri. La plus offrante prend la carte, et paie la joueuse dont c’est le tour (ou la banque si c’est la joueuse dont c’est le tour qui gagne l’enchère).

Et comment on gagne ?

La joueuse qui finit son monstre en premier gagne. C’est tout.

Interaction ?

Assez peu. Les joueuses peuvent aller piller les cimetières des autres, mais c’est tout. Sur l’IGUS, l’échelle de mesure de l’interaction dans les jeux, Frankenstein décroche un 2/5, et c’est bien payé.

A combien y jouer ?

De 2 à 5 selon les règles, avec une règle spéciale qui interdit d’avoir des parties en double à 4 ou 5, ce qui va rendre le jeu un peu plus intéressant.

Et alors, Frankenstein, c’est bien ?

Oui, et non.

Le thème est quand même très glauque, et passé les premières minutes de gloussement, il est plus gênant qu’amusant, d’autant plus que les cartes sont sombres, et qu’il n’y a pas de tentative de second degré dans les illustrations.

Le système de jeu est assez classique (acheter ou vendre). Le système d’enchère va permettre de se construire un tableau ou une fortune, mais c’est une arme à double tranchant, la joueuse pouvant se retrouver avec des cartes inutiles et pénalisantes pour la victoire finale (à 4 ou 5). Un petit changement, qui devra être testé plusieurs fois pour être maîtrisé, ce qui allonge la durée de vie du jeu.

🔴 Frankenstein, score final :

Rating: 3 out of 5.

Le jeu n’est pas mauvais, sans être incroyable non plus, et le thème glauquissime et les illustrations lui font clairement perdre des points. Dommage.

Et encore une chose

Vous pouvez consulter les règles de Frankenstein ici

Vous pouvez trouver Frankenstein chez Philibert ici

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  • Auteur : Yehuda Berlinger
  • Illustrateur : David G. Forés
  • Éditeur :  Invedars
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 à 5
  • Age conseillé : Dès 10 ans 
  • Durée : 30′ à 45′
  • Thème : Frankenstein
  • Mécaniques principales : Enchères, achat/vente, tableau building

A vous de jouer ! Participez à la discussion

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