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My City : Roll & Build : Quand le hasard devient architecture

🌆 Entre hasard et stratégie, My City Roll & Build vous met au défi de bâtir la ville parfaite. 12 épisodes pour maîtriser l’urbanisme !


My City : Roll & Build

My City : Roll & Build

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


En bref :

  • Un roll’n’write plutôt innovant qui transforme trois dés en système de construction urbaine complexe et évolutif
  • 12 épisodes répartis en 4 chapitres, chacun apportant de nouvelles règles et mécaniques qui enrichissent l’expérience
  • Une difficulté progressive qui en fait un jeu pour joueurs avertis malgré son apparente simplicité

Face à votre feuille vierge, trois dés s’apprêtent à transformer votre vision en réalité urbaine.

My City : Roll & Build est une déclinaison roll’n’write de My City, le jeu de Reiner Knizia sorti en 2020 en mode legacy, qui a déjà connu une adaptation différente avec My Island en 2023.

Ici, pas vraiment de legacy (quoique), mais plutôt un bon vieux roll’n’write avec 12 épisodes, répartis en 4 chapitres. Chaque épisode dispose de sa propre feuille et de ses propres règles et défis. Si tous les épisodes utilisent les mêmes dés et mécanismes de base, chacun introduit de nouvelles façons de marquer des points ou des contraintes supplémentaires.

Le système de jeu

My City : Roll & Build utilise 3 dés :

  • Un dé blanc qui indique le type de bâtiment à dessiner (résidentiel, industriel ou public)
  • Deux dés bleus qui définissent la forme du bâtiment à dessiner. Chaque face présente des carrés blancs et un demi-cercle gris qui permet de relier les deux dés pour obtenir la forme finale (de 1 à 5 cases, avec différentes configurations possibles)

Une fois les dés lancés, les joueurs dessinent leur bâtiment sur leur feuille en respectant ces règles :

  • Le premier bâtiment doit impérativement toucher la rivière qui traverse la feuille
  • Les bâtiments ne peuvent pas être dessinés au-dessus de la rivière, des montagnes ou des forêts, ni dépasser de la feuille
  • Tout nouveau bâtiment doit être adjacent à un bâtiment déjà construit (même de l’autre côté de la rivière)
  • Les bâtiments peuvent être construits sur les rochers ou les arbres

Les joueurs peuvent passer jusqu’à 6 tours en cochant une case sur leur feuille, mais attention : chaque passage coûte des points de victoire. Un joueur peut aussi, après le jet de dés, décider d’arrêter sa manche sans pénalité. La manche se termine lorsque tous les joueurs ont arrêté.

Le décompte des points

Le décompte s’effectue ainsi :

  • 1 point négatif par tour passé
  • 1 point négatif par case vide sur la feuille (hors arbres, rochers, montagnes ou forêts)
  • 1 point négatif par rocher non recouvert
  • 1 point positif par arbre non recouvert

On ajoute ensuite les points spécifiques à l’épisode en cours (groupes de bâtiments, puits, etc.). Le score est noté sur la feuille, et les scores des 3 épisodes d’un chapitre sont additionnés pour déterminer le vainqueur.

Les 12 épisodes apportent une belle diversité : groupements de bâtiments, églises, or, bandits… Le jeu propose également un mode solo avec une grille de scores à battre.

Le matériel

Le matériel reste simple : 3 dés, 144 feuilles recto-verso et un livret de règles. Même si ce dernier affirme qu’il y a suffisamment de feuilles pour rejouer chaque épisode plusieurs fois, 12 feuilles par épisode n’est pas particulièrement généreux. Cette limitation risque notamment de poser problème en bar à jeux.

Le livret de règles, bien que dense, reste relativement clair pour les règles de base. La partie concernant les épisodes se révèle plus complexe, avec des règles qui évoluent et se substituent à d’autres. On finit néanmoins par s’y retrouver, moyennant parfois quelques relectures attentives.

My City : Roll & Build, verdict

My City : Roll & Build reprend les mécanismes classiques du roll’n’write : contraintes de placement, pénalités et possibilité de continuer en pariant sur le prochain jet. Sans oublier le remplissage de carte. Pas de couleur tournante ni de dés personnels : du classique, du moins pour les règles de base.

Car après le premier épisode, la complexité s’accroît sensiblement. Si les premières règles spécifiques restent accessibles (groupement des bâtiments, combinaison des types de bâtiments…), les chapitres suivants gagnent nettement en complexité. Les règles de base sont modifiées à chaque fois, pas toujours de la même manière, et demandent une attention soutenue. On pouvait s’y attendre de la part de Reiner Knizia, mais il s’est vraiment surpassé ici. Ces changements enrichissent considérablement le jeu et évitent la monotonie, d’autant qu’on peut choisir ses épisodes préférés pour les rejouer, voire créer des mini-campagnes comme le suggère le livret. C’est un atout indéniable pour les joueurs, mais aussi potentiellement un point faible : le jeu perd en prévisibilité. Un joueur n’ayant fait que le premier épisode risque de se sentir perdu au 7e ou au 12e, ou devra au minimum fournir quelques efforts pour s’adapter aux changements.

My City : Roll & Build s’adresse donc plutôt à un public de joueurs avertis, amateurs de jeux en campagne et d’évolution progressive. Ce n’est pas un roll’n’write casual, mais un jeu qui demande de l’implication, malgré son apparente simplicité.

On a aimé :

  • Le système de dés ingénieux (enfin un jeu où lancer des dés ne rime pas avec hasard total !)
  • L’évolution progressive du jeu (comme vos impôts locaux, ça monte, mais au moins c’est intéressant)
  • La liberté de rejouer ses épisodes préférés (parce qu’être maire, c’est aussi savoir déléguer)

On a moins aimé :

  • Le nombre limité de feuilles (12 par épisode, c’est comme le budget municipal : jamais assez)
  • La complexification rapide (parfois plus compliquée qu’un dossier de permis de construire)
  • La perte de repères entre les épisodes (comme dans une vraie ville en travaux)

C’est plutôt pour vous si…

  • Vous rêvez d’être urbaniste sans passer les concours de la fonction publique
  • Vous aimez quand un jeu vous fait grandir (et pas seulement votre ville)
  • Vous pensez que trois dés peuvent raconter plus d’histoires qu’un livre d’architecture

Ce n’est plutôt pas pour vous si…

  • Vous trouvez que SimCity est déjà trop compliqué
  • Vous préférez les villes où rien ne change jamais
  • La vue d’un permis de construire vous donne des sueurs froides
My City : Roll & Build visuel

Un roll’n’write legacy, qui demande une certaine implication. My City Roll & Build prouve qu’avec trois dés, un crayon et un peu d’audace, n’importe qui peut devenir l’architecte de ses rêves… ou de ses cauchemars urbanistiques !

Sympathique.

Note : 3 sur 5.

  • Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
  • Création : Reiner Knizia
  • Illustrations : Michael Menzel
  • Édition : Kosmos
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 – 6
  • Âge conseillé : Dès 10 ans
  • Durée : 20 minutes
  • Thème : Construction de ville
  • Mécaniques principales : Roll’n’write. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.

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