Wyrmspan : Devenez maître des dragons en un battement d’ailes !
🐉 Wyrmspan : l’évolution ultime de Wingspan ? Explorez les cavernes, attirez des dragons et devenez le meilleur dragonologue.
Wyrmspan : Dragons, cavernes et stratégies
⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
Aujourd’hui, on vous embarque pour un voyage épique au pays des dragons ! Nous avons joué à Wyrmspan. On vous en parle ici. Explorons ensemble les méandres d’un jeu qui a fait déjà beaucoup parler de lui ces derniers mois : Wyrmspan. Successeur spirituel du célèbre Wingspan, ce nouveau-né de Stonemaier Games (et des bordelais de Matagot pour la VF) promet de nous en mettre plein les écailles… et les méninges ! C’est parti !
Une évolution, pas une révolution
Commençons par l’évidence : Wyrmspan n’est pas tombé de la dernière pluie. Il s’inspire largement de son illustre prédécesseur, Wingspan. D’ailleurs, c’est bien son autrice, Elizabeth Hargrave, qui a développé cette nouvelle itération. Mais attention, ne vous y trompez pas ! Ce n’est pas un simple copier-coller avec des écailles. Oh que non ! Wyrmspan prend les fondations solides de Wingspan et les fait évoluer dans une direction tout à fait neuve et passionnante.
Vous êtes toujours aux commandes d’un moteur qui se construit au fil de la partie, mais cette fois-ci, ce sont des dragons que vous attirez dans vos cavernes, pas des oiseaux dans vos habitats. Et croyez-moi, ça change tout ! Il n’est pas juste question de rethématisation cosmétique ici, mais bel et bien d’un nouveau jeu !
Les mécaniques de base restent familières pour les vétérans de Wingspan : vous jouez des cartes, vous activez des effets, vous récoltez des ressources et vous… pondez. Oui, les dragons eux aussi pondent. Mais Wyrmspan ajoute sa propre épice à cette recette éprouvée. Par exemple, avant de pouvoir accueillir un dragon, il faut d’abord creuser une caverne. C’est logique, non ? Un dragon a besoin d’espace.
Cette simple addition change considérablement la dynamique du jeu. Soudain, vous devez jongler entre l’excavation de nouvelles cavernes et l’attraction de dragons. C’est comme si vous deviez construire votre nid avant d’y accueillir vos oiseaux dans Wingspan. Ça vous oblige à réfléchir différemment, à planifier davantage. Et ça, c’est franchement fun !
Des pièces qui changent la donne
Parlons un peu matériel, voulez-vous ? Wyrmspan ne lésine pas sur la qualité, c’est le moins qu’on puisse dire. Avec plus de 180 cartes uniques, les cartes sont magnifiques, avec des illustrations de dragons à tomber par terre réalisée par l’illustratrice française Clémentine Campardou. Le style de dessin des cartes se distingue par ses traits fins et détaillés, avec des contours clairs et des lignes fluides qui donnent vie aux dragons. Les couleurs vives et variées attirent l’œil, chaque dragon ayant une palette unique qui accentue son individualité. Les ombrages subtils ajoutent de la profondeur aux illustrations, qui semblent réalisées à l’aquarelle, apportant une texture douce et fluide.
Le style général est semi-réaliste, mêlant réalisme et fantaisie, et chaque carte raconte une histoire grâce aux expressions et postures des dragons. Cette caractérisation visuelle enrichit l’univers fantastique du jeu, rendant chaque carte captivante et immersive. Les illustrations ne se contentent pas de représenter des créatures, elles ajoutent une dimension narrative qui complète l’expérience ludique. Elles sont tout simplement époustouflantes. Chaque dragon a sa propre personnalité, son propre style. Vous vous surprendrez à donner des noms à vos dragons préférés, à imaginer leurs histoires. C’est comme si vous construisiez votre propre mythologie au fil de la partie ! Sérieusement, certains sont tellement mignons que vous auriez envie de les adopter (mon cas. Oui, je me rêve un peu comme Daenerys) !
Mais au-delà de l’esthétique, ce sont les petits changements qui font toute la différence. Fini la tour à dé de Wingspan, place aux pièces ! Dans Wyrmspan, vos actions sont limitées par des pièces que vous dépensez au fil de la partie. C’est un changement subtil mais qui a un impact énorme sur le rythme du jeu.
Et que dire de la guilde draconique ? Cette nouvelle piste de progression ajoute une dimension stratégique supplémentaire extrêmement dynamique et passionnante. C’est comme si vous aviez un mini-jeu à l’intérieur du jeu principal. Vous devez constamment jongler entre vos objectifs personnels et l’avancement sur cette piste de guilde. Ou pas, mais vous risquez bien de vous tirer un œuf de dragon dans pied. C’est un vrai casse-tête, mais dans le bon sens du terme ! Chaque fois que vous activez certains symboles, vous progressez sur cette piste, débloquant des bonus au passage. C’est une mécanique qui récompense la planification à long terme et qui ajoute une dimension supplémentaire à vos choix tactiques, stratégiques.
Des dragons et des humains
C’est le moment idéal pour s’intéresser aux dragons. Qui ont toujours fasciné les êtres humains à travers les cultures, les époques.
Les dragons sont des créatures mythiques présentes dans de nombreuses cultures à travers le monde, mais leur représentation varie considérablement. En Europe, ils sont généralement dépeints comme des monstres dangereux à combattre, tandis qu’en Chine, ils sont perçus comme des êtres bienveillants liés aux énergies de la terre.
L’origine de ces croyances peut être attribuée à plusieurs facteurs :
- La peur ancestrale des grands prédateurs et reptiles (serpents, crocodiles) héritée de nos ancêtres africains.
- La découverte de fossiles de grands animaux préhistoriques, interprétés comme des restes de dragons.
- L’observation de créatures marines mystérieuses, alimentant les légendes de serpents de mer.
- Des traditions régionales spécifiques, comme la description biblique du Léviathan qui a influencé l’image du dragon cracheur de feu en Europe.
Dans l’imaginaire européen médiéval, les dragons ont joué le rôle de « prédateur alpha », en l’absence de grands prédateurs réels comme les lions. Les légendes de tueurs de dragons servaient à célébrer des héros locaux.
La perception moderne des dragons a évolué, notamment dans la culture populaire américaine qui les dépeint souvent comme des créatures intelligentes et bienveillantes, fusionnant les traditions européennes et chinoises.
Les mythes de dragons reflètent la relation complexe et ambivalente des humains avec la nature, se manifestant différemment selon les cultures mais partageant des racines communes. Par exemple, en Chine, les dragons sont célébrés comme des forces merveilleuses de la terre, tandis que les tigres sont considérés comme des ennemis mortels à exterminer. De même, en Europe, les Grecs et les Romains de l’Antiquité considéraient les dracos et les pythons comme des symboles de la terreur de la nature, tout en vénérant les rochers, les arbres et l’eau comme demeures de nymphes et d’esprits bienveillants.
Cette diversité de représentations des dragons à travers les cultures illustre la richesse et la créativité de l’imaginaire humain face aux forces de la nature.
Un aspect fascinant des dragons dans la culture populaire moderne est leur évolution vers des créatures plus complexes et nuancées. Loin des simples monstres à abattre, les dragons d’aujourd’hui sont souvent dépeints comme des êtres intelligents, dotés d’une personnalité propre et même d’une morale. Cette transformation reflète peut-être notre relation changeante avec la nature et notre compréhension croissante de la complexité du monde animal.
Dans Wyrmspan, cette évolution est subtilement intégrée. Les dragons que vous attirez dans vos cavernes ne sont pas de simples bêtes, mais des créatures avec leurs propres caractéristiques et capacités uniques. Chaque carte de dragon raconte une histoire, suggérant une vie intérieure riche et complexe pour ces créatures légendaires. C’est un peu comme si le jeu nous invitait à voir les dragons non pas comme des adversaires à vaincre, mais comme des partenaires potentiels dans notre quête de connaissance et de pouvoir.
Cette approche plus nuancée des dragons fait écho à l’évolution de notre compréhension des animaux dans le monde réel. Alors que nous découvrons l’intelligence des éléphants, la complexité sociale des dauphins ou les capacités cognitives des corbeaux, nous sommes amenés à repenser notre place dans le règne animal. De même, les dragons de Wyrmspan nous invitent à considérer ces créatures mythiques sous un nouvel angle, plus respectueux et plus curieux.
Le jeu pousse cette idée encore plus loin en faisant de nous un « dragonologue ». Ce terme évoque l’image d’un scientifique étudiant ces créatures fantastiques avec rigueur et respect, plutôt que celle d’un chevalier cherchant à les pourfendre. C’est comme si le jeu nous disait : « Et si, au lieu de les craindre, nous cherchions à comprendre ces magnifiques créatures ? »
Cette approche plus collaborative avec les dragons reflète également des préoccupations environnementales contemporaines. À une époque où nous prenons conscience de l’importance de préserver la biodiversité, l’idée de coexister harmonieusement avec des créatures puissantes (même imaginaires) résonne d’une manière particulière. Wyrmspan nous permet d’explorer cette idée dans un cadre ludique et fantastique.
Enfin, n’oublions pas que cette évolution de notre perception des dragons s’inscrit dans une longue tradition de réinvention des mythes. Chaque époque réinterprète ses légendes à la lumière de ses propres valeurs et préoccupations. Wyrmspan, avec sa vision plus nuancée et respectueuse des dragons, s’inscrit parfaitement dans cette tradition. Il nous offre une nouvelle façon de nous connecter avec ces créatures légendaires qui fascinent l’humanité depuis des millénaires.
Une mécanique affinée
Creusons un peu plus profondément dans les mécaniques. On n’a le choix qu’entre trois actions, et c’est tout ! On creuse / pose une caverne (pour ensuite accueillir un dragounet), on attire / pose un dragon (sur une cavenrne), et on part explorer / se balader avec son meeple dragonologue sur l’une des trois rangées de son plateau perso. Ici, Wyrmspan reprend le principe des trois rangées d’actions de Wingspan, mais les peaufine de manière intéressante.
Dans Wingspan, chaque rangée avait une fonction bien définie : nourriture, œufs, cartes. Dans Wyrmspan, c’est plus nuancé. Certes, chaque rangée a toujours une spécialité, mais elles offrent aussi des bonus variés. C’est comme si on avait pris le moteur bien huilé de Wingspan et qu’on y avait ajouté quelques engrenages supplémentaires pour le rendre plus complexe et plus… palpitant.
L’action « Explorer » est particulièrement intéressante. Vous envoyez votre aventurier parcourir une rangée, activant tous les effets sur son passage. On se régale. C’est comme un petit voyage au pays des merveilles à chaque tour ! Cette mécanique encourage vraiment à construire des combos puissants, ce qui est toujours grisant dans un jeu de construction de moteur / engine-building. On voit vraiment son jeu grandir, mûrir, prendre son envol (oui, comme un… dragon).
Et parlons un peu de l’équilibrage. Dans Wingspan, la stratégie de « pondre des œufs à tout-va » était souvent dominante en fin de partie. Wyrmspan semble avoir tiré les leçons de cette expérience. Les œufs sont toujours importants, mais ils ne sont plus l’alpha et l’oméga de votre stratégie. C’est un changement subtil mais bienvenu qui ouvre la porte à des approches plus variées.
Un monde de possibilités
L’une des forces de Wyrmspan, c’est la variété qu’il offre. Avec 183 cartes de dragons différentes, chaque partie est une nouvelle aventure. C’est comme si vous aviez un nouveau deck à explorer à chaque fois que vous ouvrez la boîte !
Mais attention, cette variété peut aussi être un piège. Avec tant d’options, il peut être tentant de se disperser. La clé du succès dans Wyrmspan, c’est de trouver votre nidche, votre stratégie, et de vous y tenir. C’est un peu comme dans la vie : mieux vaut être excellent dans un domaine que moyen dans tous. Non ? Prenez vos stylos, vous avez 4h.
Les objectifs de manche ajoutent une couche supplémentaire de défi et de rejouabilité. Ils vous poussent à sortir de votre zone de confort, à explorer des stratégies que vous n’auriez peut-être pas envisagées autrement. C’est comme si le jeu nous disait : « Allez, sors des sentiers battus, tu vas voir, c’est fun ! »
Une immersion totale
L’un des aspects les plus impressionnants de Wyrmspan, c’est son immersion. Le thème des dragons n’est pas plaqué artificiellement sur des mécaniques existantes. Non, il est intégré de manière organique à chaque aspect du jeu.
Les ressources, par exemple, ne sont plus de la simple nourriture. Vous récoltez de la viande, du lait, des gemmes et de l’or. C’est logique, non ? Les dragons sont des créatures fantastiques, ils ne vont pas se contenter de graines et de vers ! Et les œufs. OMFG. Les œufs. L’éditeur aurait pu se contenter de cubes. Mais non ! Comme déjà dans Wingspan, on a droit à de magnifiques oeufs colorés. Mais ceux de Wyrmspan sont encore plus époustouflants. Puisque ils sont… wait for it… pailletés. Mais oui vous avez bien lu. Pour ajouter au caractère fantastique de ces créatures, l’esthétique des œufs pondus est hallucinante !
Et si vous voulez vous la péter auprès de vos potes, vous pouvez toujours casser votre tirelire et vous offrir ça. Des œufs métalliques !
Un défi à la hauteur
Ne vous y trompez pas : Wyrmspan n’est pas un jeu facile. Il demande de la réflexion, de la planification, et une bonne dose de flexibilité. Mais n’est-ce pas là tout le sel d’un bon jeu de société ?
La gestion des ressources est particulièrement corsée. Avec quatre types de ressources différentes, plus les pièces et les œufs, vous avez constamment l’impression de jongler avec trop de balles. C’est stressant, certes, mais aussi incroyablement passionnant et satisfaisant quand vous réussissez à tout faire fonctionner en harmonie.
Le timing est également crucial. Quand faut-il creuser une nouvelle caverne ? Quand est-ce le bon moment pour attirer un dragon particulier ? Ces décisions peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite.
Mais ne vous découragez pas ! C’est précisément ce niveau de défi qui rend Wyrmspan si addictif. Chaque partie est une nouvelle opportunité d’affiner votre stratégie, de tester de nouvelles approches. Et croyez-moi, le sentiment d’accomplissement quand vous réussissez à faire fonctionner votre moteur comme une machine bien huilée est incomparable !
Wingspan vs Wyrmspan ?
Les règles indiquent les différences :
Si vous connaissez déjà Wingspan… faites bien attention à ces différences clés avec Wyrmspan :
- Les actions sont effectuées en dépensant des pièces et des œufs (et pas des cubes Action).
- Vous explorez vos cavernes de gauche à droite pour activer des capacités (et non de droite à gauche).
- Il y a deux icônes Nid sur votre plateau Joueur, même avant d’avoir joué un dragon.
- Vous commencez la partie avec 4 cartes au choix (parmi 3 dragons et 3 cavernes) et avec 3 ressources de votre choix.
- Vous gagnez 6 pièces et 1 œuf au début de chaque manche (quatre manches au total).
- Un échange de 2 ressources contre 1 peut se faire à n’importe quel moment (mais pas au moment de jouer une carte).
- Vous devez excaver un espace de caverne avant d’attirer (jouer) un dragon dans cet espace. Vous commencez la partie avec 3 espaces excavés.
- Les capacités des cartes sont optionnelles. Si une capacité donne également un avantage à un adversaire, il peut choisir de l’appliquer même si vous choisissez de ne pas le faire pour vous-même.
- À la fin de chaque tour, vous devez défausser vos éléments en excès de manière à ne pas avoir plus de 9 pièces, 9 cartes et 9 jetons ressources.
- L’égalité lors du calcul des scores à la fin des manches ne pénalise pas le gain de points. Par exemple, si deux joueurs sont à égalité pour être en première place, ils gagnent chacun les PV pour la première place. Le prochain joueur remporte ensuite les PV de la deuxième place.
Pour résumer, Wyrmspan, c’est tout pareil, mais complètement différent. Là où Wingspan s’adressait plus à un public Familial+, avec Wyrmspan on monte d’un cran dans la complexité.
Les petits détails qui font la différence
Ce qui m’a particulièrement frappé dans Wyrmspan, ce sont tous ces petits détails qui montrent à quel point Connie Vogelmann, l’autrice, déjà autrice d’Apiary (on vous en parle tout bientôt), a réfléchi à chaque aspect du jeu.
Prenez les cartes d’aide de jeu, par exemple. Non seulement elles récapitulent les règles de base, mais elles offrent aussi des suggestions de stratégie pour vos premiers tours. C’est comme avoir un coach personnel qui vous guide dans vos premiers pas ! C’est le genre d’attention qui rend le jeu accessible tout en offrant une profondeur stratégique aux vétérans.
Ou encore, les cartes bébés dragons. Ces petites merveilles offrent des bonus spéciaux quand vous jouez d’autres dragons par-dessus. C’est une mécanique simple mais qui ajoute une couche supplémentaire de réflexion stratégique. Faut-il garder ce bébé dragon visible pour profiter de son bonus, ou le recouvrir pour progresser ? Ces dilemmes sont le sel de Wyrmspan !
Les défis de l’adaptation
Bien sûr, tout n’est pas parfait dans le monde de Wyrmspan. Comme tout jeu qui cherche à innover, il rencontre quelques défis.
L’un des plus évidents est la complexité accrue par rapport à Wingspan. Avec plus de mécaniques à gérer, plus de ressources à jongler, le jeu peut sembler intimidant au premier abord. C’est un peu comme passer d’un vélo à une moto : c’est plus puissant, mais aussi plus difficile à maîtriser.
Il y a aussi la question de l’équilibrage. Certains joueurs et joueuses à notre table lors de nos nombreuses parties ont noté que certaines cartes semblaient plus puissantes que d’autres. C’est toujours un défi dans un jeu avec autant de variété, et il faudra probablement quelques parties pour vraiment juger de l’équilibre global.
De plus, il y a la question de l’interaction. Wyrmspan, comme Wingspan avant lui, reste principalement un jeu en mode Solo-Multi. Vous êtes concentré sur votre propre tableau, avec peu d’occasions d’interférer directement avec les autres. C’est une caractéristique qui plaira à certains et en frustrera d’autres.
Enfin, le nombre de joueurs et de joueuses indiqué est peut-être… trompeur. Si à 1-3 on contrôle plus, on s’embête moins, oubliez clairement d’y jouer à 4-5. Le jeu le permet, mais c’est juste IMBUVABLE. Comme on n’a pas grand-chose à faire hors de son tour, hormis quelques rares actions initiées par les autres qui concernent tout le monde à la table, mais c’est tout, et c’est peu, et c’est rare, on attend, on s’ennuie, on mate son portable, on part faire la vaisselle.
Comme on l’a déjà relevé précédemment, Wyrmspan est en mode engine-building / construction de moteur. La partie commence très, très gentiment en première vitesse. Puis le jeu s’emballe. Les combos augmentent. Les tours se rallongent. Et l’attente devient alors pénible et douloureuse à 4-5.
Comme quoi non, non, il ne faut pas toujours se fier au nombre de joueurs et de joueuses indiqué sur la boîte. Ou alors, pour vivre une piètre expérience ludique (et ne plus vouloir y revenir).
Un jeu qui fait débat
Comme tout bon jeu de société, Wyrmspan suscite des débats passionnés dans la communauté ludique. Certains le voient comme une évolution naturelle et bienvenue de Wingspan, tandis que d’autres le trouvent trop similaire pour justifier son existence.
Personnellement, je pense que Wyrmspan a sa place. Oui, il partage de nombreux points communs avec Wingspan, mais il apporte suffisamment de nouveautés pour se démarquer. C’est un peu comme comparer deux millésimes d’un grand vin : ils ont le même ADN, mais chacun a sa propre personnalité.
Ce qui est certain, c’est que Wyrmspan ne laisse pas indifférent. Il provoque des discussions, des comparaisons, des analyses. Et n’est-ce pas là le signe d’un jeu qui a du potentiel ? Un jeu qui fait réfléchir, qui pousse à l’analyse, c’est un jeu qui a de l’avenir ! Pour moi, Wyrmspan est clairement meilleur que Wingspan ! Et c’est, selon moi, l’un des must-have de 2024. Pas moins !
Wyrmspan, verdict : Un dragon qui a de l’avenir
Au final, que penser de Wyrmspan ? Est-ce le digne successeur de Wingspan ? La réponse, comme souvent dans le monde du jeu, est : ça dépend.
Si vous êtes un ou une fan inconditionnelle de Wingspan, vous trouverez dans Wyrmspan une évolution intéressante du concept. Les mécaniques familières sont là, mais avec suffisamment de twists pour renouveler l’expérience. Reconnaissable, mais plein de surprises.
Si vous n’avez jamais joué à Wingspan, Wyrmspan peut être une excellente porte d’entrée dans cet univers. Il offre une expérience plus riche, plus complexe, qui pourrait bien vous éclater dès la première partie.
Et si vous êtes un ou une fan des jeux de construction de moteur / engine-building, Wyrmspan a certainement de quoi vous intriguer, vous intéresser. Ses mécaniques bien huilées, sa thématique immersive et son potentiel stratégique en font un candidat sérieux pour votre collection.
Une chose est sûre : Wyrmspan n’est pas qu’une simple resucée de Wingspan avec des dragons. C’est un jeu qui a sa propre identité, ses propres défis, ses propres récompenses. Il mérite qu’on lui donne sa chance, qu’on l’explore, qu’on le maîtrise.
Alors, êtes-vous prêt à vous lancer dans l’aventure ? À creuser vos cavernes, à attirer vos dragons, à construire votre empire draconique ? Le monde de Wyrmspan vous attend, avec ses défis, ses mystères et ses trésors. N’attendez plus, plongez dans cet univers de ouf. Qui sait ? Vous pourriez bien y découvrir votre prochain jeu préféré ! C’est en tout cas mon cas.

Grandiose ! Gros, gros coup de cœur. L’un des must-have de 2024.
- Date de sortie : Juin 2024
- Langue : Française
- Fabriqué en : Chine
- ITHEM : 3 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 1.5 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : C. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici

- Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
- Création : Connie Vogelmann
- Illustrations : Clémentine Campardou
- Édition : Matagot (qui a réalisé un travail de dingue pour la traduction, impeccable !)
- Nombre de joueurs et joueuses : 1-5 (idéal à 1-3)
- Âge conseillé : Dès 14 ans (difficilement moins)
- Durée : 90 minutes
- Thème : Fantastique, dragons
- Mécaniques principales : Collection, Cartes, Placement d’ouvriers (enfin, des pièces d’écailles, plutôt). Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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5 Comments
Alfaren
« Un échange de 2 ressources contre 1 peut se faire à n’importe quel moment (mais pas au moment de jouer une carte) » Visiblement, ce serait une erreur de traduction FR, la règle anglaise précisant qu’on peut le faire y compris au moment de jouer une carte.
Gus
Ha tiens intéressant. Une erreur de traduction dans la règle VF de Matagot. Certainement due à une évolution de versions entre VO et VF j’imagine.
Comme nous n’avons jamais utilisé cette règle pendant nos parties (un échange trop… coûteux) nous ne nous y sommes pas arrêtés. Merci pour l’information 🙏🏼
David
Je ne comprends pas cette phrase dans votre article. 😉:
« Faut-il garder ce bébé dragon visible pour profiter de son bonus, ou le recouvrir pour progresser ? »
On peut recouvrir un dragonnet déjà posé???
Mi-Bantou
Non, sauf capacité d’une carte non encore trouvée, on ne peut pas recouvrir un dragon (ni un dragonnet) déjà posé face visible par un autre dragon. Cependant, je pense que l’auteur indiquait ici le choix de glisser son dragonnet sous un dragon déjà posé plutôt que de le poser et de profiter ainsi de son effet.
Gus
Oui c’est exactement ça