Wyrmspan : Des dragons à la place des oiseaux
🐉 Wyrmspan : Stonemaier remet le couvert avec un nouveau jeu en 2024 ! Wingspan en mode DRAGONS, que demandez de plus ?!
Wyrmspan
Je vais être honnête avec vous. Chaque fois que Stonemaier, l’éditeur de Scythe et de Wingspan annonce une sortie, la planète jeux s’enflamme ! C’est le cas aujourd’hui avec Wyrmspan.
Pour 1 à 5, dès 14 ans et pour des parties de 90 minutes, Wyrmspan débarque en 2024 pour nous faire vivre des aventures palpitantes dans un univers peuplé de dragons ! Signé Stonemaier Games, l’éditeur à succès derrière le phénomène Wingspan, ce nouveau titre s’annonce aussi enchanteur que son prédécesseur. Analysons ensemble ce que l’on sait déjà sur ce jeu et pourquoi il a de grandes chances de nous faire tourner la tête cette année.
Wingspan et Wyrmspan sont sur un plateau
Tout d’abord, petit rappel sur Wingspan pour ceux qui auraient vécu dans une grotte ces dernières années. Sorti en 2019, ce jeu de plateau nous propulsait dans le monde merveilleux des oiseaux avec un concept fun : attirer le maximum d’espèces différentes dans nos réserves ornithologiques pour marquer des points et remporter des objectifs. Outre son gameplay parfaitement huilé, Wingspan nous épatait par la beauté de ses illustrations. Résultat : un succès de ouf avec plus de 1,4 million de boîtes vendues depuis sa sortie !
Fort de ce triomphe, l’éditeur Stonemaier Games a eu l’excellente idée de transposer la recette gagnante de Wingspan dans un nouvel univers, encore plus épique et fantastique : celui des dragons !
Exit les gentils petits volatiles, bonjour les créatures légendaires aux pouvoirs dévastateurs. De quoi enflammer nos parties et pimenter sacrément les stratégies. D’ailleurs le nom Wyrmspan joue finement sur cette filiation assumée, mélangeant « wyrm » et Wingspan. Bien vu !
Et pourquoi Wyrmspan ?
Pourquoi Wysmspan, et pas Dragonspam ? D’abord, parce que ça sonne mieux. Et ensuite, parce que « wyrm » désigne justement un… dragon, en vieil anglais. Paf, petit cours d’étymo :
Le mot « wyrm » provient du vieil anglais, où il s’écrivait « wyrm » et se prononçait de la même manière. Il désignait un serpent, un dragon ou un ver. Ce terme est étroitement lié au vieux haut allemand « wurm » et au vieux norrois « ormr », qui désignent tous deux un serpent ou un dragon. Le mot lui-même est dérivé du proto-germanique « _wurmiz », qui vient à son tour de la racine proto-indo-européenne « _wr̥mis », qui signifie serpent.
Dans la littérature anglaise, le terme « wyrm » a été principalement utilisé pour décrire les dragons, en particulier dans le contexte du folklore et de la mythologie de la vieille Angleterre. Dans ces contextes, le concept de wyrm est souvent associé à de grands dragons ressemblant à des serpents, qui incarnent la force primitive et possèdent souvent un caractère menaçant ou malveillant. Cela contraste avec la représentation occidentale plus moderne des dragons, qui sont des créatures ailées crachant du feu.
Le mot a connu une résurgence dans la littérature fantastique moderne et les jeux de rôle, où il désigne souvent un type spécifique de dragon, généralement plus serpentin et moins anthropomorphisé que les autres types de dragons. Cet usage reflète un retour aux connotations originales du mot dans le folklore anglais et germanique ancien et médiéval. »
Mais revenons à nos moutons dragons.
Pas un simple relooking
Mais que les fans se rassurent, Wyrmspan n’est pas qu’un simple relooking de son aîné avec des dragons à la place des oiseaux. L’éditeur insiste sur le fait qu’il s’agit bien d’un jeu à part entière, doté de nombreux mécanismes inédits. En tant que professionnel du secteur ludique, j’ai eu la chance de pouvoir consulter le descriptif avancé du jeu. Et je peux vous assurer que le gameplay a l’air nettement plus fourni et stratégique ! Analysons cela en détail.
Tout d’abord, exit les dés et l’aspect aléatoire qu’appréciaient certains dans Wingspan. Ici toutes les ressources nécessaires pour attirer les dragons seront disponibles à chaque tour. Un choix assumé de l’autrice Connie Vogelmann pour nous offrir plus de contrôle dans nos tactiques. Ensuite, on ne se contentera pas de remplir des espaces déjà prêts sur notre plateau individuel.
Il faudra d’abord creuser nous-mêmes les cavernes dans nos 3 biomes de départ avant de placer les fameuses cartes « grottes » qui activent des pouvoirs. Et plus on débloquera d’emplacements, plus on pourra loger de pensionnaires ailés ! Un aspect gestion de ressources très malin qui rend le jeu nettement plus stratégique.
Wyrmspan propose également un ingénieux système de guildes, absent de Wingspan. Chacune des 4 guildes disponibles octroie des bonus spécifiques au fur et à mesure qu’on augmente notre renommée par nos actions. À nous de bien analyser celles qui correspondent le mieux à notre approche ! Autre grande nouveauté : la possibilité d’envoyer un aventurier en exploration pour piocher des ressources ou activer des pouvoirs. De quoi pimenter encore plus les parties !
Au niveau des similarités avec Wingspan, on retrouve le principe d’enchaînement de combos grâce aux capacités des cartes dragons. Plus on attire de familles différentes, plus nos pouvoirs s’enrichissent ! Idem pour les jolis petits œufs et le principe de faire grandir ses protégés. Les sublimes illustrations signées de l’autrice française Clémentine Campardou sont également un vrai régal, tout comme la direction artistique qui s’annonce époustouflante. Bref, tout ce qu’on adore !
Conclusion
Wyrmspan s’impose comme un jeu nettement plus fouillé et stratégique que son grand frère Wingspan, tout en conservant le fun et le côté enchanteur. Un pari réussi selon moi ! D’ailleurs, la prouesse est d’autant plus admirable quand on sait que la conception est signée Connie Vogelmann, à qui l’on doit le très bon Apiary, dont la VF débarque bientôt chez Matagot. Nous vous en reparlerons. Et en parlant de Matagot, c’est l’éditeur bordelais qui se chargera également de la VF de Wyrmspan
Cerise sur le dragon, la créatrice Elizabeth Hargrave (autrice de Wingspan) a elle-même participé au développement de Wyrmspan en tant que « développeuse ». Son expérience et son expertise auront sûrement permis d’affiner encore plus les mécanismes du jeu. Quand deux brillants esprits s’associent, ça ne peut qu’accoucher d’un petit/grand bijou ludique !
AMHA, Wyrmspan s’annonce comme l’un des cartons de l’année 2024 dans le monde du jeu de société. La bonne nouvelle, c’est que l’attente ne sera pas trop insoutenable : le jeu sera disponible dès le 31 janvier en précommande sur le site de Stonemaier Games, pour une distribution massive en boutique début mars en VO. Et à quand la VF ?
Et hop, un petit teaser :
Bref, tout me porte à croire que Wyrmspan reproduira le succès flamboyant de son aîné Wingspan en 2024. Un nouveau classique en devenir qui risque de passionner ! Alors, prêts à dompter les magnifiques dragons de Clémentine Campardou ? Sur ce, belles parties à vous et à très vite pour de nouvelles aventures ludiques en 2024 sur Gus&Co !
Bisous brûlants.
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Article écrit par Loïc. Breton d’origine et exilé depuis peu en Suisse (pour son chocolat, surtout), Loïc vit et respire jeux de société. Il est toujours prêt à sortir cartes et plateaux pour s’amuser et partager sa passion débordante. Joueur dans l’âme, sa devise est « Une petite partie, entre deux arrêts de bus ? ».

7 Comments
Sébastien ESTIENNE
Merci pour l’article.
J’ai hâte d’essayer cette nouvelle mouture.
Gus
On le commandera à la rédac. On aussi hâte, Seb. On se réjouit de vous en reparler !
Raidden
Ceux qui attendent les extensions de Wingspan pour remplir la Nesting Box sont également ravis. Leur box va rester vide un moment encore…
Gus
Mais non. Après il y a aura Dogspan (Wingspan avec des chiens), Catspan (avec des…), DisneySpan, etc.
De quoi bien remplir la boîte 😜
(Comment ça je suis taquin ?)
Meuh
Merci pour l’article! Je m’interroge sur l’évolution du jeu wingspan qui m’avait attiré aussi pour sa volonté d’adaptation de mécaniques correspondant justement aux oiseaux décrits (et très joliment reproduits)? Ce que l’on gagnera en gameplay sera perdu en pédagogie? La filiation me semble donc un peu grossière et marketing, mais n’enlève en rien l’intérêt que l’on (et moi également 😅)peut porter à cette évolution. Belle journée et bonne année.
kaiser sauze
J espère qu il a rajouté un peu d interaction.
Gilles
Je demande à voir. Le côté naturaliste et pédagogique de Wingspan sera donc remplacé par un énième univers peuplé de dragons 100% custom. J’aime beaucoup dans Wingspan poser une carte et dire « galinette cendrée », sachant que ledit piaf existe bel et bien quelque part dans le monde. Il n’y aura pas ça dans wyrmspan.
Attention, ce n’est pas une critique. Wyrmspan touchera un autre public plus attiré par les thèmes liés à l’imaginaire qui, pour certains, restent perplexes quant à l’intérêt de collectionner des oiseaux.