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Backstories bouscule le jeu narratif

🏔️ Cartes perforées, liberté totale : Backstories bouscule les codes ! 💥 Un jeu, mille possibilités. L’avenir du jeu narratif est là !


Backstories : Seule sous la Glace

Backstories : Seule Sous La Glace

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


Vous en avez assez des jeux narratifs qui vous guident comme un enfant ? Backstories pourrait bien être la bouffée d’air frais que vous attendiez.

Préparez-vous à vivre une expérience ludique inédite ! Entre Time Stories et Turing Machine, aujourd’hui, nous allons explorer ensemble les recoins secrets d’un jeu de société narratif, coopératif, palpitant : Backstories.

Un concept novateur qui bouscule les codes

Vous en avez assez des jeux qui vous tiennent par la main ? Qui vous dictent chacun de vos mouvements ? Réjouissez-vous, car Backstories est là pour chambouler tout ça ! Ce petit bijou ludique, conçu par Anthony Perone, Jules Messaud, Benoit Bannier et Jérémy Ducret propose une approche révolutionnaire du jeu d’aventure coopératif.

Vous voilà plongés dans un refuge de montagne, à la recherche de votre frère disparu. Devant vous s’étale un panorama de cartes, représentant les lieux et personnages qui vous entourent. Dans vos mains, ou posées sur la table, quelques cartes actions vous offrent un éventail de possibilités. Allez-vous fouiller les environs ? Interroger ce type louche près de la machine à café ? Ou peut-être préférez-vous voler un manteau pour affronter le froid glacial qui règne dehors ?

La beauté de Backstories, c’est que VOUS décidez. Pas de rails invisibles pour vous guider, pas de chemin tout tracé. Juste vous, vos choix, et leurs conséquences. Bluffant, de ouf !

Une mécanique ingénieuse au service de l’immersion

Mais comment ce système fonctionne-t-il ? C’est là que la magie opère ! Les auteurs ont mis au point un astucieux mécanisme de cartes perforées, inspiré de Turing Machine et Kronologic. Lorsque vous posez une carte action sur une carte lieu, la fenêtre révèle le résultat de votre choix. Simple, efficace, diablement malin et savoureux !

Ce système permet une fluidité de jeu remarquable. Fini les longues consultations de livrets bourrés de paragraphes et de textes ou les plongées dans des applications complexes. Ici, tout se passe directement sur la table, sous nos yeux ébahis. On en viendrait presque à oublier qu’on joue à un jeu de société !

Une écriture intense pour une immersion totale

Parlons-en, de cette immersion. Car c’est bien là que réside l’un des plus grands tours de force de Backstories. Les auteurs ont concocté un scénario aux petits oignons. Chaque texte, et il y en a peu, un tour de force pour un jeu narratif, chaque description est pesée au millimètre près pour vous plonger au cœur de l’action.

Un travail de titan qui porte ses fruits. Car une fois plongés dans l’aventure, vous oublierez bien vite que vous êtes assis autour d’une table. Les mots vous transporteront sur les pentes enneigées du Mont-Blanc, dans les couloirs sombres du refuge, au cœur même du mystère qui entoure la disparition de votre frangin.

👉 À lire également : Jeux de société narratifs : Quand les histoires prennent vie

L’art de l’illustration au service du jeu

Et que dire des illustrations ? Cyril Bertin, le talentueux artiste derrière les visuels de Backstories, a réalisé un travail DE MALADE. Chaque carte est un petit tableau qui participe pleinement à l’immersion. Mais attention, ce n’est pas qu’une question d’esthétique !

Les illustrations ne sont pas là que pour faire joli. Elles influencent directement la façon dont vous allez percevoir et jouer la scène. Un détail en arrière-plan peut soudain attirer votre attention et vous pousser à explorer une nouvelle piste. C’est tout un art de trouver le juste équilibre entre aspect visuel et pertinence ludique !

Une expérience unique à chaque partie

Vous vous demandez peut-être : « Mais si le scénario est écrit, est-ce que ça ne devient pas répétitif à force ? » Oh que non ! C’est là toute la beauté de Backstories. Chaque groupe va vivre SA propre aventure, dictée par SES choix.

Là où les uns choisissent de voler un manteau pour affronter le froid, les autres pourraient préférer de braver les éléments (les fous !). Un simple choix qui va avoir des répercussions sur toute la suite de l’histoire. C’est ça, la magie de Backstories : votre personnalité, vos décisions façonnent l’aventure que vous allez vivre.

Et le plus beau dans tout ça ? C’est que même après avoir fini le scénario, il vous restera probablement un bon tiers de cartes que vous n’aurez pas vues. De quoi vous donner envie de replonger dans l’aventure pour explorer d’autres possibilités ! Alors oui, Backstories est un jeu kleenex, mais comme on n’aura pas tout vu dans un « run », on pourrait bien avoir envie de re-re-rejouer pour tenter d’autres trucs. Ou pas ?

Backstories m’a fait un peu penser à la fameuse (la meilleure ?) escape room de Genève, La Maison de Tonton Cornelius. À un moment, le groupe se sépare et vit deux expériences différentes. On finit par ne pas tout voir, par ne pas tout faire. Est-ce qu’on tentera l’expérience à nouveau ?

Backstories matériel

Un rythme narratif digne des meilleurs thrillers

Parlons un peu structure. Car si Backstories vous laisse une grande liberté, ne croyez pas que le scénario soit décousu pour autant. Oh que non ! Les auteurs ont travaillé d’arrache-pied pour créer une narration aux petits oignons, avec ses temps forts, ses moments de tension et ses résolutions épiques.

On est loin du simple « point & click » cheap ! Backstories vous embarque dans une véritable montagne (c’est le cas de le dire) russe émotionnelle. Vous alternerez entre moments d’exploration tranquille et pics (c’est toujours le cas de le dire) d’adrénaline. Et croyez-moi, quand la tension monte, vous allez la sentir passer !

Un jeu accessible mais pas simpliste

Vous vous dites peut-être : « Tout ça a l’air bien compliqué… » Détrompez-vous ! L’un des tours de force de Backstories, c’est justement son accessibilité. Les règles sont d’une simplicité enfantine. Pas besoin de passer des heures à éplucher un livret de règles épais comme un bottin de téléphone (quand ils existaient encore). En quelques minutes, vous serez prêts à plonger dans l’aventure.

Mais ne vous y trompez pas : simple ne veut pas dire simpliste. Si les mécaniques sont faciles à appréhender, les choix que vous aurez à faire, eux, seront loin d’être évidents. Chaque décision pourra avoir des conséquences inattendues. Et c’est là que réside tout le sel du jeu !

Une expérience sociale hors du commun

Parlons un peu de l’aspect coopératif. Car si Backstories peut se jouer en solo (et croyez-moi, c’est déjà une expérience de ouf), c’est à plusieurs que le jeu prend toute sa dimension.

Vous êtes là, autour de la table, à débattre des choix à faire. Faut-il interroger ce personnage chelou ou plutôt explorer cette pièce sombre et obscure ? Les discussions vont bon train, les personnalités s’affirment. Certains voudront jouer la prudence, d’autres seront tentés par l’action à tout prix.

Et c’est là que la magie opère. Car vos choix ne seront pas seulement dictés par la logique du jeu, mais aussi par la dynamique de groupe. Vous apprendrez à connaître vos partenaires sous un nouveau jour. Qui aurait cru que votre copine Léna, d’habitude si posée, serait la première à vouloir… voler un manteau ?

Oui, mais. Quand je dit : « c’est à plusieurs que le jeu prend toute sa dimension », oubliez toutefois d’y jouer à plus que 3. Le jeu peut se jouer jusqu’à 6, c’est en tout cas ce qui est indiqué sur la boîte, voire 10 000 en vrai, pourquoi pas. Mais ce n’est qu’entre 1-3 qu’on est assurés de passer un bon moment à gambadouiller (oui, j’ose ce néologisme. Une contraction entre « gambader » et « vadrouiller ») dans les Alpes. À plus, les discussions patinent, s’enlisent. Et le rythme s’en ressent. Comme la plupart des jeux narratifs, somme toute (oui, Unlock!, je parle de toi).

Un potentiel infini pour l’avenir

Vous l’aurez compris, Backstories a tout pour devenir le nouveau chouchou des fans de jeux narratifs (comme moi !). Mais ne vous y trompez pas : ce premier opus, « Seule sous la Glace », n’est que le début d’une grande aventure !

Les auteurs ont déjà dans leurs cartons un deuxième scénario prévu pour la fin de l’année. Les Noces d’Émeraude. Le thème ? Espionnage ! De quoi nous faire vivre des aventures dignes de James Bond ou de Jason Bourne. La pré-préco est déjà dispo ici.

Et ce n’est que le début. Les possibilités sont infinies. Alors, à quand un Backstories dans l’espace en mode Alien (Romulus) ? Ou peut-être une enquête dans les bas-fonds de Londres au XIXe siècle ? Laissez libre cours à votre imagination, car avec ce système, tout semble possible !

Quel thème épique souhaiteriez-vous pour le prochain scénario de Backstories ?

Backstories : Seule sous la Glace, verdict

L’heure du verdict a sonné. Alors, que penser de ce Backstories ? Nous tenons là un petit bijou ludique qui pourrait bien révolutionner le genre du jeu narratif. Entre Time Stories pour ses cartes qui composent un paysage narratif et le côté une boîte, un thème, une histoire, et Turing Machine, Backstories réussit à nous plonger dans une véritable aventure, haletante, rythmée, puissante, intense. Le tout saupoudré de mécaniques ludiques originales et surprenantes. Vous n’en sortirez pas indemnes !

Avec son système ingénieux, son écriture fine et ses illustrations somptueuses, Backstories offre une expérience de jeu unique en son genre. C’est un condensé d’aventure, d’émotion et de suspense qui tient dans une boîte pas plus grande qu’un livre de poche. Et le tout pour un prix plus que raisonnable de 15€ (environ) !

Alors, prêts à plonger dans l’aventure ? À vous de jouer !

On a aimé :

  • Le système de cartes perforées ingénieux (on dirait presque de la magie !)
  • La quantité modérée de texte à s’enquiller. Pour un jeu narratif, on n’a pas besoin de passer sa partie à lire à haute voix pour les autres. Dans Backstories, on passe plus de temps à jouer, à décider, à explorer, qu’à lire. Et ça, c’est appréciable !
  • La liberté de choix qui vous fait sentir comme une réal de votre propre film d’aventure
  • Les illustrations qui vous transportent, vous immergent
  • Le subtil mélange réussi entre Time Stories (qui est en… mort cérébrale 😥) et Turing Machine / Kronologic
  • Les différents « chapitres », les différentes mécaniques et mini-jeux qui saupoudrent l’aventure et « cassent » la répétitivité
  • Les énigmes, logiques, originales, savoureuses
  • L’absence d’app. Pour un jeu narratif en 2024, c’est plutôt… original

On a moins aimé :

  • Le risque de devenir accro et de négliger sa vie sociale (qui a besoin d’amis quand on a Backstories de toute façon ?)
  • La frustration de ne pas pouvoir explorer toutes les possibilités en une seule partie. L’amère impression d’avoir raté un truc
  • Le fait de passer sa partie à chercher des cartes dans un paquet de plus de cent cartes. C’est parfois… fastidieux
  • Le besoin d’un espace assez conséquent. Oubliez d’y jouer sur une tablette de train…
  • L’expérience kleenex de l’expérience. 60 minutes pour une partie, et puis bye bye, c’est court. On peut bien sûr y re-re-rejouer pour tenter d’autres trucs, mais va-t-on réellement le faire (question rhétorique).

C’est plutôt pour vous si…

  • Vous avez toujours rêvé d’être le héros ou l’héroïne de votre propre histoire sans les inconvénients du vrai danger
  • Vous aimez débattre avec vos potes sur les choix à faire (et potentiellement ruiner des amitiés)
  • Vous cherchez une excuse pour rester au chaud plutôt que de vraiment partir à l’aventure

Ce n’est plutôt pas pour vous si…

  • Vous préférez que vos jeux vous disent exactement quoi faire (l’aventure, c’est surfait !)
  • Vous avez peur de l’engagement (choisir, c’est renoncer, paraît-il)
  • Vous êtes allergique au papier (sérieusement, consultez un médecin)
  • Les jeux narratifs et coopératifs vous filent des engelures

N’oubliez pas : en cas de disparition mystérieuse de votre frère dans un refuge de montagne, mieux vaut appeler les secours que de sortir Backstories. Quoique…

Excellent !

Note : 5 sur 5.

  • Label Dé Vert : Non ! Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
  • Création : Anthony Perone, Jules Messaud, Benoit Bannier, Jérémy Ducret
  • Illustrations : Cyrille Bertin
  • Édition : La Boite de Jeu
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 6 (top à 2-3)
  • Âge conseillé : Dès 10 ans (bonne estimation)
  • Durée : 60 minutes (environ)
  • Thème : Enquête, montagne
  • Mécaniques principales : Coopératif, narratif. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.

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One Comment

  • richard nicolas

    Fini a 2. Le game design est assez original et plutôt bien pensé même s il ne révolutionne pas le genre. Un bémol sur la narration sans spoiler. Plutôt déçu de la façon dont s enchaîne le scénario. Trop rapide et pas assez haletant à notre goût. Ou alors nous avons manqué des étapes.

À vous de jouer ! Participez à la discussion

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