Port Royal: The Dice Game. Dés, doublons et dangers
🗺️ Naviguez dans les Caraïbes ludiques avec Port Royal: The Dice Game ! ⚓ Découvrez comment ce jeu de société réinvente le « stop ou encore ».
Port Royal: The Dice Game
⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
Dans un marché des jeux de société en pleine effervescence, où les innovations se succèdent à un rythme effréné, Port Royal: The Dice Game se distingue comme une perle (plutôt) rare. Cette création d’Alexander Pfister, auteur autrichien renommé dans l’industrie, revisite le concept du jeu original Port Royal en y insufflant une nouvelle dimension grâce à l’utilisation (très, très, très) ingénieuse des dés. Mais comment ce jeu se positionne-t-il dans le paysage ludique actuel ? Quelles sont ses forces et ses faiblesses ? Plongeons dans une analyse approfondie de cette aventure caribéenne qui fait des vagues.
Port Royal, c’est quoi ?
Port Royal: The Dice Game, ou Port Royal : Le jeu de Dés, en français, est donc la déclinaison « dés » et roll & write de Port Royal.
Port Royal est une série de jeux de société créés par Alexander Pfister, initialement publiée en 2014. Le jeu de base, nommé « Port Royal« , est un jeu de cartes stratégique qui nous transporte dans le monde des pirates et du commerce maritime.
Les joueurs et joueuses agissent en tant que marchands dans un port animé des Caraïbes, où ils tentent de s’enrichir en embauchant des personnages influents, en armant des navires et en complétant des expéditions. Le mécanisme central est basé sur un système de prise de risque et de récompense, où les joueurs et joueuses doivent décider jusqu’où ils veulent pousser leur chance en retournant des cartes du deck, car tirer une carte de navire identique à un navire déjà révélé force le joueur ou la joueuse à perdre son tour.
Le jeu de base de 2014 a été suivi par plusieurs extensions. Et nous voici 10 ans plus tard (9, en vrai, puisque ce jeu est sorti en VO en novembre 2023 !), le jeu connaît à présent sa déclinaison roll & write avec ce Port Royal: The Dice Game.
Un héritage maritime réinventé
Port Royal, le jeu de cartes original, avait déjà conquis de nombreux adeptes grâce à son système de « push-your-luck » (pousse ta chance) ou « stop ou encore » addictif. Le push-your-luck est un mécanisme qui crée une tension palpable à chaque tour, maintenant les joueurs et joueuses en haleine. Port Royal: The Dice Game reprend cette mécanique emblématique tout en la fusionnant avec un système de « roll & write » (lance les dés et coche des trucs et des bidules sur une fiche), créant ainsi une expérience de jeu unique. C’est Port Royal, le jeu de cartes, mais pas du tout !
Cette évolution n’est pas sans rappeler la tendance actuelle du marché des jeux de société, où de nombreux classiques sont revisités pour continuer à surfer sur le succès d’un jeu. On peut citer par exemple la réinvention de Kingdomino avec sa version (très moyenne !) dés, ou encore la déclinaison (plutôt sympatoche) de Catane en jeu de cartes rapide.
Port Royal: The Dice Game. Plongée dans les mécaniques du jeu
Au cœur de Port Royal: The Dice Game se trouve un système de jeu élégant qui allie hasard et stratégie. Chaque joueur et joueuse dispose d’une feuille individuelle représentant une carte des Caraïbes, sur laquelle il ou elle va tracer son parcours au fil de la partie. Le tour de jeu se décompose en plusieurs phases :
- Lancer de dés : Le ou la joueuse active lance les dés pour placer des navires et des roues de gouvernail sur une grille centrale.
- Prise de décision : Le ou la joueuse doit décider s’il ou elle continue à lancer les dés pour avoir plus d’options, au risque de tout perdre en cas de lancer impossible.
- Action : Si le ou la joueuse s’arrête, il ou elle choisit parmi les éléments placés pour effectuer des actions sur sa feuille.
- Draft : Les autres joueurs et joueuses choisissent ensuite parmi les éléments restants, dans l’ordre du tour.
Ce système crée une tension constante entre la volonté de maximiser ses gains et le risque de tout perdre, rappelant des jeux à succès comme Can’t Stop ou Diamant. Ou la Black Jack, tout simplement, dont tous ces jeux de société modernes s’inspirent bien évidemment. Tu t’arrêtes maintenant, ou tu espères plus ? Un tien vaut mieux que deux tu l’auras, ou pas ?
Un océan de possibilités stratégiques
L’une des forces majeures de Port Royal: The Dice Game réside dans la diversité des options stratégiques offertes. La richesse d’un jeu se mesure souvent à la variété des chemins menant à la victoire. Port Royal: The Dice Game excelle dans ce domaine.
Le jeu propose différents types de roues de gouvernail, chacune offrant des avantages uniques :
- Roues orange : Acquisition d’épées pour repousser les mauvais lancers
- Roues bleues : Relances immédiates
- Roues jaunes : Amélioration de l’efficacité des navires jaunes
- Roues rouges : Bonus lorsqu’il y a au moins quatre éléments sur le plateau principal
- Roues vertes : Points de victoire directs
Cette diversité permet de développer des stratégies variées, s’adaptant à son style de jeu et aux opportunités qui se présentent au cours de la partie.
La course aux trésors : une dimension compétitive
Bien que chaque joueur et joueuse évolue sur sa propre feuille, Port Royal: The Dice Game intègre une forte dimension compétitive. La course aux trésors crée une tension palpable, chacun cherchant à atteindre les îles les plus lucratives avant ses adversaires. Le but ultime ? Atteindre 20 points de victoire avant les autres. Ou moins, mais avec quelques conditions spécifiques.
Le système de draft ajoute une couche supplémentaire d’interaction et de tactique. Les joueurs et joueuses doivent non seulement optimiser leur propre tour, mais aussi anticiper les choix de leurs adversaires. Cette mécanique rappelle des jeux prisés comme 7 Wonders ou Sushi Go!, où la gestion de sa main et l’anticipation des choix adverses sont cruciales. Pick, contre-pick.
Une évolutivité bienvenue
Port Royal: The Dice Game se distingue par son système de « chapitres » qui permet au jeu de se renouveler et d’offrir une expérience de plus en plus riche. Cette approche modulaire rappelle des jeux à succès comme Pandemic Legacy ou Gloomhaven, où le jeu évolue au fil des parties.
Les quatre chapitres proposés introduisent progressivement de nouvelles règles et de nouveaux défis :
- Chapitre 1 : Règles de base
- Chapitre 2 : Introduction d’espaces nécessitant plus de mouvement
- Chapitre 3 : Ajout de quêtes spéciales
- Chapitre 4 : Combinaison de tous les éléments précédents
Cette évolutivité permet au jeu de s’adapter à différents niveaux d’expérience et de complexité, assurant une rejouabilité importante. Et oui, on peut très re-re-re-rejouer le(s) même(s) chapitre(s) plusieurs fois ! Sans se lasser le moins du monde, puisqu’on va pouvoir tester, découvrir d’autres voies (maritimes) stratégiques pour marquer ces satanés 20 points. Avant les autres !
Le dilemme du capitaine : pousser ou ne pas pousser ?
Au cœur de l’expérience de jeu se trouve le dilemme constant entre la prise de risque et la sécurité. Chaque tour nous place face à un choix crucial : continuer à lancer les dés pour obtenir plus d’options, au risque de tout perdre, ou s’arrêter pour sécuriser ses gains.
Ce mécanisme de push-your-luck / stop-ou-encore est subtilement équilibré par un système d’atténuation des risques. Les joueurs et joueuses peuvent accumuler des épées pour repousser les mauvais lancers ou débloquer des capacités spéciales offrant des bonus en cas d’échec. Cette gestion du risque ajoute une couche stratégique supplémentaire, rappelant des jeux comme Les Charlatans de Belcastel (dont la version à deux uniquement est parue il y a quelques jours. Nous l’avons reçu à la rédac’, il faut qu’on vous en parle bientôt).
L’engine-building : le cœur palpitant de Port Royal
Un aspect crucial de Port Royal: The Dice Game, qui mérite d’être souligné, est sa mécanique d’engine-building (construction de moteur). Cette dimension ajoute une profondeur stratégique significative et contribue grandement à l’attrait du jeu sur le long terme.
Au début de la partie, les joueurs et joueuses commencent avec des capacités limitées. Les premiers tours peuvent sembler lents, voire frustrants si on est impatient. On coche quelques cases ici et là, on acquiert peut-être une ou deux capacités, mais rien de bien spectaculaire. C’est à ce moment qu’il faut faire preuve de patience et de vision à long terme.
Au fur et à mesure que la partie avance, les joueurs et joueuses commencent à voir leur « moteur » prendre forme. Chaque case cochée, chaque capacité acquise, chaque île explorée contribue à renforcer ce moteur. Les effets commencent à se cumuler, créant des synergies de plus en plus puissantes.
Par exemple, un joueur ou joueuse qui a investi dans les roues jaunes verra l’efficacité de ses navires jaunes augmenter considérablement. Un autre qui a misé sur les épées pourra prendre plus de risques lors de ses lancers de dés. Un troisième qui a privilégié l’exploration rapide des îles bénéficiera de bonus qui accéléreront encore sa progression.
C’est là que le jeu prend toute sa dimension. Les tours deviennent de plus en plus riches en actions et en possibilités. Ce qui semblait être un simple choix entre deux options au début de la partie se transforme en un éventail de décisions stratégiques complexes.
Cette montée en puissance progressive crée une satisfaction unique. On a clairement le sentiment tangible de voir ses efforts initiaux porter ses fruits, ce qui nous encourage à planifier encore plus loin et à affiner nos stratégies.
Un rythme de jeu soutenu
L’une des forces indéniables de Port Royal: The Dice Game est son rythme soutenu. Le jeu maintient tout le monde engagé à la table, même en dehors de son tour, créant une expérience fluide et dynamique. Cette caractéristique est particulièrement appréciée dans le contexte actuel des jeux de société, où la tendance est aux parties rapides et intenses, mais souvent, post-COVID, en mode Solo-Multi.
Ici, dans Port Royal: The Dice Game, même si on suit assez peu ce que font les autres, les coches qu’ils ou elles cochent, on joue sans arrêt en prenant les navires et gouvernails laissés par le ou la joueuse active. Donc non, oubliez de geeker sur votre portable (grrrrr !) ou d’aller faire la vaisselle hors de votre tour.
Les points à surveiller
Malgré ses nombreuses qualités, Port Royal: The Dice Game n’est pas exempt de défauts. Nous en avons relevés quatre.
Les règles, peu didactiques
Bien que Port Royal: The Dice Game offre une expérience de jeu riche, fluide, intense et varioée, il convient de noter un point qui pourrait rebuter : la présentation des règles.
En effet, le livret de règles, bien que complet, manque parfois de clarté et d’aspects didactiques. Les novices pourraient se sentir submergés par la quantité d’informations et la complexité des interactions entre les différents éléments du jeu. Les premières parties peuvent s’avérer laborieuses, nécessitant de fréquentes consultations du manuel, ce qui peut ralentir le rythme et diminuer le plaisir de jeu initial.
Cette courbe d’apprentissage abrupte pourrait décourager les publics moins persévérants ou ceux habitués à des jeux plus intuitifs. Il est recommandé de prévoir une partie d’apprentissage ou de consulter des tutoriels en ligne pour une meilleure compréhension avant de se lancer dans l’aventure. Une fois cette étape franchie, le jeu révèle toute sa richesse, mais ce processus initial peut représenter un obstacle pour certains. Non, il n’est décidément pas facile d’écrire de bonnes règles de jeu.
La DA, très… germaniques
Malgré ses mécaniques innovantes et son gameplay captivant, Port Royal: The Dice Game pèche malheureusement par son aspect visuel. La direction artistique semble figée dans les années 90, avec des illustrations ternes et peu inspirées qui ne rendent pas justice à l’univers riche des Caraïbes.
Les couleurs manquent de vivacité, les dés font… cheap, et l’ensemble dégage une impression datée qui pourrait rebuter les joueurs et joueuses habituées aux productions visuellement léchées d’aujourd’hui. On ne va pas se le cacher, les éléments de jeu, bien que fonctionnels, manquent cruellement de charme et d’originalité.
Cette esthétique peu alléchante contraste fortement avec l’excitation que le jeu peut procurer une fois en action. Il est regrettable qu’un tel effort n’ait pas été fait sur la présentation visuelle, car cela pourrait dissuader certains joueurs d’explorer ce titre pourtant prometteur. Dans un marché où l’attrait visuel joue un rôle crucial, cette lacune pourrait compromettre le succès du jeu auprès d’un public plus large. Mais l’habit (moche) ne fait pas le moine le jeu. Quoique si, un peu. C’est l’éternel question. Un jeu moche = un jeu mort ? Prenez vos stylos, vous avez 4h. C’est, d’ailleurs, la question du prochain de bac de philo en juin 2025. De rien.
La configuration, très changeante
L’expérience de jeu de Port Royal: The Dice Game varie considérablement selon le nombre de joueurs et de joueuses, ce qui peut être source de frustration. À deux, le jeu perd de sa saveur, devenant relativement plat et prévisible. L’interaction limitée rend les parties moins palpitantes. On introduit une nouvelle règle, le ou la joueuse active peut se servir après l’autre. Renforçant ainsi la prise de risque. Mouaif. Sympa, mais pas convaincu non plus.
À l’opposé, à cinq, le jeu devient confus et chaotique. Là aussi, le jeu introduit une règle spéciale : l’ajout nécessaire d’un trésor supplémentaire pour équilibrer le jeu semble être une solution improvisée plutôt qu’une mécanique bien pensée.
Disons-le clairement, c’est véritablement à trois que Port Royal: The Dice Game trouve son équilibre optimal. À cette configuration, la tension est palpable, les interactions sont riches, et le rythme reste dynamique. Cette dépendance à un nombre spécifique de joueurs et de joueuses pour une expérience optimale limite malheureusement la polyvalence du jeu et peut poser des problèmes lors de soirées jeux où le nombre de participants et participantes varie.
Mort subite un peu trop… subite
La fin de partie en mort subite peut également diviser. Si elle ajoute une tension supplémentaire et évite que le jeu ne s’éternise, certains peuvent trouver cette conclusion un peu… abrupte. Et ne tenant qu’à un jet de dés. C’est un élément à prendre en compte lors du choix du jeu. Mais cette règle de mort subite, qu’on peut tout à fait décider de dégager, rend également la (fin de) partie plus hasardeuse, donc plus tendue. On aime, ou pas (moi j’aime beaucoup. Surtout quand je gagne. Sinon pas du tout 😜).
Pour qui ce jeu est-il fait ?
Port Royal: The Dice Game s’adresse à un large public de :
- Fans de l’original Port Royal
- Fans de jeux mêlant chance et stratégie
- Adeptes des mécaniques de roll & write
- Joueurs et joueuses appréciant les jeux à forte rejouabilité
Et franchement, le jeu convient aussi bien aux joueurs et joueuses expérimentées qu’aux débutantes, grâce à ses règles claires et sa montée en complexité progressive. Avec un temps de jeu d’environ 45 minutes max, on a envie d’enquiller les parties et d’essayer tous les chapitres !
Glossaire pour les p’tits nouveaux du fond :
- Push-your-luck / stop ou encore : Mécanisme de jeu où le joueur et la joueuse doit décider s’il ou elle continue à prendre des risques pour augmenter ses gains potentiels.
- Roll & write : Type de jeu où les joueurs et joueuses lancent des dés et inscrivent les résultats sur une feuille ou coche des cases (le cas de Port Royal: The Dice Game)
- Draft : Système de sélection où l’on choisit des éléments à tour de rôle.
- Engine-building : Mécanique de jeu où les joueurs et les joueuses construisent progressivement un système d’actions de plus en plus efficace, permettant des tours de jeu de plus en plus puissants au fil de la partie.
Port Royal: The Dice Game, verdict final
Port Royal: The Dice Game se positionne comme une évolution réussie du jeu original, offrant une expérience de jeu riche et variée. Le très talentueux, très bankable Alexander Pfister a su conserver l’essence de ce qui faisait le charme de Port Royal tout en y ajoutant de nouvelles couches de profondeur et d’interactivité.
On ne va pas tourner autour du pot plus longtemps, Port Royal: The Dice Game se place parmi les valeurs sûres du genre. Il saura satisfaire aussi bien les fans de l’original que les amateurs de nouvelles expériences ludiques. Dans un marché des jeux de société en constante évolution, et effervescence, et… saturation, ce titre se démarque par son équilibre entre accessibilité et profondeur stratégique.
Pour conclure, Port Royal: The Dice Game est une invitation à l’aventure, un voyage ludique au cœur des Caraïbes qui mérite sa place dans toute ludothèque bien fournie. Alors, êtes-vous prêt à défier les flots et à devenir le plus audacieux des capitaines ?
Port Royal: The Dice Game, un trésor ludique à découvrir !

Et encore un truc
Peut-on jouer à Port Royal: The Dice Game en solo ? Non. Enfin, pas officiellement. Sur BGG, le fan anke1 a élaboré une variante pour y jouer en solo. Contre « Morgan. Nous l’avons traduite pour vous ici, si ça vous intéresse :
- Date de sortie : Novembre 2023
- Langue : Anglaise
- Fabriqué en : Chine
- ITHEM : 2 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 2 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : C. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici

- Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
- Création : Alexander Pfister
- Illustrations : Fantasmagoria Creative
- Édition : Pegasus Spiele
- Nombre de joueurs et joueuses : 2-5 (idéal à 3. Peut également se jouer en solo avec la variante)
- Âge conseillé : Dès 10 ans (bonne estimation)
- Durée : 45 minutes
- Thème : Pirates
- Mécaniques principales : Stop ou encore, Roll & Write. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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