Marvel Dice Throne : Concours de baffes
🦸♂️ Marvel Dice Throne : L’empire des franchises continue de marcher sur le monde du jeu. Bienvenue dans le relooking commercial d’un jeu de dés sous testostérone.
Marvel Dice Throne. Mise au poing : l’univers
Marvel ! Encore et encore. Y aura-t-il un jour où le public se lèvera et dira : « Non, c’est fini, merci, vous pouvez remballer la marchandise, j’en ai assez vu » ? À quel moment la vache à lait des super-héros va-t-elle crever d’épuisement ? La tragédie de tout cela, au-delà du formatage culturel que j’ai déjà évoqué avec Unmatched, est bel et bien la dévitalisation de ces héros qui sont nés pourtant avec une intention et un sens. Ils sont devenus ces freaks de foire cantonnés à rejouer le même rôle ad vitam aeternam, prisonniers de leurs sempiternelles postures, pouvoirs, rictus et attributs, en un mot de leur cahier des charges. Car oui, le super-héros d’aujourd’hui, c’est celui qui fait du fric – et si seulement nous ne parlions que de Marvel.
Le cross-univers marvelien, qui cherche coûte que coûte à réunir dans une même réalité les héros de mondes différents, dans une parodie de convergence des luttes, adopte le registre de l’enfance où toutes les choses peuvent advenir dans le même espace imaginaire, le même espace de jeu. Cette stratégie commerciale a cela de monstrueux qu’elle combine la vertu enfantine – naïve – de l’imaginaire total et son usinage industriel – beaucoup moins naïf – tout orienté vers la production de personnages-marques rentables. Il ne faudrait pas pour autant chercher à diaboliser les « méchants capitalistes de l’histoire » : nous sommes co-auteurs de ce système, par l’acceptation et la consommation même de cette mainmise culturelle. Il ne reste plus qu’aux quatre héros de Marvel Dice Throne d’avoir intérêt à nous consoler de notre apathie.
Les nouveautés, quelles nouveautés ?
Marvel a donc flairé le filon du jeu de société : produire de nouvelles boîtes d’une gamme en recyclant la mécanique, avec le bénéfice secondaire de développer son modèle de franchise, dans une stratégie globale de saturation de l’espace et du marché (vous reprendrez bien un peu de Splendor Marvel ?). Pas besoin d’écrire un nouveau scénario de film ou de BD : ici, le moteur ne change pas – il a même déjà été payé et rodé par d’autres –, et seul le thème est adapté. À bien y regarder, le véritable métier de Marvel, c’est la carrosserie.
À l’instar des nouvelles boîtes d’Unmatched, Smash Up ou encore Villainous, ce nouvel opus de Dice Throne n’apporte rien de plus à l’expérience du jeu original (sorti en 2018). Le matériel est le même, les règles sont les mêmes. Ces nouveaux personnages se combinent naturellement avec les anciens, augmentant la rejouabilité théorique par les innombrables possibilités de croisement d’une boîte de jeu à l’autre. Cette conception de l’interopérabilité ludique n’a d’ailleurs rien d’étonnant de la part de Marvel – c’est là même son ADN : le crossover.
Mais vous brûlez certainement de savoir si les nouveaux pouvoirs sont cools et originaux ? Si le feeling de jouer avec bébé Spiderman, Loki, Thor et Scarlet Witch est à la hauteur de leurs promesses ? Soyez rassurés : Spiderman lance bien des toiles d’araignées, Thor son marteau, Loki des sacs à malice et Scarlet Witch soumet ses adversaires « en leur faisant vivre leurs pires cauchemars dans une réalité alternative » (extrait de la boîte de jeu). Rien de neuf sous le soleil, donc. Les designers du jeu ont respecté le programme, en préservant l’expérience du Dice Throne original : l’honneur est sauf (quoique…).
« Loki, le dieu de la Malice, se délecte de toutes les formes de tromperie et prend plaisir à se dissimuler parmi ses illusions. Confondant ses ennemis d’une main de maître, il saura vous subjuguer. Prenez garde à son sourire et à ses cadeaux poliment offerts, car son sac à malice pourrait se retourner contre vous. » (Description du personnage sur la boîte de jeu. Relisez cette citation en mettant « Disney » à la place de « Loki » : il n’y a pas une virgule à changer)
Dice Throne, tout court
Si l’on enlève la carrosserie, que reste-t-il ? Le système Dice Throne – et c’est bien là le plus intéressant de toute cette aventure. Dice Throne, en gros, c’est un Yam’s où l’on pimpe ses jets. C’est solide, efficace et plaisant à jouer : lancer une poignée de dés gagnera toujours le cœur des joueurs et des joueuses.
Dice Throne s’inscrit donc dans cette longue tradition de jeux de dés « enrobés » (de Wanted! à King of Tokyo, que j’ai analysé ici à partir d’Arena for the Gods). L’enrobage est ici poussé à son paroxysme puisque le plateau de chaque joueur et joueuse offre de nombreuses combinaisons possibles, d’attaque et de défense, auxquelles s’ajoute un deck de cartes pouvant venir modifier le résultat des dés. Les tours où rien ne se passe sont rares (mais ils existent !). Et c’est là tout le plaisir du jeu : diminuer notre impuissance face au pur hasard. Dice Throne donne la sensation d’être en contrôle, sans toutefois perdre l’incertitude qui fait l’excitation d’un jet de dé. Au fond, ce jeu a été créé pour répondre à une seule question : comment atténuer la frustration d’un jet de dé raté ? Le parti pris est ici de dire : il se passera toujours quelque chose.
L’une des trouvailles de Dice Throne est également d’avoir introduit le dé à « deux dimensions ». Chaque face des dés possède ainsi un chiffre et un sigle (la répartition statistique est différente selon les sigles et les héros). Vos lancers peuvent donc avoir une double lecture, liée aux chiffres ou aux sigles, qui peuvent respectivement activer des pouvoirs différents en fonction des combinaisons réalisées (cinq « araignées » font le super pouvoir de Spiderman mais vous pouvez aussi viser une petite ou une grande suite). Cette propriété nouvelle du dé n’est pas évidente à lire pour une première prise en main : le regard est plus facilement attiré par la forme des sigles. Mais cette augmentation des possibles répond là encore au besoin d’augmenter les possibilités de jeu autour d’un jet de dé.
Malgré tout le plaisir qu’il génère, le système finit à la longue par ressembler à un long concours de baffes. Chaque joueur et joueuse active un pouvoir – met sa baffe –, l’autre encaisse, puis les rôles s’inversent jusqu’à faire tomber à zéro la jauge de points de vie de l’autre (il y a relativement peu de façons d’en regagner dans Marvel Dice Throne). On a vite l’impression d’être dans une chanson de Georgio.
Cette tension entre prévisibilité (du flow) et imprévisibilité (des dés) est assez caractéristique de la gamme. Il y a au final relativement peu de surprises dans la dynamique globale du jeu : les coups de théâtre viennent essentiellement des lancers de dés (modifiés à la marge par les cartes en main), mais assez peu d’un « coup » original de la part d’un joueur ou joueuse. La lourdeur du dispositif dans son ensemble (un énorme plateau, une grande fiche de personnage, des roues pour les points de vie et les points de combat, des jetons à la pelle) n’est peut-être pas sans impact sur cette sensation d’immobilisme (à l’opposé d’Unmatched où le mouvement est roi). Le jeu avance sur une route relativement plate.
Dice Throne est un jeu chargé, dans le digne héritage de l’ameritrash (il en faut toujours plus), et l’on se demande s’il n’aurait pas été possible de préserver le fun de l’expérience (un combat de dés avec des possibilités de contrôle), en allégeant l’expérience d’ensemble (à l’instar d’Unmatched, qui s’illustre par son épure). Par exemple, les améliorations du plateau de jeu (via son deck de cartes) semblent presque anecdotiques (elles peuvent ne jamais advenir dans une partie si la pioche n’est pas favorable). On se demande également s’il n’aurait pas été possible de se passer de l’économie des « Points de combat » (ressource du jeu qui sert à activer des cartes), pour concentrer l’expérience autour de ce qui reste le plus amusant du jeu : le lancer de dés.
En résumé, Marvel Dice Throne délivre bien son plaisir de jeu : la baston à coups de dé est divertissante – et la pérennité de la gamme raconte bien que toute une communauté y a aussi trouvé son plaisir. Mais le jeu laisse un vague sentiment de loupé. C’est too much et en même temps pas assez. Mais après tout, les blockbusters n’en sont pas à leur premier paradoxe.
Cool
- Le système Dice Throne et la sensation galvanisante d’agir sur le hasard
Pas cool
- Marvel. Personne n’en a donc marre de Marvel ?
- Tout ce matériel (pour un jeu de dé) m’épuise
- La lisibilité et la prise en main : entre son plateau gigantesque et sa fiche de personnage, on croule littéralement sous l’information, ce qui laisse une sensation de ne pas exploiter tout le potentiel du jeu – trop d’options tuent le choix, comme au supermarché
- Une certaine lourdeur du vocabulaire des phases et effets de jeu qui n’est pas particulièrement instinctif
Sympathique (sans plus)
- Date de sortie : Mai 2024
- Langue : Française
- Fabriqué en : Chine
- ITHEM : 3 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 2 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : E. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici
- Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
- Création : Gavan Brown, Manny Trembley, Nate Chatellier
- Illustrations : Damien Mammoliti, Manny Trembley
- Édition : Lucky Duck Games
- Nombre de joueurs et joueuses : 2-4
- Âge conseillé : Dès 8 ans
- Durée : 30 minutes
- Thème : Marvel
- Mécaniques principales : Dés. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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6 Comments
Marchou
Bonjour,
Vouloir un jeu moins « chargé » le rapprocherait trop d’un simple yam’s à mon avis.
La multitude des jetons et des pouvoirs est ce qui permet de rendre asymétrique chaque personnage ! Sans cela, rien n’est possible…
Vraiment pas fan de la franchise Marvel de manière générale, j’ai trouvé ici qu’on gros effort à été fait pour retrouver les sensations des héros, sans aucune ressemblance avec les 18 personnages existants, c’est beau !
J’entends/je lis parfois du négatif de Unmatched mais jamais de Dice Throne.
Ludiquement,
Phags
Article sur le le jeu d’une personne ne connaissant pas le jeu et ayant une approche partisane négative.
Le « plateau gigantesque » ???? « On croule sous l’information » ????
Je crois qu’avant de donner un avis aussi tranché il faut jouer au jeu et le comprendre un minimum. Et non pas en parler seulement en le regardant et en ayant un avis négatif d’entrée de jeu sous prétexte que c’est la franchise Marvel.
je ne suis pas un défenseur de la franchise en question loin de là. Mais j’ai au moins suffisamment de partie derrière moi pour pouvoir dire que l’article n’est pas du tout, même très loin, de ce que présente Dice Thrône
Ravnow
Bonjour,
J’ai pris le temps de lire tout votre article. J’ai plusieurs points à souligner, mais tout d’abord j’aimerais vous poser une question : combien de parties de Dice Throne avez-vous faites ? Car pour résumer le jeu à un concours de baffes, soit vous n’avez jamais fait un match serré au point de prendre 5 minutes avant de décider du déroulement d’un de vos tours, soit vous n’avez jamais compris la subtilité du jeu.
Je vais y aller point par point :
– Commençons par le sujet principal de l’article : Dice Throne édition Marvel. Effectivement, Roxley a décidé d’introduire un partenariat avec Marvel (et X-Men bientôt) dans l’univers Dice Throne. En soi, je ne comprends pas trop votre point de vue, Marvel et Disney n’ont besoin de personne pour créer leurs propres jeux, que ce soit de société ou vidéo (je vous laisse chercher) et la licence est aimée de beaucoup de monde (petit ou grand). Alors oui, ils vendent leur image, ce qui est en somme normal. Après, c’est les éditeurs qui décident d’accepter ou non, mais dans le cas de Dice Throne et Roxley, pour quelle raison auraient-ils dû refuser ? Le principe même de Dice Throne est que tous les personnages sont compatibles entre eux, alors pourquoi s’en priveraient-ils ? Il ne faut pas oublier que Dice Throne est un jeu 8+, et parmi le public qui aime Marvel, il y a tout âge bien sûr, mais surtout des enfants !
– Dice Throne, un jeu sans réelle stratégie ? Cette partie m’a fait très mal car je pense que vous ne parvenez pas à discerner la complexité du jeu. Dans Dice Throne, chaque personnage a 18 cartes dites de base puis les cartes caractéristiques à chaque héros (en moyenne 14) parmi les 26 héros présents, ce qui nous fait 364 cartes (en déduisant les cartes de base) à connaître afin d’être le moins surpris possible par l’adversaire. Rien que ça ajoute une complexité non négligeable. C’est comme Yu-Gi-Oh, la différence entre un joueur expérimenté et un joueur occasionnel se fait ressentir instantanément tant il est important de connaître les possibilités adverses. Ensuite, dans toutes ces cartes, il y a des choses que vous avez omis de mentionner qui se nomment le timing et qui est quand même une très grosse partie de Dice Throne. Effectivement, les cartes ont des couleurs différentes et donc une vitesse de jeu différente. Par exemple, vous avez les cartes bleues qui peuvent être jouées que lors de la Phase principale et qui sont les cartes les plus lentes, et à côté vous avez les cartes rouges qui sont les cartes les plus rapides et qui peuvent être jouées n’importe quand. Je peux vous garantir que si vous souhaitez utiliser un jeton afin de prévenir les dégâts d’une attaque et que l’adversaire vous fait la carte rouge nommée « Tchia ciao » sur ce dit jeton, ça vous surprendra. Ou encore si vous pensiez finir l’adversaire et qu’il vous sort une carte qui lui permet de gagner un jeton afin de survivre. Parlons des jetons car oui, en plus des cartes, chaque personnage a son lot de jetons et Roxley a mis le paquet pour Marvel. Aucun jeton identique aux saisons précédentes et aucun jeton identique entre eux, ce qui veut dire que chaque personnage a son lot unique de jetons (pas mal comme nouveauté déjà) en plus des mécaniques qu’ils apportent et que l’on n’avait jamais vues (Dr Strange avec ses sorts, Black Widow avec ses opérations secrètes).
– Pour terminer, Dice Throne est-il un jeu chargé ? Effectivement, les boîtes de personnages contiennent beaucoup de choses, mais franchement, une fois tout déballé et positionné comme il faut, le jeu prend moins de place qu’un Yu-Gi-Oh par exemple et tout a son utilité, surtout le leaflet (la fiche de chaque personnage dont vous parlez) qui est extrêmement importante non seulement pour connaître les effets de chaque jeton mais aussi pour les FAQ présentes derrière qui répondent à pas mal de questions que l’on peut se poser. Pour ce qui est des améliorations, je ne comprends pas trop comment elles peuvent être anecdotiques sachant que sur la plupart des personnages, c’est quasiment 10 cartes d’amélioration (sur 32) qu’il y a dans le deck, surtout que l’article porte sur Dice Throne Marvel et un des personnages (Black Widow) joue tout son jeu justement autour de ces améliorations (littéralement). Pour ce qui est des points de combat, ils sont essentiels sinon, si tout coûtait 0, que se passerait-il ? Tous les joueurs poseraient leurs cartes dès le premier ou deuxième tour et ça déséquilibrerait complètement le jeu car celui qui aura la meilleure pioche gagnera forcément (il pourrait par exemple utiliser le double joker fou qui est une carte qui coûte cher 3 PC gratuitement) et toute la stratégie tournant autour des cartes et du nombre de PC disparaîtrait. Un exemple rapide : imaginons que vous restiez à 0 PC et que vous passiez votre tour, l’adversaire se dit que c’est le moment d’en profiter et dépense tout afin de faire un ultime (le seul moyen d’arrêter un ultime est de changer les dés de l’adversaire au cas où) vous avez joué stratégiquement en faisant croire à l’adversaire que vous aviez 0 PC, mais finalement, vous jouez la carte dénommée « Jour de Paye » qui est une carte rouge qui vous fait gagner 2 PC instantanément et suite à ça vous jouez la carte « Coup de main » qui coûte 1 PC et force votre adversaire à relancer un dé.
Les PC sont partie intégrante de la stratégie du jeu, à combien d’entre nous c’est arrivé d’avoir deux bonnes cartes et de devoir en vendre une pour pouvoir potentiellement utiliser l’autre 😄
Bref, pour conclure, je pense que vous n’avez pas su capter la subtilité du jeu dans toute sa splendeur. Chaque chose a son utilité et c’est loin d’être qu’un jeu d’échange de baffes (à part si vous jouez le Barbare, lui il est là que pour ça 😂). Si vous souhaitez essayer de capter plus l’essence du jeu, je vous invite à rejoindre le discord Dice Throne France. Plusieurs matchs et tournois y sont organisés en visio et vous serez accueilli chaleureusement 😄.
Sur ce, bonne journée et Keep rollin’ sixes 🎲.
alexandre guet
Bonjour, en lisant tous ces commentaires, il me semble qu’il y a beaucoup de joueurs de Dice throne.
Est-ce que certains on testé le mode coop ?
Phags
Oui le mode COOP apporté par Dice Throne aventure a été testé et joué.
C’est un bon mode de jeu et le fait d’être en coop permet d’avancer dans le jeu. Mais il n’est pas facile pour autant
Sam D
Comme les autres, j’ai des doutes sur le nombre de parties de Dice Throne auxquelles a joué le rédacteur de l’article.
C’est un jeu où il y a des choix stratégiques et tactiques, principalement dans la gestion des cartes : les utiliser rapidement pour de petits gains ponctuels, viser l’accumulation pour jouer le méga coup, partir dans une direction et changer ses plans parce que la situation a changé…
J’aime les jeux de dés car il faut s’ajuster au hasard, les meilleurs jeux sont ceux où on a le moyen de gérer ce hasard et Dice Throne en est plein, bien au delà du « concours de baffes » dont parle l’article.