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Tiwanaku : Les Terres Sacrées

🌳🔍 Tiwanaku : Partez à l’aventure pour déchiffrer les mystères de la nature dans ce jeu de déduction palpitant. 🌻🏔️


Tiwanaku

⚠️ Avertissement : Pour faire écho à notre article sur le marketing d’influence dans le jeu de société, et dans le cadre d’une démarche de transparence, nous tenons à vous informer que ce jeu nous a été offert par l’éditeur. Notre avis reste toutefois impartial et sincère. Nous vous exposons ici les qualités et les défauts du jeu.


Tiwanaku est un jeu de société de logique et de déduction, créé par Olivier Grégoire et édité par Sit Down ! Il se joue de 1 à 4 à partir de 14 ans, pour des parties de 30 à 60 minutes. Le jeu est disponible depuis mars 2023, après une campagne de financement participatif réussie sur Kickstarter.

Le but du jeu est de mener sa tribu à la découverte de nouvelles terres à cultiver, en respectant les principes de la Pachamama, la déesse Terre. Les joueurs doivent explorer des régions et placer des tuiles Culture sur des tuiles Terrain, en tenant compte de la taille, de la diversité et de l’éloignement des cultures. Les joueurs peuvent aussi deviner les cultures qui doivent être plantées sur certaines tuiles Terrain, en utilisant une roue spéciale.

Le pitch :

« La Terre-Mère Pachamama guide le peuple quechua dans sa recherche de terres fertiles. En organisant ainsi le développement des humains en accord avec la nature, la déesse andine apporte prospérité aux familles et colore les paysages au gré des multiples cultures plantées par les hommes, profondément dévolus au culte de la Pachamama. »

La Pachamama prône la diversité des cultures, et il vous faudra scrupuleusement respecter ses principes pour être récompensé·e.

Tiwanaku, initialement prévu sous le nom de Pachamama, a été dévoilé en avant-première lors du Spiel d’Essen en octobre 2022. Ce jeu est le fruit d’une campagne Kickstarter couronnée de succès en mars 2022.

Comment jouer ?

Deux plateaux de jeu recto-verso sont proposés : 25 cases pour une partie courte et plus initiatique, ou 45 cases pour une partie plus longue. Un plateau de Diversité des terrains et de décompte des points est disposé à côté.

La roue de la Pachamama vous permettra de communiquer avec elle tout au long de la partie, soit pour découvrir la nature d’un terrain, soit pour vérifier l’adéquation de vos plantations. Pour découvrir un terrain, ouvrez la fenêtre gauche de la roue, et pour une divination, ouvrez la fenêtre de droite.

Pour chaque partie, un disque scénario différent est proposé. Selon les indications du disque scénario choisi, installez préalablement le plateau de jeu avec les terrains utilisés lors de la partie, ainsi que les terrains et cultures déjà présents sur le plateau. Ensuite, insérez le disque dans la roue de la Pachamama. La partie peut commencer !

Chaque joueureuse dispose de 3 à 5 pions personnage Quechua selon le nombre de participant·e·s (de 2 à 4).

Il existe 4 types de terrains : terre, sable, herbe, roche, et 5 types de cultures possibles : quinoa, maïs, piment, feuille de coca et patate douce.

À tour de rôle, déplacez-vous selon des critères établis et choisissez entre deux actions possibles :

  1. Explorer : Grâce à la roue, révélez la nature du terrain sur lequel vous êtes. Ces découvertes vous permettront de progresser sur le plateau de Diversité et de marquer un point de victoire pour chacun de vos pions Diversité présents à ce niveau (par exemple, marquez 3 points si vous découvrez de la terre pour la 2ème fois et que vous avez déjà découvert également deux fois du sable et de l’herbe).
  2. Diviner : Une divination consiste à déduire quelle culture vous devrez planter sur la tuile sur laquelle vous êtes placé·e. Pour cela, il vous faudra comprendre la Pachamama. Si vous réussissez la bonne divination, vous gagnez la valeur de la culture en points de victoire (de 1 à 5) et obtenez une offrande de la couleur de la culture. En cas d’erreur, vous perdez ce même nombre de points.

Les offrandes que vous gagnez pourront également être converties en points de victoire.

Tant que votre divination est juste, vous gardez la main pour faire des divinations, tant que des terrains sont disponibles et accessibles par vos Quechua.

Deux personnes ne peuvent pas être présentes sur un même terrain.

Comprendre la Pachamama

L’intérêt du jeu réside ici. Pour comprendre la Pachamama, vous devrez prendre en compte 2 règles :

  1. Règle de la diversité : Les tuiles terrains sont regroupées en régions de 1 à 5 tuiles adjacentes. De plus, deux régions de même type ne sont jamais adjacentes.
  2. Règle de l’éloignement : Deux cultures identiques ne peuvent jamais être adjacentes, quel que soit le terrain sur lequel elles se trouvent.

Sur un terrain de 4 cases, il y aura forcément une culture de valeur 1, 2, 3 et 4. Pour chaque case, il n’existe qu’une seule solution. À vous de la découvrir.

Dans Tiwanaku, vous retrouverez la même logique que dans un démineur ou un sudoku, mais avec une approche plus « po-éthique » et dépaysante.

La partie s’arrête lorsque la dernière tuile terrain est posée. Chaque joueureuse peut encore effectuer une divination et vendre ses offrandes.

La personne qui remporte la partie est celle qui a récolté le plus de points de victoire.

La civilisation mystérieuse de Tiwanaku : à la découverte d’un empire pré-inca

Puisque le jeu de société Tiwanaku parle de la civilisation éponyme, plongeons dans l’histoire fascinante d’une culture méconnue qui a marqué la région andine.

Dans les hautes terres de la Bolivie, à proximité du lac Titicaca, se trouvent les vestiges d’une civilisation ancienne qui continue de fasciner les chercheurs et les passionnés d’histoire. La civilisation Tiwanaku, aussi appelée Tiahuanaco ou Tiahuanacu, a prospéré entre 200 et 1000 après J.-C. et a laissé derrière elle des traces architecturales et culturelles marquantes. Cet article se propose d’explorer les origines, les réalisations et les mystères de cette culture pré-inca qui a su s’imposer dans un environnement difficile.

Origines et localisation

Les origines et la localisation de la civilisation tiwanaku sont liées au lac Titicaca. Cette civilisation a pris naissance sur la rive sud du lac, à plus de 3 800 mètres d’altitude, aux environs du site archéologique de la Cité du Soleil de Tiahuanaco. Son extension maximale est mal connue, mais les recherches archéologiques témoignent d’une expansion sur de vastes territoires en direction du sud et du sud-est du lac Titicaca.

Ces régions correspondent à l’actuel nord du Chili et à l’ouest de la Bolivie. La civilisation tiwanaku a atteint son apogée entre 500 et 900 de notre ère, après avoir été fondée aux alentours de 110 de notre ère.

L’architecture et l’urbanisme

L’architecture et l’urbanisme tiwanaku sont des aspects remarquables de cette civilisation. L’architecture tiwanaku se caractérise par la construction de monuments impressionnants en pierre, avec une grande précision et une maîtrise technique remarquable.

Ces monuments étaient alignés avec les mouvements planétaires et servaient à des fins religieuses et astronomiques. Parmi les principaux monuments du site de Tiwanaku, on peut citer le temple semi-souterrain, le temple de Kalasasaya, la pyramide d’Akapana et la pyramide de Pumapumku.

L’urbanisme tiwanaku se définit par l’organisation spatiale de ses fonctions civiles-cérémonielles, le centre de la cité étant placé en fonction des points cardinaux et construit en imposantes pierres de taille soigneusement sculptées. La ville de Tiwanaku était aussi dotée d’un système complexe de drainage souterrain qui contrôlait le flux des eaux pluviales.

La culture et la religion

La culture et la religion tiwanaku sont des aspects importants de cette civilisation pré-inca. Sur le plan culturel, la civilisation tiwanaku a développé un système d’écriture basé sur des khipus, des cordes nouées qui servaient à enregistrer des informations¹. Elle a produit de l’art sous forme de céramiques, de textiles, de sculptures et de métallurgie. Ses artistes ont représenté des éléments de leur monde religieux, comme le lama, le félin, les têtes de trophées ou le sacrificateur.

Sur le plan religieux, la civilisation tiwanaku a développé une religion polythéiste centrée sur le culte du dieu créateur Kon Tici Viracocha. Ce dieu était associé au soleil, à la lune, à la terre et aux ancêtres. Ses fidèles lui rendaient hommage dans des temples et des monuments alignés avec les mouvements planétaires et les cycles agricoles.

L’agriculture et la technologie

Malgré les conditions difficiles des hauts plateaux andins, les Tiwanaku ont développé des techniques agricoles innovantes pour assurer leur subsistance. Ils ont créé des systèmes de terrasses et d’irrigation pour cultiver du maïs, des pommes de terre et d’autres plantes. Ils ont également domestiqué des animaux tels que les lamas et les alpagas pour leur viande et leur laine.

Quelles sont les différences avec la civilisation Inca ?

La civilisation tiwanaku et la civilisation inca présentent des différences mais aussi des ressemblances sur le plan culturel et architectural. Sur le plan culturel, la civilisation tiwanaku était plus ancienne et plus durable que la civilisation inca, qui n’a duré qu’un siècle. La civilisation tiwanaku avait un système d’écriture basé sur des khipus, tandis que la civilisation inca n’en avait pas¹. La civilisation tiwanaku avait une religion polythéiste centrée sur le dieu Kon Tici Viracocha, tandis que la civilisation inca avait une religion panthéiste qui vénérait le soleil, la lune, la terre et les ancêtres.

Sur le plan architectural, la civilisation tiwanaku était plus avancée et plus précise que la civilisation inca dans la taille et l’assemblage des pierres. La civilisation tiwanaku construisait des monuments alignés avec les mouvements planétaires, tandis que la civilisation inca construisait des monuments adaptés à la topographie et aux matériaux locaux. Cependant, les deux civilisations partageaient aussi des similitudes, comme l’utilisation de la pierre comme matériau principal, l’organisation spatiale de leurs villes selon les points cardinaux, l’influence de la culture tiwanaku sur la culture inca, et le respect de la nature et des cycles agricoles.

Comment les Incas ont-ils été influencés par la culture tiwanaku ?

Les Incas ont été influencés par la culture tiwanaku sur plusieurs aspects. Sur le plan religieux, les Incas ont repris le culte du dieu Kon Tici Viracocha, qu’ils ont identifié à leur propre dieu créateur. Ils ont également considéré le site de Tiwanaku comme un lieu sacré et l’ont intégré à leur système de pèlerinage.

Sur le plan artistique, les Incas ont imité le style céramique de la culture tiwanaku, qui se caractérise par des motifs géométriques et des couleurs vives. Ils ont aussi utilisé des khipus pour enregistrer des informations administratives et historiques. Sur le plan architectural, les Incas ont adapté la technique de la taille et de l’assemblage des pierres de la culture tiwanaku, en utilisant des blocs plus petits et plus irréguliers. Ils ont aussi copié certains monuments de Tiwanaku, comme le temple semi-souterrain ou la porte du Soleil.

Pachamama

Dans le jeu de plateau qui nous intéresse ici aujourd’hui, il est souvent question de Pachamama. Comme dit plus haut, à l’origine, le jeu portait même ce nom. Mais que signifie Pachamama pour la culture, la civilisation tiwanaku ?

Pachamama est le nom de la déesse de la terre et de la fertilité dans la religion tiwanaku. Elle était associée au soleil, à la lune, à la terre et aux ancêtres. Elle était le symbole de la harmonie entre les hommes et la nature, et recevait des offrandes de nourriture, de feuilles de coca ou d’animaux.

Elle était représentée par une roue qui symbolisait les cycles agricoles et les saisons. Pachamama était le centre du culte tiwanaku et inspirait les rites et les monuments de cette civilisation. Des éléments que l’on retrouve par ailleurs dans ce jeu de société !

Quelle est l’origine du nom Pachamama ?

L’origine du nom Pachamama vient de la langue quechua, qui était parlée par les peuples de l’ancien empire inca. Pacha peut se traduire par « monde » ou « terre », tandis que mama est l’équivalent de « mère ».

Le nom Pachamama signifie donc « Terre-Mère » ou « Mère du monde ». Ce nom exprime le respect et la gratitude envers la terre, qui est considérée comme une source de vie et de nourriture. Le nom Pachamama est aussi lié au concept d’espace-temps, appelé pacha en quechua et en aymara, qui englobe le monde visible et invisible, le passé, le présent et le futur.

Comment se faisait le culte de Pachamama

Le culte de Pachamama se faisait par des offrandes et des remerciements à la terre, qui était considérée comme une source de vie et de nourriture. Les offrandes pouvaient être de la nourriture, des feuilles de coca, des animaux ou des produits divers. Elles étaient enterrées dans le sol ou brûlées dans un feu sacré.

Les remerciements pouvaient être des prières, des chants ou des danses. Le culte de Pachamama avait lieu à des moments et des lieux précis, comme le premier jour du mois d’août, qui marquait le début de l’année andine, ou le premier vendredi de chaque mois. Il avait aussi lieu lors des cycles agricoles, comme les semailles ou les récoltes.

Le culte de Pachamama visait à remercier la terre pour les bienfaits qu’elle accordait aux hommes, mais aussi à la solliciter pour que l’année à venir soit fructueuse et sans malheurs.

Quelle est la relation entre Pachamama et Kon Tici Viracocha ?

La relation entre Pachamama et Kon Tici Viracocha est une relation de complémentarité et de subordination. Kon Tici Viracocha est le dieu créateur des civilisations de Tiwanaku, Huari et des Incas. Il est le père de Pachamama, qu’il a créée avec le soleil, la lune, les étoiles et les hommes. Il est aussi le roi de la foudre et des tempêtes. Il est parfois représenté comme un vieil homme portant une barbe, une longue robe et transportant un sac.

Pachamama est la déesse de la terre et de la fertilité. Elle est la fille de Kon Tici Viracocha, qu’elle vénère comme son dieu suprême. Elle est aussi la mère des hommes, qu’elle protège et nourrit. Elle est souvent représentée par une roue qui symbolise les cycles agricoles et les saisons. La relation entre Pachamama et Kon Tici Viracocha exprime le respect et la gratitude envers le dieu créateur et la déesse nourricière, qui sont les sources de la vie et de la civilisation andine.

Le déclin

La disparition de la civilisation tiwanaku est un mystère qui n’a pas encore été élucidé. Il existe de nombreuses théories sur les causes de son déclin et de sa chute. Une des hypothèses les plus courantes est qu’une importante sécheresse aurait affecté la région au XIIe siècle, entraînant une crise agricole et une instabilité sociale. Une autre possibilité est que la civilisation tiwanaku aurait été affaiblie par des conflits avec la civilisation Wari, située plus au nord, qui aurait également disparu vers le IXe siècle.

Il se peut aussi que des facteurs internes, tels que des divisions politiques ou des révoltes populaires, aient contribué à l’effondrement de la civilisation tiwanaku. Quelle que soit la raison exacte, il semble que la civilisation tiwanaku ait cessé d’exister vers le XIIe siècle, laissant derrière elle un héritage culturel et architectural impressionnant.

Quel était l’héritage culturel et architectural de la civilisation tiwanaku ?

L’héritage culturel et architectural de la civilisation tiwanaku est très riche et varié. Sur le plan culturel, la civilisation tiwanaku a développé une religion polythéiste centrée sur le culte du dieu créateur Kon Tici Viracocha. Elle a également élaboré un système d’écriture basé sur des khipus, des cordes nouées qui servaient à enregistrer des informations. Elle a produit de l’art sous forme de céramiques, de textiles, de sculptures et de métallurgie.

Sur le plan architectural, la civilisation tiwanaku a construit des monuments impressionnants en pierre, avec une grande précision et une maîtrise technique remarquable. Parmi les principaux monuments du site de Tiwanaku, on peut citer le temple semi-souterrain, le temple de Kalasasaya, la pyramide d’Akapana et la pyramide de Pumapumku. Ces monuments étaient alignés avec les mouvements planétaires et servaient à des fins religieuses et astronomiques. L’héritage de la civilisation tiwanaku a influencé les cultures postérieures, notamment les Incas, qui la considéraient comme un lieu sacré.

Conclusion

La civilisation Tiwanaku est un exemple fascinant de l’histoire précolombienne de l’Amérique du Sud. Malgré les défis imposés par leur environnement, les Tiwanaku ont développé une culture riche, des techniques agricoles innovantes et une architecture monumentale qui continue de susciter l’admiration.

Bien que leur déclin reste un mystère, l’héritage de cette civilisation ancienne perdure et témoigne de l’ingéniosité et de la résilience des peuples andins. En continuant à explorer et à préserver les vestiges de Tiwanaku, nous pouvons mieux comprendre cette culture méconnue et apprécier l’impact qu’elle a eu sur la région andine.

Tiwanaku, plusieurs modes de jeu ?

Le jeu peut se jouer en mode solo, avec une installation comme en mode 2 joueureuses à laquelle vous ajoutez des pions spéciaux et avec une gestion des déplacements sur le plateau en utilisant les flèches dessinées sous les dalles terrain. Les divinations se font pour tous les pions présents sur le plateau en même temps. Il n’y a pas de droit à l’erreur.

Pas si simple ! Les adeptes du « chauffe-cerveau » vont adorer.

Vous pouvez également jouer en version coopérative. Ce mode vous permet de jouer selon 3 modes : facile, normal ou expert. À 4 joueureuses , deux binômes de deux sont constitués qui jouent par alternance de la couleur de leurs pions. Des paravents sont utilisés pour obliger les joueureuses à communiquer entre eux·elles.

Alors, Tiwanaku, c’est bien ?

Oui, c’est vraiment très bien ! Tiwanaku est à la fois très simple et accessible dans ses règles qui s’expliquent en moins de 10 minutes, mais également plein de richesse et de complexité évolutive tout au long de la partie.

Le livret de règles est très clair avec des explications linéaires. En fin de règles, un bref récapitulatif permet de très vite revenir sur les règles de base.

Mais la déduction n’est pas l’unique stratégie pour gagner la partie. Il faut également bien planifier la découverte des terrains pour espérer marquer le plus de points et faire des divinations qui rapporteront les offrandes les plus rentables.

Les positionnements de vos personnages ont également de l’importance pour pouvoir garder la main lors des futures divinations ou tout simplement bloquer l’accès à vos adversaires.

Comme le disait notre conseiller Fédéral suisse pendant la crise du Covid, dans Tiwanaku, « Il faut agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire ».

En effet, toute précipitation dans les divinations se paye cher en points de victoire. Si vous tardez en revanche trop, votre adversaire a toute la place disponible pour enchaîner une récolte de points qui peut vous être fatale.

Tiwanaku, verdict

Le matériel est de très belle qualité et les illustrations dans des teintes pastel sont tout à fait propices au thème.

Un seul petit bémol concernant la roue Pachamama. C’est vraiment un des éléments centraux du jeu et elle est vraiment belle et de qualité. Néanmoins, son matériel tout en carton et le fait de devoir introduire un disque scénario pour chaque nouvelle partie me font craindre une détérioration prématurée si on n’y prête pas toute vigilance et douceur. Attention aux bourrins aux gros doigts !

À première vue, il m’a semblé que les 20 disques scénarios (5 débutants/15 avancés) seraient vite insuffisants. Mais au fil des parties, je suis revenue sur mon premier à priori. En effet, nous n’avons utilisé à ce jour que 2 des 5 scénarios 25 cases, car très vite nous avons eu envie de passer au grand plateau. Quant aux 15 scénarios 45 cases, il est impossible de les mémoriser. Le jeu a donc une très bonne rejouabilité avec le matériel fourni.

Une version Deluxe est disponible. Elle apporte des scénarios supplémentaires et des composants améliorés. Mais comme dit plus haut, cela ne me semble pas totalement indispensable. Tout cela pour une vingtaine d’euros en plus. À chacun·e de voir sa préférence.

Parmi les ajouts possibles, vous pouvez également acquérir des tuiles et jetons en bois. Nous les avons vus lors de la démo du jeu à Cannes et il est vrai qu’elles sont du plus bel effet.

20 nouveaux scénarios sont également disponibles en achat séparé.

Dans Tiwanaku, les parties sont fluides et rapides, sauf si vous jouez avec une personne paralysée par l’analyse, qui risque de trouver dans ce jeu matière à prévoir les 10 prochains coups en 50 minutes de réflexion. Dans ce cas, une menace de jet de lama devrait suffire à la faire avancer.

Tiwanaku satisfera autant les joueureuses confirmé·e·s que les débutant·e·s, de 14 ans, voire 12 ans, à 99 ans ; les amateur·trice·s de jeux de stratégie complexe comme les adeptes de jeux plus familiaux.

Pour un matériel exclusivement en carton et bois, le jeu aurait gagné en cohérence avec son thème s’il avait été fabriqué en Europe. Mais on sait que les coûts de production sont des enjeux importants dans une gamme de jeux déjà milieu de gamme.

Le prix reste néanmoins très compétitif compte tenu de la qualité du matériel proposé.

À la fois accessible et riche en stratégie, j’ai apprécié Tiwanaku pour son thème original, sa mécanique de déduction et sa rejouabilité. Le matériel est de belle qualité et le jeu offre un excellent rapport qualité-prix. S’adressant à tous les publics, Tiwanaku est un jeu qui ravira les fans de stratégie complexe comme les adeptes de jeux plus familiaux.

Avec une grande variété des scénarios et un mode solo solide, Tiwanaku est un jeu à découvrir et à consommer sans modération pour une expérience ludique originale et captivante. Tiwanaku, le jeu qui va vous réharmoniser avec la nature !

Grandiose !

Note : 5 sur 5.

  • Création : Olivier Grégoire
  • Illustrations : Raphaël Samakh
  • Édition : Sit Down
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 à 5 ( tourne bien à toutes les configurations )
  • Âge conseillé : Dès 14 ans ( 12 ans aussi possible )
  • Durée : 1h à 2h
  • Thème : Nature, harmonie, civilisations précolombiennes
  • Mécaniques principales : Exploration, déduction. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.

2007. Wahou ! Nous avons de la peine à croire que cela fait depuis 2007 que nous sommes derrière l’écran à écrire sur ce blog que nous aimons tant ! Cela n’aurait pas été possible sans votre fidélité.

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Article écrit par Aline. Elle travaille dans le domaine social. Elle est tombée toute petite dans la marmite du jeu sous toutes ses formes (plateau, jeux vidéo, escape room, murder). Écrire sur le blog lui permet de découvrir de nouveaux jeux et partager de vrais coups de cœur.

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2 Comments

  • Kappa

    Étrange de dire « Comme le disait notre ancien conseiller Fédéral suisse pendant la crise du Covid »

    Quand le dit conseiller Fédéral est toujours en poste et même président à l’heure actuel.

À vous de jouer ! Participez à la discussion

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