Critiques de jeux,  Jeux de plateau

5 jeux de société récents à essayer, ou pas

Vous ne savez pas à quoi jouer ces prochaines semaines ? Voici So Clover!, Jubako, The Specialists, Cubitos et Great Plains, 5 jeux à découvrir.


Vous cherchez un nouveau jeu à découvrir, à acheter ces prochaines jours ou semaines, mais vous ne savez pas lequel ou vous hésitez ? Vous pouvez compter sur nous pour vous aiguillier ! Nous en avons essayés 5, voici ce que nous en pensons.

Voici 5 jeux à essayer, 5 suggestions qui pourraient vous intéresser, ou pas.

So Clover!

So Clover! est sorti en juillet chez Repos Prod / Asmodee. Il s’agit d’un jeu d’ambiance, coopératif, dans lequel on doit retrouver, déduire des paires de mots, en replaçant des cartes dans le bon ordre.

So Clover!, un jeu de mot anglo-saxon, entre so clever, tellement malin, rusé, intelligent, et clover, le trèfle, puisqu’on on dissémine les cartes de mots autour d’un écrin qui ressemble à un… trèfle.

Tout le principe du jeu repose sur les associations, de mots, d’idées, pour retrouver l’arrangement correct des cartes autour du trèfle. Le but étant d’obtenir le plus de réponses correctes autour de la table, ensemble, d’où l’aspect coopératif, et fun, du jeu.

So Clover! ravira les fans de Codenames, de soirées fun entre potes, pour des parties courtes et addictives, on aura toujours envie de rejouer pour faire mieux.

On aime ❤️️

🤝 L’aspect coopératif

🧠 La déduction

🎉 Un party-game fluide et addictif qui s’explique en 2′

🛠 Une mise en place rapide

🎒 Un chouette matériel : les « trèfles »

🌈 Un jeu « Colorblind Friendly ». C’est top ! En même temps, il y a juste des cartes avec des mots…

On aime moins 💔

❓ Des paires, des déductions souvent vagues et alambiquées qui ne mènent nulle part et qui « ruinent » un peu le jeu

🐌 Des débuts de partie parfois lentes et rébarbatives, avec tout le monde qui doit trouver des paires et des mots associés dans son coin

♻️ Encore un énième jeu de déduction de mots, entre Codenames et Just One (également chez le même éditeur)

So Clover!, verdict

Pas mal !

Note : 3.5 sur 5.
  • Auteur : François Romain
  • Éditeur : Repos Prod / Asmodee
  • Illustrateur : –
  • Nombre de joueurs et joueuses : 3 à 6 (tourne bien à toutes les configurations)
  • Âge conseillé : Dès 10 ans (bonne estimation)
  • Durée : 20′-30′ par partie, tout dépend du nombre de personnes à la table
  • Thème : –
  • Mécaniques principales : Coopératif, déduction, mots, association

Jubako

Jubako est le tout nouveau jeu du duo d’auteurs allemands bien connu, Wolfgang Kramer et Michael Kisling, qui nous signent ici un « simple » jeu abstrait de tuiles. Dans Jubako, on détient 3 micro tuiles en main, et à son tour on en pose une sur son plateau personnel, en mode Domino si on place une tuile sur une autre, ou libre si on reste sur la base du plateau.

Puis, on passe tout de suite au décompte. On choisit l’un des deux motifs de la tuile placée, et on compte tous les mêmes motifs visibles sur son plateau, avec un bonus si on a réussi à placer deux tuiles l’une sur l’autre. C’est tout.

Un jeu abstrait fluide, mais extrêmement froid. Jubako, c’est un peu le Mah-jong joué sur ordi, mais à l’envers.

On aime ❤️️

▶️ Un jeu simple qui s’explique en 2 minutes à peine

2⃣ Le nouveau jeu Kramer-Kiesling, un duo d’auteurs de choc

▫️ Un jeu épuré

❤️️ Un jeu abstrait qui ravira les publics qui raffolent des jeux… abstraits

On aime moins 💔

🍦 Un jeu glacial, sans grande interaction

🍱 Un jeu qui essaie de nous vendre un thème japonais mais qui, au final, est un pur jeu abstrait

🔄 Un jeu répétitif, peu engageant, peu passionnant. Un jeu froid et insipide

🎩 Un jeu qui sort tout droit des années 80-90, avec son esthétique vétuste et son gameplay quelque peu dépassé en 2021

Jubako, verdict

Bof bof

Note : 2 sur 5.
  • Auteurs : Wolfgang Kramer et Michael Kiesling
  • Éditeur : Ravensburger
  • Illustratrice : Francesca Pignataro
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 à 4
  • Âge conseillé : Dès 8 ans (bonne estimation)
  • Durée : 30′ par partie. Et c’est déjà trop long
  • Thème : Boîtes japonaises. En réalité, un thème abstrait, absent
  • Mécaniques principales : Tuiles

The Specialists

The Specialists, c’est Ocean’s Eleven en jeu de plateau. On passe sa partie à engager des… spécialistes, en infiltration, en maquillage, en baston, pour ensuite aller cambrioler divers lieux, diverses villes sur divers continents.

Tout se joue au moyen de dés, qu’on lance et attribue ensuite pour recruter les fameux spécialistes, en réalité des cartes dans le jeu. Ces cartes indiquent certains symboles, et pour réussir les casses il faut posséder un certain nombre de symboles correspondants. Voilà.

Dit comme cela, ça a l’air simple. Et ça l’est, malgré un jeu à la taille XXL aux multiples cartes et imposants plateaux. Mais au final, les règles de jeu ne tiennent que sur 2-3 pages, tout le reste n’est qu’explicitation des pouvoirs de cartes.

Gros carton à sa sortie, et pour cause, le thème est plutôt… sexy et savoureux, on peut comboter dans son coin et se dépêcher d’aller braquer avant les autres.

Si vous êtes allergiques aux dés, le jeu met quelques moyens en place pour pouvoir bidouiller ses lancers.

Le « marché des spécialistes », des cartes qui défilent, est plus embêtant, on peut se voir chouraver la carte qu’on espérait, de quoi devoir passer son tour à faire à ne rien faire d’autre que prendre un malingre bonus.

Bref.

The Specialists est un pur jeu de gabarit Familial++, ce qui ne veut rien dire en soi, ni trop complexe, ni trop léger, qui fonce, mais qui laisse un petit goût d’inachevé et qui ne pousse pas à y rejouer des milliers de fois non plus.

On aime ❤️️

🚗 Le thème, savoureux

📑 Des règles plus simples qu’elles n’y paraissent : dés, cartes, objectifs

🎢 Un jeu en mode Engine-building

🖌 Les illustrations, superbes

On aime moins 💔

🔩 Un peu léger, un jeu très tactique qui se subit par les tirages et les cartes qui défilent. Pas la révélation ludique de l’année, malgré un thème et un matériel séduisants

🔢 Les 14 ans affichés sur le jeu, c’est trompeur, on s’attend à un gros jeu de gestion, alors qu’il est au final beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Un jeu léger, pas Gamer du tout

The Specialists, verdict

Pas mal !

Note : 3.5 sur 5.
  • Auteurs et autrices : Stefania Niccolini, Anne-Catherine Perrier, Marco Canetta, Dimitri Perrier
  • Éditeur : Explor8
  • Illustratricer : Christine Alcouffe
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 4 (tourne bien à toutes les configurations)
  • Âge conseillé : Dès 14 ans (aussi possible beaucoup plus jeune, dès 8-10 ans. Les 14 ans indiqués sont trompeurs, le jeu est beaucoup plus léger, fluide et simple qu’il n’y paraît. On a plus affaire ici à un jeu Familial++ qu’à un gros jeu pour Gamer)
  • Durée : 60′ par partie
  • Thème : Cambriolage
  • Mécaniques principales : Dés

Cubitos

Cubitos est un « bête » jeu de course. Le but ? Traverse en premier un circuit spécifique, bourré de cases spéciales : eau, bonus, etc.

Cubitos, comme cube, puisqu’on joue avec des dés, et cube, aussi, comme un mode peuplé d’animaux… cubiques. Cubitos propose un thème et un matériel, des illustrations, aussi cocasses qu’étonnantes que détonantes !

Cubitos se joue avec des dés. On commence le jeu avec 9 dés simples, qui donnent de l’argent ou des points de déplacement, et à son tour on avance et on peut acheter de nouveaux dés, plus balaises.

Oui, Cubitos est un pur deck dice-building. On commence la partie tout nul, tout lent, puis selon ses achats, ses décisions, on prend de la vitesse, selon les tirages bien sûr.

Les nouveaux dés achetés permettent des effets plus ou moins puissants, plus ou moins complexes : majorités, avantages, etc. Et à noter que si les dés ne changent jamais, ce sont les cartes, les effets qui changent selon les parties, les scénarios sélectionnés. De quoi varier les parties à l’infini !

À noter enfin qu’il existe 4 circuits différents, variés, plus ou moins difficiles, de quoi proposer des expériences de jeu bien différentes.

Oui, mais.

Si tout file et fonce, on joue dans son coin à lancer ses dés et avancer sur le plateau, sans jamais aucune possibilité de freiner ou s’en prendre à l’autre, ce qui est bien dommage vu le thème cocasse. Tout est froid. Et pire, si on se fait distancer, même en tout début de partie, cela devient très compliqué de rattraper son retard. On sait bien vite qui va gagner, c’est rageant.

Et comme tout le jeu ne se joue qu’avec des dés, et que souvent les dés n’affichent qu’une, voire deux ou trois faces qui offrent des avantages, tout est une question de tirage, de hasard. Un jeu beaucoup moins fun qu’il en donne l’air.

On aime ❤️️

🔲 Le thème, cubique, cocasse

🎲 Du deck/dicebuilding

💐 Des parties variées

🎢 Un jeu en mode Engine-building

🚀 Un « bête » jeu de course plus malin qu’il n’y paraît

🎒 Un chouette matériel : les boîtes, cubiques, en carton pour placer les dés

🖌 Les illustrations, superbes

On aime moins 💔

🍦 Un jeu glacial, sans aucune interaction, on joue, on court, on lance dans son coin

🐞 Des cartes, des dés, des effets parfois complètement inutiles

🚨 Un jeu punitif si on prend du retard

🎲 Beaucoup de hasard, rédhibitoire

🎯 Un jeu qui essaie de proposer un jeu de course pour Gamer, qui tente le grand écart, mais qui rate sa cible

💸 Un jeu cher, pour ce qu’il est

Cubitos, verdict

Bof bof

Note : 2 sur 5.
  • Auteur : John D. Clair
  • Éditeur : Alderac Entertainment Group (AEG)
  • Illustrateurs : Jacqui Davis, Philip Glofcheskie, Ryan Iler
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 à 4 (tourne « bien » à toutes les configurations)
  • Âge conseillé : Dès 10 ans (bonne estimation)
  • Durée : 30-45′ par partie
  • Thème : Animaux… cubiques
  • Mécaniques principales : Course, dice-building, dés

Great Plains

Great Plains est un tout petit jeu à deux uniquement, dans lequel deux tribus indiennes s’affrontent sur un territoire pour contrôler le plus de plaines. Pour cela, à son tour, on pose un seul et unique pion, soit en sortant de l’une de ses grottes, soit en le posant à côté d’un autre de ses pions. Et c’est tout !

Une fois que tous les pions ont été posés, on procède au décompte, plaine par plaine. La majorité l’emporte et on reçoit autant de points que la taille de la plaine. Et c’est tout !

Vraiment ?

Non, évidemment pas. Certaines cases affichent des symboles particuliers, 3, plus exactement, qui permettent d’obtenir la tuile spéciale en question pour activer une compétence spéciale : se poser à deux cases, survoler les montagnes ou repousser, et peut-être « tuer » l’autre pion s’il sort du plateau ou s’il est acculé contre une case Montagne.

Great Plains est l’un de ses tous petits jeux de société aussi classique qu’efficace. On place un pion, et puis c’est tout, en essayant de s’accaparer la majorité. Épuré, intense ! Un excellent jeu à deux, à pratiquer en famille, entre amis, en couple.

Tout petit, tout simple, tout bête, et pourtant extrêmement passionnant !

On aime ❤️️

🛠 Une mise en place qui prend 2′

▶️ Des règles qui s’expliquent en 2′

💐 Des parties variées

🎳 Des parties tendues

⏳ Des parties courtes

🥊 Une forte interaction

On aime moins 💔

🙅‍♂️ Rien

Great Plains, verdict

Grandiose !

Note : 5 sur 5.
  • Auteurs : Trevor Benjamin, Brett J Gilbert
  • Éditeur : Funforge pour la VF
  • Illustrateur : Klemens Franz
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 uniquement
  • Âge conseillé : Dès 10 ans (bonne estimation)
  • Durée : 20′-30′ par partie
  • Thème : Tribus indiennes
  • Mécaniques principales : Majorité, contrôle de territoire

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