Critiques de jeux,  Jeux de plateau

3 jeux de société qui nous plongent dans des polars policiers palpitants

Temps de lecture: 13 minutes

Découvrez Instacrime, Decktective et Detective: City Of Angels, 3 jeux de société pour incarner des détectives.


S’il y a bien un thème récurrent dans le monde du jeu de société, c’est celui du détective. De nombreux jeux proposent en effet de se plonger dans des enquêtes, d’incarner Sherlock ou des détectives. Il n’y a pas si longtemps, nous vous avions même proposé nos 10 jeux préférés de déduction. Par ailleurs, c’est bel et bien Micromacro, un jeu d’enquête narratif et disruptif, qui vient tout juste de remporter le prix du meilleur jeu en France de 2021. Oui, le jeu de société aime bien jouer au détective !

Découvrez aujourd’hui trois jeux, Instacrime, Decktective et Detective: City Of Angels, qui nous proposent de nous immerger dans des enquêtes palpitantes


Mais au fond, pourquoi apprécions-nous autant jouer les détectives ?

Pour comprendre ce qui nous passionne autant dans le fait d’incarner, de jouer des détectives dans les jeux de société, peut-être faut-il commencer par tirer un parallèle avec la littérature. La fiction policière en tant que sous-genre est née en 1841 avec la publication du Double Assassinat dans la rue Morgue d’Edgar Allan Poe. C’est par le caractère excentrique d’Auguste Dupin que le mot «détective» est entré dans la langue, et dans son personnage que nous pouvons découvrir les futures représentations du détective, un personnage qui utilise la déduction pour trouver la réponse à un mystère, à une affaire policière.

Alors que Poe a créé le genre, c’est Arthur Conan Doyle qui a assuré son succès continu dans le monde de la littérature. Doyle a écrit 50 livres avec Holmes et Watson. La popularité de ces livres était si grande que lorsque Doyle a cherché à mettre fin à l’histoire de Sherlock Holmes, il y a eu un tel tollé public que Doyle a ramené le célèbre détective à la vie, bien qu’à contrecœur et de manière quelque peu tirée par les cheveux. Juste pour céder à la pression populaire de l’époque, sans Twitter.

Une étude en rouge est sorti en 1887 et depuis lors, le nombre de livres publiés en tant que fiction policière n’a fait qu’augmenter. Pourquoi ce genre est-il si populaire ? Qu’y a-t-il dans le personnage du détective et les mystères qu’il résout qui attire autant ?

La littérature n’est toutefois pas le seul médium qui captive : les films, séries, podcasts, grandeur nature (coucou Sherlock Live à Genève) et jeux vidéo et de société bien sûr, qui placent détectives et enquêtes ont vu leur popularité augmenter ces dernières années, notamment dû aux services de streaming. Si ces différents médias prennent une tournure narrative pour raconter l’histoire de crimes, ils sont structurés de la même manière qu’un livre : un épisode, un chapitre.

Pourquoi sommes-nous tellement intéressés par suivre, par lire, par voir, par incarner, par jouer des détectives ? Nous possédons toutes et tous un côté sombre. Ni tout à fait blanc, ni tout à fait noir, nous évoluons dans des teintes de gris. Il nous arrive de mentir plusieurs fois par jour. Nous ne respectons pas toujours les limitations de vitesse. Et pire, nous trichons parfois aux jeux (surtout dans les jeux coopératifs, quand nous décidons d’ignorer un événement, un élément qui pourrait nous faire perdre).

Et c’est peut-être pour cela que nous sommes autant obsédés par les actes sinistres et repréhensibles des autres. Pour la plupart d’entre nous, espérons-le, nous n’avons jamais commis de crimes, nous ne sommes jamais passés à l’acte. Toutefois, la fascination pour le crime découle de notre curiosité de voir, de savoir, de comprendre, d’observer ce qui inciterait d’autres à se livrer à un comportement criminel. À quoi est-ce que cela ressemble, et quelles en sont les conséquences ?

Bien qu’il y ait une ligne claire entre la fiction et la réalité, ces deux pans peuvent être considérés comme des moyens sûrs de filtrer et flirter avec le macabre. En tant que source de divertissement de la culture populaire que l’on retrouve dans les films, dans les séries, dans les livres, dans tellement de jeux de société modernes (coucou Détective Charlie, nommé pour l’As d’Or 2021), les tueurs en série et autres criminels nous permettent de vivre la peur, l’horreur et la criminalité dans un environnement contrôlé. Dans lequel la menace est excitante, fascinante, mais pas réelle.

Il y a aussi une envie d’en savoir plus pour savoir se protéger. En suivant les détectives et les meurtres qu’ils tentent de résoudre, nous essayons de déterminer par nous-mêmes qui est le plus susceptible d’être un meurtrier, comment ces crimes se produisent, qui sont les victimes, et quelles en sont les conséquences. Tout ça dans le but d’éviter ensuite de devenir nous-mêmes des victimes.

Le succès et la fascination des histoires policières pourraient trouver leur origine dans la manière dont elle combine les extrêmes : les héros, en quête de vérité, confrontés au mal, au mystère. C’est ce duel dans une arène simulée fictionnelle souvent divertissante que nous aspirons à observer. Voir ce qui se joue en-dehors, nous permet de calmer ce qui se joue en-dedans.

Mais également, l’un des aspects qui nous captive tant dans tous ces récits de détectives, ce sont leurs énigmes, telles des pièces de puzzle, qui nous motivent à trouver, par nous-mêmes, comment tout s’imbrique, comment tout s’explique. Tenter de discerner la vérité dans les brumes de la duperie. Qui a fait quoi ? Je suis à même de résoudre l’affaire, par moi-même.

Voir ce qui se joue en-dehors nous permet de calmer ce qui se joue en-dedans.

Ces affaires jouent avec les mots, les nombres, les personnages, les indices, les formes et la logique d’une manière qui nous pousse à découvrir les solutions qu’ils cachent. Nous sommes donc engagés dans une recherche mentale, dans la peau du détective que nous suivons, que nous jouons.

Les polars, comme les contes de fées pour enfants, nous font passer de la peur au réconfort. Nous aimons tous les histoires. C’est une vérité universelle, intemporelle. Et il s’avère que certaines des histoires que nous apprécions le plus sont liées à des affaires de meurtre, de mort, de crime et de chaos.

Les polars, comme les contes de fées pour enfants, nous font passer de la peur au réconfort

Les séries, les films, les livres, les jeux reposent plus ou moins tous sur le même schéma à six éléments :

1. Le meurtre. La première condition d’un mystère, d’un récit, d’une histoire de détective repose sur un meurtre ou un acte illégal. Quelqu’un est assassiné au début de l’histoire, et cet événement est le moteur qui anime le reste de l’histoire. C’est la grande question que l’histoire doit résoudre.

2. Le meurtrier. Quelqu’un finit par être assassiné. Qui a commis l’innomable ?

3. Un détective. Quelqu’un s’engage à résoudre le meurtre et à traduire le meurtrier en justice. Le détective est souvent la personne à laquelle nous, lecteurs, joueurs, spectateurs, nous identifions le plus. Ce ne sont pas des super-héros pour autant ! Ils ont souvent des défauts et traversent des luttes personnelles, des difficultés, divorce, alcoolisme, pour n’en citer que quelques-unes, et doivent parfois encourir de graves dangers.

4. Le cadre et le contexte. Comme pour le choix du détective, les possibilités du cadre narratif sont presque illimitées. Sa crédibilité représente la clé du mystère servi par le récit. Le public, lecteur, spectateur ou joueur, a besoin de croire en la réalité du monde fictif dans lequel il pénètre (le cas aujourd’hui dans Detective: City Of Angels, dont nous allons parler plus bas).

5. Le processus. Le processus par lequel le détective identifie le tueur doit également être totalement crédible. Dans un mystère de meurtre que l’on pourrait qualifier de classique, il y a des indices tout du long, camouflés par des circonvolutions et autres cosmétiques narratives. De telle sorte que quand le dénouement intervient, notre réaction devrait être « ha mais oui bien sûr. J’aurais dû le voir, j’aurais dû le savoir. »

6. Retour. C’est l’aspect le plus important des mystères classiques du meurtre. Un processus caché, tacite. Le mystère du meurtre classique est aussi archétypal, à sa manière, que le voyage du hérosC’est le voyage de la peur au réconfort. En termes génériques, l’histoire commence quand quelque chose de terrible s’est produit. Il y a de la confusion, de l’incertitude et de la peur. En un mot : un déséquilibre. Les personnes affectées essaient de trouver le moyen de réagir et de rétablir l’équilibre.

Quelqu’un prend alors la responsabilité de résoudre le crime. Cette personne peut être, ou non, un détective officiel, coucou Luke S., mais elle accepte le rôle et le défi de trouver le responsable derrière cette affaire. Cette personne choisit de « faire le voyage». Et ce faisant, elle devient le véhicule de notre identification, car nous sommes nous-mêmes investis, par procuration, pour entamer ce périple dans le but unique et ultime de résoudre le désequilibre et revenir au statu quo premier.

Les contes de fées que les enfants lisent ou entendent revêtissent une importance primordiale pour la vie et et le développement émotionnels des plus jeunes, cela leur permet de les aider à faire face à leurs peurs et leurs inquiétudes. De la même manière, les polars et autres enquêtes policières peuvent agir comme des «contes de fées pour adultes».

Nous vivons dans un monde mouvementé, et encore plus depuis une année, plongés dans une crise sanitaire majeure. Les polars, livres, séries, podcast, films et jeux, peuvent nous redonner un peu d’espoir en nous racontant des histoires qui commencent par des événements malsains, malfaisants, qui suscitent les efforts de personnes prêtes à s’élever et à affronter défis et difficultés. Ces récits nous rassurent qu’en employant de grands moyens, avec de grands efforts, le mal peut être vaincu. Nous aimons les récits de détective parce qu’ils sont rédempteurs. Ils nous offrent de l’espoir et nous aident à passer de la peur au réconfort.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir Instacrime, Decktective et Detective: City Of Angels, 3 jeux de société qui nous plongent dans des polars, qui nous poussent à résoudre des affaires aussi complexes que palpitantes.


Instacrime

Instacrime, comme dans Instagram, le réseau social de photos, et… crime. Ce jeu vient tout juste de sortir, traduit de l’espagnol par les Belges de Geek Attitude Games, qui continuent sur leur lancée de nano jeux d’enquête, après leur gamme mini-Sherlock Q-System.

Instacrime est un mélange entre enquête et roman-photo. Aucun texte, aucune bulle, aucune description. Tout le jeu, toute l’affaire tient sur une dizaine de photos pro, avec décor et acteurs. On se partage les photos, face cachée, et à son tour on doit décrire celle que l’on tient. Les autres doivent écouter la description, puis on continue ainsi avec toute la dizaine de photos qui compose le jeu.

Le but : résoudre le crime, rien qu’en observant, en décrivant, en écoutant, en coopérant et en déduisant ce qui est arrivé, quand et surtout, pourquoi.

Le format est détonant, toute l’affaire ne tient que sur quelques cartes, si la réalisation est irréprochable. On appréciera le côté 80s décalé et débauché des photos, décors et acteurs. Quant au récit, il échoue sur un final tarabiscoté et peu logique, avec des révélations et un dénouement peu clairs et capillotracté. Mais faire tenir un jeu, une enquête que sur quelques photos représente une belle perf, artistique, ludique et narrative. À relever que le jeu propose une variante, plus complexe, plus passionnante, qui consiste à mélanger l’ordre des cartes et à retrouver ensuite leur ordre dans la chronologie du meurtre.

Vivement d’autres affaires ! Instacrime : Casino est déjà sortie en VO. À quand la VF ?

Instacrime, verdict

Très bon

Une enquête qui tient sur quelques photos. Puissant ! Dommage que certaines révélations soient parfois confuses

Note : 4 sur 5.

Instacrime : Munford, la toute première affaire, créé par Francisco Gallego Arredondo et édité en VF par Geek Attitude Games, pour 2 à 6 (tourne très bien à toutes les configurations), pour 30 à 45′ d’enquête, dès 14 ans (pas moins !). Prix constaté : 10 euros.

Par temps de COVID : Peut-on y jouer en solo ? Oui, pourquoi pas. C’est moins fun, on ne peut pas à écouter les autres décrire leurs images, on doit tout reconstruire dans sa tête en voyant les images, c’est moins compliqué, mais c’est possible.

Peut-on y jouer en visio ? Oui, absolument ! Il suffit de scanner ou photographier les photos, sans les voir, et les envoyer aux autres par mail ou, encore mieux, les tenir en face de le webcam.


Decktective

Un autre mini-jeu d’enquête qui ne tient que dans un micro paquet de cartes. D’où le titre. Comme pour Instacrime, un format détonant, étonnant, qui peut se déployer sur un coin de banquette. Si Instacrime est créé à l’origine par une équipe espagnole, celle de Decktective est italienne, et localisée par Super Meeple.

Pour l’instant, il existe déjà trois boîtes de Decktective :

Miroir de Cauchemar

Le pitch : Danielle Dove a été enlevée ! Heureusement, c’est une jeune femme pleine de ressources qui a trouvé le moyen d’appeler à l’aide. Vous devez agir vite pour pouvoir la sauver. Cherchez des indices : coupures de journaux, photos, témoignages… menez l’enquête, et exposez votre théorie la plus plausible pour expliquer ce qui s’est passé. Réussirez-vous à rassembler les preuves pour trouver la clé du mystère ?

Les yeux du fantôme

Le pitch : Après avoir assisté à des événements paranormaux au sein même de son établissement délabré, le gardien du musée Macduff signale la disparition mystérieuse de sa collègue. Le musée est-il hanté par un fantôme ?

Saurez-vous expliquer ce qui s’est passé ? Cherchez des indices : des bruits suspects, des œuvres d’art anciennes, un portrait qui vous suit du regard…

Le Sang de la Rose

Le pitch : Le manoir Tudor est une paisible demeure isolée sur la Tamise. Ce matin, le duc Edward York, qui vient d’arriver en fiacre, y fait une macabre découverte : le comte Ferdinand Tudor repose sans vie, effondré sur un buisson de roses ensanglantées.

Que s’est-il passé ? Tragique accident, ou crime calculé ? Cherchez des indices : une montre, un livre d’astrologie, un ticket de courses de chevaux…

Les trois affaires fonctionnent toutes plus ou moins de la même manière : au début du jeu, une histoire est présentée, un mystère doit être résolu. Ensuite, la scène du crime est mise en place à l’aide de 4 cartes et de la boîte de jeu. On distribue enfin à tout le monde 3 cartes, et l’aventure peut commencer.

Tout le récit est divisé en une cinquantaine de cartes, des cartes qui donnent des indices qui apparaissent dans un ordre fixe. Lors d’un tour, vous placez une carte face visible sur la table ou la placez face cachée dans l’archive. La taille de l’archive détermine quelles cartes peuvent être jouées face visible, en fonction de son nombre. C’est tout le sel du jeu. Une carte ne peut être jouée face visible que si l’archive est au moins aussi grande que le nombre sur la carte. Quelle carte, quelle information jouer et partager. Quelle carte archiver, et tant pis.

Le jeu propose également quelques cartes narratives, à lire à haute voix, et enfin, les dernières cartes contiennent des questions sur l’enquête. Selon les questions, les réponses, on obtient des points.

Le matériel en (presque) 3D de la scéne du crime qui se déploie « pour de vrai » confère au jeu, à l’affaire une immersion « réelle » captivante. Qu’est-ce qui s’est passé, où et comment.

Decktective est un format, un jeu unique et original. Minuscule, et pourtant passionnant ! Un micro-jeu pour près d’une heure d’enquête, au prix tout doux. C’est court, mais c’est bon. Mais c’est court. Mais c’est bon. Mais c’est court.

Decktective, verdict

Très, très bon !

Petit format, dense, intense mais évanescent.

Note : 4.5 sur 5.

Decktective, créé par Martino Chiacchiera et Silvano Sorrentino, édité en VF par Super Meeple, pour 1 à 6 (meilleur à 2-3), dès 12 ans (pas moins !). Prix constaté : 12 euros.

Par temps de COVID : Peut-on y jouer en solo ? Oui, pourquoi pas. C’est moins fun, on ne doit pas choisir quelle carte partager, quelle carte archiver. Mais c’est possible.

Peut-on y jouer en visio ? Non. Difficile de cacher, envoyer toutes les cartes par personne à distance.


Detective: City of Angels

Si les deux premiers jeux présentés ci-dessus tiennent sur quelques cartes, quelques photos, dans un format micro-riquiqui, ce Detective: City Of Angels est IMPRESSIONNANT ! La boîte est aussi lourde qu’imposante, bourrée à craquer de matériel. Dans les deux jeux d’avant c’est Less, is More, ici, c’est More, is More ! Un jeu XXXXXL qui n’a rien à envier à Gloomhaven. C’est tout dire.

En 2021, Detective: City of Angels est sans aucun doute l’un des jeux de société les plus puissants et cohérents d’un point de vue thématique du marché du jeu de société ! Detective: City of Angels se déroule dans le Los Angeles des années 30-40, ambiance Noir comme on l’appelle, à la Chinatown / Le Faucon Maltais. Le jeu propose 9 affaires, qui deviennent de plus en plus complexes.

Tout le sel du jeu repose sur ses trois modes de jeu disponibles : on peut y jouer en mode coopératif, ordinaire pour tout jeu d’enquête, en mode compétitif, qui sera capable de résoudre l’affaire mieux que les autres, et enfin, avec un félon, un « méchant », quelqu’un qui fera tout pour mettre des bâtons dans les roues des détectives, un mode semi-coopératif donc. Cette personne gagne si les autres… perdent.

La mécanique principale du jeu réside dans l’interrogation des témoins et suspects sur l’un des éléments de preuve. Parfois vous obtenez une réponse immédiate et honnête. Mais souvent, il ne faut pas se leurrer, ce ne sera pas le cas. Qui ment, qui dit la vérité ?

Les quelques règles de jeu sont somme toute fluides et évidentes : comment mener une interrogation, déplacement, etc. À relever que les illustrations, signées par Vincent Dutrait, sont somptueuses et sa ligne claire et réaliste aux couleurs surannées détaillent bien une période aujourd’hui fantasmée.

Detective: City of Angels est une expérience qui dépasse les simples contours du jeu de société. Il se situe à l’intersection entre un film, un roman et un jeu. On ne joue pas à Detective: City of Angels, on vit Detective: City of Angels ! Quel que soit le mode privilégié, on plonge dans un pur polar policier palpitant.

Pour l’instant, ce jeu XXXXXXL n’existe qu’en anglais. Mais c’est sur le point de changer, tout bientôt, ce printemps 2021 si tout va bien. C’est l’éditeur de jeu La Boite de Jeu qui a annoncé la VF. Elle s’appellera Enquêtes à Los Angeles – Saison 1. Le jeu va s’arracher comme des petits pains. Même si, et il faut le relever, le prix du jeu, en tout cas en VO, est plutôt salé. Mais au vu de l’ampleur du jeu, on en a pour son argent !

À noter qu’il existe déjà une extension, Bullets over Hollywood, avec 4 scénarios qui se déroulent dans le Hollywood de l’époque.

Detective: City of Angels, verdict

Grandiose !

Une plongée palpitante dans le Los Angeles des années 40. Plus qu’un jeu, une expérience !

Note : 5 sur 5.

Detective: City of Angels, créé par Evan Derrick et édité en VO par Van Ryder Games et la Boite de Jeu pour la VF (bientôt !), pour 1 à 6 (tourne très bien de 1 à 4), dès 14 ans (pas moins). Pour des parties de 1-3h par scénario. Prix constaté : 90 euros pour la VO. Combien coûtera la VF ?

Par temps de COVID : Peut-on y jouer en solo ? Oui, mille fois oui ! Detective: City of Angels rejoint la liste des excellents jeux à jouer en solo.

Peut-on y jouer en visio ? Non, pas du tout ! Il y a trop de matériel à partager, présenter.


Et encore une chose

L’éditeur Iello nous prépare un jeu d’enquête, d’observation, de déduction et de dessin extrêmement original pour juillet. Son nom : Last Message. Comme le dernier message de la victime.

Last Message reprend un peu le concept de Micromacro : une carte qui fourmille de détails, de personnages, à la Où est Charlie. Une personne incarne la victime. Elle choisit, au hasard, un personnage sur la carte. C’est lui qu’il faut retrouver. Elle doit alors fournir des indices sur ce qui l’entoure. Le criminel doit ensuite fausser les pistes. Et enfin, les autres doivent tenter de retrouver la victime dans ce gloubi-boulga de détails avant la fin de la partie.

La victime doit dessiner ce qui l’entoure, le criminel efface ensuite quelques éléments, à choix, avant de montrer ce qui reste, ce qui n’a pas été effacé, aux autres. S’ils ne trouvent pas l’emplacement de la victime sur le plan avant un certain nombre de manches, ils ont perdu, le criminel a gagné. Si la victime et les détectives trouvent, le criminel perd.

Entre jeu d’enquête, jeu d’ambiance et de dessin, Last Message est un jeu par équipe, semi-coopératif, créatif, disruptif et surtout, extrêmement subtil. Je sens que le jeu va cartonner à sa sortie cet été. Nous y avons joué en avant-première, et nous avons beaucoup, beaucoup apprécié ! Nous en reparlerons à sa sortie en juillet.


Pour vous proposer une expérience de lecture plus agréable, nous vous proposons un site sans aucune publicité. Nous entretenons des relations d’affiliation avec Philibert et Play-in. Ainsi, lorsque vous achetez un jeu en cliquant sur les liens menant aux boutiques, vous nous soutenez. Grâce à vous, nous pouvons obtenir une petite part des revenus. Ceci nous permet alors d’acheter d’autres jeux et de continuer à pouvoir vous proposer de nouveaux articles.

5 Comments

  • _seb_

    Bonjour,
    Je crois que la VF de « Detective: City of Angels » ne contient pas le même contenu que la version originale et notamment le mode solo…
    Cdlt

  • LEO

    J’adore ce type de jeux !
    Et en effet, City of Angels devrait perdre son mode solo et la boîte sera traduite en deux boîtes (4/5 enquêtes dans chacune) pour avoir un prix correspondant mieux au marché français.

  • Adrien

    Bonjour à nos amis de chez gus.question. Vous avez jouez donc à la v.o. D’après les dire de ceux qui vont éditer le jeu en français le solo n’est pas exceptionnel. Je me tâte d’attendre la vf ou d’acheter la vo mais l’anglais est-il compliqué pour un néophyte comme moi et à tu des précisions sur la vf. (Exemple si le jeu est coopératif rien ne nous empêche de jouer solo par exemple)
    Merci

  • cirdec0774

    Pour avoir participer aux deux KS de Detective : city of angels (Il existe deux extensions à présent), je peux dire que le mode solo est vraiment bien pour que le « MJ » puisse découvrir l’affaire du point de vue de l’enquêteur.
    Je ne vois qu’une raison économique pour justifier sa suppression de la VF. Dommage de ne pas l’assumer pleinement…
    De plus, un peu à la manière de Witness (4 joueurs exclusivement ), la configuration un joueur contre tous sera difficile à trouver et limitera le public pour cette version.
    Je lui souhaite le succès car le jeu le mérite mais l’éditeur n’a pas choisi la facilité sur ce coup.

À vous de jouer ! Participez à la discussion

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :