Men at Work. Et les femmes, pendant ce temps ?

Temps de lecture: 4 minutes

Men at Work, de quoi ça parle ?

De chantier, d’ouvriers en train de construire un bâtiment

Ment at Work est en réalité un jeu d’adresse, de construction, une sorte de Mikado inversé dans lequel on doit bosser des pièces, tiges, meeples, blocs, le plus haut possible et tout ceci sans ne rien faire tomber

Oubliez l’aventure, on est dans un pur jeu de dextérité

Et comment on joue?

Une fois avoir posé les éléments de départ sur la table, trois tiges de trois couleurs différentes, on pioche une carte. Sur celle-ci, on découvre une instruction générale : placer ceci avec cela comme ceci. Et sur la carte face cachée de la pioche, on découvre de quelle pièce il s’agit

Avec le verso de la carte découverte, ainsi que le recto de celle encore sur la pioche, on sait à présent quelle pièce prendre, et comment l’ajouter à la structure, au « bâtiment » central et commun

Voilà, c’est tout, une règle expliquée en 37 secondes

Et comment on gagne ?

Lors de la mise en place, on cache une carte « contremaître » qui apparaît lors du premier tiers de la partie, lorsque la structure s’est bien installée

La (car il s’agit d’un femme) contremaître / cheffe de chantier file une récompense si à son tour on réussit à placer l’élément que l’on doit placer au plus haut du bâtiment. Et dès qu’on accumulé un certain nombre de récompenses, selon le nombre de joueurs et joueuses, on remporte la partie. Ou, dès que tout le monde est éliminé, sans certificat

Des certificats ?

Oui, au début de la partie on en reçoit, et chaque fois qu’on fait tomber des trucs, des machins, on en perd un

Interaction ?

Sur l’IGUS, l’échelle de mesure de l’interaction dans les jeux, atteint un 4/5

Pourquoi?

Parce que dans Men at Work, on ne peut pas s’en prendre directement aux autres, les pousser, casser leurs constructions, il vaut mieux pas en fait, mais on peut toutefois placer ses éléments de manière à les empêcher de bien construire, leur mettre de sérieux bâtons dans les roues

À combien y jouer ?

On peut y jouer de 2 à 5. À 2, c’est sympa, même si les risques liés à la construction de la structure communes sont moindres, soyons honnêtes. À 5, c’est exactement le contraire, et les parties à 5 ont une petite tendance à s’ensiler, ralentir, mais il est toujours hilarant / sadique de voir les autres échouer à poser leurs pièces et à tout faire tomber

Donc comptez une configuration optimale à 3-4

À partir de quel âge y jouer ?

Il est indiqué 8 ans, mais on peut très bien y jouer dès 5 ans aussi, si accompagné par des adultes

Alors, Men at Work , c’est bien ?

Men at Work dispose d’un matériel en 3D qui tape à l’œil, on voit vraiment le bâtiment prendre de plus en plus de la hauteur, avec des ouvriers qui viennent se balader là-dedans / là-dessus

Men at Work est un bon mikado inversé, réussir à poser des pièces indiquées sans ne rien faire tomber, tout en le faisant le plus haut possible pour rafler des récompenses au passage

Un bon jeu, mais pas un jeu incroyable non plus. On y jouera 2, 3, 4 fois, mais on finira par s’en lasser. Pour remplir 20-30′ en famille, pourquoi pas, pour développer la motricité fine des enfants, l’observation et la réflexion sur le poids, la gravité, OK, mais pas de quoi se relever la nuit

Dans le même genre, et également avec un thème peu sexy comme dans Men at Work, il y a le fameux Tokyo Highway, dans lequel on participe à la construction de l’autoroute de Tokyo. On repassera pour l’aventure… 😂

Des jeux de dextérité, de construction, il y a déjà beaucoup sur le marché. Men at Work ne parvient pas à proposer quelque chose d’autre, de neuf, de frais pour enchanter. Men at Work ne réussit pas à détrôner Tuki, du même éditeur, un autre jeu de construction, excellentissime (même avec son mode à 4 un rien… mensonger…😠)

Ce qui nous a plu 👍

✅ Des règles courtes, simples

✅ Des conditions de victoire simples et… difficiles

✅ Un chouette matos : pièces, thermo

✅ Les trois variantes pour complexifier le jeu

✅ Un jeu très familial

✅ Un jeu créé (Rita Modl), illustré (Marie-Ève Joly) et édité (Sophie Gravel) par des femmes. Peu à peu, peut-être, croisons les doigts 🤞, le marché du jeu de société va devenir de plus en plus diversifié (hello Elizabeth Hargrave)

Ce qui nous a moins plu 👎

❌ Un titre un rien sexiste, alors qu’en réalité il n’en est rien puisque le jeu a été créé par une femme, et que le contremaître qui vient vérifier le taf dans le jeu est également une femme, et qui porte d’ailleurs le même nom

❌ Pas un titre incroyable non plus, on pose un élément en espérant ne rien faire tomber, rien de très fun

🔴 Men at Work, score final : 3/5

Un score de 3/5 entre adultes, mais qui remonte à 4/5 en famille avec des enfants pour leur permettre de s’amuser et de développer en même temps leur motricité fine et leur dextérité

Et encore une chose

Et vous pouvez trouver Men at Work chez Philibert ici

Pour vous proposer une expérience de lecture plus agréable, nous ne vous proposons aucune publicité et tentons de rester le plus simples possibles. Notre équipe prend soin de recommander des jeux et espérons que vous apprécierez! Juste pour que vous le sachiez, Gus&Co entretient des relations d’affiliation avec Philibert. Ainsi, si vous achetez quelque chose en cliquant sur nos liens, nous pouvons obtenir une petite part des revenus, ce qui nous permet d’acheter d’autres jeux et de continuer à pouvoir vous proposer de nouveaux articles

  • Date de sortie : Printemps 2019
  • Langue : Française
  • Produit en : Chine
  • Ecoscore : D. Fabriqué en Chine, avec quelques pièces en plastique, mais tous les éléments, tiges, meeples (sauf les casques de chantier) sont en matière renouvelable. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici
  • Auteur : Rita Modl
  • Illustrateur : Marie-Ève Joly
  • Éditeur : Pretzel Games aka Plan B
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 à 5 (mais comptez plutôt 3 à 4)
  • Age conseillé : Dès 8 ans (mais peut très bien se jouer dès 5-6)
  • Durée : 20-30′
  • Thème : chantier
  • Mécaniques principale : dextérité, construction

Ha tiens, et au fait, LOL