Fertility 🍎 Le nouveau carton de Catch Up Games

Temps de lecture: 7 minutes

Catch Up continue un sans faute. Après deux jeux réussis, cette troisième galette nous jette dans une arène brutale, tendue et opportuniste. Intense

  • Date de sortie : octobre 2018
  • Auteur : Cyrille Leroy
  • Illustrateur : Jérémie Fleury
  • Editeur : Catch Up Games
  • Nombre de joueurs : 2-4 (optimum 2-3)
  • Age conseillé : dès 10 ans
  • Durée : 30-45′
  • Thème : Egypte Antique
  • Mécaniques principales : tuiles, domino, ressources

Fertility, de quoi ça parle?

De la Vallée du Nil, fertile (d’où le titre) qu’il va falloir cultiver et occuper pour se développer

Marrant, après une incursion dans la préhistoire pour les mêmes éditeur et auteur, Sapiens, ils sont de retour quelques millénaires plus tard pour une mécanique et du matos presque pareil

Presque

Est-ce que le thème est bien rendu?

Non

Mais ce n’est pas grave

Dans Fertility, il n’est pas question de vivre une aventure épique ou immersive mais de réussir à poser ses tuiles au mieux pour dégoter les ressources nécessaires

On repassera pour l’aventure

Et comment on joue?

A son tour, on doit poser l’une de ses trois tuiles, en respectant la règle du (king)domino, un côté doit être de la même couleur/terrain qu’une autre adjacente

Voilà c’est tout

C’est vraiment tout?

Non

Une fois la tuile posée, on reçoit les ressources correspondantes:

ressources pour la ou les tuiles adjacentes similaires

le cas échéant, ressource recouverte

le cas échéant, on avance sa piste de « blé » si on a posé sa tuile près d’un… wait for it… champ

Et on en fait quoi, de ces ressources?

On peut acheter un nouveau « quartier » de la réserve, quartiers qui coûtent généralement entre 0 et 2 ressources à choix

On peut également ensuite poser ses ressources sur ses propres quartier pour obtenir des éléments immédiats (ressources supp) mais surtout finaux pour le décompte

C’est vraiment tout?

Non

Dès qu’on réussit à entourer une case vide, on peut alors poser l’un de ses monuments. Comme ça, paf, c’est gratuit

⚠️Mais attention⚠️

Les ressources ne se stockent pas entre un tour et l’autre

Toutes les ressources non-utilisées pour activer ses quartiers sont défaussées

Il va donc falloir se la jouer finaud pour ne pas avoir transpiré du cerveau pour rien

Et comment on gagne?

Après 9 tours, qu’importe le nombre de joueurs et joueuses, on fait un dernier tour de jeu et on procède au décompte final avec des points de partout:

Majo de monuments

PV sur sa piste de « blé »

PV sur ses quartiers activés par des ressources

PV selon le nombre de dieux différents activés sur ses marchés, à la Sankt Petersburg / Stone Age. Plus on en a et plus ils rapportent

Donc des axes de développement à la 7 Wonders. On peut s’amuser à se spécialiser, mais mieux vaut optimiser

Interaction?

Fertility est un pire et pur jeu d’opportunistes

On connaît tout: ses tuiles, celles des autres, les prochaines à piocher, les quartiers dispos, etc. Aucune surprise, aucun hasard. Juste dans la pioche des tuiles en fin de tour, mais c’est minime

Sauf que

On ne sait jamais comment les autres vont jouer

Et c’est là qu’il va falloir faire preuve d’opportunisme. Une tuile vient d’être posée ici? Paf, une super opportunité vient tout juste de se présenter

On ne peut jamais s’en prendre directement aux autres, mais faire sa Story Insta ou la vaisselle entre deux tours serait une grossière erreur, on raterait une super occasion

Dans Fertility, tout le sel du jeu réside non pas dans la recherche du meilleur emplacement possible pour poser sa tuile, mais dans la recherche du meilleur emplacement possible pour ne pas offrir une opportunité aux autres

Si je pose ici, est-ce que ça va favoriser les autres ensuite? Qu’est-ce que je prends, qu’est-ce que je laisse

Une interaction trompeuse, donc

On la pense froide, juste liée à la course aux points et à la majorité de monuments, mais en réalité, l’interaction est extrêmement vivace

A combien y jouer?

On peut y jouer à 4, mais les parties risquent de ralentir et de s’enliser dû au phénomène d’analysis-paralysis. Alors que Fertility est un jeu qui doit foncer

A 2-3, avec un terrain de jeu plus restreint et un nombre de tuiles ajusté, les parties proposent des durées de partie plus courtes, plus ramassées, plus tendues et plus contrôlables, aussi

A 4, c’est un peu la foire d’empoigne slash foutoir. A 2-3, l’affrontement est direct, brutal, même

Alors, Fertility, c’est bien? Critique

Oui, mais vraiment

Dès le tout premier tour, la toute première tuile, le combat commence, pas le temps de se poser tranquille dans un coin à se développer gentiment

Comme aux Échecs, il va falloir établir des doubles-schémas mentaux: qu’est-ce qui peut m’arranger, et si je fais ça, en quoi est-ce que ça peut arranger les autres?

Observation, opportunisme, avec des parties extrêmement courtes, extrêmement frustrantes. 9 tours, c’est peu pour avoir le temps de tout faire

Un gros kudos à l’auteur et aux éditeurs d’avoir réussi à sorti un tel jeu qui, l’air de rien, va faire chauffer du neurone

Sapiens 2️⃣?

Il y a trois ans sortait Sapiens, le tout premier jeu de l’éditeur, le tout premier jeu de Cyrille Leroy

La mécanique à base de dominos était déjà la même, pareil pour la mécanique d’adjacence et de ressources (points de nourriture)

Mais la comparaison s’arrête là

Sapiens était plus léger que Fertility, et surtout, moins interactif car chaque joueur et joueuse posait ses tuiles sur son propre plateau. Dans Fertility, le plateau est partagé, l’interaction y est donc beaucoup plus forte

Fertility a tout de même gardé les plateaux persos pour y placer ses quartiers

Fertility, c’est un peu Sapiens 2 sous amphét. Plus tendu, plus interactif, avec plus de pistes de développement aussi grâce à la mécanique introduite par les quartiers

Et les règles, dans tout ça?

Un parangon de perfection

Déjà, les règles tiennent sur deux pages. Belle perf. Comme la plupart des jeux de l’éditeur, soit dit en passant

Ensuite, tout y est limpide, didactique: mise en page, utilisation des couleurs, des exemples

Si les éditeurs francophones ont un point commun, c’est bien le souci, le travail investi dans la rédaction et la présentation des règles de jeu

Pour vous faire une idée, vous pouvez consulter les règles ici

Mais

Parce qu’il y a toujours souvent parfois un mais

Le seul hic du jeu réside dans son matériel

Si les illustrations sont superbes, rien à redire là-dessus, vous n’avez qu’à voir les différents visuels dans cette critique, c’est la taille des ressources qui pèchent

Tout est mini-micro-nano

Au déballage du jeu et des ressources, on est aussitôt assailli par une question: est-ce que par inadvertance le jeu serait tombé dans un lave-linge à haute température et que tout serait sorti réduit?

C’est un détail, mais qui a son importance, surtout si vous avez des mains de taille humaine. Même des enfants auront de la peine à manipuler les ressources

Des ressources super jolies, certes. Elles auraient pu être de « bêtes » cubes de couleurs, mais non, elles sont taillées pour symboliser. Chouette

Sauf que, elles sont insaisissables tellement elles sont minuscules

Un choix éditorial étrange, d’autant qu’il n’est pas question ici de proposer un matériel minuscule pour réduire la taille de la boîte et par conséquent son prix. Ça, on aurait pu le comprendre et l’accepter. L’apprécier, même

Mais non. La boîte ici est en effet plutôt grande slash de taille carrée ordinaire

Alors pourquoi?

Les témoins à charge…

Fertility, du Familial++

On connaissait le format Familial+. Des parties de 45′ dès 10 ans, pour des jeux aux règles courtes et fluides. L’Eldorado des éditeurs de jeux de plateau

Avec la sortie imminente de ce Fertility dans quelques jours (le 12 octobre), le jeu propose un format novateur, presque comme un Ganymède d’ailleurs, avec un cran juste en-dessus niveau complexité. Du Familial++, donc. Ni trop léger, ni trop complexe

Niveau complexité, Orbis, le tout nouveau Space Cowboys, est encore un petit cran en-dessus, on vous en parle ici

Score:

Anticipation: 5/5: Avec leurs deux précédentes et excellentes galettes, Paper Tales et CuBirds, qu’est-ce que les éditeurs indé lyonnais de Catch Up Games nous préparent?

Pendant la partie: 5/5. Des tours fluides, nerveux, avec cette tension omniprésente: ne pas faire n’importe quoi pour ne pas favoriser les autres ensuite

Après la partie: 5/5. On rejoue? Mais grave. Les parties sont tellement courtes, brutales, frustrantes, décidément une émotion extrêmement vivace dans les jeux de plateau actuels, qu’on les enchaînera pour se refaire

Score: 5/5. Un solide 5/5. Encore un autre carton de Catch Up Games. Des parties hyper courtes, hyper tendues, hyper addictives. Un petit pouce en bas pour le matériel, peu maniable. Mais c’est un mini (c’est le cas de la dire) détail qui ne gênera pas l’intérêt et le plaisir du jeu

Les Catch Up, si vous nous lisez, pour votre prochain jeu dans 1d8 mois, merci de penser à nous et de sortir une grosse bouse qu’on puisse descendre dans nos colonnes. Parce que là, nos lectrices et lecteurs ne sont plus dupes, ça va méchamment commencer à se voir que Gus&Co a été racheté par vous, vu comme on n’arrête pas d’encenser vos jeux (Paper Tales, CuBirds…). D’ailleurs, en parlant de rachat, on attend toujours le virement. Vous avez reçu notre RIB ou pas? 😂

❓Et quelques questions qui pourraient apparaître pendant votre partie❓

Ces points d’interrogation pourraient émerger lors de votre toute première partie:

Comme le stipule les règles, dès qu’on pose une tuile près d’une autre on reçoit les ressources correspondantes. La tuile de départ posée sur le plateau lors de la mise en place compte elle aussi pour l’acquisition de ressources

Pour poser un monument (ou recevoir une ressource à choix) il faut réussir à encercler un terrain vide. Et pouf. Mais au fait, un terrain vide, c’est quoi? Un terrain vide=pas un champ, pas un lac, et un terrain avec une icône ressource est aussi considéré comme vide. Même si visuellement ce n’est pas le cas…

Et aussi, oui, même à deux on score la majorité des bâtiments comme indiquée dans les règles

Et encore une dernière chose

Kudos à l’illustrateur Jémérie Fleurier pour sa couv très #metoo dont on fête le premier anniversaire cette semaine

Une femme habillée et pour une fois sans décolleté jusqu’au nombril, avec 217 mecs à oilpé ailleurs

Même si bon, on peut discuter de l’égalité de la couv, les femmes vont chercher la bouffe (raisins, lait) et s’occupent des gamins, tandis que les mecs, eux, s’occupent du lourd

Et encore une toute dernière chose

⚠️ Conseil d’ami: si vous jouez à 3-4, et que vous décidez de relancer une prochaine partie, pensez à varier la config à la table. Pourquoi? Pour ne pas favoriser un ou une joueuse et éviter le King-Making si un ou une joueuse a tendance à jouer un peu… n’importe comment, et que le ou la prochaine joueuse s’en trouve alors favorisée

Vous pouvez consulter les règles (qui tiennent sur 2 pages) de Fertility ici

Vous pouvez trouver Fertility chez Philibert ici

Et si vous ne voulez pas vous taper la lecture de deux pages de règles, voici une vidéo hyper claire, hyper bien faite

21 Comments

  1. Mouai… Les illustrations me font dire « niet » direct…
    La mécanique pourrait être la plus exceptionnelle, il y a aucune chance pour que cette boite multicolore arrive dans ma ludo.
    Honnêtement, je commence a en avoir marre de la mode kawaï arc-en-ciel flashy (avec des personnages troooop choupinouux) ! 🙁
    C’est plus une ludothèque que l’on va bientôt avoir, mais une boutique de confiserie (dans le sens péjoratif).

    Entre ca et les boites remplies de vide… je ne sais pas ce qu’il y a de pire.

    (désolé du HS, mais fallait que ca sorte)

    1. D’accord pour cette mode pénible des illustrations « naiade-biboun etc ». On apprécie le travail sur Lindisfarne chez runes editions pour contrebalancer.

      1. Désolé pour la mode pénible. Juste avant on avait fait Paper Tales et Cubirds. Il est difficile de proposer des partis pris tranchés à chaque fois…

        1. Pas d’accord avec toi Clément

          Pas pour les partis pris tranchés, mais pour le terme de « mode pénible » lancé avant et tes « excuses »

          Perso, encore une fois, même si graphiquement moins poussées que celles dans vos deux précédents jeux, les illustrations de Fertility, sont vraiment chaudes et accueillantes, tout en rondeur et en… fertilité. Donc cohérentes avec le thème / titre

          Donc pas besoin de vous « excuser »

          Et c’est un prof aux beaux-arts qui parle

          Keep up the good work CuG

      2. Pour le coup,j’aime pas la couverture mais catch up est très diversifié question illustrations. Ce n’est pas juste de les comparer sur un jeu et à un autre éditeur .

    2. Autant la couverture pique les yeux surtout à cause des couleurs sorties tout droits des années 1990. Mais le graphisme et le matos ne souffrent pas du choix de la couverture.
      Le jeu en vaut la chandelle.

  2. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.
    Pour ce qui est de la boîte remplie de vide, est-ce qu’il aurait été mieux de faire une boîte plus petite mais un jeu à 45 euros au lieu de 36 ?

    1. Question naive : pourquoi est-ce que ça couterait 9€ plus cher pour avoir une boite plus petite ? Parce qu’autant j’adore les jeux Catch Up Games autant la place libre dans la boite de Paper Tales par exemple me fait c…r

      1. Ca ne coûterait pas 9€ de plus pour avoir une boîte plus petite. C’était surtout un petit coup de gueule sur le « jamais content ». Sur ce jeu on s’est battu pour pouvoir proposer un tarif « accessible ». Personne ne se demande si 36€ c’est un prix correct ou excessif pour la quantité de matériel. Juste « sont chiants ces éditeurs, la boîte est pleine de vide ». Alors qu’en fait il y a beaucoup de matériel pour le prix. La prochaine fois on la remplira avec des trucs inutiles et on augmentera le prix de 20 euros. Comme ça il y aura une grosse boîte bien remplie et un jeu surproduit.

        1. Je ne comprends pas votre argument. 36€ pour un matériel de qualité, je dis bravo. Mais quel rapport avec la taille de la boîte ? Pour ce même prix, ne peut-on remplir avec le même matériel une boîte de taille plus petite, ajustée justement au contenu du jeu ? A moins que la taille de la boîte est un plus pour que l’acquéreur accepte de débourser un certain prix qui n’est justifié que par la qualité du matériel…en d’autres termes, la qualité du matériel impose un prix qui n’est acceptable par l’acheteur que si la taille de la boîte lui correspond subjectivement ? D’ailleurs, qu’est qui justifie chez un éditeur la taille de la boîte ? Paper Tales est un bon exemple puisque seul la taille du plateau de scoring semble imposer celle de sa boîte. De plus, vous proposez de télécharger ce dernier au format de la taille de la boîte de son extension afin qu’on puisse partir en vacances avec cette dernière, bien plus facilement transportable !

          Une dernière question : avec le nombre astronomique de jeux, la taille de sa boîte est-elle un élément de visibilité indispensable pour qu’un jeu sur son étalage en magasin se vende mieux ?

          1. Ce n’est absolument pas un argument. Comme je le disais plus haut, c’est un coup de gueule.

            Pour ce qui est de la taille de la boîte, on avait déjà expliqué notre position (qui n’est pas que la notre) justement à l’occasion de la sortie de Paper Tales.
            On a un prix de vente conseillé qui correspond à un coût de production (coût de fabrication, rémunération de l’auteur, de l’illustrateur, du transport, nos salaires aussi bien sûr, etc.). Sauf que ce prix de vente conseillé doit être en adéquation avec la taille de la boîte parce que oui, il y a une taille de boîte qui correspond psychologiquement à un prix. Dans le commerce, faire une petite boîte qui coûte cher c’est très risqué. Ce n’est pas le cas de tout le monde, mais beaucoup de joueurs achètent aussi au poids ou à la taille. C’est en tout cas un facteur de décision. On sait que pour certains joueurs le fait de payer une boîte vide peut être un frein et que certains joueurs vont refuser de faire de tels achats. Mais ils sont nettement moins importants que ceux qui refusent d’acheter un jeu qu’ils pourraient souhaiter posséder parce que la boîte est trop petite par rapport au prix demandé. Dans un cas comme dans l’autre, mon avis c’est que ça n’a pas vraiment de sens et que l’important c’est surtout de savoir si on paye un jeu à son juste prix et si tous les acteurs de la création d’un jeu sont correctement rémunérés… Mais ça n’est que mon avis…

            Certains pourraient aussi dire que les éditeurs font des grosses boîtes vides pour augmenter le prix de vente du jeu artificiellement. Nous concernant, je pense qu’il suffit de regarder le prix de nos jeux et le matériel proposé pour se rendre compte que ça n’est pas le cas.

            1. Merci Clément pour ta riche et pertinente explication

              Et parlons thermo

              Je suis un grand fan du thermo. Ça fait moins foutoir dans une boîte

              Mais

              Soyons lucides deux secondes. Amuse-toi à retirer le thermo des grosses boites, juste pour rigoler, mais tout le matos sans thermo dedans et pouf, tadaaaa, tu te rendras compte que la boîte devient vachement plus vide

              C’est la contradiction slash arnaque (?) du thermo. Ça remplit la boîte bien sûr, qui ne paraît plus aussi vide, mais en réalité le matos réel ne prend pas autant de place

              Exemple avec les grosses boites de jeux Space Cowboys. Super thermo aux petits oignons, boîte bien remplie, mais le thermo enlevé la boîte faite vachement plus vide

              C’était la même polémique à l’époque à la sortie de l’excellentissime Augustus chez Hurrican. Excellent, excellent Familial+

              Mais le boite était « trop » grande pour ce que c’était

              Sauf que

              Si l’éditeur (genevois) avait proposé un thermo dedans pour remplir (artificiellement) la boîte, il n’y aurait pas eu le même bad buzz

              Fertility n’a pas de thermo, ok
              Fertility est dans une grosse boîte, ok
              Fertility une fois depunché tu crois que ça rentrerait dans une plus petite boîte

              Mais non, et tu en expliques bien toutes les raisons Clément, merci 🙏🏼

              1. Si je me souviens bien pour Augustus le jeu devait être produit avec des tuiles uniquement et non des cartes, puis le prix de fabrication s’est avéré trop haut et ils sont passés aux cartes sans avoir l’opportunité de réduire la boîte

            2. Je fais clairement partie de la seconde catégorie, je préfère les petites boites denses et sans thermoformage pour pouvoir en emmener le plus possible quand je pars en soirées ou même pour éviter de prendre de la place dans la ludothèque du salon.

              Après je comprends la logique commerçante qu’il y a à cibler le plus de gens possibles et je suis sûr que vous avez fait vos calculs. Je n’ai aucun reproche à faire à Catch Up Games autre que cette taille de boîte et si c’est le seul prix (humour) à payer, je continuerai à acheter des jeux Catch Up Games !

            3. Bonjour,
              Pour aller dans le même sens, il n’y a pas que le lien taille / coût. C’est très bête mais il y a aussi le lien format / type de jeu.

              Je me suis fait la réflexion l’autre jour devant l’armoire de jeux de l’association, où je cherchais un jeu qui ne soit pas un party game. Et bien instinctivement je me suis rendu compte que je ne regardais que des boites plutôt grosses et surtout pas les boites métalliques.
              => et finalement par-dessus mon épaule il y en a un qui a proposé Hanabi… perso je ne l’avais même pas vu puisque mon filtre implicite sautait ce type de boite sans les prendre en compte.

              J’aime beaucoup ce jeu, mais paradoxalement j’y joue très peu car celui-ci est rangé à côté de party game en petites boites métalliques… donc lorsque je le vois c’est que je veux un party game et lorsque je pourrais avoir envie d’y jouer, je ne le vois pas.

              Je ne suis pas certain d’avoir été super clair 🙁

              J’ai aussi eu le cas avec Citadelles, considéré à tort comme un jeu simpliste car dans une boite modeste. Donc je vois très souvent des joueurs y jouer sans vraiment s’investir… et la partie bluff ne prend pas, ils passent à côté de la subtilité du jeu, juste parce qu’ils n’étaient pas dans le bon état d’esprit au moment où ils y ont joué.

              Comme quoi les chois d’éditions ne sont pas commandés que par les nécessités du jeu (ergonomie cognitive et physique)… mais aussi par d’autres critère s plus ésotériques. C’est tout de même dommage qu’un jeu ne rencontre pas son public parce qu’il n’est pas rangé dans le bon tiroir.

              PS : ça rejoins, en moins criant, le sujet du traitement graphique de certains jeux qui peut conduire le publique à s’en détourner (comme par exemple https://boardgamegeek.com/boardgame/134453/little-prince-make-me-planet
              « Le Petit Prince: Fabrique-moi une planète » qui n’est pas un jeu pour jeunes enfants)

              Cordialement

  3. Bonjour,
    Merci pour cet article… qui fait saliver 😉

    J’ai une petite question concernant votre ressenti sur la configuration / nombre de joueurs.
    « On peut y jouer à 4, mais les parties risquent de ralentir et de s’enliser dû au phénomène d’analysis-paralysis. Alors que Fertility est un jeu qui doit foncer »

    =>Là, vous m’avez perdu. Vu votre description du jeu, à 4 il y a moins de contrôle car énormément d’évolutions du plateau/possibilités sur un tour de jeu avant de rejouer… je pensais donc que les joueurs devraient, au contraire, plutôt lâcher prise sur les calculs stratégiques, et être plus réactifs avec une analyse tactico-opportuniste. Non ? (en général 4 car ça s’enlise parce que le temps entre chaque tour de jeu est long… là vous trouvez qu’en plus les joueurs mettrons plus de temps dans leur analyse car ils ont plus de paramètres (adversaires) à prendre en compte, c’est ça ?)

    Si je vous pose la question, c’est qu’au départ en lisant trop vite… j’avais lu 2 et non 4.
    Du coup, je m’étais dit tout l’inverse : à 2, les joueurs contrôle tout, et il devient hyper calculatoire et donc selon les joueurs peut s’enlise dans l’analysis-paralysis 😉

    NB : pour moi ça change tout, je joue rarement à 2, très souvent à 3 ou 4 😀

    bonne semaine

    JiDul

    1. Merci pour votre question JiDul

      Oui vous avez très bien saisis les enjeux d’une partie à 4. Qui risque des ralentissements et des blocages

      Fertility doit être un jeu qui poppe, qui fonce, sinon il risque de perdre de sa fluidité slash intérêt

      Comme vous le dites si bien, il faut (savoir) lâcher prise, pas donné à tout le monde. Tout dépend de ses motivations de jeu. Les fameuses quatre couleurs / types de joueurs et joueuses, Cœur (aspect social), Pique (aspect compétitif), Carreau (aspect challenge) ou Trèfle (aspect fun)

      Si vous vous retrouvez JiDul avec une table de Pique, à 4, les parties risquent bien de traîner slash tirer en longueur et ça desservirait le jeu et le plaisir ressenti

      Avez-vous trouvé ici et ainsi réponse à votre question JiDul?

    1. Marrant, comme quoi, « beauty is in the eye of the beholder ». Parce que pour ma part, j’ai vraiment kiffé les illustrations. Chaudes, vivantes, tout dans les arrondis

  4. Catch up, bravo on n’aime ou pas les couleurs ou la couverture tous vos jeux sont de qualité. On peut aimer ou pas mais les jeux sont bien équilibrés, les gameplay variés et des petits jeux qui permettent aux petits budgets de s’amuser.
    Pour le coup, je trouve Sapiens plus retort que Fertility mais je les aime tous les deux très fort. Catch up est le genre d’éditeur où on guette toujours les sorties.

A vous de jouer! Participez à la discussion

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.