Pourquoi First Rat mérite sa nomination malgré sa gueule
🐭 Conquérir la Lune en fromage avec des rats ? First Rat, nommé As d’Or 2026, est le jeu initié facile d’accès qu’il vous faut !
First Rat : La beauté intérieure ?
⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
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L’essentiel en 3 points :
- First Rat est un jeu familial/initié accessible et malin, nominé As d’Or 2026, qui déroute par sa DA austère mais séduit par ses mécaniques.
- Le cœur du jeu : synchroniser sa meute de rats sur un parcours revisité à base d’aller-retours stratégiques, bien plus subtil qu’un jeu de l’oie.
- Excellent pour des sorties espacées en famille, mais la rejouabilité limitée et la DA clivante freinent l’enthousiasme.
Vous avez déjà raté un jeu exceptionnel à cause d’une couverture moche ? Bienvenue dans le club First Rat.
Tribuo est principalement connu pour être le distributeur de Blue Orange sur le marché francophone. En plus de cette activité, déjà fort respectable en soi, la maison s’est également dégotée deux ou trois pépites en propre, notamment le diabolique 2 Pommes 3 Pains qu’il n’est plus nécessaire de présenter.
Jusqu’à présent, Tribuo se positionnait à 100 % sur le segment familial. First Rat, sorti initialement chez Pegasus Spiele, représente donc leur première incursion dans le jeu « initié ». Le distributeur a eu du nez, puisque le titre figure dans la sélection des As d’Or 2026 dans sa catégorie.
Pourtant, le titre était sorti à la mi-2025 dans un relatif anonymat, la faute sans doute à une direction artistique que l’on qualifiera pudiquement de clivante. J’ai eu la chance de le tester à l’époque, sans toutefois avoir l’opportunité de lui consacrer un test en bonne et due forme. Il est temps de réparer cette injustice flagrante, car le jeu mérite clairement sa nomination. Penchons-nous sur le sujet en détail.

Première surprise : un univers original et soigné
Mais laissons parler les auteurs :
« Depuis des générations, une légende se transmet de rat en rat dans les profondeurs de la vieille décharge : quelque part, très haut dans le ciel nocturne, brille une Lune entièrement constituée de fromage. Un trésor inépuisable de délices lactés, réservé à ceux qui auraient l’audace et l’ingéniosité de l’atteindre. Pour ces petits rongeurs vivant au milieu des détritus abandonnés par les humains, ce rêve paraît aussi fou qu’inaccessible. Jusqu’au jour où un groupe de jeunes rats découvre, dans les montagnes d’ordures, une bande dessinée racontant le premier alunissage humain. Une révélation ! Si les humains ont pu atteindre la Lune, pourquoi pas eux ? Le plan se forme rapidement : construire une fusée pour conquérir la Lune-fromage et festoyer pour l’éternité. Heureusement, la décharge regorge de tout ce dont ils ont besoin pour réaliser ce projet délirant. Boîtes de conserve, calculatrices cassées, bicarbonate de soude, trognons de pomme abandonnés… Chaque déchet devient une ressource précieuse. Les autres animaux de la décharge — toujours prêts à rendre service, moyennant un bon paiement en fromage — acceptent de contribuer à cette aventure extraordinaire. Bien sûr, tous les rats œuvrent ensemble pour accomplir ce rêve collectif. Mais chaque famille de rongeurs rivalise secrètement pour construire le plus grand nombre de pièces de la fusée et former le plus de rattronautes. Car une fois sur place, ceux qui auront le plus contribué profiteront davantage du festin cosmique qui les attend. Un petit pas pour le rat, un bond de géant pour toute la colonie ! »
Les références au premier long-métrage de Wallace et Gromit sont nombreuses, mais elles demeurent suffisamment discrètes pour que l’on parle d’hommage plutôt que de plagiat.
Avec une telle base narrative, on aurait pu s’attendre à un traitement graphique enfantin, avec des traits généreux et un déluge de couleurs. Raté ! En pratique, c’est exactement l’inverse. La direction artistique globale du titre est… très allemande, dirons-nous. La boîte adopte un style au crayon plutôt sombre, frôlant le glauque. Le design des rats rappelle furieusement P’tiluc et Pacush Blues, références absolues de l’humour cynique et dépressif.
De fait, les premiers contacts avec le jeu peuvent être déroutants : la couverture ne dit quasiment rien du concept, et le plateau très chargé évoque de prime abord un jeu de l’oie sous stéroïdes.

Du bois et du carton, l’ADN du jeu « à l’allemande »
Le matériel est on ne peut plus classique : un plateau double face, 20 pions en bois (4 par joueur, pour 5 joueurs), et 3 ou 4 planches de jetons en carton (ressources, améliorations). L’ensemble est soigné et fait le travail ; inutile d’en faire davantage. À la limite, on aurait apprécié un thermoformage et/ou quelques sachets plastiques pour ranger les différentes ressources, afin d’éviter que tout se retrouve en vrac dans la boîte entre deux parties. Pensez à récupérer quelques sachets de congélation.
Le manuel est court et bien conçu, sans lourdeur ni erreur de traduction notable.

Du jeu de l’oie, mais avec un twist
Dans First Rat, chaque joueur dirige une famille de rats (deux au départ, avec la possibilité d’en avoir jusqu’à quatre) qui progressera le long d’un parcours sinueux représentant une décharge.
À son tour, chaque joueur et joueuse choisit entre deux options de déplacement : déplacer un unique rat de 1 à 5 cases, ou déplacer plusieurs rats avec des contraintes (chaque rat ne peut avancer que de 3 cases maximum, et tous les rats déplacés doivent impérativement terminer leur mouvement sur des tuiles de couleur identique).
Une fois le déplacement effectué, chaque rat activé déclenche un effet dépendant de la couleur de sa case d’arrivée : jaune (fromage, la monnaie du jeu), vert ou orange (ressources), bleu (progression sur la piste « ampoule » pour augmenter les gains des cases vertes et oranges), gris (progression sur la piste du terrier pour gagner des améliorations : rats supplémentaires, pouvoirs passifs, scoring de fin de partie, etc.).
Il est possible de placer un rat sur une case déjà occupée par un adversaire, moyennant le paiement d’un fromage. En revanche, deux rats maximum par case, et il est interdit d’avoir deux rats d’un même joueur sur la même case.
À tout moment, il est possible de dépenser les ressources adéquates pour construire les différents étages de la fusée. Les emplacements ne sont pas limités, mais les premières places rapportent davantage de points de victoire.
Un rat arrivant en bout de piste est retiré du jeu et placé sur une piste de scoring dédiée.
Trois boutiques jalonnent le parcours, tenues par différents animaux. La première, accessible tôt en partie, augmente la collecte d’un type de ressource spécifique. La deuxième permet de doubler temporairement les ressources récoltées. La troisième, en fin de parcours, offre des conditions de scoring de fin de partie spécifiques.
Ces améliorations se paient en fromage, mais il est aussi possible de repartir sans payer — le rat correspondant est alors immédiatement ramené au début de la piste. Et c’est loin d’être une mauvaise chose ! Cette mécanique permet de maintenir un maximum de rongeurs sur le plateau et d’optimiser le nombre de rats pouvant potentiellement avancer lors d’un même tour. De plus, les premiers emplacements bénéficient plus facilement des bonus de la piste des ampoules.
Cette mécanique d’aller-retour brise complètement l’aspect « jeu de l’oie ». On peut être réticent à revenir en arrière, avant de comprendre qu’il s’agit d’un mécanisme clé du début et du milieu de partie — d’autant que la piste principale comporte de nombreux raccourcis permettant de regagner rapidement du terrain.
La partie se termine dès qu’un joueur a soit placé ses quatre rats sur la zone de lancement, soit posé ses huit marqueurs de scoring sur différentes pistes d’objectifs. First Rat propose en effet plusieurs manières de marquer des points : construction des étages de la fusée, fromage collecté, rats amenés en bout de piste, et conditions de scoring spécifiques achetées en cours de partie.

Un titre qui ronronne…
La principale force du titre réside dans son accessibilité remarquable. La mise en place est minimale (on trie les jetons par type, c’est à peu près tout) et le premier tour fait office de tutoriel : on ne peut déplacer qu’un seul rat, et les 5 premières cases correspondent chacune à l’une des 5 couleurs disponibles. Les premiers tours se déroulent donc assez naturellement, sans risque d’analyse paralysante, même avec des joueurs novices.
Les joueurs se répartissent entre stratégies immédiates (ressources ou fromage) et différées (ampoules et terrier). Les options s’étoffent encore lorsqu’un joueur décide de ne pas payer la première boutique, ramenant son rat au départ.
Le titre commence donc comme un bête jeu de l’oie et révèle progressivement la finesse de ses mécaniques — un excellent compromis entre profondeur et facilité de prise en main. La course n’en est finalement pas vraiment une, et l’on comprend vite que toute la subtilité consiste à synchroniser au mieux sa meute de rats.
Le jeu affiche un excellent rythme, bien adapté à un public familial et/ou peu joueur (30 minutes à 3 joueurs, plutôt 1h15 à 5). Les tours s’enchaînent avec fluidité et le tempo reste constant tout au long de la partie, sans empilement de pouvoirs qui démultiplicrait les possibilités et le temps de réflexion.
L’interaction est bien présente mais totalement indirecte. On peut facilement lire le jeu de ses adversaires et deviner leur prochain déplacement, ce qui permet de bloquer certaines cases et donc de réduire l’intérêt de tel ou tel coup.
De fait, plus on est nombreux, plus le jeu est intéressant : oubliez le mode 2 joueurs, qui se contente de bloquer quelques emplacements pour forcer la course aux points. First Rat est pensé pour être joué à 4 ou à 5, un point c’est tout.
… Sans être parfait pour autant
Au rayon des défauts, le titre souffre d’une rejouabilité hélas un peu limitée. Les différentes façons de marquer des points ne se valent pas toutes. N’espérez pas gagner en misant uniquement sur la sortie rapide de vos rats ou les gains en points de victoire liés à vos stocks de fromage. Il est impératif de privilégier la construction de la navette — et par conséquent les bonus qui maximisent les gains de ressources.
Il existe une légère prime pour celui qui sait se positionner rapidement sur les étages de la navette, les premiers emplacements étant nettement plus rémunérateurs. Les stratégies et schémas de jeu se répètent assez vite, ce qui peut lasser si on sort le jeu trop fréquemment. À réserver pour des sorties espacées, donc.
L’identité visuelle clivante a déjà été évoquée : elle ne rend pas hommage au jeu et ne communique guère sur son concept.
First Rat, verdict
Mais au final, ne boudons pas notre plaisir ! First Rat est un excellent titre, conçu pour un public familial en quête d’un jeu de société accessible, doté d’une profondeur satisfaisante tout en évitant de noyer le joueur sous des myriades de règles et de pistes de scoring.
Mécaniquement, on reste sur du déplacement d’ouvrier des plus classiques. Cependant, l’ensemble tourne comme une horloge : on place à l’occasion quelques combos plutôt gratifiants, on peut bloquer les adversaires ou les faire payer — et au final on s’amuse beaucoup. La nomination à l’As d’Or lui a offert la visibilité qu’il méritait, comme en témoignent les tables de démo prises d’assaut pendant le FIJ.
On a aimé :
- La mécanique bien plus retorse qu’elle n’y paraît (les aller-retours, c’est du génie déguisé en incompétence)
- L’accessibilité : votre belle-mère joue au Trivial Pursuit depuis 1987 ? Elle peut jouer à First Rat.
- L’interaction subtile : on se nuit mutuellement sans que personne ne quitte la table en claquant la porte
- Fonctionne vraiment très bien à 5 — rare assez pour être souligné
On a moins aimé :
- La DA… comment dire… « assumée ». Les rats de P’tiluc en vacances dans une décharge post-apocalyptique.
- La rejouabilité un peu trop sage — les stratégies gagnantes se repèrent vite
- L’optimum de jeu qui tourne toujours autour de la fusée. Spoiler : construire la fusée, c’est bien.
C’est plutôt pour vous si… :
- Vous aimez les jeux dans lesquels on se retrouve opérationnel en moins de 10 minutes
- Vous cherchez un titre à sortir ponctuellement sans avoir la tête dans les règles pendant une heure
- Vous préférez vous battre en souriant plutôt qu’en montrant les dents
Ce n’est plutôt pas pour vous si… :
- Vous avez besoin d’explorer 47 stratégies différentes avant d’être satisfait
- Vous êtes à la recherche d’une expérience vraiment disruptive (on a dit « initié gentil », pas révolutionnaire)
- Vous êtes expert et cherchez à souffrir en beauté
First Rat, un jeu de société qui fait semblant d’être un jeu de l’oie pour mieux vous attraper, comme un rat devant un fromage.
Pas mal (à essayer, mais un peu trop bridé par ses soucis de rejouabilité) !
- Date de sortie : Juin 2025
- Langue : Française
- Assemblé en : Chine
- ITHEM : 4 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 2 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : C. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici

- Création : Gabriele Ausiello
- Illustrations : Virgino Gigli
- Édition : conçu par Pegasus Spiele et distribué par Tribuo
- Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 5. Meilleur à 4 ou 5.
- Âge conseillé : Dès 10 ans (selon la police, mais en vrai dès 8 ans ça passe crème)
- Durée : 30-75 minutes
- Thème : Les pieds dans la décharge, la tête dans les étoiles
- Mécaniques principales : Course, Placement d’ouvrier, Engine-building. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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5 Comments
Jürgen
Bonjour,
« …ni erreur de traduction notable » ? Si ! Une grosse erreur de trad dans la traduction du scoring. On ne score pas pour tout le monde mais seulement pour ces propres cubes. Cela fait une grosse différence.
Pour le reste, je suis d’accord, le jeu est sympa 😉
herve JAMOIS
Bonjour Jurgen, je ne comprend pas le sens de ta phrase, or je suis très intéressé par cette erreur de traduction… Pourrais tu préciser : On ne score pas pour tout le monde mais seulement pour ces propres cubes ?
Jürgen
En FR: « …4 PV pour chaque marqueur de Score présent… »
En EN: « …4 PV for each of YOUR score markers… »
DE comme EN mais en allemand 😉
herve JAMOIS
Merci beaucoup pour ta réponse !
cdlt
herve JAMOIS
Bonjour, vous dites que la DA est clivante, mais vous affirmez pourtant que le jeu est moche…
De même, vous qualifiez le jeu d’exceptionnel en entrée puis vous le rejetez d’un « Pas Mal » en dessert.
Quelle âge avez vous jeune critique? Je ne suis pas là pour me disputer mais pour vous demander de bien vouloir réfléchir, ou voir sous un autre angle :
Dans les années 80 d’où je viens, il y avais 2 mouvements esthétiques bien distinct : on était soi E.T. + Disney… Soit The Thing et Don Bluth. Vous rappelez vous de Don Bluth (Fievel, Brisby, Anastasia…) ?
Moi, je regarde avec un peu de détachement et je m’aperçois que l’esthétique des 80’s vieillit mal pour les film (sauf dans l »imitation » très à la mode, et je sais de quoi je parle, je suis Chef Op!); et que les Disney de cette époque sont désormais fort indigents malgré leurs couleurs flamboyantes.
Les Films de Don Bluth, et c’est bien de Brisby et le secret de NIM dont je parle ici, (ou de fievel et le nouveau monde) sont restés des chef d’Œuvre d’univers et d’illustration à travers des mondes de Rat ! Pourtant jugé moche et trop sombre à l’époque par les spectateur élevés aux canons Disney (Souris mimi contre Rat cracra). Mais l’empire Disney a pourtant tremblé, jaloux, et a voulu se mesurer avec Don Bluth, accouchant du navrant Taram.
Et cet univers de FIRST RAT (clin d’oeil à First Man de Damien Chazelle) ressemble pas mal à celui de Don Bluth. Et comme pour Brisby, la question n’est pas de savoir si FIRST RAT est trop sombre, mais si il y avait une méthode lumineuse et colorée pour raconter la même histoire? En Mieux ? Moi je ne crois pas et je pense que l’illustrateur Dennis Lohausen, loin d’être un débutant et fan de Steampunk (Terra Mystica, Dominion, A la gloire d’Odin, Descendance, Tavernes de la vallée profonde, Rajas of the Ganges, Bonfire, Terres d’Arles etc…) doit bien se marrer à chaque fois que l’on critique ses illustrations! Ce qui est fréquent depuis 25 ans : Sur ce site par exemple (que j’adore, entendons nous bien!) Rajas of the Ganges a bénéficié d’une féroce agression quand à son esthétique il y a quelques années, MAIS gus avait l’obligeance de rappeler que cela ne lui enlevait en rien sa place dans le top 5 des meilleurs jeux de 2017 (pourtant Age d’or des jeux de société). https://gusandco.net/2017/11/16/critique-jeu-rajas-gange/
Voilà les grands auteurs de jeux continuent de faire appel à lui, est-on certains que c’est eux qui se trompent tous?
Comme ici Virginio Gigli, le « débutant » de Egizia, Lorenzo, Grand Austria Hotel, Coimbra, Alma Matter, Golem…
Quant à la rejouabilité, pourquoi continue-t-on à parler ce cette idiotie?!? Citez moi un jeu expert ou initié que vous avez joué plus de 10 fois dans votre vie?
Si vous avez soulevé « quelques doigts » en tentant l’exercice, souriez désormais de sa vacuité (à l’exercice) après avoir prit consciences que vous avez joué des centaines de jeu et aimé des dizaines ! La boulimie, la nouveauté, la proposition ludique gigantesque… Souvent argument pour vendre des tonnes de plastique, de vide, et d’idées non abouties, la rejouabilité est une base du markéting, car souvent elle propose plus de la variation de matériel (tuiles, objectifs, cartes…) que de mécaniques. Or c’est de mécanique que l’on se lasse bien avant la frugalité du matériel.
Moi ce qui me hérisse le poil c’est souvent l’inverse : des beaux jeux qui font sensation, en trompe l’oeil, des « presque bons » que tous encensent pendant quelques mois ; et qui au final sont à mon sens balourds et mauvais. Comme votre nominé pronostic « Galactic Cruise » qui a fait plouf dans tous les club ludiques que je fréquente parce qu’on est pas un « presque Lacerda presque jouissif… » grâce à un illustrateur. (En revanche Speakeasy a cartonné dans les clubs ludiques).
Pas de soucis les gouts sont les gouts, First Rat n’est pas un « presque » quoi que ce soit, à part un « presque gagnant de l’As d’or2026 ».
Je n’assène pas des vérités mais un avis… Par exemple, je n’aime pas non plus Ark Nova, gagnant de l’As d’OR 2023, illustré par TIENS comme on se retrouve : Dennis Lohausen ! l’artiste de First Rat…