On a testé City Tour : 12 jours au volant du chaos
🚌 Une campagne en 12 jours ! City Tour est l’intro parfaite aux jeux legacy pour les enfants. Un casse-tête coopératif intelligent et addictif.
City Tour : Un voyage ludique en famille à travers Paper City

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :
L’essentiel en 3 points :
- City Tour est un jeu coopératif de pose de tuiles inspiré de Tsuro, où l’on conduit ensemble un bus touristique pour déposer des passagers aux bons monuments.
- Le cœur du jeu est une campagne évolutive passionnante de 12 scénarios, introduisant brillamment de nouvelles règles et défis au fil des parties.
- Accessible dès 7 ans, il offre un challenge stratégique bien dosé, idéal pour initier les enfants aux jeux à campagne, malgré un hasard parfois frustrant.
« Non, pas cette tuile ! On va droit dans le mur ! » Tension maximale autour de la table, et pourtant, tout le monde rigole. Bienvenue à Paper City.
Chaque année, c’est la même histoire. Organiser les sorties en famille ressemble à un casse-tête logistique digne d’un jeu expert : il faut contenter le grand de 10 ans qui veut de l’action, la petite de 7 ans qui veut du mignon, et tout ça sans que le trajet ne vire au cauchemar. Et si je vous disais que Blue Orange a réussi à mettre ce joyeux chaos en boîte ?
Voici City Tour, un jeu qui nous met aux commandes d’un bus touristique dans les rues délirantes de Paper City. Notre mission : rendre tout le monde heureux. Simple, sur le papier…
Signé par le duo Johan Benvenuto et Gricha German, et mis en couleur par les illustrations pétillantes de Pauline Détraz, City Tour est un jeu de société coopératif, familial et évolutif pour 1 à 4 joueurs, dès 7 ans.
Le principe est limpide : tous ensemble, nous allons conduire un bus pour récupérer des voyageurs et les déposer aux bons monuments. Mais la véritable promesse du jeu, celle qui nous a fait enchaîner les parties (20 minutes environ), c’est sa campagne de 12 « journées ». Une aventure qui introduit progressivement de nouveaux défis, transformant un casse-tête sympathique en une véritable saga familiale.
Un air de famille
Ou : Quand Tsuro part en vacances en mode coopératif
Pour les connaisseurs, la mécanique de base évoque immédiatement un classique : Tsuro. Vous savez, ce jeu élégant et abstrait où l’on pose une tuile pour créer un chemin, avec pour seul but de survivre face aux autres.
City Tour reprend cette action fondamentale – poser une tuile, avancer son pion – mais change radicalement la donne. Fini l’élimination, place à la collaboration ! La question n’est plus « Comment survivre ? » mais « Comment pouvons-nous, ensemble, arriver à destination ? ».
Ce n’est pas qu’un simple habillage. Le pion devient un adorable bus en 3D pouvant accueillir six petits meeples voyageurs. Dès l’ouverture de la boîte, ce bus est la star incontestée : solide, flashy, il invite immédiatement à la manipulation (même les adultes font « vroum vroum » !).
Le choix entre les deux tuiles piochées devient un arbitrage logistique : quelle route nous permettra de récupérer les bons passagers sans surcharger le bus (6 places max !) et sans se bloquer dans un cul-de-sac ? C’est une réinterprétation brillante qui transforme un casse-tête abstrait en un défi d’optimisation coopératif.

Chauffeur de bus, une carrière en 12 jours chrono
Le véritable cœur de City Tour réside dans sa structure en campagne. Les 12 scénarios racontent notre « carrière » de chauffeurs, avec une difficulté qui monte crescendo. Le matériel est astucieusement organisé en 4 “niveaux”, piquant la curiosité à chaque étape.
Niveau 1 (Jours 1-3) : L’auto-école de Paper City
On commence doucement. À chaque tour, le joueur actif pioche 2 tuiles Route. Ensemble, on discute, on choisit la meilleure option, on la pose, et le bus avance automatiquement.
Mais la règle la plus maline (et la plus cruciale) arrive vite : en passant devant un monument, on doit y déposer tous les voyageurs de la couleur correspondante.
Cette mécanique de « purge » obligatoire est la source de toute la stratégie. Si vous passez devant le musée vert alors que vous aviez besoin de ces passagers pour un autre site plus loin, tant pis pour vous, ils descendent ! Cela oblige à planifier l’itinéraire en fonction des destinations, mais aussi des lieux à éviter temporairement.
Niveaux 2 à 4 : Quand la routine dérape
Au fil des jours, le jeu dévoile son contenu caché. Et là, c’est le festival :
- Niveau 2 : Introduction du redoutable Contrôleur (une tuile qui fait descendre un passager sans ticket – impitoyable !) et du Parc d’Attractions, qui exige une combinaison précise de voyageurs.
- Niveau 3 : L’enfer des Déviations, qui limitent les monuments accessibles, et l’arrivée de la Gare. Attention à la gare ! C’est une règle de « vidange complète » (6 passagers doivent descendre) qui peut sauver une situation ou ruiner une stratégie parfaite. Les discussions deviennent cruciales.
- Niveau 4 : Le mode expert. Le Stade et ses Fans (des voyageurs spéciaux à récupérer en amont), et le bouquet final : les Grands Voyageurs. Cette règle géniale impose une condition de victoire basée sur les passagers restant dans le bus à la fin du trajet. Brillant !
Clairement, plus on avance, plus le défi s’intensifie. Les derniers scénarios deviennent presque de la “gestion de crise”.
City Tour : verdict
City Tour est un pur jeu coopératif où tout le monde réfléchit ensemble. Chez nous, les discussions allaient bon train. Chacun, du plus jeune au plus âgé, a pu donner son avis – et parfois, oui, on s’est gentiment chamaillés quand « cette tuile nous a conduits dans un cul-de-sac ! ».
Le vrai défi ? Gérer le « joueur Alpha » (souvent l’adulte, avouons-le). Notre règle d’or : on discute tous, mais le joueur dont c’est le tour a le dernier mot. C’est son bus, sa décision.
La prise en main est rapide, mais sous cette simplicité apparente se cache un véritable challenge stratégique qui monte intelligemment avec les niveaux. L’aspect progressif nous a conquis. On retrouve l’excitation des jeux à campagne, sans le côté destructif (ici rien n’est collé ni déchiré, on peut tout rejouer). C’est une excellente introduction aux jeux à scénarios pour les enfants.
Alors, faut-il monter à bord de ce City Tour ? La réponse est un grand OUI, avec une petite nuance qui lui coûte sa cinquième étoile.
Les points forts (un quasi-carton plein)
- Une porte d’entrée géniale vers les jeux « Legacy » : Il introduit avec intelligence le concept de règles évolutives sans jamais être intimidant. C’est le « Zombie Kidz » version casse-tête.
- Un vrai casse-tête coopératif : Le jeu impose une communication constante. On gagne ou on perd ensemble, et chaque victoire est une satisfaction collective.
- Accessibilité et profondeur : Règles simples, parties rapides, mais un vrai défi qui embarque aussi les parents.
- Matériel attachant : La production est soignée, et le bus en 3D est génial.
Les bémols qui coûtent la 5ème étoile
- Le hasard de la pioche : Parfois, le sort s’acharne. Piocher deux tuiles inutiles peut être très frustrant, surtout dans les scénarios avancés. On peste, mais on y retourne !
- Difficulté finale pour les plus jeunes : Sur la fin de campagne, les 7-8 ans risquent d’être un peu submergés par l’optimisation requise, nécessitant que l’adulte guide davantage la stratégie.
- Une campagne linéaire : Une fois les 12 journées terminées, l’effet découverte n’est plus le même, bien que la rejouabilité reste bonne grâce à l’aléatoire des tuiles.
Conclusion
City Tour est une formidable surprise et un vrai coup de cœur familial. Il réussit sa mission avec un brio exceptionnel : offrir une aventure coopérative, intelligente et évolutive. C’est un formidable créateur de souvenirs, un pont parfait entre les jeux pour enfants et ceux « de grands ».
On a aimé :
- Le petit bus en 3D, star incontestée du jeu (vroum vroum !).
- La campagne évolutive hyper addictive, qui renouvelle l’expérience sans être destructive.
- Les discussions enflammées et les high-fives collectifs après une victoire arrachée de justesse.
- Une vraie coopération intelligente qui fait le pont entre les générations.
On a moins aimé :
- Le hasard de la pioche qui peut ruiner une stratégie parfaite sur la dernière tuile (envie de tricher détectée !).
- Les derniers niveaux, un peu ardus pour les stratèges de moins de 8 ans.
- Le risque de « joueur Alpha » qui menace toujours (et c’est souvent nous, les parents, oups).
C’est plutôt pour vous si…
- Vous cherchez un « Zombie Kidz » version casse-tête et transport public.
- Vous aimez les jeux coopératifs où tout le monde discute (et se chamaille gentiment).
- Vous voulez initier vos enfants à la stratégie et aux jeux évolutifs en douceur.
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
- Vous êtes allergique au moindre soupçon de hasard.
- Vous préférez écraser vos adversaires plutôt que de coopérer avec eux (retournez sur Tsuro !).
- Vous détestez conduire, même un mini-bus en plastique.
Montez à bord pour un road trip familial chaotique, coloré et étonnamment stratégique : c’est le bus que vous ne voudrez pas rater !
Très bon !
- Date de sortie : Septembre 2025
- Langue : Française
- Assemblé en : Chine
- ITHEM : 2 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 5 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : C. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici

- Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
- Création : Johan Benvenuto, Gricha German
- Illustrations : Pauline Détraz
- Édition : Blue Orange
- Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 4 (tourne bien à toutes les config)
- Âge conseillé : 7+ (bonne estimation)
- Durée : 20-30 minutes par chapitre
- Thème : Ville, transports
- Mécaniques principales : Connexion, coopératif. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
FAQ : Tout savoir sur le jeu de société City Tour
Qu’est-ce que City Tour ?
City Tour est un jeu coopératif et évolutif de pose de tuiles pour 1 à 4 joueurs dès 7 ans. Les joueurs conduisent ensemble un bus touristique à travers la ville de Paper City pour récupérer et déposer des voyageurs de la bonne couleur aux bons monuments.
À qui s’adresse-t-il ?
C’est un jeu familial, idéal pour initier les enfants à la planification et à la coopération tout en restant simple et amusant. Une partie dure environ 20 minutes, parfaite pour jouer en famille ou enchaîner plusieurs scénarios.
Qu’a-t-il de spécial ?
Son bus 3D est la pièce maîtresse du jeu : solide, coloré et capable de transporter les meeples passagers, il rend l’expérience immersive et ludique. Le jeu se distingue aussi par sa campagne de 12 journées, où chaque scénario ajoute de nouvelles règles et mécaniques.
Comment se déroule une partie ?
Le joueur actif pioche deux tuiles « Route ». Ensemble, les joueurs décident de laquelle poser pour avancer le bus. À chaque passage devant un monument, les passagers de la couleur correspondante doivent descendre, obligeant à anticiper les trajets pour éviter les erreurs de livraison.
Qu’est-ce que la campagne de 12 journées ?
Elle se compose de 12 scénarios connectés qui ajoutent progressivement de nouveaux défis : contrôleurs, déviations, gares, stades ou grands voyageurs. La difficulté augmente au fil des parties, mais sans jamais rendre le jeu punitif. Aucun élément n’est détruit, le jeu reste entièrement rejouable.
Quels sont les points forts ?
City Tour est une excellente introduction aux jeux à campagne. Il propose un vrai casse-tête coopératif, accessible mais intelligent, avec un matériel soigné et un rythme rapide. Chaque victoire est collective et gratifiante.
Et les défauts ?
Le hasard de la pioche peut frustrer. Les derniers scénarios sont un peu exigeants pour les plus jeunes, et la campagne perd un peu de sa magie une fois terminée. Comme dans beaucoup de coopératifs, un joueur “alpha” peut parfois imposer ses choix.
City Tour est-il fait pour vous ?
Oui, si vous aimez les jeux coopératifs familiaux, la discussion et la planification. Non, si vous détestez le hasard ou préférez la compétition.
Verdict final
City Tour est un vrai coup de cœur familial. C’est une aventure coopérative, intelligente et pleine de charme qui rassemble petits et grands autour de la table.
Note : 4/5 – Très bon.
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