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Faut-il brûler votre 5e ? Donjons & Dragons 2024 décrypté !

🐉 Donjons et Dragons 2024 : révolution ou simple mise à jour ? Cette nouvelle édition 2024 est-elle à la hauteur ? On en débat ici.


Donjons et Dragons 2024 : Faut-il vraiment craquer pour cette nouvelle édition ?

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


En bref :

  • D&D 2024 divise : Nouvelles règles, le mot « espèce » remplaçant « race », et un style visuel plus moderne créent la polémique.
  • Améliorations en demi-teinte : Si la refonte est louable, le prix, la sortie étalée et la compatibilité douteuse avec la 5e refroidissent les ardeurs.
  • Entre OGL et « wokisme » : La communauté s’interroge sur les motivations de Wizards of the Coast, entre bienveillance et maladresse.

La saga Donjons et Dragons connaît aujourd’hui son plus grand défi : convaincre ses joueuses et ses joueurs que cette nouvelle édition 2024 est vraiment nécessaire.

Voilà, on y est. La nouvelle édition de Donjons et Dragons est sortie. Et comme à chaque fois, c’est l’émoi dans la communauté. Moi la première, je me suis posé mille questions. Cinquante ans que ce jeu mythique existe, et il arrive encore à nous faire vibrer, à nous diviser, à nous faire débattre pendant des heures.

Alors, cette édition 2024, elle vaut quoi ? Faut-il vraiment se jeter dessus, vendre un rein, hypothéquer sa maison ? Ou est-ce qu’on peut sagement rester sur notre bonne vieille 5e, celle qu’on connaît par cœur et qu’on aime tant ? Allez, je vous dis tout, sans langue de bois. Et j’ai persuasion +7.

D&D 2024 : Un accueil… comment dire… glacial ?

Bon, soyons clairs : cette nouvelle édition, elle ne déclenche pas vraiment l’enthousiasme du siècle. En fait, elle a même plutôt tendance à faire grincer des dents. Beaucoup de joueurs et de joueuses, moi y compris, la regardent avec un mélange de méfiance et d’indifférence. On dirait qu’elle est boudée, la pauvre. Et ça mérite qu’on se demande pourquoi. Parce que, franchement, une nouvelle édition de D&D, normalement, ça devrait être la teuf, non ?

Ne soyons pas mauvaise langue (même si j’adore ça). Il faut reconnaître que cette édition apporte quelques nouveautés qui ne sont pas dégueu. Moi qui passe ma vie le nez plongé dans le Manuel des Joueurs (oui, je sais, je suis un peu obsessionnelle), je dois avouer que certaines choses m’ont fait de l’œil.

Déjà, le relooking du bouquin. Franchement, c’est réussi. La mise en page à deux colonnes, c’est une chouette idée. D’un côté, tu as les dialogues « en jeu », de l’autre, les discussions « hors jeu ». C’est clair, c’est net, ça aide à se mettre dans l’ambiance. On a des exemples concrets de roleplay d’un côté, et des conseils pratiques de l’autre. Ça facilite la vie, surtout pour les débutants et débutantes.

Ensuite, le contenu. Là, ils ont mis le paquet. 48 sous-classes ! Oui, vous avez bien entendu lu. 48 ! Réparties entre les 12 classes de base. De quoi faire plaisir à tout le monde, que tu sois un vieux briscard du d20 ou un petit casu tout frais. Bon, OK, la plupart de ces sous-classes, on les connaissait déjà (merci Xanathar, merci Tasha). Mais les avoir toutes réunies dans un seul bouquin, c’est quand même super pratique. Tu veux jouer un illusionniste complètement perché ? Un paladin ultra-dévoué à son serment ? Pas de problème, tu as l’embarras du choix.

Et puis, il y a les règles de maîtrise des armes. Ça, c’est vraiment cool. Ça rajoute une dimension tactique aux combats qui manquait un peu, je trouve. Fini les combats où tu te contentes de taper comme un sourd, encore et encore. Maintenant, ton guerrier, il peut utiliser son épée longue pour désarmer son adversaire. Ton barbare, il peut repousser les ennemis avec sa hache à deux mains. Ça change tout ! Ça rend les combats plus dynamiques, plus stratégiques, plus fun.

Et parlons du glossaire. Un vrai glossaire, complet, exhaustif. On l’a demandé pendant des années, ils l’ont enfin fait ! Plus besoin de passer des heures à chercher une définition obscure ou à écumer les forums. Tout est là, à portée de main. Bon, tout ça c’est bien beau, mais alors qu’est-ce qui ne va pas avec cette édition ? Pourquoi elle fait autant polémique ? Ça commence par un petit quelque chose appelé…

L’OGL : Le fantôme du passé

On ne va pas se mentir, la controverse actuelle ne sort pas de nulle part. Il y a un an, à peine, il y a eu « l’affaire » de l’Open Game License (OGL). Vous vous souvenez ? Wizards of the Coast avait essayé de changer les règles du jeu en douce, comme ça, sans prévenir. Ils voulaient reprendre le contrôle sur tout ce qui était créé autour de D&D. Un tollé général ! La communauté s’est soulevée comme un seul homme (et une seule femme !).

Ils ont fini par faire machine arrière, mais le mal était fait. La confiance ? Brisée. Pour beaucoup de joueureuses, cet épisode, ça a été la douche froide glacée. On a réalisé que Wizards of the Coast, ce n’était peut-être plus les gentils gardiens du temple D&D. Qu’ils étaient peut-être plus intéressés par le pognon que par les joueurs et les joueuses (nous !). Et ça, ça a laissé des traces.

Des changements de mots… qui en disent long

Il y a un truc qui m’a interpellée dans cette édition, un détail en apparence, mais qui en dit long. Vous voyez le mot « race » ? Celui qu’on utilise depuis la nuit des temps dans D&D pour parler des elfes, des nains, des orcs, etc. ? En vrai, il a disparu. Remplacé par « espèce ». Species en anglais.

Alors, oui, ce n’est pas arrivé du jour au lendemain. Wizards of the Coast avait déjà commencé à faire le ménage. En 2020, ils avaient reconnu que certains trucs dans le jeu étaient un peu… problématiques. Qu’ils s’inspiraient un peu trop maladroitement de vrais groupes ethniques. Ils avaient notamment cité les orcs et les drows, dont la représentation posait question. Il est compréhensible que Wizards of the Coast ait voulu élargir l’attrait du jeu. D’ailleurs, Paizo, les créateurs de Pathfinder, avaient déjà fait le changement en 2019, en remplaçant « race » par « descendance ».

Mais ce n’est pas tout. Dans cette édition 2024, les « espèces », elles sont reléguées à la page 186 du bouquin ! Avant, c’était l’un des premiers chapitres. Clairement, ce changement n’est pas anodin. Ça montre une vraie volonté de prendre ses distances avec une certaine vision du jeu. Une vision où ton « espèce » déterminait tes caractéristiques, tes aptitudes. Fini les orcs « naturellement » stupides ou les demi-orcs « inférieurs » intellectuellement. Maintenant, tes bonus de caractéristiques ne dépendent plus de ton « espèce ». Historiquement, certaines caractéristiques étaient en effet attribuées en fonction de la race, par exemple, un elfe recevait un bonus de +2 en Dextérité, ce qui reflétait leur agilité supposée, tandis qu’un nain recevait un bonus de +2 en Constitution, soulignant leur robustesse. Une vision très, trop déterministe. Très ancrée dans une idéologie coloniale, impérialiste et déterministe du 19e siècle.

Ce changement est profond. Il reflète l’évolution de notre société, de nos sensibilités. Mais il pose aussi des questions sur l’identité même de D&D. En mettant les « espèces » à la fin du livre, Wizards of the Coast semble vouloir minimiser leur importance. Comme si ce qui comptait vraiment, c’était ta classe, ton background, et pas ton « espèce ». C’est un vrai changement de paradigme. Dans la tradition du jeu de rôle, le choix de la « race », c’était souvent la première étape de la création de perso.

Tout ça s’inscrit dans une démarche plus globale de l’éditeur. Ils avaient déjà commencé à retoucher certaines vieilles campagnes, comme La Malédiction de Strahd, pour enlever les stéréotypes discriminatoires. Par exemple, les Vistani, qui étaient une caricature assez grossière du peuple Rom, ont été revus et corrigés. C’est une bonne chose, bien sûr. Ça montre que Wizards of the Coast veut rendre le jeu plus inclusif, plus accueillant pour tout le monde. Mais ça montre aussi qu’ils sont prêts à toucher à des choses fondamentales du jeu pour y arriver.

À gauche, la fiche de personnage de la version de 2014, et celle de 2024 à droite. (Parce qu’une image vaut mille mots, surtout quand on parle de fiche de perso !)

Évolution ou simple coup de peinture ?

Là, on touche au cœur du problème. Est-ce que tous ces changements sont vraiment pertinents ? Est-ce qu’ils justifient une nouvelle édition ? Parce que, soyons honnêtes, ce n’est pas comme le passage à la 5e, qui avait vraiment bouleversé notre façon de jouer. Là, on a plutôt l’impression d’un ravalement de façade. Certains et certaines diront qu’il s’agit d’une évolution en douceur, une façon de ne pas brusquer les joueurs et les joueuses. D’autres (comme moi) y verront un manque de courage, une façon de rester dans sa zone de confort. Mais au final, beaucoup se demandent : est-ce que ça vaut vraiment le coup d’investir là-dedans ?

Surtout quand on voit le prix… 150 dollars pour les trois livres de base, une fois qu’ils seront tous sortis ! Aïe, ça pique. Surtout en ce moment, avec l’inflation et tout le reste. Et quand tu as déjà la 5e édition qui trône fièrement dans ta bibliothèque, avec bon nombre de suppléments, tu te dis que, bon, peut-être que tu vas attendre un peu avant de craquer ton compte d’épargne.

Mais également, il y a cette impression de déjà-vu. Vous vous souvenez du passage de la 3.0 à la 3.5 ? On nous avait déjà fait le coup de la « nouvelle édition indispensable ». Et là, rebelote. On dirait que Wizards of the Coast a instauré un cycle décennal pour les éditions. Tous les dix ans, hop, une nouvelle édition ! Mais est-ce que c’est vraiment nécessaire ? Est-ce que le jeu a vraiment besoin d’être « mis à jour » aussi souvent ? Ou est-ce que c’est juste une façon de nous faire raquer tous les dix ans ? Je vous laisse méditer là-dessus… (pendant 4 heures, comme à l’épreuve de philo du bac).

Mon regard de vieille briscarde sur tout ça

Bon, vous me connaissez. Je ne suis pas du genre à mâcher mes mots. Et là, après plus de 20 ans à lancer des dés, à créer des mondes, à vivre des aventures extraordinaires, je ne peux pas m’empêcher d’être un peu… sceptique. Laissez-moi vous expliquer pourquoi, en toute franchise.

J’ai connu la révolution de la 3e édition. J’ai vu débarquer le d20 System et ça a changé ma vie de rôliste. J’étais là quand la 4e édition est arrivée, avec ses choix radicaux qui ont divisé la communauté (moi, j’ai adoré, mais c’est une autre histoire). Et puis la 5e, avec son système d’avantage/désavantage, sa « bounded accuracy« , son retour à une certaine simplicité… À chaque fois, c’était une vraie évolution, un truc qui changeait vraiment la donne.

Mais là ? Franchement ? J’ai l’impression de revoir ma copie corrigée, avec quelques annotations dans la marge. Oui, il y a des ajustements sympas, des clarifications bienvenues. Mais rien de révolutionnaire. Rien qui justifie, à mes yeux, de tout racheter, de tout réapprendre. En 20 ans de jeu, j’ai appris à faire la différence entre une vraie évolution et un simple dépoussiérage. Et là, désolée, mais j’ai l’impression qu’on est plus dans le dépoussiérage.

Ma première partie de D&D, je l’ai jouée dans le sous-sol d’une copine. J’avais emprunté les vieux bouquins de mon frangin, tout cornés, tout usés. J’étais la seule fille du groupe, à l’époque. Et croyez-moi, j’ai dû me battre pour qu’on me prenne au sérieux en tant que Maîtresse du Donjon. Depuis, j’en ai fait du chemin. J’ai mené des centaines de parties, j’ai créé des mondes entiers, j’ai vécu des moments inoubliables avec des joueurs et des joueuses du monde entier (surtout avec le COVID et la visio). Et si j’ai appris une chose, c’est que ce qui fait la force de Donjons et Dragons, ce n’est pas la perfection de ses règles. C’est sa capacité à évoluer avec sa communauté, à se réinventer, à nous surprendre.

Et là, j’ai l’impression que cette nouvelle édition rate un peu le coche. Elle ne répond pas vraiment aux attentes des joueuses et joueurs expérimentés, à celles et ceux qui, comme moi, ont passé des milliers d’heures à explorer les règles, à les tordre, à les adapter. On aurait aimé voir de vraies solutions aux problèmes d’équilibrage entre les classes à haut niveau, à la complexité croissante des combats, à l’intégration parfois maladroite des mécaniques narratives. Mais non. Tout ça reste en suspens.

Je comprends que Wizards of the Coast ait voulu jouer la prudence après le fiasco de l’OGL. Mais moi, en tant que « vieille » joueuse, j’aurais préféré qu’ils prennent des risques, qu’ils osent proposer quelque chose de vraiment nouveau, de vraiment audacieux. D’ailleurs, mon groupe de joueurs et des joueuses actuel, avec qui je joue depuis plus de dix ans, partage ce sentiment. On attendait autre chose, quelque chose de plus… excitant, on va dire.

Vous voyez de quelle image je parle, non ?

Une sortie en mode « escargot asthmatique »

Et comme si les doutes sur le contenu ne suffisaient pas, il a fallu que Wizards of the Coast nous sorte une stratégie de publication… comment dire… particulière. Genre, sortir les trois livres de base à plusieurs mois d’intervalle. Perso, je trouve ça nul. Seloin moi, ça ressemble plus à un coup marketing qu’à une vraie considération pour nous, les joueuses et les joueurs.

On dirait qu’ils veulent faire durer le « buzz » le plus longtemps possible. Le Manuel des Joueurs est sorti en premier, le 17 septembre. Le Guide du Maître, lui, est arrivé le 12 novembre. Et le Manuel des Monstres ? Le 18 février 2025. Oui, vous avez bien lu. 2025 ! Sérieusement ? Qui a eu cette idée géniale (j’ai envie d’utiliser un mot vulgaire, mais notre rédac’chef adoré me le censurerait) ? Impossible de commencer une vraie campagne avec les nouvelles règles tant que tout n’est pas sorti. On est obligés de jouer avec un système incomplet. 😤

Et je ne vous parle même pas de la VF. Nous, les joueurs et joueuses francophones, on va encore devoir attendre des plombes, comme d’hab. Si on se base sur les délais habituels, on peut tabler sur quoi ? Six mois ? Un an ? Après la sortie US. À l’heure d’internet, des réseaux sociaux, où tout circule à la vitesse de la lumière, c’est juste ridicule. On va se faire spoiler dans tous les sens avant même d’avoir pu toucher aux bouquins.

Et abordons l’aspect financier. Au lieu de payer une bonne fois pour toutes (même si c’est cher), on va devoir débourser des sommes importantes trois fois, étalées sur plusieurs mois. C’est malin ? Ça donne envie d’attendre que tout soit sorti pour se décider. Ou pire, d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte (et moins chère).

La nouvelle feuille de perso est dispo ici (mais bon, est-ce qu’on en a vraiment besoin ?) :

La rétrocompatibilité, ce grand mensonge (ou presque)

Alors, Wizards of the Coast nous vend cette édition comme une simple « mise à jour » de la 5e. Ils nous promettent une compatibilité totale avec tout ce qui est déjà sorti. Mais quand on creuse un peu, on se rend compte que c’est plus compliqué que ça. En vrai, cette version, elle ressemble plus à une « 5.5 », un truc hybride, un peu bâtard. Un peu comme quand on est passés de la 3e à la 3.5, vous vous souvenez ? Plein de petits changements qui, mis bout à bout, créent un joyeux bazar.

Par exemple, les personnages de cette édition 2024 sont globalement plus puissants que ceux de la 5e « classique ». Ils ont plein de nouvelles capacités, des classes améliorées, etc. C’est cool, non ? Sauf que ça pose un gros problème : comment tu fais pour que les vieilles aventures, celles qui ont été conçues pour la 5e, restent équilibrées ? Comment tu fais pour que tes PJ ne roulent pas sur tous les monstres avec leurs persos « boostés » ? Si on prend l’exemple du module « La Malédiction de Strahd », un grand classique, les ennemis et les défis ont été calibrés pour la 5e édition. Avec des personnages de la version 2024, beaucoup plus puissants, l’aventure risque de devenir trop facile, à moins que le MJ ne l’adapte en profondeur. Pas glop ! Se pose alors la question essentielle : on en fait quoi, de nos campagnes de la 5e édition pas encore jouée (oui, moi aussi j’ai une pile de la honte. Et je le vis bien !).

Et c’est là que ça devient un vrai casse-tête pour les MJ, comme moi. Alors oui, les plus expérimentés, ceux qui ont des heures de vol, ils arriveront sans doute à s’adapter, à improviser, à « rééquilibrer » à la volée. Mais quand même, ça demande un sacré boulot en plus. Et puis, le fait que le Manuel des Monstres ne sort que plus tard, sans compter les délais d’attente pour les 3 VF, ça ne nous aide pas, mais alors pas du tout ! On se retrouve à devoir gérer des personnages plus puissants sans avoir les outils adéquats pour le faire.

Donc, la « compatibilité ascendante sans effort » dont nous parle Wizards of the Coast, c’est un peu du… pipeau, soyons honnêtes. Oui, il y a des éléments de l’ancien contenu qui vont s’intégrer sans problème. Mais les changements plus profonds, comme la refonte des capacités de classe, des sorts, etc., ça va forcément créer des complications, surtout si tu es en train de jouer une campagne qui a été écrite pour la 5e « pure ». Tu vas devoir jongler, adapter, improviser. Bien plus que ce que l’éditeur veut bien nous faire croire.

Et tout ça, ça me rappelle de mauvais souvenirs. La transition entre la 3.0 et la 3.5, c’était un peu le même topo. Des changements « mineurs » sur le papier, mais qui, en pratique, ont semé une sacrée pagaille. Encore une fois, on va devoir faire le grand écart entre deux versions du jeu, en priant pour que ça ne s’écroule pas en cours de route. Et tout ça sans filet de sécurité, sans les nouveaux manuels pour nous guider. Franchement, ça sent le roussi, cette affaire. Ça sent le bricolage, le rafistolage à la va-vite.

Le « wokisme » de D&D : Vraie évolution ou coup marketing ?

Bon, alors là, on touche à un sujet sensible. La direction artistique de cette nouvelle édition. Elle est… différente, on va dire. Clairement, Wizards of the Coast a voulu faire un truc plus « moderne », plus « inclusif ». Les illustrations qu’on a pu voir jusqu’à présent, elles montrent une plus grande diversité de personnages, dans les morphologies, les origines, les styles vestimentaires… Ça change des anciennes éditions, c’est sûr. Fini les guerrières en bikini-cotte de mailles et les héros bodybuildés qui se ressemblent tous. Clairement, il était temps que les illustrations reflètent la diversité !

Cette évolution, on la voit partout. Dans les illustrations, bien sûr, mais aussi dans la conception même des personnages. On s’éloigne des stéréotypes de l’heroic fantasy « à l’ancienne ». Et ça, c’est plutôt une bonne chose, non ?

Sauf que… en faisant ça, Donjons et Dragons perd un peu de son âme, j’ai l’impression. Le style artistique, plus coloré, presque cartoonesque par moments tranche radicalement avec l’esthétique plus sombre, plus « sérieuse » des éditions précédentes. Moi, j’aimais bien ce côté un peu « dark » de D&D. J’aimais bien l’esthétique de la 3.5, le style un peu « comics » de la 4e, l’ambiance fantasy « classique » de la 5e. Et là, j’ai du mal à m’y retrouver.

Une illustration tirée de la nouvelle édition de Donjons & Dragons

Et je ne suis pas la seule. Beaucoup de joueurs et de joueuses « de la vieille école » se sentent un peu perdus. On dirait que D&D cherche encore son identité visuelle, qu’il tâtonne, qu’il essaye des trucs. C’est bien de vouloir évoluer, mais il ne faut pas non plus renier complètement son héritage. Ces changements peuvent plaire à un public plus jeune, plus « casual », c’est sûr. Mais ils risquent aussi de faire fuir les vétérans, celles et ceux qui sont là depuis le début, ceux qui ont fait le succès du jeu.

Et puis, il y a la représentation des « espèces » fantastiques. Les elfes, les nains, les orcs… Ils ont tous été relookés, « diversifiés ». On voit des morphologies différentes, des couleurs de peau variées, des styles vestimentaires plus divers. Même les monstres ont eu droit à un lifting, pour les rendre moins « clichés », moins « problématiques ».

Alors, bien sûr, on peut saluer la démarche. C’est important que tout le monde puisse se sentir représenté dans le jeu, que chacun puisse s’identifier à son personnage. Mais est-ce qu’on n’en fait pas un peu trop, parfois ? Est-ce que D&D ne se perd pas un peu en route, à force de vouloir plaire à tout le monde ?

Ces changements divisent profondément la communauté. Il y a celles et ceux qui applaudissent des deux mains, qui trouvent que c’est une évolution nécessaire, que ça rend le jeu plus accessible, plus ouvert. Et puis il y a les autres, comme moi, qui ont un peu peur que D&D perde son âme en chemin. Qui ont l’impression qu’on est en train de diluer l’identité du jeu pour le rendre plus « politiquement correct », plus « lisse ». On a même entendu certains crier au « wokisme », c’est dire (oui, c’est moi qui dis ça, en tant que grande défenseuse des minorités et des droits LGBTQIA+) ! D’ailleurs, sur les forums et les réseaux sociaux, les discussions sur ce sujet sont souvent enflammées, avec des milliers de commentaires et de réactions à chaque publication. Un débat de plus qui s’ajoute aux autres controverses.

Et si on allait voir ailleurs ?

Vous savez ce qui explique aussi la frilosité de beaucoup de joueurs et de joueuses face à cette nouvelle édition ? C’est qu’aujourd’hui, on a le choix. Il n’y a plus que D&D dans la vie. Il y a plein d’autres jeux, plein d’autres univers, plein d’autres systèmes. Pathfinder, par exemple, continue de séduire ceux qui aiment les jeux riches, complexes, avec plein d’options. D’ailleurs, Pathfinder a vu ses ventes augmenter de plus de 30% depuis la controverse de l’OGL, montrant que les joueuses et les joueurs sont prêts à se tourner vers des alternatives. Il y a également tous les jeux indépendants, qui proposent des approches vraiment originales, qui sortent des sentiers battus. Je pense à Shadowdark, à Cairn, qui ont le vent en poupe en ce moment. Ces jeux « indés » représentent désormais plus de 20% du marché du jeu de rôle, un chiffre en constante augmentation.

Toute cette diversité est une chance incroyable. Ça nous permet d’être plus exigeants, de ne pas nous contenter de ce qu’on nous sert sur un plateau. On n’est plus obligés de se jeter sur la dernière édition de D&D juste parce que c’est D&D. On peut prendre le temps de réfléchir, de comparer, de choisir le jeu qui nous correspond vraiment.

Conclusion : Faut-il brûler sa 5e édition ?

Bon, vous l’aurez compris, cette nouvelle édition de Donjons et Dragons, elle me laisse un goût amer. Elle cristallise pas mal de questions, de doutes, de frustrations qui traversent la communauté rôliste en ce moment. Elle pose une question fondamentale : comment fait-on évoluer un jeu mythique, un monument du jeu de rôle, sans le trahir, sans perdre son âme ?

Pour l’instant, on dirait que la majorité des joueureuses préfère garder ses sous. Les précommandes pour la nouvelle édition sont d’ailleurs inférieures de 25% à celles de la 5e édition à la même période, un signe que la communauté est loin d’être conquise. On attend de voir, on observe, on hésite. Mais au-delà des chiffres de vente, ce qui compte vraiment, c’est le plaisir de jouer. Et ce plaisir, on peut le trouver dans n’importe quelle édition de D&D, dans n’importe quel jeu de rôle, du moment qu’on est entre potes, autour d’une table, avec une bonne dose d’imagination. Alors peut-être qu’au fond, cette nouvelle édition nous donne l’occasion de réfléchir à ce qui compte vraiment pour nous, en tant que rôlistes. À ce qui fait l’essence de notre passion, au-delà des modes et des stratégies marketing.

Si vous jouez déjà à D&D 5e, comptez-vous passer à la nouvelle édition 2024 ?

Alors, on aime ou on n’aime pas ?

Les plus :

  • Des règles un peu plus claires (enfin, parfois)
  • Une volonté de moderniser le jeu (c’est déjà ça)
  • La qualité du bouquin (au moins, il est joli)

Les moins :

  • Le prix qui fait saigner du nez (et pleurer ton banquier)
  • Des changements qui manquent de panache (on aurait aimé plus d’audace)
  • Une sortie en mode diesel (sérieux, 2025 pour le Manuel des Monstres ?)

C’est pour toi si :

  • Tu collectionnes les éditions de D&D comme d’autres les timbres
  • Tu as un budget illimité (ou un héritage à dilapider)
  • Tu adores les débats sans fin sur l’équilibrage des classes

C’est pas pour toi si :

  • Ton groupe de jeu est plus conservateur qu’un paladin
  • Ta 5e édition te donne entière satisfaction (et on te comprend)
  • Tu préfères investir dans une figurine de dragon taille réelle (ça en jette plus)

Mon petit mot de la fin (parce que j’aime bien raconter ma vie)

Voilà, vous savez tout. Vous connaissez mon avis, sans filtre, sans langue de bois. Après avoir passé des heures à éplucher cette nouvelle édition, à la comparer, à la critiquer, je reste profondément sceptique. Oui, je le dis haut et fort : je ne suis pas convaincue. En tant que joueuse passionnée, en tant que MJ qui a usé ses dés sur des dizaines de campagnes, j’ai du mal à voir ce que cette édition 2024 apporte de vraiment nouveau, de vraiment indispensable. Ma bonne vieille 5e, celle que je connais par cœur, celle qui a fait ses preuves, elle me suffit amplement.

Et puis, il y a tous ces petits trucs qui me chiffonnent. La sortie en mode « feuilleton », qui nous oblige à attendre des mois pour avoir le jeu complet. La direction artistique, qui me laisse perplexe, avec son côté « politiquement correct » qui, à mon sens, dénature un peu l’esprit de D&D. La « rétrocompatibilité » qui s’annonce bien plus compliquée qu’annoncée. Et l’attente interminable pour la VF, qui nous relègue, nous autres francophones, au rang de joueurs de seconde zone. Franchement, à quoi bon se presser ? Pourquoi se jeter sur cette nouvelle édition alors qu’elle soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses ?

Et puis, il y a l’équilibrage. Ça, c’est un truc qui me tient à cœur. Comment je vais faire pour adapter mes vieilles campagnes, celles que j’ai créées avec amour, à ces nouveaux personnages, plus puissants, plus complexes ? Sans le nouveau Manuel des Monstres, je suis un peu dans le flou. Les promesses de compatibilité de Wizards of the Coast, j’ai du mal à y croire. Ça me rappelle trop de mauvais souvenirs, cette histoire.

Alors oui, la tentation est là, forcément. On a tous et toutes envie de nouveauté, de fraîcheur. On a tous et toutes un petit côté « collectionneur » qui sommeille en nous. Mais quand cette « nouveauté » ressemble plus à un coup marketing qu’à une vraie évolution, quand elle ne fait qu’effleurer les problèmes sans vraiment les résoudre, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Est-ce que ça vaut le prix demandé, surtout ? J’en doute.

Et puis, il y a ce petit pincement au cœur. Cette impression que D&D est en train de perdre un peu de son âme, de son identité, en voulant trop bien faire, en voulant plaire à tout le monde. J’ai peur qu’à force de vouloir être « moderne », « inclusif », le jeu ne finisse par se diluer, par devenir quelque chose d’autre, quelque chose qui ne me parlera plus autant.

Alors voilà, pour l’instant, je vais rester avec ma 5e édition. Je vais continuer à créer des aventures, à faire vivre des histoires épiques à mes joueurs. Parce que ma 5e, elle a encore tant à offrir. Tant de donjons à explorer, tant de dragons à affronter, tant de trésors à découvrir. Et surtout, avec elle, je sais où je vais. Je sais à quoi m’attendre.

Peut-être que je changerai d’avis un jour. Peut-être que quand tous les livres seront sortis, quand les joueureuses auront essuyé les plâtres, quand les inévitables erratas auront corrigé les plus gros problèmes, quand la VF sera enfin disponible, on pourrait se laisser tenter. Mais pour l’instant, mieux vaut garder ses sous. Ne pas céder aux sirènes du marketing.

Parce que, au fond, ce qui compte vraiment, ce n’est pas la dernière édition à la mode. Ce n’est pas le logo sur la couverture du livre. Ce qui compte, c’est le plaisir de jouer, l’excitation de l’aventure, la joie de partager des moments uniques entre amies. Et ça, on peut le trouver dans n’importe quelle édition de D&D, dans n’importe quel jeu de rôle.

Alors, ne vous laissez pas dicter vos choix par les sirènes du marketing. Choisissez le jeu qui vous fait vibrer, celui qui vous inspire, celui qui vous donne envie de créer, d’explorer, de rêver. Et surtout, n’oubliez jamais : le véritable esprit de Donjons et Dragons, il ne se trouve pas dans un livre de règles, mais dans votre imagination.

Au final, Donjons et Dragons 2024, c’est un peu comme un jet de persuasion raté : ça promet beaucoup, mais ça ne convainc qu’à moitié.


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10 Comments

  • Vinz

    Bonjour.

    J’ai toujours baigné dans la fantasy, que ce soit l’Heroic fantasy et la dark fantasy principalement, mais aussi la science fantasy et autres dérivées (depuis 1986-1987 environ).
    Ceci à travers les livres et magazines, les jeux de société, les figurines à peindre, les animés… et les JDR.
    J’ai joué à AD&D 2nde édition, et je me suis arrêté avant l’arrivée de la 3ème édition.
    J’ai continué à suivre l’univers, à travers d’autres supports comme les livres et magazines, les jeux de société, les films et séries plus ou moins réussis, etc…

    Je voudrais me remettre aux JDR depuis quelques années, et j’avais hésité à prendre la version 5 de D&D, qui est l’univers qui m’a toujours le plus attiré (et sur lequel j’ai le plus de supports, vu les boites et magazines que je possède, des Royaumes Oubliés, de Dark Sun, de Ravenloft, de Greyhawk, de Spelljammer, etc…).
    J’attends maintenant depuis environ 2-3 ans pour la version 6 qui était annoncée, et qui est finalement la version 2024.

    Je te remercie pour ton article, qui m’a aidé à faire mon choix.
    Ce sera donc la version 5, et pas la version 2024, et ceci pour plusieurs raisons :
    – Il y a apparemment peu d’évolutions sur la version 2024,
    – Il faudra attendre énormément de temps pour disposer des supports, et encore plus en VF, alors que ceux de la version 5 sont déjà présents,
    – Je suis contre le nivellement des mondes imaginaires et donc de l’environnement D&D par rapport à notre société.

    Ces jeux sont des environnements « imaginaires », créés pour nous permettre de nous évader, et non pas pour recréer les disputes du monde réel.
    Je le répète, « Il s’agit purement d’imaginaire ». Donc tant que ces environnements respectent les personnes du monde réel, je ne vois aucun problème.

    Les nains ont un bonus de constitution, et cela peut s’expliquer parce qu’ils vivent et travaillent dans des mines toute leur vie, ce qui a développé leur robustesse au fil des générations.
    Il n’y a pas de comparaison à faire avec les personnes atteintes de nanisme dans la réalité.
    Les orcs ont un comportement bourrin et un malus d’intelligence ? Cela dépend des univers, mais en général il s’agit d’elfes dont l’esprit et le corps ont été corrompus par une magie maléfique.
    Encore une fois, il n’y a pas de comparaison à faire avec la réalité.
    Et auparavant, les orcs n’étaient pas une race jouable. Si désormais cette race est jouable et qu’un joueur la choisit, c’est en connaissance de cause.
    Personnellement, une de mes races préférées et la race des drows (dark elves), depuis que j’ai découvert les romans de Drizzt Do’Urden, le monde de Menzoberranzan, et que j’ai joué un dark elf nécro dans Everquest (de 1999 à 2003 environ).
    Et pourtant, je suis à l’opposé de ce type de « communauté » dans la vraie vie.

    L’inclusivité pour permettre à tout le monde de jouer, c’est parfait. Mais pas pour transformer les caractéristiques des PNJ et mobs pour qu’ils nous ressemblent.
    En fait, il ne faudrait même pas parler d' »inclusivité ». Il n’y a pas à inclure tel ou tel type de personne, le jeu n’est pas prohibé à ces personnes.

    C’est là tout le principe de l’imaginaire justement… de jouer un personnage que l’on n’est pas dans la vraie vie.
    Dans la vie, je suis quelqu’un de gentil et aidant. Dans les jeux, j’aime faire des personnages tel qu’un nécromancien ou un voleur assassin.
    Bientôt on verra des barbares anorexiques portant une hache à 2 mains pour que les personnes ayant ce problème dans la vraie vie puissent tout de même en jouer un et s’identifier plus facilement ?
    Les barbares ont un historique qui fait qu’ils sont ainsi, et si une personne mince veut en jouer un, je ne vois pas le problème.
    Après, c’est la porte ouverte à toutes les dérives… Pourquoi la principale caractéristique des lanceurs de sorts est l’intelligence ? Une personne déficientes intellectuellement ne pourrait alors pas en jouer un actuellement ?

    Ce ne sont pas aux jeux à s’adapter à l’ensemble des joueurs, tant qu’ils font preuve de respect envers les humains (et aux autres populations, diront les vegans…).
    Ils sont là pour plaire à un ensemble de joueurs, mais ne plairont pas à tout le monde.
    C’est aux joueur de s’adapter au jeu.
    Si un jeu ne plait pas à un joueur, c’est que ce jeu n’est pas fait pour lui, et il y a alors plétore d’autres jeux qui pourront correspondre à ses attentes.

    Mais comme Dungeon & Dragons est un des JDR les plus connus, tout le monde veut y jouer, et il faut donc l’adapter à tout le monde parce que la période est à satisfaire tout ceux qui se plaignent.
    Et bien sûr, il y a en plus le côté commercial qui est de plus en plus présent.

    • Grard

      Bonsoir tout le monde et une bonne année 2025 a tous.
      Je suis un vieux roliste, j’ai joué ma première partie de Ad&d en 1981, a l’époque je n’avais que 11 ans et je n’étais pas encore très fort en anglais donc je me suis tourné vers la boîte de base en français de d&d ^^ pour continuer à vivre l’aventure.
      J’ai même joue a tunnels et trolls pour eux a qui sa parle ^^
      Bref Ad&d un jour Ad&d toujours.

      Revenons à nos dragons.

      Après avoir lu l’article d’Andariel et les réponses de certains comme Vinz et Nissar dans lesquelles je me retrouve.
      L’imaginaire est et restera la plus important de ces jeux, le monde de d&d on l’aime ou l’on trouve un autre jeu.
      L’imaginaire du MJ , sa façon de développer ses scénarii, de les faire vivre reste le plus important.
      Les joueurs eux, viendront toujours avec leurs envies de faire vivre a leurs personnages une aventure palpitante et de se projeter dans leurs personnages quel qu’ils soient dans un monde qui les fait vibrer.
      Les dés sont là pour faire du bruit derrière l’écran du maître , qui va orienter de manière discrète et bienveillante les joueurs qu’il aura autour de sa table.
      Leur faire vivre cette aventure qu’il a mit un temps fou ^^ a écrire.

      Ton article Andariel, m’a vraiment plu car ton analyse est juste et pleine de bienveillance tel le bon MJ.

      Merci a toi de m’avoir aidé à faire un choix meme si je l’avoue …il était déjà fait mais ton analyse cash m’a conforté car j’avais peur d’être le seul a penser cela^^.
      Bref merci pour cet article andariel, merci a certains intervenants comme Vinz et Nissar.

      Bon jeu à vous.

      PS: Andariel, je veux bien une invitation pour faire une partie car effectivement je n’ai a ce jour pas encore eu de MJ féminin et ton analyse m’a fortement plus.
      Petit mot de fayot ^^

      Séb.

  • Chab

    Une nouvelle édition reste avant tout une porte d’entrée pour de nouveaux joueurs ou joueuses. Et là, peser le pour et le contre est essentiel car l’investissement peut être conséquent tout particulièrement avec D&D…
    Je parle en connaissance de cause : il est toujours difficile de changer pour des pratiquants historiques. Lorsqu’on a investi des sommes importantes pour une gamme complète, il est difficile de repartir sur des Core Book en remplacement. Autant le joueur peut s’adapter, autant pour le MJ cette question est cruciale.
    Avec l’expérience on peut toujours adapter les anciennes aventures/campagnes avec un nouveau système. Et inversement. Mais le système de base…
    J’ai joué sur la 1ère, la 2ème et la 3.5. J’ai acheté chaque gamme. Je suis resté sur la 3.5 et notre club joue principalement à cette dernière alors qu’elle commence à dater… On la connait par cœur et elle nous convient pour prendre du plaisir tous ensemble. On est assez grands pour faire la différence entre nos tueries ou massacres éventuels, toute une collection d’actes vils et moralement répréhensibles et nos vraies vie. Heureusement ! Je ne peux que valider les propos de Vinz dans ce domaine.
    Je ne trouve un intérêt à changer d’édition que si cela apporte une vraie refonte des bases ou que le système soit totalement différent (comme avec Blue Rose 1ére et 2ème édition) pour proposer autre chose en gardant l’essence du monde en tête.

    • tyrou

      bonjour,
      Ben moi je suis resté sur add 2 édition depuis 1996 c’est imparfait mais comme les autres éditions le talent réside sur les md à nous faire voyager

  • Nissar Mohamed Ali

    Bonjour

    chacun joue ce jeu à sa manière, c’est toute la force des jeux sont plateau, sans carte, sans rien …

    Je suis maître de donjon depuis 1998, j’utilise les personnages de la version 1.0 à 3.5 avec les monstres de 5.0

    Les joueurs sont ravis après une partie et je ne suis quasiment aucune règle :
    – un D20 pour l’histoire
    – un D12 + unD8 pour les armes
    – De l’imagination à la volée

    Et c’est tout !

    Dès fois en fonction de la situation le joueur ne tire même pas de dés, tellement les choses sont évidentes !!

    Tolkien n’avait pas un bouquin de règles pour ses personnages

  • N Y

    Les vieux joueurs ne sont pas le public visé par la 2024. DnD savait très bien qu’ils resteraient sur la 5e de toute manière en grande majorité. C’est surtout une porte d’entrée très coûteuse pour des nouveaux joueurs qui ne voyaient pas la possibilité de tordre les règles de la 5e pour faire de l’inclusif (on y fait ce que on veut, si je décide de jouer un elfe Bodybuildé et que mon MJ me donne de la constit en plus à la création de personne, y aura personne pour nous arrêter). Si la 2024 a un public et fait plaisir aux éternels oubliés (un peu moins en ce moment) bah trop cool.

  • Shaldy

    Bonjour,

    En lisant votre article je m’attendais au pire après avoir lu le mot « wokisme » dès les premières lignes.
    Mot qui est galvaudé et utilisé à chaque phrase par tous les fachos et autres réacs.

    Mais rien de tout ça dans votre article dont je partage le ressenti et la conclusion.

    De plus, pas de VF avant septembre 2025 (pour le dernier livre), avec ce manque de considération, une fois de plus, ce sera clairement sans moi (nous avec mon groupe de joueurs).

    Meilleurs voeux à tous les rolistes.

  • Khorgan

    Que dire qui n ait pas déjà été dit..2024 s adresse aux nouveaux dans le monde du jdr, mais ne semble pas révolutionner le monde du jdr. N oublions pas que ces nouveaux joeurs n arrivent pas par le pur hasard au jdr. En majorité c est un roliste qui amène des nouveaux au jeu.

    Certes D&D m’a berçé par la multiplicité de ses univers (greyhawk, dragonlance, darksun, ravenloft, etc..).
    . Le principe du jeu de rôle est de s évader de notre quotidien, d incarner des personnages que nous ne sommes pas dans la vraie vie,
    Seule notre imagination peut limiter ces choix. Il existe moultes Jdr, univers, systèmes de jeux, si D&D ne nous convient plus.
    L avantage de la 5eme édition était sa simplicité. Certes les combats peuvent sembler trop simplistes (genre bourrinage) mais rien n empêche le meneur de jeu d améliorer les situations.

    Nos jdr ne sont que des canevas de règles qui ne demandent qu’a être amelioré, adapté aux goûts de tout un chacun
    Et pour moi, trop d illustrations nuient à l imagination.
    Je me souviens d un temps lors duquel certains monstres ne possédaient pas d illustrations , de figurines, ou seule une description succincte les décrivaient.
    N oublions pas que WOTC est une entreprise qui doit faire de l argent pour vivre, geré par des financiers et non par des joueurs.

  • Claude Thill

    bonjour merci pour cet article mais je ne suis pas d’accord. Je joue depuis 1983, ai surtout pratiqué la version ADD 2 qui reste pour moi la meilleure mais…..évoluons. La nouveauté c’est super. Etre patient (pour avoir tous les bouquins en français) bah c’est une vertue. Je passe dérechef sur les version 5 – 2024, j’attends le book des monstres et hop….enfin pas la peine d’attendre, ça sera une cerise sur le gâteau. Et tous l’aspect wok et boule de gomme tellement RAF….. espèce race pffff le faut débat….. genre pfffff vive les animaux ahahhaha bref content de mes nouveaux bouquins en français je lis je lis et me prépare mon perso of the death

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