Faillite de Ninja Division : Quand le jeu de plateau vire au fiasco
đž Faillite de Ninja Division : Des milliers de backers abandonnĂ©s aprĂšs des annĂ©es d’attente. Sans aucune certitude d’ĂȘtre remboursĂ©s !
Ninja Division fait faillite. Des milliers de backers sur le carreau
Imaginez avoir attendu sept longues annĂ©es pour un jeu de plateau promis sur Kickstarter, et n’avoir rien reçu au final. C’est l’amĂšre rĂ©alitĂ© Ă laquelle ont Ă©tĂ© confrontĂ©s des milliers de backers de l’Ă©diteur Ninja Division.
Le rĂȘve s’est transformĂ© en cauchemar pour les fans de Ninja Division. AprĂšs avoir rĂ©coltĂ© des millions sur Kickstarter, l’Ă©diteur vient de dĂ©poser le bilan, laissant des milliers de joueurs et joueuses franchement dĂ©sabusĂ©es. Cette histoire est un vĂ©ritable signal d’alarme pour tous les fans de jeux qui font confiance au financement participatif. Elle met en lumiĂšre les risques encourus lorsque les projets dĂ©raillent.
Tout commence en 2014, lorsque Ninja Division lance une campagne Kickstarter pour Super Dungeon Explore: Forgotten King. Le succĂšs est au rendez-vous : plus de 6 500 fans contribuent pour un total de 1,2 million de dollars. Les figurines sont livrĂ©es, et tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais c’Ă©tait sans compter sur la suite des Ă©vĂ©nementsâŠ
Super Dungeon Explore: Legends, ou le début des ennuis
En 2015, Ninja Division remet le couvert avec Super Dungeon Explore: Legends. Cette fois, ce sont prĂšs de 1,3 million de dollars qui sont rĂ©coltĂ©s auprĂšs de plus de 6 600 backers. La livraison est prĂ©vue pour dĂ©cembre 2016. Mais voilĂ , nous sommes en 2024, et les fans attendent toujours leur prĂ©cieux jeu. Sept longues annĂ©es se sont Ă©coulĂ©es, et toujours rien Ă l’horizon. Sept. Ans. Vous imaginez la frustration ?
đ Ă lire Ă©galement : Crowdfunding : Informations supplĂ©mentaires bienvenues.
Mais ce n’est pas tout ! PrĂšs de 2 500 backers du jeu Relic Knights 2nd Edition sont Ă©galement laissĂ©s sur le carreau. Une autre dĂ©ception pour les backers. Eux aussi ont contribuĂ© Ă hauteur de 380 000 dollars sur Kickstarter, et eux non plus n’ont jamais reçu leur jeu. C’est Ă se demander si Ninja Division n’a pas Ă©tĂ© victime d’une⊠malĂ©diction !
Alors, que s’est-il passĂ© ? Les coulisses du dĂ©sastre : retards, coĂ»ts et problĂšmes de santĂ©. Selon Ninja Division, les problĂšmes ont commencĂ© en 2016, pendant le dĂ©veloppement de Super Dungeon Explore: Legends. Les retours « tiĂšdes » des fans sur les rĂšgles en cours de dĂ©veloppement ont poussĂ© l’entreprise Ă tout reprendre de zĂ©ro. Une dĂ©cision qui semblait bonne sur le papier, mais qui a entraĂźnĂ© des retards et des coĂ»ts supplĂ©mentaires considĂ©rables.
Pour couronner le tout, le designer en chef, Dietrich Stella, a été confronté à des problÚmes cardiaques en 2017, ce qui a limité sa capacité de travail pendant six mois. Un véritable coup dur pour le projet.
La spirale infernale : fonds épuisés et licenciements
Résultat des courses : en 2017, Ninja Division avait épuisé tous les fonds récoltés sur Kickstarter pour Super Dungeon Explore: Legends. Selon leurs estimations, il leur manquait encore 750 000 dollars pour terminer et expédier le jeu. Autant dire une somme colossale !
Face Ă cette situation intenable, Ninja Division a dĂ» se rĂ©soudre Ă licencier la majoritĂ© de son personnel fin 2018. Un an plus tard, leur campagne Kickstarter Starfinder Masterclass Miniatures, qui avait rĂ©coltĂ© plus de 450 000 dollars auprĂšs de 2 200 backers, a Ă©tĂ© reprise par Paizo. Mais mĂȘme lĂ , en juin 2022, il restait encore plus de 70 figurines sur les 100 prĂ©vues Ă produire.
Le coup de grĂące pour Ninja Division : la faillite et la colĂšre des fans
Et maintenant, le coup de grĂące : le 5 mars 2024, Ninja Division dĂ©pose le bilan, laissant des milliers de fans sur le carreau. Dans sa dĂ©claration de faillite dĂ©posĂ© ce 5 mars 2024 au tribunal des faillites du district de l’Idaho, l’entreprise indique avoir des dettes comprises entre 1 et 10 millions de dollars, pour des actifs infĂ©rieurs Ă 100 000 dollars. Autant dire que les chances pour les backers de rĂ©cupĂ©rer leur mise sont proches de zĂ©ro.
Certains fans en colĂšre rĂ©clament que Ninja Division publie au moins les fichiers PDF et STL des jeux, afin qu’ils puissent les imprimer en 3D et les assembler eux-mĂȘmes. Une maigre consolation pour ces joueurs passionnĂ©s qui ont investi leur argent et leur confiance dans ces projets.
Sur la base des informations fournies sur le dépÎt de bilan, voici les points clés de la faillite de Ninja Division Publishing, LLC au titre du chapitre 7 :
- Ninja Division Publishing a dĂ©posĂ© une demande de mise en faillite au titre du chapitre 7 le 5 mars 2024 auprĂšs du tribunal des faillites du district de l’Idaho. Il s’agissait d’un dĂ©pĂŽt volontaire.
- La société a déclaré des actifs compris entre 0 et 100 000 dollars et des passifs compris entre 1 et 10 millions de dollars. Elle a entre 1 et 49 créanciers.
- La division Ninja s’attend Ă ce qu’il y ait suffisamment d’actifs dans la masse de la faillite pour effectuer des paiements aux crĂ©anciers non garantis. Cela suggĂšre qu’il ne s’agit pas d’un cas typique de chapitre 7 « sans actif ».
- Dans le cadre du chapitre 7, un administrateur est dĂ©signĂ© pour liquider les actifs non exemptĂ©s du dĂ©biteur et distribuer les produits aux crĂ©anciers par ordre de prioritĂ© â crĂ©anciers garantis, crĂ©anciers non garantis prioritaires, puis crĂ©anciers non garantis gĂ©nĂ©raux.
- Le sursis automatique empĂȘchant les crĂ©anciers de recouvrer leurs crĂ©ances est entrĂ© en vigueur dĂšs le dĂ©pĂŽt de la demande. Une assemblĂ©e des crĂ©anciers se tiendra le 4 avril 2024.
- S’il s’avĂšre qu’il s’agit d’un « cas d’actif », les crĂ©anciers non garantis devront dĂ©poser des preuves de rĂ©clamation dans un dĂ©lai fixĂ© par le tribunal pour pouvoir bĂ©nĂ©ficier d’une distribution du produit de la liquidation. Les crĂ©anciers garantis n’ont pas besoin de dĂ©clarer leurs crĂ©ances pour maintenir leurs privilĂšges.
Pour rĂ©sumer tout ce charabia juridique, Ninja Division procĂšde Ă une liquidation en vertu du chapitre 7, mais estime qu’elle dispose de certains actifs non grevĂ©s qui pourraient permettre un paiement au moins partiel aux crĂ©anciers non garantis, ce qui est atypique pour de nombreux cas relevant du chapitre 7. La procĂ©dure de faillite dĂ©terminera les actifs disponibles et le montant que les crĂ©anciers finiront par rĂ©cupĂ©rer.
Kickstarter et jeux de société : un systÚme à réformer ?
Mais au-delĂ de la dĂ©ception des fans, cette histoire soulĂšve de nombreuses questions sur le fonctionnement des campagnes Kickstarter dans l’industrie du jeu de sociĂ©tĂ©. Comment garantir que les Ă©diteurs tiennent leurs promesses ? Comment s’assurer que l’argent rĂ©coltĂ© soit utilisĂ© Ă bon escient ? Et surtout, comment protĂ©ger les backers en cas de faillite ?
Car il faut bien l’avouer, le systĂšme actuel prĂ©sente de nombreuses failles. Les crĂ©ateurs de jeux peuvent rĂ©colter des sommes considĂ©rables sans avoir Ă rendre de comptes sur l’avancement de leur projet. Et en cas de problĂšme, les backers n’ont quasiment aucun recours.
Des éditeurs responsables, malgré tout
Bien sĂ»r, il serait injuste de jeter la pierre Ă tous les Ă©diteurs. Nombreux sont ceux qui utilisent Kickstarter de maniĂšre responsable et transparente, en informant rĂ©guliĂšrement leurs backers de l’avancĂ©e des travaux et en livrant des jeux de qualitĂ© dans les temps impartis. Mais force est de constater que les dĂ©rives existent, et qu’elles peuvent avoir des consĂ©quences dĂ©sastreuses.
Alors, que faire pour Ă©viter que de telles situations ne se reproduisent ? Quelles solutions pour l’avenir ? Certains prĂ©conisent un contrĂŽle plus strict des campagnes par Kickstarter, avec des obligations de transparence et des garanties pour les backers. D’autres suggĂšrent la mise en place d’un fonds de garantie, qui permettrait d’indemniser les joueurs en cas de faillite de l’Ă©diteur. Des pistes intĂ©ressantes, qui mĂ©ritent d’ĂȘtre explorĂ©es.
En attendant, les fans de Ninja Division ne peuvent qu’espĂ©rer un⊠miracle. Peut-ĂȘtre qu’un autre Ă©diteur reprendra le flambeau et leur permettra enfin de mettre la main sur ces jeux tant attendus ? Comme ce fut la cas pour CMON et Mythic Games. Ou peut-ĂȘtre que Ninja Division trouvera un moyen de publier les fichiers des jeux, en guise de lot de consolation ? Seul l’avenir nous le dira.
Une leçon amÚre pour les fans de jeux de figurines (et de Ninja Division)
Mais une chose est sĂ»re : cette histoire laissera un goĂ»t amer Ă tous les fans de jeux de figurines. Elle rappelle cruellement que derriĂšre les belles promesses et les images allĂ©chantes, le monde du financement participatif reste un univers impitoyable, oĂč les rĂȘves peuvent virer au cauchemar en un clin d’Ćil. Prudence et discernement : les maĂźtres mots du financement participatif.
Alors, que retenir de cette triste Ă©popĂ©e ? Peut-ĂȘtre qu’il faut aborder les campagnes Kickstarter avec prudence et discernement, en gardant Ă l’esprit que rien n’est jamais acquis. Peut-ĂȘtre aussi qu’il faut continuer Ă soutenir les Ă©diteurs honnĂȘtes et passionnĂ©s, ceux qui se dĂ©mĂšnent pour nous offrir des jeux toujours plus beaux et innovants.
Tout ça nous rappelle la triste affaire de Krok Nik Douille en 2013 qui avait lancĂ© Massilia sur Ulule. Jeu que l’Ă©diteur n’a jamais sorti, gardant tout l’argent pour lui, malgrĂ© une campagne rĂ©ussie. Le jeu a finalement Ă©tĂ© repris par Quined Games pour sortir une annĂ©e plus tard. Les backers l’ont alors reçu via le nouvel Ă©diteur.
Pour conclure, le jeu de sociĂ©tĂ©, bien plus qu’un simple financement. Car malgrĂ© les dĂ©convenues et les dĂ©sillusions, nous savons tous que le jeu de sociĂ©tĂ© reste un formidable vecteur de partage, de dĂ©couverte et d’Ă©motions. Un monde de fun, oĂč l’imagination et la convivialitĂ© rĂšgnent en maĂźtres, et oĂč les alĂ©as du financement participatif ne sont finalement qu’un dĂ©tail dans la grande aventure ludique qui nous attend. Mais oui, pour tous les backers qui risquent fort de perdre leur argent avec la faillite de Ninja Divison, c’est rageant.
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Article Ă©crit par LoĂŻc. Breton dâorigine et exilĂ© depuis peu en Suisse (pour son chocolat, surtout), LoĂŻc vit et respire jeux de sociĂ©tĂ©. Il est toujours prĂȘt Ă sortir cartes et plateaux pour sâamuser et partager sa passion dĂ©bordante. Joueur dans lâĂąme, sa devise est « Une petite partie, entre deux arrĂȘts de bus ? ».
Quelles leçons pouvons-nous tirer de la faillite de Ninja Division pour l'avenir du financement participatif dans le domaine du jeu de société ?
9 Comments
Gilles
Merci pour cet article.
Entre les projets non livrés (assez rare au final) et les projets livrés en retard (trÚs courant pour le coup), je me suis progressivement détourné du financement participatif comme en témoigne les stats suivantes :
– 2020 : 18 projets soutenus
– 2021 : 11 projets soutenus
– 2022 : 5 projets soutenus
– 2023 : 3 projets soutenus
– 2024 : aucun pour le moment
Sur les 31 projets reçus, les 2/3 sont arrivĂ©s en retard avec un retard moyen d’environ 1 an (jusqu’Ă 3 ans pour Arkeis et prĂšs de 2 ans de retard pour The 7th Citadel).
Au passage, tous les projets que j’ai soutenus de la Boite de Jeux sont arrivĂ©s Ă l’heure ou mĂȘme en avance : bravo Ă eux !
Newton
J’ai l’impression qu’en plus de l’effet de mode, il y a une sorte d’addiction au Kickstarter, chacun essayant d’y trouver le jeu de ses rĂȘves.
Pour Altered, je regardais la jauge 4 fois par jour, ca en devenait ridicule. J’ai reçu 7th Citadel et je n’ai toujours pas lu les rĂšgles. Mine de rien, on manque tous de temps…
lithrac
C’est hĂ©las une des issues possibles, mĂȘme si elle n’est pas frĂ©quente, du financement participatif. Il me semble important de rappeler un Ă©lĂ©ment essentiel du crowdfunding, qui est ignorĂ© ou vite passĂ© sous silence dans la frĂ©nĂ©sie de l’instant back gĂ©nĂ©rĂ© par notre FOMO: les sommes versĂ©es Ă un.e auteur.ice sur Kickstarter (KS) sont des donations.
En effet, KS est Ă la base une plateforme qui permet aux auteurs de trouver des mĂ©cĂšnes. Ce n’est qu’avec l’explosion du phĂ©nomĂšne crowdfunding et la systĂ©matisation des contreparties (ce que le backer peut recevoir en retour) que KS, dans la perception de la majoritĂ© de ses utilisateur.ice.s, s’est transformĂ© petit Ă petit en une sorte d’outil de prĂ©commande. Ce qu’il n’est pas. On observe donc un dĂ©calage entre ce que le crowdfunding devrait ĂȘtre et ce qu’il est devenu, en tout cas dans les perceptions de ses utilisateur.ice.s.
La plateforme de crowdfunding Gamefound exprime d’ailleurs cela clairement « Gamefound isn’t a store », peut-on lire sur leur page dĂ©diĂ©e Ă leur fonctionnement (https://gamefound.com/en/info/crowdfunding-guide#/section/gamefound-is-not-a-store). « A project is not a buyable item but an idea that can come to life. Backers can pledge to it to make it happen and then receive rewards. In short, you contribute to an idea that may or may not materialize », Ă©crivent-ils encore.
Je pense qu’il est important de conscientiser les utilisateur.ice.s sur le rĂŽle de ces plateformes, Ă savoir de permettre aux auteurs de rĂ©aliser leurs projets. La contrepartie, quant Ă elle, n’est pas le but du projet.
Cédric
Je suis entiĂšrement d’accord avec cette analyse.
J’ai des tas de projets Kickstarter / Gamefound / GameOnTabletop en cours et aussi des tas qui ont Ă©tĂ© livrĂ©s (en retard OU PAS, voire en avance pour certains).
Il ne faut pas oublier que Kickstarter ce n’est pas Philibert.
Pour reprendre le cas traitĂ© dans cet article, on ne parle pas ici d’une arnaque montĂ©e par un pseudo Ă©diteur.
On parle ici d’une entreprise qui dĂ©pose le bilan.
Alors oui, les backers ont l’impression de s’ĂȘtre fait arnaquĂ©s, mais ce n’Ă©tait pas l’intention de dĂ©part.
C’est exactement comme toutes les personnes qui prennent un abonnement dans une salle de sport (qui peut largement Ă©galer ou dĂ©passer le montant d’un pledge pour un jeu de sociĂ©tĂ©), puis qui se retrouve un matin devant la porte fermĂ©e de son club car il a fait faillite.
Et lĂ , le bel abonnement annuel payĂ© Ă l’avance est perdu sans recours possible (il ne faut pas rĂȘver, les adhĂ©rents ont les plus bas sur la liste des crĂ©ancier).
Et croyez-moi, quand ça arrive, l’entrepreneur ne passe pas en cessation d’activitĂ© pour « voler » l’argent des adhĂ©rents (je peux en parler car j’ai ouvert une salle de sport puis j’ai dĂ©posĂ© le bilan au bout de 2 ans)…
Bien-sûr, il y a toujours des brebis galeuses, mais je crois sincÚrement que les créateurs qui lancent des projets sur ls plateformes de financement croient en leur projet.
Et il m’est souvent arrivĂ© d’avoir des projets qui Ă©taient annulĂ©s pendant la campagne car le crĂ©ateur avait assez de recul et d’autocritique pour se dire qu’il valait mieux annuler pour relancer (ou pas) sur d’autres bases.
Bref, je suis triste que des backers aient laissĂ© des plumes sur le projet citĂ© dans l’article, mais je suis tout aussi triste pour l’Ă©diteur qui a dĂ» abandonner le projet et toutes les personnes qui l’avaient soutenu…
Guillaume
Ah, c’Ă©tait un autre ton en 2013 ce blog dis donc ! (et pas forcĂ©ment pire :))
Moi , j’ai arrĂȘtĂ© la drogue kickstarter.
Gilles
Encore un exemple navrant : aprĂšs avoir annoncĂ© le 17 janvier que « les produits de la vague 2 d’Eclipse sont en chemin et prĂ©vus pour arriver dans nos entrepĂŽts d’ici la fin du mois de fĂ©vrier. », Matagot vient d’informer les backers le 8 mars que « que ces Ă©lĂ©ments n’aient pas Ă©tĂ© produits dans les dĂ©lais impartis » et qu’ils ne « pourront pas relancer la production avant la fin de l’annĂ©e ».
Donc on passe de « c’est en chemin » à « ça arrivera dans un an ».
Quel amateurisme…
https://www.gameontabletop.com/cf1771/eclipse-reimpression.html#item-updates-42791
Gus
đ±
Sylvain
Pour ma part, jâai lâimpression que la plupart des jeux KS sont dĂ©jĂ finalisĂ©s et aboutis (au niveau design) et quâil ne reste plus quâĂ lancer la production. Câest finalement une vitrine pour un jeu (qui permettra ensuite Ă lâĂ©diteur de mieux nĂ©gocier les localisations si les rĂ©sultats sont au rendez-vous). Jâai tendance Ă me mĂ©fier des KS (et des vidĂ©os associĂ©s de testeurs sponsorisĂ©s)⊠car comment savoir si un jeu a Ă©tĂ© suffisamment testĂ© et Ă©quilibrĂ©.
Tedrak
Bonjour,
Personnellement, j’ai dĂ©cider de ne plus financer de campagne.
Entre les retards, de 1 Ă 5 ans ; les jeux qui n’arrivent jamais (assez rare heureusement) ; les jeux qui arrivent en boutique avant de revenir aux backeurs et souvent moins chers que lors de la campagne.
Je penses que le financement participatif pour les jeux n’est plus une solution intĂ©ressante.
Cdt