Side Quest Nemesis et 7th Sea : S’évader dans des mondes cultes
🔒️ Test complet des escape games Side Quest Nemesis et 7th Sea : immersion dans des univers cultes mais énigmes frustrantes.
Side Quest Nemesis et 7th Sea
Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur ces deux jeux. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé les jeux de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale des jeux, basée sur notre propre expérience.
Pixie Games nous propose la version française des deux premiers volets d’une série d’escape games de salon. Des éléments 3D participent à l’immersion et les univers visités sont déjà chargés d’une certaine histoire. Qu’en est-il de ces propositions ?
N’étant pas un adepte de ce type de jeu, j’y arrive avec un esprit ouvert. Comme le néophyte moyen, histoire de voir si je peux être happé moi aussi.
Accessoirement j’ai découvert l’univers de Nemesis lors de ma critique sur le second volet de la trilogie, Nemesis Lockdown, et j’avais plutôt aimé cet ersatz d’Alien.
Quant à 7th Sea, j’ai joué au JDR il y a quelques années. Un monde de capes et d’épées avec une touche de magie, basé sur une uchronie d’Europe époque Renaissance. Un monde charismatique et héroïque qui me plaisait.
Ces deux portages me tentent donc et ce dès la prise en main des petites boîtes les accueillant.
Side Quest Nemesis
Vous jouez le capitaine Jessica Kowalski et son équipage à bord d’un vaisseau spatial de secours. Une grosse prime vient d’être proposée pour retrouver un navire perdu depuis quelques semaines. Sa cargaison doit être sécurisée et ramenée sur Terre dès que possible. Pour finir, l’un des membres d’équipage est une ancienne connaissance. Vous aurez donc à cœur de le retrouver.
Un vaisseau en piteux état sera votre entrée dans cette aventure. À vous de remettre les différents systèmes en fonction et d’analyser ce que votre ordinateur de bord propose sous la dénomination «intrus». De grosses bestioles en approche, une possible infection et une survie hypothétique seront au programme.
Le matériel est assez intéressant. Composé de cartes et de jetons à monter soi-même. Pas de règles avant de se lancer, on entre directement dans le vif du sujet!
Le principal intérêt réside dans un côté manipulation des éléments. Certaines des énigmes vous demanderont de faire des puzzles en 3D. Au fur et à mesure de vos découvertes, vous compléterez «une partie du vaisseau exploré» sous la forme de 2 petits paravents se glissant dans le fond de la boîte pour proposer un «cube» avec moult décors pouvant être manipulés, observés et complétés par des cartes à y glisser.
Le tout est plutôt bien fait et donne envie d’y toucher pour chercher d’éventuels indices.
Side Quest 7th Sea
Vous incarnez un personnage haut en couleur, le capitaine Tomas Linden-Bart, qui est en passe de mettre la main sur un acier draconique mythique. Les indices vous amènent jusqu’à un petit village perdu dans une sombre forêt. Le seul endroit intéressant semble être une chapelle abandonnée. Vous commencez donc devant sa porte scellée… et vous y resterez jusqu’à ce que la mort vous trouve.
Et oui, j’aurais aimé vous en dire plus mais nous avons attaqué cette aventure le samedi juste avant Noël. C’était potentiellement prometteur mais au bout de 20 minutes de mise en place et de jeu… pas de carte n°16 ! C’est rageant, hein !
Donc on a dû replier l’ensemble du jeu sans pouvoir le tester comme il se doit. Petit message à l’éditeur dans la foulée, avec l’espoir de récupérer une version digitale de la carte manquante et de pouvoir terminer. Vu le jour et la date, vous connaissez déjà la fin de l’histoire…
Réponse 5 jours plus tard avec une photo de la carte… n°13. Une journée de plus pour obtenir la bonne carte (les explications du problème se trouvent un peu plus loin) avec un SAV fermé jusqu’au 2 janvier mais un mail de prise en compte de ma demande pour une carte en vrai bois d’arbre. Peu étonnant me direz-vous et je suis tout de même compréhensif.
Plus gênant, c’est moi qui me vois obligé de demander des nouvelles sur l’envoi le 5 janvier. Nous sommes le 26 janvier lorsque je reçois une carte de la part de l’éditeur : la #13…. C’est aussi un peu de ma faute puisque je me suis basé sur le chiffre en gros en haut à gauche de la carte, dans le drapeau, qui sert de repère tout au long du jeu.
Mais en regardant de plus près, c’est la carte #16 qui est écrit en tout petit en bas à droite. Je suis vraiment trop premier degré ! Je ne vais pas perdre mon temps avec un mauvais jeu et je décide d’abandonner là !J’ai cru comprendre que ce n’était pas une première de la part de Pixie Games. Mouais 😣.
On a finalement repris un bon mois plus tard… à 2 cette fois. Après avoir fini cette seconde entrée en matière, je ne suis pas plus motivé que pour le premier opus. Voire encore moins !
On retrouve la boîte se montant en forme de cube pour donner vie à l’extérieur de la fameuse chapelle. Puis une ouverture du cube après avoir trouvé le moyen d’entrer. Moins de manipulation et pas de puzzles 3D cette fois.
Duo de Side Quest – Verdict
Comment dire… tout en restant le plus diplomate possible… ouch !
C’est lourd, creux et sans intérêt pour l’immersion dans les deux univers traités. Je n’ai pas ressenti la tension à laquelle je m’attendais avec Nemesis. Quant à 7th Sea, je m’attendais à quelque chose sur un navire, style Jack Sparrow, très épique… mais on se retrouve dans une chapelle abandonnée sans vraiment vendre de l’aventure. Les dialogues de votre personnage en sont presque pitoyables : il préfère passer deux heures à se creuser la tête pour une entrée avec panache uniquement accueillie par des rats apeurés que de défoncer une porte à coups de pioche comme nous l’explique cet aventurier de haut vol…
Même en mettant de côté notre mésaventure, qui m’a quelque peu refroidi… et forcé à reprendre une partie 4 semaines plus tard, ce n’est pas grandiose !
Côté système, il y a du bon et du moins bon. Certains des puzzles à manipuler sont véritablement intéressants, voir jouissifs lors de leur réalisation. Tout particulièrement ceux en 3D de Nemesis.
La version «cube dans la boîte» des indices n’est pas d’un intérêt grandiose. Une bonne idée maladroitement mise en œuvre. Les énigmes «dessinées» sont basiques et sans grand challenge ou tordues au possible et sans explications claires pour les aborder. Elles peuvent induire en erreur et frustrer les joueurs (ça a été mon cas…). Le plus, c’est qu’on n’est jamais bloqué grâce à un système d’indices sur 3 niveaux de révélation, assez pointu. Il permet une petite aide, une aide moyenne ou la réponse si vraiment cela rame fortement.
Le système de résolution des énigmes est intéressant… mais un «analyste» ou un «intuitif» peuvent avancer dans le scénario sans presque utiliser les cartes de l’aventure. Cela a été mon cas au moins trois ou quatre fois lorsque je me sentais bloqué. Je sais que l’on n’est pas dans l’essence de ce type de jeu en faisant cela mais, pour ma défense, j’essayais de comprendre la solution à rebours ensuite…
Il existe tout de même un semblant de rejouabilité selon les tirages de certaines cartes ou les décisions prises lorsqu’elles sont plus ou moins malheureuses. Les fins peuvent ainsi varier mais pas la plus grande partie de ce qu’il y a avant. Dommage.
Si vous voulez tenter l’expérience, je conseillerais de commencer par Nemesis : le plus intéressant et celui qui tient le mieux la route. Selon votre expérience vous aurez une bonne idée si le second opus peut vous plaire.
Vraiment pas emballé par ces deux tentatives intéressantes sur le papier mais ratées pour moi dans leur réalisation.
Les habitués de ce type de jeu y trouveront peut-être leur bonheur. Je passe mon tour, à regrets tout de même. Non, en vrai, pas vraiment. Ce n’est pas aujourd’hui que je deviendrai adepte de ce genre de jeu.
- Date de sortie : Octobre 2023
- Langue : Française
- Assemblé en : Chine
- ITHEM : 3 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 5 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : C. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici
- Création : Jakub Caban, Bartosz Idzikowski
- Illustrations : Magdalena Klepacz, Zbigniew Umgelter, Aleksander Zawada
- Édition : Pixie Games
- Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 4 ( 1-2 est mieux comme toujours dans ce genre de jeu )
- Âge conseillé : Dès 14 ans
- Durée : 60 – 120 minutes ( selon votre rapidité à résoudre les énigmes )
- Thème : Scifi Horreur ( Nemesis ) ou Heroic Fantasy ( 7th Sea )
- Mécaniques principales : Coopératif, narratif, puzzle, escape game de salon. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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Article écrit par Chab. Rôliste devenu platoïste par manque de temps. Pâtissier initié et fan de Robbie Williams. Patriarche de cœur d’un troupeau de gremlins. Aime qu’un jeu lui raconte une histoire.





2 Comments
cyrillekehr
Merci pour cette analyse dont je partage l’avis à 100%. Pour ma part, j’ai testé la version Némésis et mise à part qq bonnes idées de puzzle 3D, j’ai trouvé l’intrigue très plate et peu entrainante… Résultat, cela me donne furieusement envie de faire une partie de Némésis, le vrai… en solo, tiens!
Chab
Merci pour le retour qui valide !
J’avais l’impression d’avoir été dur sur les commentaires comme sur la note globale mais c’est vraiment notre ressenti…