jeu cher
Analyses & psychologie du jeu,  Jeux de plateau

Les jeux de société deviennent-ils trop chers ?

💸 Les prix des jeux de société peuvent surprendre. Si certains restent tout à fait accessibles, d’autres montent en flèche.


100 euros le jeu de société, bientôt la norme ?

100, 150, 250 euros… Aujourd’hui, trouver un jeu de société à triple chiffre dans une boutique spécialisée n’a plus rien d’exceptionnel. Les prix s’envolent, et ce n’est pas qu’une impression.

Il fut un temps, pas si lointain, où dépenser une telle somme pour s’installer autour d’un plateau relevait de l’exception. Aujourd’hui, force est de constater que les jeux à triple chiffre s’affichent dans les boutiques spécialisées et dans les campagnes Kickstarter. 80, 100, 120, 150, 180, 250 euros… Ces tarifs stratosphériques tendent à devenir monnaie courante.

Comment expliquer un tel décrochage par rapport au pouvoir d’achat ? Doit-on craindre que ce loisir devienne réservé à une élite ? Ou s’agit-il d’un effet de mode qui va se réguler ? Dans un contexte d’inflation galopante, une chose est sûre : le porte-monnaie des joueurs et des joueuses risque d’être mis à rude épreuve. Analyse d’un marché en surchauffe.

NB : Dans cet article, nous nous concentrons sur les jeux de plateau « de base ». On ne parlera ni de toute une gamme qui peut compter plusieurs extensions, ni des jeux de cartes à collectionner qui peuvent eux aussi faire péter les compteurs !

Sondage

Nous vous proposons ici un petit sondage anonyme avec quelques questions. Il nous permettra de revenir ensuite sur les réponses et de publier les conclusions sur notre blog. Merci de prendre quelques minutes, secondes, pour y répondre.

[Mise à jour du 12.8 : Vous avez été plus de 1 400 à répondre au questionnaire et nous vous en remercions. Dans le but de l’analyser et de vous présenter les résultats, nous l’avons désormais fermé. Nous partagerons les résultats avec vous dans quelques jours]

L’augmentation du coût des jeux de société : La luxification est en marche

La popularité des jeux de société a connu une croissance immense ces dernières années. Il y a une tendance à la « luxification » des jeux. Cependant, cette tendance s’accompagne d’inquiétudes concernant la hausse des coûts associés à ce loisir. Des campagnes Kickstarter luxueuses aux tirages limités, les prix semblent augmenter régulièrement.

La luxification est un phénomène qui consiste à appliquer les codes et les critères du luxe à des marques ou des produits qui ne sont pas traditionnellement associés à ce secteur. Par exemple, des marques de mode, de restauration, de technologie ou de voyage peuvent se luxifier en proposant des services ou des expériences personnalisés, rares, exclusifs et de haute qualité à leur clientèle. Le but de la luxification est de se différencier de la concurrence, de fidéliser et de créer une image de prestige et d’élégance. Ce que l’on retrouve de plus en plus dans certains jeux de société qui mettent en avant un déluge de matériel… luxeux.

La luxification peut se faire par différents moyens, tels que :

Bien sûr, voici la liste avec un emoji devant chaque point :

✨ La création de collections capsules ou de collaborations avec des artistes ou des personnalités influentes.

💰 L’augmentation des prix ou la réduction des quantités pour créer un sentiment de rareté et de désirabilité.

🎨 L’amélioration de la qualité des matériaux, des finitions, du design ou de la performance des produits.

📖 Le développement d’une communication et d’un marketing axés sur le storytelling, l’émotion, le rêve ou le lifestyle.

🎁 L’offre d’un service client personnalisé, attentif et sur-mesure.

🏬 L’ouverture de boutiques éphémères, de pop-up stores ou d’espaces exclusifs.

📱 La mise en place d’une stratégie digitale innovante, utilisant les réseaux sociaux, les influenceurs, les applications mobiles ou la réalité augmentée.

Cette situation de luxification du jeu de société est-elle viable ou risque-t-elle d’exclure une partie de la communauté de joueurs et de joueuses ? Examinons aujourd’hui les différentes facettes de cette problématique.

Le débat autour de l’augmentation des prix des jeux de société

De nombreuses voix dans la communauté ludique s’élèvent pour critiquer cette tendance à la hausse des prix. Selon eux, certains éditeurs ajoutent des composants luxueux (figurines, plateaux 3D, tapis en néoprène…) uniquement pour se démarquer, et non pour offrir un véritable plus ludique. Le risque serait d’exclure les joueurs aux budgets plus limités si cette course au « blinguisme » n’est pas régulée.

D’autres dénoncent l’exploitation de l’effet de rareté, avec la multiplication des éditions limitées et exclusivités. Si cela peut sembler rentable à court terme, la viabilité à long terme d’un marché élitiste est questionnée. Comment retrouver un équilibre entre innovation et accessibilité ? Le débat est ouvert entre professionnels et passionnés du secteur.

Ainsi, l’introduction présente la problématique globale de l’augmentation des prix, et la partie sur le débat se concentre sur les critiques et controverses que cela suscite dans le milieu des jeux de société.

L’impact de la complexité de la production sur les prix

Il faut le reconnaître, les jeux de société ont des chaînes d’approvisionnement complexes. Différentes usines produisent des cartes, des pions, des plateaux, des figurines et d’autres composants avant l’assemblage final. Avec autant de pièces… mobiles, il est difficile de réaliser des économies d’échelle.

Cela contribue à des petits tirages où les jeux peuvent rapidement être en rupture de stock, influençant leur rareté et leur prix sur le marché secondaire d’occasion, par exemple. Le coût des moules pour les figurines, des pièces en plastique et de l’expédition vient également s’ajouter.

La psychologie et les émotions derrière la collection de jeux

Le plaisir de constituer une collection, de découvrir de nouveaux jeux et d’offrir des moments agréables fait appel à de puissantes motivations psychologiques. Cela peut conduire à un désir insatiable d’acquérir le prochain jeu à la mode.

La disponibilité limitée exacerbe ce phénomène, créant un sentiment d’urgence et d’engouement. Pour certains publics, posséder la collection la plus complète ou la plus rare devient… essentiel, comme une part de leur identité. Ces facteurs émotionnels peuvent prendre le pas sur les considérations pratiques liées au coût. On y reviendra en détail plus bas.

Comment Kickstarter modifie le marché

Le financement participatif a bouleversé le cycle de production traditionnel des jeux de société. Les campagnes promettent une pléthore de paliers débloqués, aka les stretch-goals, d’exclusivités et de composants luxueux, etc. Les backers ont l’impression de bénéficier d’une affaire exceptionnelle par rapport aux prix de vente au détail.

Mais cette rareté trompeuse et ce marketing fondé sur la peur de passer à côté, le fameux FOMO, peuvent masquer les coûts sous-jacents. Les éditeurs savent également que les backers s’attendent à une production exceptionnelle, qui devient alors la norme.

Des opportunités pour une tarification plus accessible

Certains signes montrent que le secteur reconnaît la nécessité d’un équilibre. Certains projets Kickstarter de jeux de société proposent désormais des versions allégées ou avec des standees. Pareil pour le marché « traditionnel », avec des jeux « light », des éditions moins classieuses, moins chères par conséquent.

Si les options luxueuses visent les collectionneurs et collectionneuses, le maintien d’un prix d’entrée raisonnable permet à la communauté de continuer à s’agrandir. À mesure que l’univers du jeu de société évolue, les prix peuvent osciller jusqu’à ce qu’un équilibre soit atteint.

La modération et la compréhension mutuelle entre éditeurs et consommateurs faciliteront ce processus.

Facteurs économiques externes et hausse des coûts de production

L’industrie du jeu de société ne fonctionne pas en vase clos. Elle est influencée par des facteurs économiques globaux qui impactent les coûts de production.

D’une part, la santé de l’économie mondiale a un effet direct. En période de récession, la demande peut baisser, incitant les fabricants à rogner sur les coûts. Le taux de change entre les devises influence aussi les dépenses pour des productions à l’international.

D’autre part, le marché des matières premières, comme le carton, le plastique ou le métal, fluctue constamment. La hausse des cours de ces intrants répercute immédiatement sur les coûts de fabrication des jeux. Idem pour le pétrole, dont dérivent les plastiques.

Enfin, des contraintes environnementales croissantes poussent à utiliser des composants plus durables et éthiques, souvent plus onéreux.

Ainsi, les aléas de l’économie mondiale et des marchés des matières imposent aux éditeurs de jeux une adaptation constante pour contenir l’inflation de leurs coûts de production.

Quelques exemples de jeux (chers)

Liste non exhaustive bien évidemment.

  1. Bloodborne : Le jeu de plateau – Adaptation du célèbre jeu vidéo, Bloodborne : Le jeu de plateau offre une expérience de chasse et de combat tendue qui récompense autant l’habileté que la chance. Un exemplaire neuf du jeu coûtera juste un peu moins de 100 euros, sans compter les nombreuses extensions.
  2. Kingdom Death : Monster – Connu pour ses figurines uniques, bizarres et inquiétantes, Kingdom Death : Monster est bien plus qu’une simple esthétique. Le jeu est apprécié pour son histoire évolutive et son gameplay fun. Une boîte neuve coûte dans les… 400 euros.
  3. Descent : Légendes des Ténèbres – Une version actualisée du classique Descent, ce jeu peut être joué en solo ou en groupe et offre des dizaines d’heures de jeu. On vous en parle plus en détail ici. Il coûte près de 165 euros.
  4. Cthulhu Wars – Ce jeu propose des reproductions à l’échelle des horreurs de Lovecraft, allant de minuscules cultistes à d’énormes béhémoths et léviathans. Le jeu lui-même est impressionnant, et les figurines (de ouf !)en valent la peine, malgré son prix de plus de 200 euros.
  5. Coffee Traders – Dans Coffee Traders, dirigez votre entreprise de café. Intense (comme un espresso). On vous en parle en détail ici. Le jeu coûte 120 euros.
  6. Gloomhaven – Considéré comme l’un des meilleurs jeux de plateau jamais réalisés, Gloomhaven combine un jeu tactique impeccable avec une histoire évolutive intéressante. Un exemplaire neuf coûtera plus de 160 euros à un groupe.
  7. Frosthaven – La suite de Gloomhaven. Plus grand, plus impressionnant, plus… cher. Il va falloir à présent débourser plus de 200 euros. On vous en parle en détail ici.
  8. Return to Dark Tower – Un jeu où les joueurs et les joueuses jouent le rôle de héros, coopérant pour récupérer des ressources, nettoyer les bâtiments du mal et vaincre les monstres maléfiques. Comptez près de 200 euros pour l’acquérir.
  9. Nemesis (Lockdown, ou pas) – Malgré des aspects controversés comme l’élimination des joueurs et une grande part de chance, Nemesis est considéré comme un excellent jeu pour les joueurs et joueuses qui apprécient son gameplay très particulier. On vous en parle en détail ici. Il est rare de trouver un exemplaire à moins de 140 euros.
  10. Twilight Imperium – Connu pour son gameplay profond et ses sessions très longues, Twilight Imperium justifie son coût par la qualité et la durée du jeu (impressionnante). Il coûte souvent près de 150 euros.
  11. Voidfall – Voidfall est un gros jeu de stratégie épique de science-fiction, inspiré des 4X. Le prix du jeu tourne autour des 120-150 euros. La VF est attendue pour cet automne chez Super Meeple.
  12. Zombicide : Black Plague – Connu pour ses matériaux de haute qualité et de bonne facture, Zombicide : Black Plague coûte cher pour ses matériaux de qualité. Il est rare de trouver un exemplaire à moins de 100 euros.
  13. Les Aventuriers du Rail – Europe 15ème Anniversaire – Cette édition spéciale du jeu de société de construction de chemins de fer est vendue pour « juste » 90 euros.
  14. Le Secret de mon Père – Le Secret de mon père est un jeu narratif de pose d’ouvriers. Incarnez des membres d’une fratrie dont le père, tout juste décédé, vous a légué son laboratoire rempli d’inventions inachevées. Vous en parlait en détail à sa sortie ici. Le jeu coûte presque 100 euros.
  15. Cthulhu : Death May Die – Ce jeu se distingue des autres jeux de plateau d’horreur lovecraftienne en encourageant les joueurs et les joueuses à le considérer comme un film d’action. Il coûte près de 100 euros.

La psychologie des acheteurs, moteur de l’augmentation des prix

Le comportement des acheteurs et acheteuses de jeux de société et leur psychologie jouent un rôle majeur dans la hausse des prix observée ces dernières années.

Tout d’abord, la perception de la valeur est cruciale. Pour beaucoup, le prix élevé d’un jeu est associé à une meilleure qualité et un statut social supérieur. Ainsi, des éditeurs peuvent délibérément pratiquer une stratégie de prix élevés, tant que la qualité est au rendez-vous.

Ensuite, l’effet de rareté amplifie ce phénomène. Les consommateurs et consommatrices valorisent davantage un produit perçu comme rare ou en édition limitée. Les tirages restreints, goodies exclusifs et autres éditions « deluxe » exploitent habilement ce levier psychologique.

Enfin, la composante identitaire de la collection est très forte chez les joueurs et les joueuses les plus impliquées. Posséder la collection complète ou la plus prestigieuse procure prestige et satisfaction. Ce désir (obsessionnel ?) pousse à payer toujours plus cher les extensions et versions collector, quitte à déraisonner.

Ainsi, en comprenant et actionnant ces motivations inconscientes, les éditeurs de jeux parviennent à fixer des prix élevés, voire exorbitants, tout en conservant une forte demande. Le défi est de ne pas totalement exclure les consommateurs et consommatrices aux budgets plus serrés de ce marché passionnant.

Mais à l’inverse

Plutôt que de déplorer la hausse des prix, on pourrait aussi envisager les avantages d’un prix plus élevé pour les jeux de société :

✅ Cela permet aux éditeurs d’investir davantage dans la qualité des composants, des illustrations, du matériel. Un prix plus élevé peut donc être gage de luxe et de durabilité.

🎁 Cela rend le jeu plus « précieux » aux yeux des acheteurs, qui y portent plus d’attention et en prennent davantage soin. Le rituel d’ouverture d’une boîte luxueuse fait partie de l’expérience.

💰 Cela permet de mieux rémunérer les auteurs, illustrateurs, sculpteurs, etc. Leur travail est donc mieux valorisé.

🎯 Cela crée un effet « produit d’exception » auprès des collectionneurs, qui recherchent la qualité et la rareté. Le jeu devient un bel objet.

🌳 Cela peut éviter la surproduction et le gaspillage, en limitant les tirages. Moins de volumes mais plus d’attention portée à chaque exemplaire.

Bien sûr, tout est question d’équilibre. Mais dans une certaine mesure, le luxe dans l’univers du jeu de société peut se justifier par ces aspects positifs. L’enjeu est de rester accessible au plus grand nombre malgré des prix plus élevés, grâce à différentes gammes par exemple.

Conclusion. Vers un rééquilibrage du marché ?

Malgré des signaux préoccupants, il est encore temps d’infléchir la tendance à la hausse des prix dans l’univers du jeu de société. À condition d’opérer collectivement les bons choix, ce loisir peut renouer avec des tarifs abordables.

Plusieurs pistes existent déjà pour une industrie plus éthique. Des labels valorisant le made in France ou le commerce équitable émergent. La seconde main et le troc permettent de prolonger la durée de vie des jeux. De nouveaux modèles économiques comme la location ou la vente de parties pourraient aussi voir le jour.

Surtout, les plateformes de financement participatif doivent réguler les dérives marketing de certaines campagnes et promouvoir la transparence sur les coûts.

Les consommateurs et consommatrices ne sont pas sans pouvoir, en privilégiant les éditeurs vertueux et en délaissant les productions superflues.

Il faut espérer que tous les acteurs prendront conscience des dangers d’un marché élitiste. Le futur rêvé serait celui d’un jeu de société abordable, durable et accessible au plus grand nombre. Mais pour cela, professionnels et passionnés doivent agir vite, et unir leurs forces.


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Article écrit par Gus. Rédacteur-en-chef de Gus&Co. Enseigne à l’École supérieure de bande dessinée et d’illustration, travaille dans le monde du jeu depuis 1989 comme auteur et journaliste.


Et vous, est-ce que vous avez également remarqué ces augmentations de prix ?

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12 Comments

  • Altaripa

    Toujours compliqué, ce genre de sondage, on aimerais pouvoir nuancer.
    L’augmentation actuelle des prix est majoritairement dû à des effets non imputables aux éditeurs (si on ne tient pas compte des ks luxueux), mais on peut quand même leur imputer une part:
    – Lorsqu’ils mettent des éléments luxueux dans les boîtes de bases.
    – Lorsqu’ils décident de produire local, mais dans ce cas il faut soutenir cette démarche et donc elle a un coup.
    😉

  • Michon catherine

    Il y a un truc qui m’exaspère toujours :les boîtes pleines de vide avec, une fois les éléments depunchés, pleins de sachets qui se baladent ou pire un insert plastique qui n’est plus adapté une fois le jeu depunchés ou les cartes sleevées😞 payer cher pour du vide alors qu’on aurait certainement pu s’arranger pour que la boîte soit moins encombrante et sûrement moins chère, oui c’est rageant.. Un exemple de petite boîte bien remplie, la seule de ce type de ma collection je crois bien, c’est le jeu « pillards de scythie ».. Alors, éditeurs, faites marcher vos neurones parce que dans la plupart des jeux, c’est faisable…

    • Y@n

      Je cautionne totalement les propos (même si hors-sujet)
      Marre des boites remplis de vide avec un thermoformage inutile et concus avec seulement les 2 neurones de l’éditeur !!

    • Nicolas

      Bien d’accord, les boites vide du genre Tokaido, juste pour appâter le pigeon (que je suis) avec une grosse boite… ou bien les thermoformage qui ne sont plus adapté une fois les cartes sous sleeves.

  • Clemomatic

    Je dirais que concernant la question du prix des jeux, cela fait déjà un moment qu’il ne sont pas pleinement accessible à tous.

    Hors les jeux de cartes petit format, investir dans un jeu et un achat qui pose question pour un foyer au pouvoir d’achat faible. De plus la passage du COVID à ouvert la voie a des méthodes « alternative » sur table virtuelle (Tabletop Simulator, Playing cards.io), ou en Print & Play.

    Je pense donc qu’il y a en effet un vrai questionnement sur la production avant que celle-ci ne deviennent encore plus une affaire de niche qu’auparavant.

  • Chab

    Je dois bien avouer que le bon côté de la hausse des prix c’est qu’aujourd’hui on regarde clairement à deux fois, voir trois fois, avant de participer à un projet…
    Perso, n’étant pas peintre dans l’âme et n’ayant pas le temps, je préfère les boîtes avec de jolis standees colorés plutôt qu’une horde de figurines. Surtout quand on voit la répercussion sur le prix final. Heureusement le modèle est en train d’évoluer avec plus de jeux proposant des standees de base et les figurines en option payantes.
    Et d’accord avec Catherine sur le remplissage des boîtes.
    Entre Destinies (que j’adore) dont les grandes boîtes sont pleines de vide remplies par des inserts plastique. Proposant ensuite une grosse boîte pour tout ranger ensemble…et balancer à la poubelle toutes le boîtes précédentes avec leurs inserts plastique.
    Et, par exemple, Spectre The Board Game ayant une grosse boîte avec un insert carton réduisant la place pour le peu de matos au minimum… La boîte aurait pu être deux fois plus petite minimum !
    Bref il y a un sacré boulot à faire du côté des éditeurs qui ne pourra se faire réellement que si les habitudes des acheteurs changent un minimum…
    Et je fais partie de ces clients potentiels, alors à moi aussi de faire l’effort…
    C’est franchement paradoxal et presque schizophrène.

  • Remnei

    Fan des petits jeux de cartes malins (peu onéreux en général) et travaillant dans une ludothèque je ne subis que peu la monté des prix (d’un point de vue perso en tout cas 😉 ). Je fuie comme la peste tout jeux qui se repose sur les collectors, les  » exclusive », les ad-on, et tout ces trucs que je considère comme du m’as tu vu, des cache-misères et autres trompe-œil. Si on est arrivé à s’amuser pendant des millénaires à l’aide de dé, je vois pas vraiment ce que ça peut amener en terme de qualité ludique ses kg de plastique. (Même si j’adore quelques gros jeux comme Nemesis ou Twilight Imperium, mais plus pour leurs mécanismes et les interactions que pour l’univers et les figurines, Nemesis se jouerais très bien avec des jetons/standee à la place des figurines par exemple) J’ai l’impression que le jeu de société veut singer le JV et je trouve ça 99% raté ou alors c’est un produit dérivé pour les fans des licences mais dans ce cas là ne dite pas que c’est un jeu de société…

    Pour la taille de la boite et le vide ça ne me dérange pas c’est vraiment pas ce qu’il y a de plus impactant en terme de pollution/prix et comme en terme de conception c’est ce qui permet aux jeux de se faire voire dans les rayons… En tout cas c’est ce qui m’avait été répondu quand j’avais fais la remarque à un vendeur de JDS.
    Que les jeux de société aient un certains prix pour que tout le monde puisse en vivre correctement, que ça suive l’inflation ça me semble normal surtout si derrière l’éditeur/l’auteur à une réflexion sur la production et la faisabilité mais qu’on m’arrête de me vendre du kg plastique, merci. Après j’ai l’impression que c’est en train de devenir la norme dans pas mal de domaines culturels, en tout cas dans les manga c’est le même combat.
    Bonne fin de journée

  • Y@n

    Je trouve cette question excessivement évidente : Oui c’est cher … et je dirai même que TREEES cher !!
    N’oublions pas qu’un jeu de société ce n’est que du carton et du plastique créé par des personnes comme vous et moi (avec même un amateurisme évident pour certains).
    Au prix d’un jeu de société, on peut acquérir des produits électroniques créés dans des usines high-tech par des ingénieurs hautement plus qualifiés.
    Pour ma part, depuis l’inflation j’ai limité drastiquement mes achats de JdS. Désormais je n’achète plus aucun jeux récents (et faussement hypés), mais seulement des jeux sortis depuis 2-3 ans et dont on parle toujours : cela fait un écrémage excessivement efficace et on ainsi obtient des bons jeux des tarifs raisonnables.

  • phoebus77

    Je trouve l’article un peu exagéré car en général le prix élevé des jeux (hormis l’inflation subit sur quasiment tous les produits qu’on achère) vient du financement participatif car il ne s’adresse qu’au Geek, aux acheteurs compulsifs qui achètent un produit sur une annonce alléchante ou le matériel est bien plus mis en avant que les mécaniques du jeu. Les jeux chers qui apparaissent en boutique sont pour la plupart issus de crowfounding. et le reste, la majorité reste encore accessible à moins de 50€.
    Je suis plus dubitatif sur le prix en occasion sur les sites de type Okkazeo, ou la spéculation règne en maître surtout pour les jeux KS. Mais heureusement que nous sommes seul maître pour juger du coût raisonnable d’un jeu. Après il y a la déraison incontrôlable pour un jeu à plus 150€ avec des figurines et des extensions innombrables que nous utiliserons en général que peu……
    Pour ma part je le suis fait plaisir avec l’édition deluxe des Chateaux de Bourgogne, un effet collector. Mais c’est bien la première fois que je met un tel prix dans un jeu.

  • Philippe Castets

    whaouh Mais à l’inverse
    Plutôt que de déplorer la hausse des prix, on pourrait aussi envisager les avantages d’un prix plus élevé pour les jeux de société :!!!! il y a aucun argument avec lequel je suis d’accord, c’est bien la premiere fois que je suis a l’opposé de ce qui est ecrit ?

    • Gus

      Cher Philippe,

      Nous vous remercions sincèrement pour avoir pris le temps de lire notre article et de partager vos réflexions. Votre opinion est très importante pour nous, et nous apprécions que vous exprimiez votre point de vue, même s’il diffère du nôtre.

      Il est toujours intéressant de constater les différentes perspectives qui peuvent émerger sur un sujet. Cela étant dit, nous vous invitons à reconsidérer la section de notre article intitulée « mais à l’inverse ». Nous y explorons certaines considérations qui pourraient vous intéresser et vous offrir une perspective différente sur les avantages potentiels d’un prix plus élevé pour les jeux de société.

      Nous reconnaissons que les opinions peuvent varier, et nous respectons et apprécions la diversité des points de vue. Si vous avez des arguments spécifiques que vous aimeriez partager avec nous, nous serions ravis de les entendre. Votre contribution pourrait enrichir encore plus la conversation autour de ce sujet complexe.

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