Jeux de plateau

Stella Dixit Universe, une étoile peu brillante

Stella – Dixit Universe, un énième clone de déduction d’images.


Stella Dixit Universe

« La compétition bat son plein parmi les chasseurs d’étoiles ! Ils parcourent les cieux dans l’espoir de rapporter de la lumière dans leur monde. Montez récupérer la lumière des étoiles en faisant des étincelles avec les autres joueurs ! Mais ne vous éloignez pas du groupe en voulant être trop gourmand, au risque de vous perdre dans l’obscurité. »

Stella

Stella est la dernière déclinaison de la gamme de jeux Dixit.

Il s’agit d’un jeu autonome, mais totalement compatible avec les autres extensions de cartes Dixit.

Stella est un jeu compétitif fonctionnant sur les associations d’idées et les interprétations d’images.

Comment on joue à Stella ?

15 cartes Dixit de départ sont disposées le long d’un plateau, en rangée de 3×5 cartes.

Le jeu se déroule en 3 phases :

  • Associer

Une carte est tirée au hasard dans la pile « mots » et positionnée en haut du plateau. Le mot choisi sera celui de référence pour ce tour.

Tout le monde va secrètement indiquer sur sa tablette personnelle, au moyen de croix, les cartes qu’ils pensent pouvoir associer au mot de référence.

  • Annoncer

À tour de rôle vous indiquerez sur la piste de gauche avec votre marqueur de couleur (jeton lanterne) le nombre de cartes que vous avez pu associer. Si une personne est seule en tête elle retourne son jeton marqueur sur la face « obscurité ». Tous les autres jetons restent sur leur face principale.

  • Révéler

La première personne du tour de jeu commence en désignant une des cartes qu’elle a sélectionnées en espérant que cela sera également le cas pour les autres joueurs.

3 possibilités :

1) Si au moins 3 personnes l’ont également sélectionnée elles gagneront toutes 2 points étoiles.

2) Si seulement 2 personnes ont sélectionné la carte proposée les deux gagnent 2 points étoiles + 1 point étoile bonus. La personne ayant le marqueur sur la face obscurité quant à elle marquera une étoile de moins. Le tour continue jusqu’à ce que tout le monde ait dévoilé ses choix.

3 ) Dans le cas où personne n’a identifié la carte proposée, la personne en jeu « chute ». Elle ne marquera plus de points dans cette manche. En revanche ses réponses restent à disposition pour que les autres puissent continuer à remporter des points.

À chaque fin de manche, les points sont reportés sur la plaquette de score, une ligne de cartes Dixit est remplacée et le mot à découvrir est changé. Le tour de jeux passe à la personne suivante.

À la fin du quatrième tour, la personne ayant remporté le plus de points gagne la partie.

Toutes ces règles vous rappellent un autre jeu ? Dixit, peut-être ? Stella ne le cache pas. C’est écrit dans le titre. Et comme Dixit, Stella fait la part belle à la déduction.

Mais au fond, c’est quoi, la déduction ?

La déduction est une opération par laquelle on établit, au moyen de prémisses, une conclusion qui en est la conséquence nécessaire, en vertu de règles d’inférence logiques.

Pour faire « simple », la déduction est une inférence menant d’une affirmation générale à une conclusion particulière. Une inférence étant un mouvement de la pensée allant des principes à la conclusion. C’est une opération qui permet de passer d’une ou plusieurs assertions, des énoncés ou propositions affirmés comme vrais, appelés prémisses, à une nouvelle assertion qui en est la conclusion.

On distingue les inférences immédiates des inférences médiates telles que déductives, inductives et abductives. Ce qui nous intéresse, aujourd’hui, ce sont ces inférences déductives. Ou, autrement dit, la… déduction.

À noter toutefois qu’on oppose souvent la déduction à l’induction, qui consiste au contraire à extraire d’un nombre fini de propositions données par l’observation, une conclusion ou un petit nombre de conclusions plus générales.

Pour faire simple, la déduction est la capacité mentale à associer divers éléments pour arriver à une solution. La déduction est un processus mental actif, délibéré. Au contraire de l’intuition, qui est une forme de déduction opérant à un niveau plus discret.

À noter que ce Stella est le deuxième jeu de l’un des co-auteurs, Gérald Cattiaux. L’auteur a sorti il y a une année Master Word chez la concurrence Hachette / Le Scorpion Masqué. Un autre jeu de déduction. De mots, cette fois, et non d’images comme ici avec Stella.

👉 À lire également : Comment l’intuition nous aide dans les jeux de société, et comment mieux l’utiliser.

Paresse ludique

Nous en parlions il y a quelques temps. Asmodee et son écurie d’éditeurs ronronnent de paresse. C’est plus qu’une impression. Et ce Stella est là pour nous le rappeler. C’est devenu une véritable tendance de fond, solide. Plusieurs éditeurs de jeux, dont ici Libellud, avec Asmodee derrière, et Embracer encore derrière depuis peu, sortent et ressortent des jeux, des adaptations, des stand-alone, des variantes, pour faire des nouveaux jeux avec du vieux.

Je pense qu’à l’origine de cette tendance, ce sont certains éditeurs qui manquent d’imagination. Quand on commence à refaire tout ce qu’on a déjà fait, avec juste une mini-adaptation, comme ici avec Stella, je me dis qu’il y a d’une part un manque flagrant d’imagination et surtout, la peur de prendre des risques.

On prend un titre existant, ici Dixit, à succès, c’est encore mieux, qui remontent à quelques années déjà, et on en ressort une version améliorée, rééditée, modernisée. Et ça peut rapporter gros ! On va aller chercher des classiques des jeux de société, comme Dixit, et on les adapter, on va les refaire, on va les adapter.

Et il faut se rendre à l’évidence. La démarche n’est pas totalement inepte. On se dit que ces titres, plus ou moins anciens, ont vieilli, ils ont connu leur heure de gloire, à l’époque. Et ils ne sont peut-être plus au goût du jour, avec les tendances et habitudes de jeu actuelles. Les nouvelles générations vont découvrir une nouvelle version, modernisée, qui leur correspond mieux. Dans de nombreux cas, les anciens titres tiennent encore bien la route. Mais ils sont parfois épuisés, plus édités, ou aux mécaniques ou visuelles quelque peu éculés. Et ça rapporte de l’argent aux éditeurs.

Pour le coup, à partir d’un lancement qui rapporte, les éditeurs se disent que la tentative est tentante, que la démarche n’est pas si bête. Et si on allait s’attaquer à des classiques un peu moins cultes ? Et avec la madeleine de Proust, la recette prend.

Stella, verdict

La mécanique de « stop ou encore » dans les propositions est à bien étudier. Ne pas prendre de risque en proposant un minimum de carte ne permet de remporter que très peu de points étoile. En revanche si vous prenez trop de risque avec trop de propositions vous risquez de vous retrouver « en obscurité » avec une perte de points à la clé si vous n’allez pas au bout de votre sélection.

Stella est un jeu totalement dans la même veine des Dixit. Il est très esthétique, onirique et réjouira les personnes fans de la série et des jeux d’association d’idée. Le matériel est de bonne qualité et le rangement dans la boite, pratique et bien organisé.

👉 À lire également : Comment jouer à Codenames avec Dixit.

Il est très facile à jouer et permet de toucher un très large public. Les 4 tours prennent fin très vite, presque trop vite. En cas d’erreur de déduction lors d’un tour il est difficile de se rattraper par la suite. Le côté positif est bien entendu que l’on peut rapidement enchainer plusieurs parties à la suite.

Honnêtement à force de surfer toujours sur la même ligne éditoriale et créative, on finit par se lasser. One Key, Obscurio, Mysterium, Mysterium Park, Dixit, aujourd’hui Stella, Libellud va finir par prendre le risque de perdre même ses plus fidèles adeptes en proposant autant de produits similaires. La seule nouveauté de ce jeu, et encore, réside dans la mécanique d’enchère « stop ou encore ». Est-ce bien suffisant pour se démarquer ?

À moins que ce jeu soit offert à un novice ne connaissant pas encore l’univers Dixit, et là c’est banco étoilé, Stella risque de rejoindre toutes les autres extensions et finalement ne pas sortir souvent de la ludothèque.

Finalement, si vous n’avez aucun Dixit, allez-y ! Faites-vous plaisir avec Stella. Dans ce cas seulement, le jeu en vaut la chandelle. Sinon, changez de voie lactée pour trouver des étoiles ludiques plus originales, plus brillantes.

Vivement le prochain clone Dixit.

Sympathique

Note : 3 sur 5.
  • Auteurs : Gérald Cattiaux et Jean-Louis Roubira
  • Illustrateur : Jérôme Pelissier
  • Éditeur : Libellud
  • Nombre de joueurs et joueuses : 3 à 6 (tourne bien à toutes les configurations)
  • Âge conseillé : Dès 8 ans (bonne estimation)
  • Durée : 30′ (bonne estimation)
  • Thème : Rêves
  • Mécaniques principales : Observation, déduction

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Article écrit par Aline. Elle travaille dans le domaine social. Elle est tombée toute petite dans la marmite du jeu sous toutes ses formes (plateau, jeux vidéo, escape room, murder). Écrire sur le blog lui permet de découvrir de nouveaux jeux et partager de vrais coups de cœur.

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14 Comments

  • Rody Sansei

    Stella a pour moi un gros avantages sur son ainé : il est enfin réellement accessible aux enfants de moins de 10 ans, ce qui n’est pas du tout le cas de son ainé (les règles de choix de thématiques sont bien trop subtiles pour la plupart d’entre eux).
    Pour moi, Stella est ce qu’aurait dû être dixit il y a 12 ans : plus simple, encore plus ludique. En un mot : meilleur.

      • Julien

        Comme mes VDD, Detective Club est pour ma part LE jeu d’associations d’idées/images avec un côté rôle caché. Combiné avec l’application pour le comptage des points et s’envoyer les mots secrets c’est vraiment excellent car on se focalise vraiment sur la mécanique du jeu sans temps mort ! Un must have pour un party game ^^

  • Ange

    La reprise fréquente de jeu est étonnante : ce sont des jeux qui dénotent par leur originalité (mécanique des jeu typiquement) qui sont les gagnants des différents prix et les éditeurs sont motivés d’avoir des jeux qui les obtiennent !

  • amnesix77

    Merci pour l’article,

    je partage en partie l’appréciation sur la paresse ludique : le stop ou encore fonctionne bien avec ce risque de passer en obscurité et le bonus quand on est que 2 à retenir une carte et un plus. Le jeu, malgré ce caractère moyennement innovant, est malgré tout une réussite pour nous.

    Autant j’ai détesté Mysterium que j’ai trouvé beaucoup trop lourd, ennuyeux et pas fun. Autant Stella est dynamique et on a bien ri le long de nos parties à expliquer pourquoi on a retenu tel ou tel lien pour une carte. Et puis bon les illustrations sont quand même au top.

    Sinon effectivement j’espère que les éditeurs ne vont pas continuer à se reposer sur leur pépites

  • Paul

    Bonjour Gus et vous autres joueurs,
    Merci pour cet article sur Stella, j’aime bien avoir des points de vue tranchés sur les jeux.
    Cet avis est bien argumenté comme toujours mais je me permets d’y répondre tellement le mien est différent.
    En effet Stella vient dépoussiérer un grand classique du jeu de société et je trouve ce jeu juste génial.
    Aujourd’hui quand un éditeur sort un jeu, c’est normal qu’il cherche à communiquer pour le faire exister et qu’il recherche la prise de risques minimale.
    Du coup on se retrouve avec beaucoup de jeux qui sortent à grand coup de pub par les réseaux sociaux et qui disparaissent quelques mois après.
    Pour moi ce qu’à fait LIBELLUD en sortant STELLA c’est tout le contraire de cette tendance actuelle.

    DIXIT , LIBELLUD,
    DIXIT est un monument du jeu de société, le jour où je l’ai découvert quelle surprise, la sensation de jeu et la mécanique étaient tellement novatrices par rapport à ce qui existait.
    Cependant avec le temps j’ai eu moins envie d’y rejouer.
    De petits « accros » l’ont amené à prendre la poussière dans ma ludothèque au point qu’il ne sortait que pour y rajouter un nouveau paquet de cartes ou pour le montrer à des nouveaux joueurs qui ne le connaissaient pas.
    Ces « accros » sont clairement identifiés :
    -le rôle du conteur: difficile d’avoir une table de joueurs composée de bons conteurs d’où des manches très inégales.
    -approximations: comment savoir en tant que conteur si mon message est assez fin ou pas ne sachant pas les cartes des autres joueurs: impossible
    -longueurs: les jeux actuels mettent une certaine tension sur la prise de risque, sur l’analyse du jeu des autres, là c’était un peu routinier.

    LIBELLUD aurait très bien pu continuer à développer la commercialisation du jeu de base en surfant sur le visuel de ses cartes et en se disant qu’avec le temps le jeu continuerai à se propager et à se vendre.
    Et bien non, justement.
    Ils écoutent un auteur qui vient apporter des modifications à leur jeu « vedette ».
    Ils ont l’intelligence de mettre le doigt sur ce qui pourrait améliorer le jeu de base et nous proposent un jeu qui fait l’unanimité, très bien édité à un prix raisonnable.

    NOUVEAUTE, TENDANCE, BUZZ
    Très peu de jeux viennent créer une réelle nouveauté, souvent ce sont des mécaniques déjà connues qui sont réutilisées et alors ? Si le plaisir est là où est le problème ?
    Toutes les personnes que j’ai vu jouer à Stella ont été conquises.
    En particulier les enfants et adolescents qui peuvent laisser de côté leurs écrans pour partager une partie.

    Face à la tendance actuelle de sortir des jeux qui auront disparus dans les prochains mois on a ici une mécanique qui permet de ressortir un jeu déjà existant et qui peut aussi servir de base pour de nouveaux joueurs.
    Plus de la moitié des jeux que j’achète ne sont plus joués 6 mois après. Au contraire Stella me fait ressortir un ancien jeu en y ajoutant un dose de plaisir « What else ? »

    PARESSE LUDIQUE
    Au contraire j’espère que bien d’autres éditeurs vont suivre cette démarche.
    Reprendre un jeu qui a un intérêt certain et le remettre au goût du jour c’est une très bonne idée si cela est bien fait.
    Personnellement je préfère un bon play-back qu’un OK game qui sera oublié après le coup de pub à sa sortie.

    « C’EST DANS LES VEILLES MARMITES QUE L’ON FAIT LES MEILLEURS SOUPES »
    Oui surtout si on les relève avec les épices actuelles.
    On ne va jamais reprocher à un grand cuisinier de revisiter un classique de la cuisine si c’est pour le bonifier.
    Je pense qu’il en va de même pour les jeux.
    Pour moi la vrai question à se poser sur STELLA c’est plutôt de savoir si le jury de l’As d’or et autres prix prestigieux vont se mouiller et le récompenser à hauteur du plaisir qu’il génère à ceux qui y jouent.
    Cela serait un beau message que de montrer que les bons jeux de société ne sont pas forcément à chercher dans la course à la nouveauté, au buzz et à l’éphémère.
    Au plaisir,
    Paul

  • Clarisse

    Je suis étonnée de cette article sur ce jeu. Pour ma part, chaque partie avec joueurs initiés ou pas, est toujours une réussite et un réel bon moment pour tous. Chacun veut rejouer et les émotions de jeu sont très positives! Personnellement, m’étant lassée de Dixit, je trouve de Stella est excellent

  • Maxime

    Chacun son avis hein ?

    Perso j’ai Dixit et des extensions.

    J’ai tout de même acheté Stella.
    Je le trouve super.
    J’y ai joué en famille, avec des enfants de 11 et 6 ans, ça s’est super bien passé.
    Ils ont bien joué et les mots imposés rendent le jeu plus abordable (et évitent les private joke notemment).

    Je pense que ce sont deux jeux différents, complémentaires, qui ne visent pas forcément le même public.

    J’ai pris plaisir à y jouer, c’est là le principal pour un jeu de société.

    Accessoirement je pourrai utiliser les cartes d’extension Dixit, donc c’est tout benef.

    Donc je le conseille de mon côté (en plus y a le pion et plaque pour joueur Orange , parfait !)

    Seul défaut, comme à Dixit, personne ne me comprend. Mais le problème vient sans doute de moi lol…

  • willy

    Bonjour Gus, un avis assez tranché certes mais qui a le mérite d’être bien étayé et argumenté comme toujours.
    Et en cela c’est toujours très appréciable à lire.

    Mais depuis quelques temps je trouve que le nombre d’articles de jeux considérés comme décevant ont augmenté.

    Est ce que tous les jeux qui sortent sont de plus en plus mauvais
    ou ne serait ce pas une espèce de lassitude ludique qui s’installerai?

    • Gus

      Bonjour Willy,

      Et merci pour votre réaction. Qui mérite une longue explication. Ventilée.

      1. Nous avons découvert le jeu de société, comme beaucoup, dans les années 80. Nous avons créé Gus&Co en 1989 et lancé le blog en 2007. Si nous devions ressentir une certaine lassitude, cela fait longtemps qu’elle se serait installée je pense.
      2. Comme Stella ici, de nombreux éditeurs restent dans leur zone de confort et nous ressasse la même soupe sans grande prise de risque. Nous nous devons de le dire, parce que c’est une réalité.
      3. Je vous laisse faire le rapport entre nos coups de cœur, ici https://gusandco.net/coups-de-coeur/ et nos critiques en général, ici https://gusandco.net/critiques-de-jeux/ Je n’ai personnellement pas compté. Mais plus il y a de jeux, de sorties, et plus les chiffres de jeux moyens, et bons, augmentent. C’est proportionnel.
      4. Dire que tous les jeux sont grandioses et méritent tous 5 sur 5 est une totale ineptie. Dire qu’un jeu est nul, pas terrible ou sympathique est juste une réalité. Est-ce que toutes les séries Netflix que vous regardez sont géniales ? Est-ce que tous les livres que vous lisez sont incroyables ? Pouvez-vous alors dire que vous ressentez une certaine lassitude ? C’est toute la complexité de « métier » de critique, journaliste ludique. Garder la même « flamme » 10, 20, 30 ans plus tard. Et elle nous anime, toujours. Le cas avec certains jeux qui nous transportent, parfois. Clairement pas le cas de ce Stella, pour le citer en exemple.
      5. Enfin, notre blog compte 7 chroniqueuses et chroniqueurs, à l’instar d’Aline qui signe ici celle de Stella. Dire qu’une lassitude s’empare de nous est mathématiquement impossible.

      Enfin, Willy, je rebondirai sur votre interrogation : « Est ce que tous les jeux qui sortent sont de plus en plus mauvais ». Oui. Non. Encore une fois, c’est une question de proportionnalité. Plus il y a de jeux, et plus il y a de bons jeux. C’est la bonne nouvelle. Mais, et c’est la mauvaise, plus il y en a aussi d’autres, parfois bâclés, parfois décevants, parfois juste moins… palpitants.

      En tout cas un grand merci pour votre fidélité et toutes vos réactions Willy !

  • Laqlii Joëlle

    Bonjour,
    Je tiens à partager malgré cette critique en demi teinte mon coup de cœur de cette fin d’année. Je vous rejoins sur la paresse car il est vrai que tout cela n’est pas très innovant et pourtant…. dès la réception du jeu ma famille et moi avons été conquis. Nous nous le sommes très vite approprié et avons enchaîné les parties avec toujours autant de plaisir. Mes ados de 16, 14 et 12ans ont retrouvé le plaisir du dixit découvert il y a quelques années. Ce dernier était parfois long et manquait de rythme. Stella est réjouissant dans le tempo qu’il distille tout au long de la partie. La manipulation carton feutres coloriage est plaisante voir régressive ( enfin pour nous les adultes ).
    Le piquant du jeu réside à mon sens sur le premier choix de la carte quand on est éclaireur. Choisir la bonne, celle potentiellement qui fera consensus pour ne pas chuter!

  • Hebus

    Bonjour.

    Comme beaucoup des commentaires précédents, je ne comprends pas bien l’angle de cet article qui est à l’exact opposé de mon ressenti et de celui des gens avec qui j’ai pu jouer. Dixit est un jeu qui a eu son heure de gloire, mais qui est mou et hautement dépendant des profils de ceux qui y jouent. Ce n’est pas le cas de Stella qui gomme la timidité, le manque d’inspiration, évite l’écueil des « privates jokes », et ajoute une fraîcheur inespérée au genre.

    Quand à parler de paresse ludique, c’est oublier, ou ne pas savoir, que l’auteur n’a pas développé son jeu dans l’univers de Dixit et que c’est justement un choix de l’éditeur d’intégrer une mécanique qui lui a été proposée dans sa gamme iconique. Prendre des risques sur un produit aussi emblématique, c’est tout sauf de la paresse à mon humble avis.

    Stella est un excellent jeu, que personne ne s’y trompe!

    • Gus

      Merci pour toutes vos réactions. Je crois que les esprits s’échauffent pour pas grand-chose. Nous n’avons jamais dit que le jeu est nul. Mais qu’il est sympathique. C’est déjà ça. À aucun moment il nous laissé une impression d’un jeu grandiose. Un jeu excellent ? Pour un énième clone Dixit, nous n’avons pas été emballés.

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