Hadara et The Great City of Rome. Faites l’histoire, pas la guerre

Temps de lecture: 4 minutes

Z-Man Games, une filiale d’Asmodée, vient tout juste d’annoncer la sortie non pas d’un, mais de deux jeux à la suite. Deux jeux de construction et de civilisation

Hadara

Le pitch:

Les tisserands travaillent sur leurs métiers à tisser en rassemblant soigneusement les fils pour former une belle tapisserie. De grands paquets de tissu sont plongés dans des récipients de teinture, émergeant avec des teintes vibrantes et profondes. Les commerçants et les marchands remplissent les étals du marché et interpellent les clients lorsqu’ils exposent des produits du monde entier. À proximité, un martèlement régulier retentit lorsqu’un architecte dirige les constructeurs en plaçant des supports pour la nouvelle structure au centre de la ville. Dans les collines en dehors de la ville, les moutons paissent régulièrement sur l’herbe pendant que les agriculteurs surveillent et s’occupent de leurs cultures. Lentement mais sûrement, la civilisation se développe et se transforme en un empire massif

Avec un système de sélection de cartes innovant, Hadara permet aux joueurs et joueuses de choisir des alliés de manière stratégique et de développer de nouvelles technologies pour: augmenter leur force, leur culture et leur prestige au fur et à mesure qu’ils développent leur civilisation à travers les époques de l’histoire humaine

Un petit gros jeu de gestion et de civilisation à coup de cartes

Civilisations

Au début de la partie, sa civilisation commence modeste, puis peu à peu elle se développera pour réaliser des progrès de ouf en tech, en culture, en militaire (un progrès???)

Le jeu est décomposé en trois époques

Mais au fait, pourquoi Hadara? Le mot « hadara » signifie « culture », en arabe. Un aspect essentiel, dans le jeu, dans la vraie vie réelle, pour faire progresser une civilisation

Tiens, en parlant de culture, Genève vient tout juste de lancer cette campagne:

Mais revenons à nos meeples

Tout comme jeu de civilisation, la possibilité de choisir plusieurs voies, entre force et domination militaire ou commerce et richesse

Cartes

La mécanique d’Hadara repose sur un système de sélection de cartes

Au centre du plateau, une roue en rotation contient cinq créatures: un dragon, un pégase, un lion, un singe et un scarabée, parce que pourquoi pas, chacun représentant la civilisation du joueur ou joueuse

À chaque époque, selon ce que la roue indique, on pioche du paquet au symbole correspondant

Puis la roue tourne, offrant de nouvelles possibilités. Les cartes choisies permettront alors de faire une palettes d’actions:

  • augmenter son revenu
  • pécho des colonies
  • réaliser des statues (la culture, toussa)
  • nourrir sa population. Qu’est-ce que ça bouffe, une population
  • et d’autres effets fun

Engagez-vous, qu’ils disaient

Le jeu propose également d’engager des personnages, des artisans, des philosophes, des guerriers, des architectes, qui pourront venir booster sa civilisation

A chaque époque, ces persos deviendront de plus en plus coûteux mais se montreront aussi de plus en plus rentables

Hadara est prévu en VO chez Z-Man Games en printemps pour une soixantaine d’euros, parce que c’est un jeu balaise quand même

Et comme Z-Man appartient à Asmodée, il y a de très, très fortes chances que le jeu sorte rapidement ensuite en VF

Si vous êtes fan, comme moi, de jeux de civilisation à la Through the Ages, Hadara a l’air de sentir très, très bon. En plus light, aussi, puisque prévu dès 10 ans, pour des parties de 45-60 minutes, pour 2 à 5. On est loin, très loin de TtA avec ses 3-4h de parties

The Great City of Rome

Le duo d’auteurs bien connu Matthew Dunstan and Brett J. Gilbert (Elyisum, la Citadelle du Temps) signe ce tout nouveau jeu, également chez Z-Man

Le pitch:

L’empereur de la plus grande civilisation de l’histoire appelle les plus grands architectes à reconstruire Rome! Affrontez vos collègues architectes pour trouver des plans et des matériaux et gérez vos ressources avec soin pour sculpter une ville où tout citoyen puisse vivre et s’épanouir

« Mais il est tout nu! »

Soyons clairs. La construction d’une ville n’est pas facile. Il faut:

  • des ouvriers balaises
  • une planif de dingue
  • des matériaux qui tiennent

Dans The Great City of Rome, les joueurs et joueuses doivent d’abord se rendre à la cour de l’empereur pour obtenir des plans et du matériel afin de concrétiser leur planif pour la ville

En utilisant des émissaires pour gagner les faveurs de l’Empereur, les joueurs et joueurs pourront réclamer des emplacements sur une piste d’action afin de préparer la construction de leur plan d’urbanisme

À chaque tour, les joueurs et joueuses placeront leur émissaire sur la bande d’action en cours. L’émissaire le plus proche de l’empereur arrivera certes en premier, réclamant peut-être la carte la plus désirable, mais en sacrifiant des ressources avec son emplacement

Chaud

Une fois que les joueurs ont terminé la phase d’émission, la phase d’action commence

On va pouvoir pécho:

  • des cartes slash bâtiments 
  • de la brique
  • des rouages

Une fois la phase d’action terminée, un nouveau round commence avec de nouvelles possibilités d’implorer l’empereur

La bande d’action est retournée et placée au bas de la pile, révélant un nouvel ordre d’options

Chaque bande a une face avant et une face arrière, avec différentes configurations. À chaque tour, on devra choisir avec soin entre la meilleure sélection de cartes de construction ou disposer de plusieurs ressources pour ses actions

Chaud, donc

Plan-Q

Une fois les plans et les ressources reçus de l’empereur, on passe à la phase « exécution » pour construire la ville

Avec un système matriciel de placement des bâtiments, histoire de bien faire chauffer du synapse. Là oui, mais pas là, mais là oui et ici aussi

À la fin de la partie, on marquera des points pour ses bâtiments connectés, résidences, aqueducs, temples, ses pépètes et son influence. C’est Rome, après tout

The Great City of Rome est prévu pour dans tout bientôt, pour une quarantaine de sesterces, dès 10 ans, de 2 à 4, d’une durée de 60 minutes

En attendant de pouvoir attraper ces deux jeux en boutique, vous pouvez consulter les règles de The Great City of Rome en anglais ici

Hadara ou Rome, quel jeu vous fait le plus de l’œil?

1 response to Hadara et The Great City of Rome. Faites l’histoire, pas la guerre

  1. limp says:

    Le premier, parce que j’ai joué au second, et je l’ai trouvé juste bien, pas novateur et proche d’autres jeux en moins bien…

A vous de jouer! Participez à la discussion

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