Cet article fait écho à 5 éléments.
- Tout d’abord, il est le résultat de notre concours galactique de février 2013 et de la demande Tom : « J’ai cru comprendre que vous utilisiez des jeux comme sherlock pour enseigner l’anglais… pourquoi pas un petit article décalé sur l’enseignement grâce au jeu (qui pour beaucoup n’aurait sa place que jusqu’à la maternelle malheureusement) »
- Ensuite, il fait suite à notre article du 15 décembre 2011, développer son apprentissage des langues étrangères en jouant.
- Enfin, il est également lié à l’un de nos tout récent article, peut-on motiver sans récompenser?
- Mercredi 6 mars 2013 nous donnons une formation pour les enseignants de lycée dans le canton de Genève sur ce sujet.
- Nous avions aussi publié 11 raisons de ne PAS jouer aux jeux de société en couple il y a quelques temps.
2. En jouant, les élèves améliorent leur expression orale et écrite. Le jeu permet donc aux élèves de grandir et devenir plus indépendants. Quoi??? Indépendants??? Jamais, il faut que les élèves restent dépendants de l’enseignant, sans qui ils ne doivent pas grandir.
3. En jouant, les élèves développent leurs relations sociales. Apprendre à collaborer, à échanger, à argumenter, à apprécier les autres, tout simplement. Et bien non, les élèves doivent se méfier les uns des autres et surtout ne pas créer de liens et développer leur quotient relationnel. Diviser pour régner.
4. Étudier un sujet de manière ludique est crétin et superficiel. Proposer des jeux abordant des thèmes ou des mécaniques liés au cours, tel que Mégawatts en cours de géographie pour parler des ressources ou énergies, ou Diavolo dans un cours de maths, ou Cyrano en cours de français pour entraîner la poésie ne sont pas du tout sérieux.
Un cours sérieux est donné par un enseignant, devant la classe en frontal. L’enseignant sait de quoi il parle, car il l’a lu quelque part dans un livre ou sur internet. Ou entendu à la radio. Ou vu à la télé.
5. Organiser des jeux en classe donnerait des leçons originales, différentes, risquées, même. La direction, les collègues enseignants, les élèves et les parents trouveraient cela chelou (comme disent les jeunes d’aujourd’hui), voire même extrêmement dangereux pour la société. Il vaut mieux préférer la norme et le conformisme.
D’autant qu’avant, on n’utilisait jamais de jeux, et l’école a toujours très bien marché sans. Enseignons aujourd’hui comme on enseignait il y a 50 ans, rien n’a changé. L’originalité est toxique. On vous aura prévenu.
6. Jouer n’est PAS inscrit dans le programme ni dans les compétences poursuivies par l’institution / établissement / éducation nationale / canton / planète. Donc il vaut mieux ignorer toute velléité innovantes pour s’en tenir RIGOUREUSEMENT au sacro-saint programme. Après tout, si nous ne voulons pas que nos élèves se montrent créatifs et visionnaires, le mieux est encore de s’abstenir de l’être soi-même.
7. A l’école, tout se doit d’être évalué, chaque travail, exercice, compétence. Comment faire alors pour évaluer le jeu? Impossible. Donc si cette activité ne peut pas être notée, elle n’a aucune raison d’être. NON au jeu, une fois pour toutes!
Et vous, qu’en pensez-vous? Êtes-vous d’accord avec ces 7 arguments? En verriez-vous d’autres?
Et si malgré tout vous voulez quand même introduire les jeux à l’école, voici 10 conseils pour expliquer les règles d’un jeu
Également sur notre site une toute petite liste de 12 jeux à utiliser en classe de langues.
Et également 5 jeux ludo-éducatifs de 4 à 8 ans sur l’excellent site Guide des Jeux de Société qui compile les jeux par genre.
Et enfin le site Ici on joue, une PERLE, qui propose des fiches pédagogiques riches & claires pour exploiter des jeux en primaire et enfantine.







