Tracez, connectez, échappez : L’aventure magnétique de Dungeon Exit
🔑 Porte, clé, coffre, monstre, sortie… Dungeon Exit transforme le parcours classique du héros en casse-tête fun !
Dungeon Exit

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
En bref :
- Dungeon Exit : un casse-tête magnétique qui transforme l’aventure de donjon en puzzle tactique.
- Trois modes de jeu (solo, duel, coopératif) avec une difficulté progressive grâce aux ponts et fossés.
- Matériel de qualité et mécaniques bien pensées malgré une rejouabilité limitée.
Coincé dans un donjon avec seulement votre intelligence comme arme ? Bienvenue dans Dungeon Exit, où l’art de s’échapper devient un casse-tête magnétique. Entrer dans le donjon, tuer le dragon, prendre le trésor, et sortir. Simple, non ?
Dungeon Exit joue avec ce trope historique des débuts de D&D, dont tout joueur ou joueuse a entendu parler, de même que GrosBill ou le fameux « vous êtes dans une taverne ».
Le jeu
Le donjon est ici une grille de 12 × 12 cases, avec des lettres sur l’axe vertical et des chiffres sur l’axe horizontal comme la bataille navale. Chaque niveau est composé d’un placement unique de cinq pièces d’une case : la porte, la clé, le coffre, le monstre et la sortie. Les pièces sont placées sur la grille et les joueurs et joueuses vont utiliser leurs 12 tuiles (ou moins) pour relier (dans cet ordre) les cases, sans que les chemins ne reviennent sur eux-mêmes, ou que deux tuiles se touchent par plus d’une case.
Les niveaux se compliquent au fur et à mesure, avec un nombre limité de tuiles à utiliser, par l’ajout de ponts, qui permettent de passer par-dessus le chemin, et de fossés, qui bloquent le passage, même avec un pont.
À deux joueurs et joueuses, il est possible de jouer en mode contre-la-montre, le premier ou la première à réussir un niveau remportant des points, ou en mode défi, coopératif, où chacun et chacune commence son chemin sur un plateau, jusqu’à l’escalier, et continue son chemin sur l’autre plateau, sans pouvoir croiser le chemin de l’autre.
En solo, il est possible de faire des défis à deux étages, un peu comme le mode coopératif, mais avec la possibilité de commencer et finir sur le même plateau, par exemple, en ayant la porte et la clé sur un plateau, le trésor et le monstre sur le deuxième, et la sortie sur le premier plateau.

Le matériel
La boîte de Dungeon Exit est étonnamment lourde. Mais ceci s’explique une fois la boîte ouverte : les plateaux de jeux sont aimantés, tout comme les tuiles des joueurs et joueuses. Ce qui donne un certain poids, voire un poids certain… L’esthétique est liée au thème et s’inspire des Dungeon crawler rétro, ce qui est assez réussi, à mon avis. Le livret de règles est clair et lisible, avec des illustrations explicatives bien conçues.

Dungeon Exit, verdict
Dungeon Exit est un jeu à la mécanique simple, basé sur le placement de tuiles et le puzzle. En mode solo, c’est un jeu de casse-tête assez classique, qui occupe un moment (en fonction des joueurs et joueuses).
Le mode duel va permettre d’apporter un peu de confrontation, même si l’interaction est glaciale, puisqu’elle se limite à une course au plus rapide. Mais l’absence de niveau réservé à ce mode de jeu rend l’exercice périlleux, si un seul des adversaires a déjà complété le jeu solo…
Le mode coopératif apporte lui un vrai plus, et une interaction un peu plus réelle. Il faut savoir travailler autour de la piste de l’autre, mais également communiquer pour éviter de se retrouver bloqué. Risqué, si l’un des deux est un peu trop dirigiste, ou s’il n’y a pas d’entente entre les deux. Mais intéressant quand même.

La difficulté du jeu est vraiment croissante et l’ajout des ponts et des gouffres, tout comme la limitation dans le nombre de tuiles utilisables rendent l’avancée dans le jeu intéressante en créant une réelle courbe d’apprentissage. Le mode de jeu à deux plateaux en solo permet aussi d’ajouter un challenge supplémentaire, et n’est pas seulement un gadget.
Dungeon Exit demande une certaine capacité de projection et de visualisation des tuiles. Ce n’est pas seulement du remplissage de grille, il y a une certaine façon de penser nécessaire à la réussite des différents niveaux. Il faut ainsi se creuser la tête, et savoir tout casser pour recommencer, ne pas s’enfermer dans des schémas. Ce n’est pas forcément donné à tout le monde, et certains ou certaines n’y trouveront clairement pas leur compte. En mode duel, cela peut casser complètement l’intérêt du jeu, si l’un gagne en permanence. Il faudra savoir choisir les adversaires, afin de ne pas se retrouver dans ce genre de situation, ou se limiter au mode solo (qui se suffit à lui-même).
La rejouabilité de Dungeon Exit est limitée, comme tout casse-tête. Le nombre de niveaux est important, mais une fois un niveau réussi, il y a assez peu d’intérêt à le réessayer à nouveau… Mais c’est la même chose dans les jeux de ce type, et c’est un défaut connu, a priori.
On a aimé :
- Les plateaux magnétiques, qui donnent l’impression d’avoir un donjon de poche haute technologie
- La progression intelligente de la difficulté, pas besoin de potion d’intelligence pour comprendre les règles
- Les différents modes de jeu qui permettent de varier les plaisirs (et de tester vos amitiés en mode coopératif)
On a moins aimé :
- La rejouabilité limitée, une fois le dragon vaincu, il ne ressuscite pas magiquement
- L’absence de niveaux dédiés au mode duel, comme si on demandait à deux aventuriers de suivre exactement le même chemin
C’est plutôt pour vous si…
- Vous aimez vous creuser la tête sans avoir besoin d’un parchemin de résurrection à portée de main
- Les jeux de logique spatiale vous passionnent plus que les statistiques de votre personnage
- Vous appréciez les objets bien conçus qui ne craignent pas une table bancale ou un coup de coude maladroit
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
- Vous préférez lancer des dés plutôt que de tracer des chemins
- La patience n’est pas votre caractéristique principale sur votre fiche de personnage
- Vous cherchez un jeu avec une forte interaction entre joueurs (à moins que crier « J’ai trouvé! » ne compte comme une interaction)

Dungeon Exit réussit le tour de force de transformer le cliché du donjon en une quête cérébrale magnétiquement attachante – prouvant qu’il existe bien plus d’une façon de terrasser un dragon !
Un bon jeu de casse-tête solo ou à deux, avec des modes de jeux réellement différents.
Très bon !
- Date de sortie : Décembre 2024
- Langue : Française
- Assemblé en : Chine
- ITHEM : 3 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 3 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : D. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici

- Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
- Création : David Carmona, Karen Nguyen
- Illustrations : Jules Dubost
- Édition : Unfriendly games
- Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 2
- Âge conseillé : Dès 8 ans
- Durée : Variable
- Thème : Dungeon crawler
- Mécaniques principales : Casse-tête. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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