Cthulhu pour les nuls ? Death May Die Saison 3 mise sur l’accessibilité et ça marche !
Cthulhu: Death May Die, Saison 3

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
En bref :
- Jeu stand-alone accessible avec six épisodes et mécaniques fluides, parfait pour découvrir l’univers Cthulhu.
- Nouvelles mécaniques de l’Inconnu et cartes Reliques pour une difficulté modulable.
- Direction artistique soignée et contenu généreux pour une rejouabilité exceptionnelle.
Cthulhu: Death May Die, saison 3
Entre les règles incompréhensibles et les parties interminables, les jeux Lovecraftiens ont parfois mauvaise réputation – mais Cthulhu: Death May Die– Saison 3 pourrait bien réconcilier tout le monde avec le genre.
Cela faisait plusieurs semaines que je souhaitais vous parler de la saison 3 de Cthulhu: Death May Die – La Peur de l’Inconnu. Mais les miasmes de l’hiver m’avaient donné la voix d’un Profond et le dynamisme d’un poulpe échoué. Heureusement, après un petit séjour à la clinique d’Arkham (pas de camisole, je vous rassure), j’ai repris assez de forces pour vous tourner un unboxing et griffonner ces quelques lignes.
Bon, déjà, on est chez Cthulhu. Vous êtes des investigateurs, et comme d’habitude, des Cultistes un peu trop enthousiastes tentent d’invoquer un Grand Ancien pour mettre un bazar cosmique sur notre petite planète bleue. Heureusement, vous êtes là, grains de sable dans les rouages de l’horloge stellaire, pour leur mettre des baffes à renfort de rituels malsains.
Même s’il s’agit d’une saison 3, il est important de préciser que c’est un stand-alone : nul besoin d’avoir les saisons précédentes pour jouer. Bien entendu, vous pouvez tout à fait mixer les boîtes pour enrichir la rejouabilité.
La boîte contient six épisodes. Choisissez-en un, puis sélectionnez le Grand Ancien que vous souhaitez affronter parmi les deux proposés, et enfin, vos Investigateurs. Il ne vous reste plus qu’à suivre la mise en place de l’épisode… et à charger vos Remington.
À chaque tour, un investigateur effectue ses actions, pioche une carte Mythe pour activer la grosse bêbête et ses sbires, puis enquête ou cogne. Une petite résolution de fin de tour et hop, le tour est joué. Rien de bien compliqué par rapport à d’autres jeux estampillés Cthulhu.
Cette saison 3 introduit surtout une nouvelle mécanique : l’Inconnu. Il s’agit d’un plateau additionnel avec des effets de fin de tour, la possibilité d’ajouter jusqu’à deux créatures inconnues, ainsi que des cartes Mythes de l’Inconnu à mélanger dans la pioche.
Concrètement, cette nouveauté ne développe pas tant la narration qu’elle ne permet de moduler la difficulté (d’ailleurs, on peut y intégrer les monstres des saisons précédentes – un bon point !). Autre ajout sympa : les cartes Reliques. De puissants bonus… qui vous font doucement sombrer dans la folie en se transformant en objets maudits. J’ai trouvé ça vraiment cool.
Je ne vais pas trop m’attarder sur les épisodes, car comme pour une bonne série, il serait dommage de vous spoiler. Sachez simplement que chaque épisode possède ses propres mécaniques et une narration spécifique, intégrées de façon fluide dans le gameplay de base : investigateurs, cultistes, rituels et baston. C’est franchement agréable. On est face à un « gros jeu » aux règles accessibles, avec une mise en place finalement assez rapide. Et malgré son côté épisodique, le jeu offre une rejouabilité impressionnante grâce au choix du Grand Ancien et aux variantes de l’Inconnu.
Je ne peux pas ne pas mentionner la direction artistique : entre les illustrations et les figurines, c’est une petite pépite et les amateurs de peinture sur figouzes se feront une joie de sortir leurs pinceaux.

Bref, n’ayant pas testé les deux premières saisons (la deuxième étant un DLC de la première), c’est une excellente découverte pour moi. Et je me réjouis de terminer les scénarios encore sous blister.
Points forts
- Rejouabilité excellente : Grâce au système modulaire (choix de l’épisode, du Grand Ancien, des Investigateurs, et de l’Inconnu), chaque partie peut offrir une expérience différente. Un vrai terrain de jeu pour les amateurs de rejouabilité.
- Règles accessibles : Malgré une richesse de contenu, le jeu reste fluide et rapide à mettre en place. On est dans du « gros jeu light ».
- Direction artistique : Les amateurs de peinture comme les amoureux de l’ambiance Lovecraftienne seront comblés.
- Contenu généreux : Six épisodes, deux Grands Anciens, de nombreuses cartes, tuiles, éléments narratifs… et surtout une pléthore de chouettes figurines !
- Modularité avec les saisons précédentes : Compatible avec le contenu des saisons 1 et 2 pour ceux qui souhaitent enrichir leur univers de jeu.
Points faibles
- Peu de surprise pour les vétérans : Ceux ayant retourné les saisons précédentes ne seront pas totalement dépaysés. Néanmoins c’est aussi en soi un point fort.
- Narration un peu légère côté « Inconnu » : Bien que cette mécanique ajoute une couche de complexité, elle reste essentiellement mécanique. L’aspect narratif, lui, aurait mérité d’être un peu plus creusé.

L’open-the-box
La vidéo de l’open-the-box est dispo sur notre chaîne :
Cthulhu: Death May Die – Saison 3, verdict
On a aimé : Les figurines si détaillées qu’on jurerait que l’une d’elles nous a fait un clin d’œil pendant qu’on rangeait la boîte. La rejouabilité qui nous assure de longues soirées à hurler « Par les tentacules de Cthulhu ! » en découvrant une nouvelle carte Mythe.
On a moins aimé : La narration un peu légère de l’Inconnu, comme si Lovecraft avait oublié quelques pages de son manuscrit. Et notre santé mentale qui décline doucement à chaque partie – mais est-ce vraiment un défaut dans un jeu Cthulhu ?
C’est plutôt pour vous si… Vous aimez les jeux coopératifs où le désespoir côtoie l’héroïsme, où chaque victoire s’arrache avec la satisfaction d’avoir retardé l’apocalypse d’un jour ou deux. Et bien sûr, si votre étagère manque cruellement de figurines tentaculaires.
Ce n’est plutôt pas pour vous si… Votre idée d’une soirée jeux implique des licornes, des arcs-en-ciel et des fins heureuses garanties. Ou si vous avez déjà du mal à dormir sans veilleuse – Cthulhu n’est pas réputé pour ses berceuses apaisantes.
Finalement, Cthulhu: Death May Die – Saison 3 est comme une boîte de chocolats lovecraftiens : on ne sait jamais sur quelle horreur cosmique on va tomber, mais on se surprend à en redemander encore et encore.
Très bon !
- Date de sortie : Novembre 2024
- Langue : Française
- Assemblé en : Chine
- ITHEM : 4 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 4 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : E. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici

- Label Dé Vert : Non ! Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
- Création : Marco Portugal, Rob Daviau, Eric Lang
- Illustrations : Stef Kopinski, Helder Almeida, Iwo Widulinski, Karl Kopinski, Daniel Zrom, Prosper Tipaldi, Nicolas Fructus
- Édition : CMON
- Nombre de joueurs et joueuses : 1-5
- Âge conseillé : Dès 14 ans (bonne estimation)
- Durée : 90 minutes
- Thème : Cthulhu
- Mécaniques principales : Coopératif. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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