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Bomb Busters : C’est de la BOMBE !

💣 Découvrez Bomb Busters, entre déduction, tension et coopération, le carton de 2024. Le nouveau phénomène ludique venu du Japon.


Bomb Busters

Bomb Busters

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


En bref :

  • Un jeu de déduction coopératif qui renouvelle le genre avec une mécanique de fils à couper et une communication limitée
  • 66 missions progressives et des équipements déblocables pour une excellente rejouabilité
  • Accessible à tous mais profond, proposant des parties intenses de 30 minutes sans frustration

Bomb Busters : quand la coopération explose les codes du jeu de déduction

Le détonateur avance d’un cran. Les regards se croisent autour de la table. Qui osera couper le prochain fil ? Bienvenue dans Bomb Busters, où chaque décision peut faire basculer la partie.

Dans le marché foisonnant (= saturé ?) des jeux de société, il arrive parfois qu’une pépite venue du Japon vienne secouer nos habitudes ludiques. Rappelez-vous Trio (par ailleurs chez le même éditeur versaillais) C’est précisément ce qui se produit avec Bomb Busters, la dernière création du talentueux Hisashi Hayashi.

Le concept (diabolique) ? Vous et vos coéquipiers devez désamorcer une bombe, mais chacun ne voit qu’une partie des fils. Et surtout, surtout… ne coupez pas le fil rouge !

Une mécanique qui fait boom

Commençons par le cœur du système : 48 fils bleus numérotés de 1 à 12 (quatre exemplaires de chaque), quelques fils jaunes sournois et l’infâme fil rouge qui vous fera perdre instantanément. Le génie de Bomb Busters réside dans sa simplicité apparente qui cache une profondeur tactique insoupçonnée.

Chaque joueur et joueuse dispose ses fils en ordre croissant (oui, comme Trio) sur son support personnel. Cette contrainte, loin d’être anodine, devient le socle d’un système de déduction particulièrement malin. En effet, si vous savez que votre partenaire a un 5 en troisième position, vous pouvez en déduire que ses deux premières cartes sont forcément des 4 ou moins. Élémentaire, mon cher Watson ? Pas si vite !

Le b.a.-ba du démineur

La partie démarre sur les chapeaux de roues avec un tour préliminaire où chaque joueur et joueuse place un jeton d’information devant l’un de ses fils. Ces indices deviennent autant de points d’ancrage pour vos futures déductions. À votre tour, trois options s’offrent à vous :

  1. La coupe en duo : pointez un fil chez un partenaire en annonçant sa valeur. Si vous avez raison (et que vous possédez la même valeur), les deux fils sont coupés. Sinon… le détonateur avance d’un cran !
  2. La coupe en solo : si vous possédez tous les exemplaires restants d’une valeur (soit les quatre d’origine, soit les derniers après que certains ont été coupés), vous pouvez les révéler d’un coup.
  3. La révélation des fils rouges, ou jaunes : uniquement possible quand c’est votre dernier fil. Ouf !

Des équipements qui changent la donne

« Mais attendez », me direz-vous, « n’est-ce pas un peu répétitif ? » C’est là qu’interviennent les cartes équipement, véritable coup de génie. Pour chaque paire de fils d’une même valeur coupée, vous débloquez un équipement correspondant. Ces outils, utilisables une seule fois, ajoutent une dimension stratégique supplémentaire et peuvent vous sortir de situations particulièrement épineuses.

Sans oublier le « Double Détecteur 2000 », équipement personnel utilisable une fois par partie, qui vous permet de désigner deux fils au lieu d’un seul. Une assurance-vie bien pratique quand le doute s’installe !

Bomb Busters

Une communication sous haute tension

L’un des aspects les plus fascinants de Bomb Busters réside dans ses règles de communication strictes. Interdiction de parler de vos fils, de sous-entendre leurs valeurs ou de révéler vos déductions à voix haute ! Cette contrainte, qui pourrait paraître frustrante, crée en réalité une tension palpable et des moments d’intense réflexion collective.

Seules les discussions sur la tactique générale et l’utilisation des équipements sont autorisées. Un équilibre subtil qui maintient l’aspect coopératif tout en préservant le challenge individuel.

Bomb Busters plateau

Hisashi Hayashi : le maître des mécaniques

Derrière Bomb Busters se cache l’un des auteurs les plus fascinants de la scène ludique japonaise : Hisashi Hayashi.

Fondateur du studio OKAZU BRAND, Hayashi a bâti sa réputation sur des jeux méticuleusement équilibrés où chaque mécanisme s’imbrique avec une précision d’horloger. De Trains (2012) qui réinventait le deck-building à Yokohama (2016) qui sublimait le placement d’ouvriers, en passant par le minimaliste mais brillant String Railway (2009), ou le jeu de logique et de déduction The Number (2020) sa signature est reconnaissable entre mille : des règles épurées servant une profondeur tactique surprenante.

Les marques de fabrique d’Hayashi :

  • Une élégance mécanique rare
  • Des innovations subtiles plutôt que des révolutions tapageuses
  • Une approche zen du design qui privilégie l’efficacité
  • Un talent pour rendre accessible des concepts complexes

Avec Bomb Busters, Hayashi démontre une fois de plus sa capacité à prendre un genre établi (le jeu coopératif de déduction) pour le réinventer avec finesse. Le résultat ? Une création qui semble évident une fois qu’on le découvre, mais qu’il fallait oser imaginer.

Les petits plus qui font la différence

Mais revenons à nos moutons boutons.

Le matériel de Bomb Busters, bien que simple, remplit parfaitement son office. Les tuiles-fils sont facilement manipulables, les jetons d’information clairement lisibles, et le plateau central organise efficacement l’information. Seul bémol : l’absence d’un sac pour piocher les fils lors de la mise en place. Mais c’est un détail, hein !

L’aspect visuel, avec ses personnages cartoon et son ambiance légère, contrebalance habilement la tension du gameplay. Après tout, qui a dit que le déminage devait être sinistre ?

Pourquoi ça marche ?

  1. Une mécanique de déduction robuste : contrairement à certains jeux du genre, une erreur d’information ne peut pas faire dérailler la partie.
  2. Un système d’aide progressif : entre les jetons de validation qui marquent les séries complétées et les équipements qui se débloquent au fil du jeu, vous n’êtes jamais totalement désemparés.
  3. Une rejouabilité naturelle : même en rejouant la même mission, la distribution aléatoire des fils crée une nouvelle situation à chaque fois.
  4. Un temps de partie maîtrisé : environ 30 minutes par partie, l’idéal pour enchaîner plusieurs tentatives sans lassitude.

Attention : ceci n’est pas un party game !

Si vous vous attendiez à un jeu d’ambiance avec des bombes qui font « boum » et des rires garantis, permettez-nous une petite mise en garde : Bomb Busters est avant tout un casse-tête logique déguisé en jeu de déminage. Et quel casse-tête !

Dans la lignée des grands jeux de déduction.

Oubliez les party games, on est ici plus proches de :

  • Hanabi : du même éditeur, pour la gestion de l’information cachée et la communication limitée
  • Mastermind : pour le raisonnement par élimination et la déduction pure
  • Turing Machine : pour l’aspect résolution d’énigmes mathématiques logiques
  • Kronologic : pour la manipulation logique des séquences numériques
  • Trio : du même éditeur, qui utilise les mêmes mécaniques d’ordre et de déduction numéraires. Sans l’aspect mémoire

Si ces titres vous parlent et vous font briller les yeux, vous êtes au bon endroit. Si vous les trouvez « trop cérébraux », passez votre chemin !

Un véritable WOD pour vos neurones !

Chaque partie mobilise :

  • La pensée mathématique (probabilités, séquences)
  • La logique déductive
  • La capacité d’abstraction
  • La mémoire de travail

Fun fact : Nos testeurs ont rapporté avoir ressenti une réelle fatigue mentale après plusieurs parties intenses. Comme quoi, désamorcer des bombes, ça muscle les neurones !

« C’est le genre de jeu où vous vous surprendrez à griffonner des arbres de probabilités sur un coin de nappe » – Une joueuse qui préfère rester anonyme (et qui est visiblement trop investie)

Le plaisir de la réflexion collective.

Mais attention, contrairement à certains jeux de logique qui peuvent virer à la compétition de QI, Bomb Busters reste profondément coopératif. C’est ensemble que vous construisez la résol’, chacun et chacune apportant sa pierre à l’édifice de la déduction.

66 missions : une progression aux petits oignons

Si Bomb Busters mérite une standing ovation, c’est bien pour sa campagne évolutive magistralement orchestrée. Avec 66 scénarios qui se débloquent progressivement, c’est un véritable parcours initiatique qui vous attend !

Les missions tutorielles (1-8) : l’art de l’apprentissage

  • Mission 1 : « Bonjour, je suis un fil bleu »
  • Mission 2 : « Oh, un fil jaune sauvage apparaît ! »
  • Mission 3 : « Le fil rouge entre en scène (suspense…) »
  • Mission 8 : « L’examen final » (spoiler : vous allez probablement le rater plusieurs fois 😅)

La première boîte surprise (9-19) 🎁

Moment magique où vous débloquez de nouveaux défis après avoir validé votre « permis déminage ». C’est comme ouvrir un cadeau de Noël, mais en (beaucoup) plus stressant !

Et ce n’est que le début…

Chaque nouvelle boîte apporte son lot de :

  • Règles spéciales surprenantes
  • Équipements inédits
  • Contraintes tordues
  • Moments « Ah mais c’est diabolique ça ! »

C’est comme si MacGyver avait conçu un programme d’entraînement pour démineurs. Lol. Non, pas lol, en vrai.

Le génie du système

Ce qui rend cette progression si passionnante :

  • Chaque règle s’ajoute naturellement aux précédentes
  • La difficulté augmente par paliers digestibles
  • Même les échecs sont formateurs
  • La satisfaction de progresser est immense

Fun fact : Certains groupes de joueurs organisent des « soirées progression » hebdomadaires. On raconte même que certains ont créé des t-shirts « Team Bomb Busters – Mission 42 ». Oui, c’est de la folie, et on adore ça !

La rejouabilité infinie

Et le plus beau ? Même après avoir « fini » les 66 missions :

  • La distribution aléatoire des fils rend chaque partie unique
  • Vous pouvez rejouer vos missions préférées
  • Le défi reste entier même en connaissant les règles
  • Il y a toujours ce petit « et si on essayait de battre notre record ? »

La question du nombre : cherche équipe de 4 démineurs motivés

Parlons franchement de l’éléphant dans la pièce : bien que Bomb Busters soit jouable de 2 à 5, c’est vraiment à 4 que la magie opère pleinement. Voici pourquoi.

À 4 joueureuses : la configuration idéale ✨

  • Distribution parfaite des fils et des supports
  • Tension optimale dans la prise de décision
  • Assez de personnes pour des déductions croisées intéressantes
  • Pas trop pour éviter les temps morts

À 2 : un peu bancal 😕

  • Chacun gère deux supports (pas très naturel)
  • Seulement deux erreurs autorisées (stressant !)
  • Manque d’interactions croisées
  • On perd la dimension « table ronde » du jeu

À 3 : pas mal, mais…

  • Distribution asymétrique (le capitaine a deux supports)
  • Dynamique sociale moins riche
  • On sent qu’il manque quelqu’un

À 5 joueurs : la foule 😅

  • Temps d’attente plus longs entre les tours
  • Trop d’informations à gérer
  • Risque accru de joueur alpha qui prend le lead

« C’est comme les Quatre Fantastiques : ça marche techniquement à d’autres nombres, mais c’est quand ils sont quatre que la magie opère » – Un testeur fan de comics

Notre conseil :

Si possible, gardez Bomb Busters pour vos soirées à 4 joueurs et joueuses. C’est vraiment là que le jeu exprime tout son potentiel. Pour les autres configurations, ça fonctionne, mais vous risquez de ne pas vivre l’expérience optimale.

Un mot sur l’âge : attention, cerveaux en construction

Parlons franchement de l’âge recommandé. Si la boîte annonce « dès 12 ans », ce n’est pas pour faire joli ni par excès de prudence. C’est une question de câblage neuronal !

Pourquoi 12 ans minimum ? 🧠

  • La pensée abstraite se développe pleinement vers 11-12 ans
  • La capacité de déduction logique complexe arrive à maturation
  • La patience nécessaire pour analyser avant d’agir se construit
  • La gestion de l’information cachée demande une certaine maturité

Les signes que votre enfant est prêt :

  • Il/elle aime résoudre des énigmes logiques
  • Les jeux de réflexion le/la passionnent
  • Il/elle peut rester concentré(e) sur une partie de 30 minutes
  • Les maths ne lui donnent pas des boutons

En dessous de 12 ans…

  • Risque de frustration élevé
  • Difficultés à suivre les raisonnements en chaîne
  • Soucis à gérer tous les équipements disponibles
  • Tendance à agir par intuition plutôt que déduction
  • Et oui, couper le fil rouge « pour voir ce qui se passe » 😅

Note : Si votre enfant de 10 ans résout déjà des équations du second degré, vous pouvez probablement ignorer cet avertissement. Et aussi l’inscrire à Mensa.

« Papa, je peux couper le fil rouge ? – Non Lucas, pour la cinquième fois, NON ! » – Une partie de Bomb Busters en famille qui a mal tourné.

Notre conseil :

Respectez la limite d’âge, même si votre petit génie en herbe vous supplie. Bomb Busters n’est pas qu’une question de règles à apprendre, c’est avant tout un jeu qui nécessite une certaine maturité cognitive. Mieux vaut attendre que de risquer dégoûter un futur fan de jeux de logique !

Le casse-tête de l’intégration : quand un nouveau joueur rejoint l’équipe

Attention, voici le talon d’Achille de Bomb Busters, son point sensible, son fil rouge personnel : l’intégration de nouveaux joueurs et joueuses dans une équipe expérimentée. Un problème qui fait grincer des dents même les démineurs les plus aguerris.

Le dilemme du vétéran

Imaginez la scène :

  • Votre équipe vient de débloquer la mission 42
  • Un ami veut rejoindre l’aventure
  • Vous devez choisir entre :
  • Recommencer depuis le début (aïe)
  • Le larguer dans le grand bain (double aïe)
  • Jouer sans lui (triple aïe)

« C’est comme essayer d’apprendre la conduite à quelqu’un en commençant par le circuit du Mans » – Un testeur frustré

Les solutions bancales

  • Option 1 : « On lui explique toutes les règles d’un coup »
    Résultat : Regard vitreux et confusion totale
  • Option 2 : « On recommence depuis le début »
    Résultat : Légère dépression des vétérans
  • Option 3 : « On le met en observation »
    Résultat : Frustration garantie pour tout le monde

Le vrai problème

Ce n’est pas tant la complexité du jeu que :

  • L’accumulation progressive des mécaniques
  • Les réflexes acquis au fil des missions
  • La difficulté de « désapprendre » pour les vétérans
  • Le fossé d’expérience qui se creuse

Donc oui, cela reste un souci. De taille. Inhérent à tous les jeux évolutifs.

Quelques conseils pour vos premières parties

  1. Ne sous-estimez pas les missions d’entraînement : elles sont là pour une raison !
  2. Utilisez les jetons de validation dès que possible : ils structurent votre réflexion.
  3. N’hésitez pas à prendre votre temps : mieux vaut réfléchir une minute de plus que faire exploser la bombe.
  4. Communiquez sur la stratégie globale : même si vous ne pouvez pas parler de vos fils.

Bomb Busters, verdict

Bomb Busters réussit le tour de force de proposer un jeu de déduction coopératif accessible mais profond, tendu mais pas frustrant, évolutif mais rejouable. Si vous aimez les jeux qui font travailler vos méninges tout en maintenant une ambiance conviviale, vous avez trouvé votre bonheur.

L’auteur japonais Hisashi Hayashi prouve une fois de plus sa maîtrise du design ludique en livrant un jeu qui semble simple au premier abord mais révèle progressivement toute sa richesse. Dans un marché saturé de jeux coopératifs, et de déduction, Bomb Busters peut bomber (!) le torse grâce à l’élégance de son système et l’intelligence de sa progression.

On a aimé :

  • La progression géniale sur 66 missions (MacGyver serait fier)
  • Le système de déduction sans faille qui évite les frustrations
  • Les équipements qui se débloquent au fil du jeu (comme des cadeaux de Noël)
  • L’expérience optimale à 4 joueurs et joueuses
  • Le plaisir de rejouer même après 10 échecs (et vous allez les enchaîner, promis)
  • L’humour dans le design qui détend l’atmosphère
  • Le prix raisonnable (une trentaine d’euros) pour tant d’heures de jeu

On a moins aimé :

  • L’expérience bancale à 2 (comme un tango en solo)
  • La difficulté d’intégrer de nouveaux joueurs (désolé les retardataires !)
  • L’absence d’un sac de pioche
  • Des composants qui pourraient être plus quali
  • La limite d’âge de 12 ans qui n’est vraiment pas négociable (désolé p’tit frère)
  • Le temps parfois long entre les tours à 5 joueurs

C’est plutôt pour vous si…

  • Votre série préférée est « HPI » ou « Esprits Criminels »
  • Les sudokus sont votre lecture de chevet
  • Le mot « logique » vous fait sourire plutôt que fuir
  • Vous aimez les jeux qui font chauffer les méninges
  • Vous avez une équipe de 4 régulière (la dream team !)

Ce n’est plutôt pas pour vous si…

  • Vous pensez que « déduction » est une marque de parfum
  • Les maths vous donnent des boutons
  • Vous êtes du genre à secouer les cadeaux de Noël avant l’heure
  • Votre devise est « tirer d’abord, réfléchir ensuite »
  • Vous n’avez pas la patience d’attendre que votre café refroidisse

Verdict final : la bombe… ludique de l’année ?

Vous l’aurez compris, Bomb Busters n’est pas qu’un énième jeu coopératif sorti de nulle part. C’est une petite bombe (pardon) qui dynamite les codes du genre avec une élégance rare. Un de ces jeux qui vous fait dire « mais pourquoi personne n’y avait pensé avant ? » tout en sachant pertinemment que seul un génie japonais pouvait accoucher d’un système aussi finement ciselé. Après son best-seller Trio, l’éditeur versaillais Cocktail Games revient avec un titre fort, percutant, passionnant, explosif (OK je sors).

À 35€ (environ), c’est probablement le meilleur rapport qualité-prix-sueurs froides du moment. Certes, vous allez échouer. Souvent. Très souvent. Mais vous reviendrez, encore et encore, parce que chaque échec vous rapproche de la maîtrise, et que chaque victoire a un goût de champagne (à consommer avec modération, on parle quand même de déminage).

Alors oui, il faut être quatre, oui, il faut avoir 12 ans, oui, l’intégration de nouveaux joueurs est… compliqué (voire impossible) et non, ce n’est pas un jeu pour votre soirée karaoké. Mais si vous aimez les défis qui font chauffer les méninges, si vous cherchez une expérience coopérative fun et innovante, et si vous n’avez pas peur de passer pour un geek devant votre belle-famille, foncez !

Alors, prêts à défier la bombe ? N’oubliez pas : la précipitation est mère de l’explosion. Oui, on devrait s’en faire un t-shirt. Prenez votre temps, observez bien, déduisez malin… et surtout, ne coupez pas ce fichu fil rouge !

PS : N’oubliez pas qu’en cas d’explosion, c’est toujours la faute du capitaine. C’est écrit en tout petit dans les règles. Enfin je crois, c’est ce qu’on m’a dit quand j’étais capitaine.

PPS : Si vous finissez les 66 missions sans jamais faire exploser la bombe, contactez-nous. Soit vous mentez, soit nous avons un poste à vous proposer.

Excellent !

Note : 4.5 sur 5.

  • Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
  • Création : Hisashi Hayashi
  • Illustrations : Dom2D
  • Édition : Cocktail games
  • Nombre de joueurs et joueuses : 2 à 5 (idéal à 4)
  • Âge conseillé : Dès 12 ans (difficilement moins)
  • Durée : 30 minutes (voire beaucoup, beaucoup plus, parce qu’on aura envie d’aller au bout de ces satanées 66 missions !)
  • Thème : Déminage de bombes (c’est un thème ?)
  • Mécaniques principales : Coopération, déduction, logique mathématique, évolutif. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.

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3 Comments

  • Olivier

    Bonjour,
    Merci pour cette article qui donne envie de retester le jeu. J’y ai joué au flip de Parthenay cette année, un peu tard en soirée, déjà bien fatigué… C’était sympa même si le fait de jouer avec des inconnus, à 5 dont deux personnes se laissant guider n’a peut être pas rendu honneur au jeu et je m’étais dis que je retesterai dans de meilleurs conditions.
    Au risque de m’attirer les foudres de certaines personne, j’ai eu l’occasion de tester infiltraîtres, sans être fatigué et entre amis. J’ai eu « l’impression » que les jeux étaient assez similaires du moins dans les sensations de jeu.
    Du coup questions pour les gens connaissant bien les deux jeux :
    Si similaire, lequel est le mieux et pourquoi ? Sinon est-ce que j’étais vraiment trop fatigué et que je me plante complètement ? Et du coup, qu’est-ce qui serait différent/mieux d’un côté ou de l’autre?
    Merci d’avance pour vos retours.

  • Benjamin

    Une véritable bombe ludique !!
    Je joue à 2 avec mon fils de 10 ans on en est à la partie 10 ….Et prendre son temps n est pas toujours possible 😉

  • Julien

    Belle présentation du jeu !
    Il est très sympa à découvrir. A noter que même si la limite d’âge de 12 ans est compréhensible, on y joue avec des filles de 6 ans et 9 ans et ça passe très bien. Evidemment, peut-être qu’il ne faut pas y ajouter les boites de missions avancées, pas encore testées… On y perd alors en complexité et richesse… Mais rien que l’entrainement est sympa. Et la mission 8 en soi est suffisante pour y jouer de temps en temp comme simple jeu. (La répétitivité est moins un souci lorsqu’on n’enchaine pas les parties.)
    A deux, c’est très bien aussi, car il y a très peu de mystère, donc un jeune enfant peut plus facilement appréhender la situation et ça devient un simple petit jeu sympa de déduction.
    (Et puis, à suivre… on dirait qu’elles veulent voir la suite. 😉 )

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