Fit to Print article illustration
Critiques de jeux,  Jeux de plateau

Fit to Print : Quand Tetris rencontre le journalisme

🗞️ Devenez le roi de la presse dans Fit to Print ! Un jeu frénétique qui vous plonge dans l’univers trépidant d’une salle de rédaction. 🏆


Fit to Print

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


Fit to Print. Prêt à imprimer. C’est ce qui se dit dans les journaux, quand la mise en page est prête et que l’édition va partir à l’imprimerie. Préparez-vous à vivre une expérience journalistique inoubliable avec Fit to Print, la dernière création de Peter McPherson et Flatout Games. Plongez dans l’univers trépidant d’une salle de rédaction où chaque seconde compte pour créer la une parfaite !

Un concept original et une mécanique bien huilée

Fit to Print vous propulse au cœur d’une petite ville forestière, Thistleville, où vous enfilez le costume d’un ou d’une rédactrice en chef. Votre mission ? Collecter articles, photos et publicités pour composer une première page aussi intéressante que lucrative. Mais attention, le temps presse ! Ce jeu en temps réel vous fera ressentir l’adrénaline d’un véritable bouclage.

La mécanique est simple mais diablement efficace. Chaque joueur et joueuse dispose d’un plateau représentant la une de son journal. Au fil des trois manches (vendredi, samedi et dimanche), vous devrez piocher des tuiles face cachée et les placer judicieusement sur votre plateau. Plus l’espace disponible augmente, plus le défi s’intensifie !

Ha et j’ai oublié un détail, croustillant, crucial. Vous incarnez un animal. Humanisé. Ou anthropomorphisé. Car oui, Thistleville est une ville composée uniquement d’animaux habillés qui ressemblent à des… humains. Et qui lisent, et écrivent la presse.

Fit to Print matos

Fit to Print : Un jeu qui vous fera voir de toutes les couleurs

Les tuiles articles sont divisées en trois catégories : rose pour le sport et le divertissement, bleu pour les actualités générales, et vert pour le business et la technologie. Mais attention, deux articles de la même couleur ne peuvent pas être placés côte à côte ! Vous devrez jongler avec ces contraintes tout en gérant l’humeur de votre une, symbolisée par des émoticônes souriants ou renfrognés. L’équilibre est la clé du succès !

Les photos, quant à elles, rapportent des points en fonction des articles adjacents. Placez-les stratégiquement pour maximiser votre score, mais n’oubliez pas : deux photos ne peuvent pas se toucher. Enfin, les publicités vous permettront de renflouer les caisses de votre journal, mais attention à ne pas les coller les unes aux autres !

Un casse-tête spatial et temporel

Fit to Print, c’est un peu comme jouer au Tetris avec des mots et des images. Vous devrez faire preuve de réactivité et d’anticipation pour optimiser votre mise en page. Chaque espace vide vous coûtera des points, alors soyez malin dans vos choix de tuiles !

Le jeu propose trois modes de difficulté en fonction de votre tolérance au stress : Relax (5 minutes par manche), Standard (4 minutes) et Frénétique (3 minutes). De quoi satisfaire les joueurs et joueuses de tous niveaux, des apprentis journalistes aux vétérans de la presse !

L’art subtil du bouclage

Une fois votre sélection de tuiles effectuée, place à la phase de mise en page. C’est là que votre talent de rédacteur en chef sera mis à l’épreuve. Agencez vos articles, photos et pubs de manière harmonieuse tout en respectant les règles de placement. N’oubliez pas de prendre en compte les bonus et malus liés à votre tuile « Centerpiece » et à votre carte de rédacteur en chef !

Lorsque le chronomètre retentit, le moment de vérité arrive. Échangez votre une avec un autre joueur pour une vérification croisée. Tout élément mal placé sera impitoyablement retourné face cachée, vous privant de précieux points. C’est le charme impitoyable du métier !

Un jeu qui ne manque pas de caractère

(oui, il y a un jeu de mot dans le titre de ce chapitre)

Au-delà de sa mécanique bien huilée, Fit to Print séduit par son univers graphique adorable. Les illustrations d’Ian O’Toole donnent vie à ces attachants personnages anthropomorphes, créant une ambiance chaleureuse et immersive. On se prend rapidement au jeu, s’imaginant dans la peau d’un rédacteur en chef entouré de ses fidèles collaborateurs.

Mais surtout, les titres d’articles sont franchement, franchement cocasses ! À ne pas rater.

Le matériel est de qualité, avec des tuiles épaisses et des plateaux solides. La petite touche supplémentaire ? Les bureaux de rédaction en 3D qui ajoutent une dimension tactile et immersive à l’ensemble. On se croirait vraiment dans une salle de presse !

Un mode solo pour les journalistes en herbe

Vous n’avez pas trouvé de co-équipiers pour monter votre journal ? Pas de panique, Fit to Print propose un mode solo tout aussi fun. Vous devrez réaliser des objectifs spécifiques en un temps limité, tout en essayant de battre votre propre record. Une excellente façon de vous familiariser avec les rouages du jeu avant d’affronter d’autres personnes !

La presse, un milieu impitoyable

Fit to Print réserve son lot de surprises, notamment avec la règle du « going out of business ». À la fin de la partie, le joueur ou la joueuse ayant généré le moins de revenus publicitaires est purement et simplement éliminée, même s’il ou elle a le plus de points ! Chanmé. Une mécanique thématique mais frustrante, qui reflète la réalité impitoyable du monde de la presse. Moins de pubs, moins de revenus. Bye bye (c’est le cas aujourd’hui avec la presse).

Heureusement, cette règle ne s’applique qu’en fin de partie, vous laissant le temps de rectifier le tir si votre journal est dans le rouge. Mais gare à ne pas vous faire distancer par vos concurrents !

Un jeu accessible mais exigeant

Ne vous fiez pas à son apparence mignonne, Fit to Print est un jeu qui demande de la concentration et de la stratégie. Vous devrez constamment jongler entre la sélection des tuiles, leur placement optimal et la gestion du temps. Un véritable défi pour votre sens de l’organisation et votre capacité d’adaptation !

Mais rassurez-vous, le jeu reste accessible aux néophytes grâce à son mode « slow » qui retire la contrainte du temps réel. Vous pouvez ainsi apprendre les mécaniques à votre rythme avant de vous lancer dans le grand bain du journalisme compétitif ! De quoi y jouer en famille, ou moins stress. On retrouve alors les mêmes sensations que Galaxy Trucker : des tuiles à récupérer au milieu de la table, un vaisseau perso à construire en mode puzzle.

Le chrono et le jeu coupé en deux phases obligent toutefois à : petit 1 prendre des risques petit 2 tenter d’imaginer ce que sa page donnerait avec les tuiles prises, sans pouvoir la voir concrètement à l’avance.

Flatout Games, un éditeur qui voit grand

Avec Fit to Print, Flatout Games confirme son statut d’éditeur innovant et audacieux. Après les excellents Cascadia (récompensé par le prestigieux Spiel des Jahres) et Calico, la société américaine nous propose une nouvelle pépite qui allie thème original et mécanique ingénieuse.

On sent tout le savoir-faire de Peter McPherson dans ce jeu, lui qui nous avait déjà séduits avec l’excellent Les Petites Bourgades (Tiny Towns en VO) et ses extensions. Son style unique, mêlant profondeur stratégique et accessibilité, se retrouve parfaitement dans Fit to Print.

Fit to Print : Un jeu frénétique au bouclage… mais pénible au décompte

Malheureusement, Fit to Print n’est pas exempt de défauts, et le plus notable d’entre eux concerne le décompte des points. Si la phase de prise de tuiles est fun et frénétique, et si la mise en page qui suit s’apparente à un puzzle cérébral, le jeu pèche cruellement lors du décompte des scores.

En effet, ce n’est pas un mais bien trois décomptes qu’il faudra effectuer au cours de la partie, un à la fin de chaque manche. Un aspect fastidieux et pénible qui vient plomber le rythme effréné instauré précédemment. On joue autant de temps à prendre des tuiles puis les poser qu’on passe sur le décompte à tout décompter. On se retrouve à calculer laborieusement les points, tuile par tuile, bonus par bonus, pendant de longues minutes. Perso, j’ai trouvé cette phase ces phases… relou.

Ce temps mort vient casser la dynamique du jeu et peut même décourager. On aurait apprécié un système de décompte plus fluide et intégré, qui ne vienne pas interrompre l’expérience de jeu de manière aussi abrupte et répété. Un décompte plus court, à la limite, qui ne compterait que certains aspects et non pas tous, à chaque fois (que la pub amassée ? Que les emplacements non couverts sur sa page ?)

En règle générale, les décomptes des points qui ralentissent le rythme du jeu sont-ils un frein pour vous ?

Fit to Print, verdict : Un bémol qui ne gâche pas tout

Heureusement, ce défaut ne vient pas entièrement ternir l’expérience Fit to Print. Le plaisir procuré par la phase de draft frénétique commun et de mise en page surpasse la frustration engendrée par le décompte des points. On prend tout de même beaucoup de plaisir à se glisser dans la peau d’un rédacteur en chef le temps d’une partie.

Mais il est important de garder ce point négatif en tête, surtout si vous êtes du genre à être réfractaire aux jeux nécessitant de fastidieux calculs. Fit to Print demandera un peu de patience et de persévérance de ce côté-là.

En conclusion, Fit to Print reste un très bon jeu malgré ce défaut de rythme lié au décompte des points. Sa mécanique originale, son thème immersif et son matériel de qualité en font un jeu à essayer pour tous les amateurs de défis spatio-temporels. Mais si vous êtes allergique aux décomptes fastidieux, vous voilà prévenu ! À vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

Pas mal !

Note : 3.5 sur 5.

  • Dé Vert : Oui ! Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
  • Création : Wojciech Frelich
  • Illustrations : Jacek Zabawa
  • Édition : Bored Games
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 4 (tourne mieux à 3-4)
  • Âge conseillé : Dès 14 ans (bonne estimation)
  • Durée : 30 minutes par aventure
  • Thème : Prohibition, gangs
  • Mécaniques principales : Placement, majorité. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.

Rejoignez notre chaîne WhatsApp


Gus&Co : 100% Indépendant, 0% Publicité

Vous avez aimé cet article ? Depuis 2007, nous faisons le choix difficile de refuser la publicité intrusive pour vous offrir une lecture confortable. Mais l'indépendance a un prix (hébergement, temps, achat de jeux).

Pour que cette aventure continue, vous avez deux moyens de nous soutenir :

Le soutien direct : Rejoignez nos mécènes sur Tipeee pour le prix d'un café par mois.

☕ Soutenir Gus&Co sur Tipeee

Article écrit par Loïc. Breton d’origine et exilé depuis peu en Suisse (pour son chocolat, surtout), Loïc vit et respire jeux de société. Il est toujours prêt à sortir cartes et plateaux pour s’amuser et partager sa passion débordante. Joueur dans l’âme, sa devise est « Une petite partie, entre deux arrêts de bus ? ».

Votre réaction sur l'article ?
+1
8
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0

4 Comments

  • claramalouines

    Je n’ai pas du tout trouvé que le décompte des points soit un problème. Au contraire, celui ci est assez rapide à chaque fois et permet de voir où l’on se situe par rapport aux autres sur les différents aspects, ce qui permet d’ajuster notre stratégie: si je suis derrière en points je focalise là dessus tout en gardant mon niveau de pub, si je suis à la traine en pubs il faut que je fasse attention à ça pour ne pas être éliminé/ avoir de grosse pénalité… Cela permet aussi de voir les stratégies des autres joueurs et joueuses et s’en inspirer dans les tours suivants si celles ci sont plus efficaces que les nôtres. Très bon jeu!

    • Gus

      Bonjour 👋🏼

      Nous vous remercions sincèrement pour votre retour et pour partager votre expérience positive concernant le décompte des points dans le jeu. Il est toujours enrichissant de voir comment différentes personnes peuvent percevoir les mécanismes d’un jeu de manière variée.

      Cependant, pour notre rédaction, nous avons trouvé que les multiples décomptes, notamment ceux des points d’articles, des points de photos selon les couleurs d’articles adjacents, ainsi que la vérification et la validation des agencements, des publicités, et des cases libres, rendaient l’expérience globale plus laborieuse et moins fluide que ce que nous aurions espéré. Ces éléments, bien que stratégiquement pertinents, ont semblé trop longs et répétitifs, ce qui, dans notre cas, a quelque peu plombé le plaisir de jeu.

      Pour nous, encore une fois, et pour citer la Cité de la Peur, Fit to Print est « bien, mais pas top ».

      Nous apprécions vraiment que vous partagiez une perspective différente, mettant en lumière l’aspect stratégique et interactif des décomptes qui peuvent effectivement enrichir l’expérience pour certaines personnes. Votre commentaire souligne bien la diversité des approches et des goûts dans les jeux de société, et c’est ce qui fait la richesse de notre communauté.

      Encore une fois, merci pour votre enthousiasme et pour avoir pris le temps de nous écrire. Vos observations sont précieuses et nous encouragent à continuer de partager des perspectives variées sur les jeux que nous explorons.

      Bien cordialement,

      Votre équipe Gus&Co

  • Morlockbob

    Très chouette jeu grâce à ses illustrations,son humour et son thème. Et ce petit détail qui fait tout : le terrain de jeu qui s agrandit juste ce qui faut. Dans le genre tuiles qu on colle, je l ai préféré a World of wonders par ex. Pas non plus été ennuyé par le décompte de points.

    • Gus

      Je plussoie !

      Comme le dit notre chroniqueur, il ne faut SURTOUT pas rater les titres d’articles, plein d’humour en effet.

      Si un jour la VF se fait (?), ils vont se régaler / transpirer pour les traduire

À vous de jouer ! Participez à la discussion

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Gus & Co

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture