Salon Pro Vichy 2023
Jeux de plateau

Festival des Jeux de Vichy : 6ème édition. Notre reportage

🎯 Festival des Jeux de Vichy : l’événement immanquable pour tester les futurs hits ludiques de 2023-2024 ! Notre reportage complet.


Festival des Jeux de Vichy

En début de semaine, nous avons eu l’opportunité de nous rendre au salon professionnel du festival. Voici notre reportage.

Festival des Jeux de Vichy : Un peu d’histoire

La première édition du festival a eu lieu en 2018, elle a accueilli 6000 visiteurs, avec une quarantaine de boutiques et une douzaine de distributeurs.

Le festival public et professionnel se déroulait le même week-end avec une partie accessible uniquement aux professionnels et à la presse.

En 2022, un week-end professionnel, dédié, a été créé afin de gérer l’affluence, près de 1000 professionnels dont 250 boutiques et une quarantaine de distributeurs.

Pendant la pandémie de Covid, le festival a réussi l’exploit de n’annuler aucune édition.

Premier jour

Le festival se déroule sur 2 étages avec des salles de tous les côtés. Il faut arpenter plusieurs fois les couloirs pour commencer à se repérer.

Le sous-sol a une très belle salle voutée et la température y est fraîche, ce qui est très agréable en cette journée très chaude pour un mi-septembre.

Festival Jeux VIchy Sous-Sol

Les salles sont organisées par distributeur et chaque éditeur dispose d’une ou plusieurs tables selon sa taille.

Premier arrêt chez Bombyx :

  • Knarr (de Thomas Dupont, illustré par Antoine Carrion) : un jeu à moteur, mais qui est également une course. Le premier à 40 points met fin au jeu (on continue jusqu’à ce que chacun ait joué le même nombre de fois. On collectionne des cartes afin de récolter des ressources, puis on doit les défausser pour partir en expédition (la plus grande source de points). Un jeu opportuniste, facile d’accès, mais qui pourra faire grincer des dents si le moteur cafouille.
  • Humanity (de Yoann Levet, illustré par Paul Chadeisson, Pierre Lazarevic et Remy Paul) : un jeu de gestion de construction de modules sur une planète. On utilise ses astronautes pour fabriquer des ressources (glace, insectes, énergie, …) afin de pouvoir construire d’autres modules. Les nouveaux modules sont sur une sorte de roue, si on va chercher un module loin, on ne pourra pas récupérer son astronaute pour le prochain tour. La règle est un livre avec une couverture cartonnée et plusieurs pages contiennent du lore. Wow ! Un nouveau excellent jeu de gestion de Yoann Levet, 10 ans après Myrmes (qui sera réédité par Bombyx prochainement).
  • Comme dans le jeu, il y a des insectes, l’éditeur proposait de goûter des criquet au chocolat ou des petits vers.

Un tour du festival pour prendre des photos sur les showrooms ou les tables de jeu et c’est l’heure du repas. Plusieurs food-truck sont dans la cour du palais des congrès. Il y a également un coin ombragé pour manger dehors.

Chez Savana : Traîtres à bord (de Jean-Xia Chou), un jeu à identité secrète dans lequel les pirates doivent remplir un coffre pour atteindre un certain montant (dépendant du nombre de joueurs) et les mutins doivent les en empêcher. Chaque joueur pose, face cachée, une carte dans le coffre et annonçant la carte qu’il pose (il peut mentir). Des cartes pouvoirs permettent de changer sa main, de faire défausser la main d’un joueur ou de mélanger les 3 dernières cartes mise dans le coffre puis de les regarder.

Chez Cosmoludo : Oxono (de Jérémy Partinico, illustré par Tom Delaloye), un nouveau jeu dans leur série de jeux abstraits (Kamon, Hokito, Yoxii, …). Le but est d’aligner 4 jetons à sa couleur ou 4 jetons avec le même symbole (rond ou croix) mais pas forcément de la même couleur. Le placement des jetons doit se faire adjacent à une tuile que l’on doit déplacer dans la ligne ou colonne avant de poser. Attention, sur la photo, le matériel n’est pas définitif, les plateaux seront mat et les dessins sur les pions noires seront en blanc.

Chez Game Flow : Nouveautés dans la série des « ma première aventure » :

  • La bibliothèque infinie (de Roméo Hennion), cette histoire a été travaillé avec une orthophoniste et contient des phrases ou des concepts qui peuvent être utiles pour un orthophoniste.
  • Pattie et l’épreuve des dieux, histoire utilisant licence du dessin animé « Pattie et la colère de Poséïdon », les images du dessin animé ne pouvant pas être redessinées, l’histoire raconte la création d’une pièce de théatre utilisant des marionnettes des personnages du film, ce qui permet de les représenter sous forme de morceaux de cartons animés.
  • Mon Puzzle Aventure, Dragon (de Romaric Galonnier et Antonin Boccara, illustré par Arnaud Boutle). Première étape, faire le puzzle, 2ème étape choisir un personnage, 3ème étape trouver la pièce du puzzle qui contient ce personnage, retirer la pièce et lire le début de l’histoire au dos. Il sera par exemple demandé de trouver un marteau, on recherche la tuile, on la retourne et on continue l’histoire. Chaque pièce retirée est remise dans la boîte. Une fois l’histoire terminée, le jeu est rangé 😉

Chez A Games: Les Tontons éparpillés façon puzzle (de Pascal Bernard, illustré par Charles da Costa), un jeu de bluff qui reprends les personnages et les lieux du film Les Tonton Flingueurs. Il faut récupérer de l’argent dans des lieux. Il faut choisir un lieu et une carte action. Si on est seul dans le lieu on récupère tout. Sinon on fait un partage à moins que la carte action ne chamboule tout.

Chez Ludonaute: ArcheOlogic (de Yoann Levet, illustré par Pauline Detraz), un jeu de déduction. Il faut placer des polyominos, à la bonne place et dans le bon sens, sur une grille de 5×5. Ces polyominos représente le plan d’une grotte dont il faut éviter les pièges. Il faut décoder les plans de la grotte à l’aide d’un instrument en lui posant des questions sur une ligne ou une colonne (nombre de pièges, nombre de polyominos, …). Il faut que je révise ma perception du placement des polyominos, certains placements possibles m’ayant totalement échappés.

Chez Olibrius : Spirit (de Baptiste Laurent et Julien Prothière, illustré par Simon Caruso), un jeu avec une table de Ouija. On pose des questions à un esprit qui répond en formant un mot, mais d’autres esprits essayent de profiter de la connexions, le mot épelé risque d’être brouillé. Après 3 questions, il faut retrouver l’esprit parmi 6. Excellent jeu de communication sans parole. Le jeu contient un mode évolutif, une histoire et aborde toute sorte de problématique de la vie. La découverte majeure de cette première journée.

Chez Explor8 : Fruitoplay (de Luc Rémond et Romaric Galonnier), un jeu de pli où on collectionne 4 sortes de fruits. On score le fruit qu’on a le moins multiplié par celui qu’on a le plus, mais attention aux fruits pourris.

Chez Scorpion Masqué : SkyTeam (de Luc Rémond), un jeu coopératif, uniquement à 2 joueurs et joueuses, dans lequel il faut faire atterrir un avion. Vous jouer le rôle de la commandant de bord et de son copilote. Vous devez gérer la vitesse d’approche, maintenir l’assiette de l’avion, communiquer avec la tour de contrôle pour éviter les avions sur votre route, sortir le train d’atterrissage, sortir les volets et préparer les freins. Vous lancez vos 4 dès et le posez alternativement avec votre copilote afin de faire ces actions. Une fois les dès lancés vous ne pouvez plus parler, c’est les dès que vous posez qui doivent faire comprendre à l’autre vos intentions. Excellent jeu. Est-ce que ce ne serait pas le premier jeu à 2 à pouvoir remporter l’As d’or ?

Deuxième jour

On commence la 2ème journée par Altered, un jeu de carte à collectionner qui sera sur Kickstarter en début 2024. C’est le nouveau projet de Régis Bonnessée, l’ex-patron de Libellud (Dixit, Mysterium).

Le principe d’Altered est que votre héros et son compagnons sont séparés par un chemin composés de divers terrains (de 3 types), le but est que vos 2 personnages se rejoignent. Si, par exemple, votre compagnon est sur une case eau, il faut placer des cartes de son coté du chemin afin d’avoir la majorité sur la couleur bleue et puisse avancer d’une case à la fin du tour. Vos cartes sont composées de personnages, sorts ou permanents. À la fin du tour vous pouvez garder 2 cartes dans votre réserve (que vous pourrez rejouer pour un coût inférieur ou supérieur selon le pouvoir de la carte). Une carte jouée depuis la réserve sera défaussée à la fin du tour.

Chaque carte aura un QR code afin d’enregistrer ses cartes et accéder au lore de la carte. Certains booster contiendront une carte unique. Vous pourrez acheter ou échanger une carte avec, par exemple, un japonais et en obtenir la propriété numérique. Ensuite vous pourrez demander l’impression d’une carte physique mais avec le texte en français.

Carte promo Altered
Carte promo d’Altered. Crédit photo : Altaripa

Chez Gigamic : Dorf Romantik (de Lukas Zach et Michael Palm, illustré par Paul Riebe), le gagnant du Spiel des Jahres. Un jeu coopératif avec des tuiles ressemblant à celles de Carcassonne, on tire 3 objectifs qui sont faire une rivière, une ligne de chemin de fer ou une forêt de 4, 5 ou 6 tuiles, lorsqu’on a rempli un objectif, on en tire un nouveau, il faut en faire le plus possible. En fonction des points obtenus, on coche des cases sur une feuille représentant une campagne. Au bout d’un certain nombre de cases (ou en réussissant certains objectifs) on peut ouvrir des boîtes avec d’autres tuiles et objectifs. Pas de gagnant, pas de perdant, juste une suite de coches. Je suis probablement passé à coté, mais je n’ai pas accroché ! En revanche, je sais que Clément a a-do-ré !

Chez Atalia :

  • Touch it (Romain Caterdjian, illustré par Luka Wang), un jeu de cartes avec 4 dessins au dos de la carte, il faut, sans la retourner, toucher le dessous de la carte, qui est en relief, afin de reconnaître lequel des 4 dessins c’est.
  • Go Nuts, un petit jeu de dès en mode stop ou encore.
  • Ouch (de Romain Caterdijan et Théo Rivière, illustré par Fran Collado), un jeu de carte malin. Il faut retourner une carte fleurs de cactus par un des 4 cotés de la carte, si ce coté contient des épines, ouch, on perd la carte, sinon on peut la mettre dans sa collection. Le dos des cartes donne une indication sur le nombre de fleurs de l’autre coté, plus il y a de fleurs, plus il y a de cotés avec des épines.

Chez Kyf Edition : Stop me or let me go (de Taiju Sawada, illustré par Maud Chalmel)). Un sympathique jeu de bluff. On a chacun une carte Stop et des cartes Go et il y a un tas avec 10 voleurs à arrêter (chiffres de 1 à 10), on retourne un voleur face visible et chacun met une de ses cartes face cachée dessus. Dès qu’on a fait cela 4 fois, on révèle le premier tas. S’il y a zéro stop ou plus d’un stop, le voleur s’enfuit et on continue. S’il y a un seul stop, on révèle les 3 autres tas, s’il y a plusieurs tas avec un seul stop, c’est le joueur qui a arrêté le voleur avec le chiffre le plus grand qui gagne (sauf si le 10 et le 1 sont présent en même temps, dans ce cas celui qui a arrêté le 1 gagne).

Chez Blue Orange :

  • Moon River (de Bruno Cathala et Yohan Servais, illustré par Régis Torres): Un Kingdomino-like. L’astuce est que l’on pioche à chaque tour un demi-domino. On ne pourra poser un domino que lorsqu’on aura assemblé 2 pièces (elle s’assemble comme 2 pièces de puzzle). C’est très malin, ça fonctionne très bien et il y a moyen de faire de très gros scores, mais la partie est allongée puisqu’on pioche 1/2 domino par tour et l’ajout de jetons de vol de vaches ou d’augmentation de tel ou tel score rend peut être le jeu inutilement complexe pour la cible visée. La durée annoncée est 45 minutes.
  • Doctor Rat (de Johannes Krenner, illustré par Simon Douchy), un jeu de déduction coopératif, mais avec 2 ou 3 groupes de rats. Le « doctor » fixe des contraintes à chaque groupe de rats (il ne peut pas manger tél aliment, il doit alterner entre 2 couleur d’aliment) et ensuite il propose des aliments aux groupes. Les groupes se mettent d’accord pour choisir chacun un aliment, puis le doctor nous dit si on pouvait manger cet aliment ou pas. On continue 8 tours, il ne faut pas que l’un des groupe prennent une mauvaise nourriture plus de 2 fois.

Chez SuperMeeple :

  • Kronologic (de Yoann Levet) : Un jeu de déduction à l’opéra. Il faut trouver qui a empoisonné le détective, dans quelle salle (parmi 6) et à quel « temps » (parmi 6). Il faut savoir qu’à chaque temps, tous les personnages se déplace d’une salle. On peut poser une question avec des tuiles à trous: combien de fois le journaliste se trouvait sur la scène ou combien de personnes se trouvait dans la salle des colonnes au temps 4. Ce nombre est donné publiquement, mais la personne qui regarde à un complément à l’indice (par exemple, le journaliste se trouvait sur scène au temps 2). Dès que quelqu’un à trouvé, il l’annonce (même si c’est pas son tour) et on vérifie.
  • Extension Ark Nova : Cette extension contient des animaux marins qui peuvent avoir un symbole « corail » qui donne un bonus lorsqu’on la pose, si on pose un autre animal avec corail, on tous les bonus corail. Certaines cartes ont un symbole « vague » qui fera avancer plus vite la rivière de carte. Il y a des enclos marin (même principe que les volières) et des cartes actions asymétriques

Chez Fox Troll Games : Pook (de Ivan Alouges, illustré par Jules Dubost), un jeu de carte où l’on doit placer des personnages, de 4 couleurs, faces visibles ou poser la carte face cachée pour ajouter une bourse. Pour poser une carte face visible, il faut qu’il y ait dans la ligne autant de bourse que la valeur de la carte. Les cartes ont de pouvoirs afin de retourner une bourse ou de cacher un personnage. Le but, avoir la somme des valeurs des cartes visibles la plus élevée (chaque personne a un objectif sur 2 couleurs).

Prix des Boutiques Ludiques

Le groupement des boutiques ludiques existe depuis 7 ans et compte environ 450 membres.

Les nommés pour le travail d’illustration :

  • District Noir, un jeu illustré par Vincent Roché, de Nao Shimamura et Nobutake Dogen, édité par Spiral Editions, distribué par Blackrock Games. Notre critique du jeu ici.
  • Sea Salt & Paper, un jeu illustré par Lucien Derainne et Pierre-Yves Gallard, de Bruno Cathala & Théo Rivière, édité par Bombyx, distribué par Asmodée. Notre critique du jeu ici.
  • Les Animaux de Baker Street, un jeu illustré par Biboun, de Clémentine Beauvais et Dave Neale, édité et distribué par Iello. Notre critique du jeu ici.

🏆 Le gagnant est : Sea Salt & Paper

Les nommés pour le travail éditorial :

  • Bristol 1350, un jeu édité par Façades Games, de Travis Hancock, illustré par Holly Hancock et Sarah Keele. Distribué par Néoludis.
  • Flashback : Zombie Kidz, un jeu édité par Le Scorpion Masqué, de Baptiste Derrez et Marc-Antoine Doyon, illustré par Jennifer Mati, Laure de Chateaubourg et Michel Verdu, distribué par Blackrock Games.
  • Clefs Magiques, un jeu édité par Happy Baobab, de Arno Steinwender et Markus Slawitscheck, illustré par Camillia Peyroux, distribué par Blackrock Games.

🏆 Le gagnant est : Bristol 1350

Les nommés pour le travail auctorial :

  • Kites, un jeu de Kevin Amano, illustré par Beth Sobel, édité par Matagot.
  • La Planche des Pirates, un jeu de Florian Sirieix et Benoit Turpin, illustré par Camille Chaussy, édité par The Flying Games.
  • Turing Machine, un jeu de Fabien Gridel et Yoann Levet, illustré par Sébastien Bizos, édité par Scorpion Masqué. Notre critique du jeu ici.

🏆 Le gagnant est : Turing Machine

Un prix spécial du jury a été décerné à Alice is missing, pour la qualité de la règle de jeu, clarté, traduction et écriture inclusive.

Prix des Ludothèques

Les ludothèque ne proposant pas que des jeux de sociétés, elles remettent 4 prix :

  • Jeu d’exercice (jeux sensoriels et moteurs des très jeunes enfants) : le gagnant est un jeu pour les petit où il faut prendre une bille avec un aimant et la lâcher dans des sortes de toboggan, afin qu’il n’y ait pas de risque d’avaler les billes tout est enfermé sous un dôme transparent.
  • Jeu symbolique (jeux de faire-semblant) : le gagnant est une construction en bois sur laquelle on peut faire se promener n’importe quelle figurine humaine ou animale.
  • Jeu d’assemblage (jeux de construction et de montage) : le gagnant est un set d’outils non dangereux, mais qui permettent de découper du carton et même de visser des sorte de boutons pression afin de faire tenir 2 morceaux de carton ensemble.
  • Jeu de règles (jeux dans lesquels le joueur doit suivre des consignes précises) : le gagnant est La Planche Des Pirates (de Florian Sirieix et Benoit Turpin, illustré par Camille Chaussy)

Troisième jour

Chez Iello :

  • Mino Dice (de Manfred Reindl, illustré par Wanjin Gill) : un jeu de pli avec des dès, si vous connaissez Skull King ou Wizard, c’est pareil, il faut parier le nombre de pli que l’on va faire. Au début de chaque manche, on pioche un nombre de dés égal au numéro de la manche. Il faut suivre à la couleur, mais les couleurs ont des valeurs différentes et les dés avec un symbole battent les dés avec des chiffres. Chaque dé à au moins une face avec un drapeau (vaut zéro). Lorsqu’on joue un dé, on le roule et la personne qui a le dé le plus fort gagne le pli. Si vous êtes allergique au hasard et au chaos, passez votre chemin, sinon vous passerez un bon moment de rigolade.
  • Potage Sauvage (de Reiner Knizia, illustré par Jérémie Fleury) : un jeu de pli dans lequel on fait une soupe. Le pli n’est pas remporté après un tour de table, mais lorsque la soupe atteint ou dépasse 10. On a 5 cartes objectifs qui doivent toutes être décomptées une et une seule fois (score sur une couleur, score sur les déchets ou score si on ne fait pas de pli).
  • Ready Set Bet (de John D. Clair) : Un jeu de pari de course hippique. La course démarre et on a un certain temps pour parier, à la fin de la course on vérifie les paris. Les chevaux de 2 à 12 avancent lorsque leur chiffre sort lors d’un lancer de 2 dés. Le 7 sortira statistiquement plus souvent que le 9 ou le 12, mais les gains seront aussi moins importants. Une application peut simuler la course afin de ne pas avoir à lancer les dés. À jouer débout autour de la table et où il est vivement recommandé d’encourager son favori.
  • Guilty, Houston 2015 (Yohan Servais, illustré par Jocelyn Millet) : Un jeu d’enquête, uniquement avec des cartes. Une ambiance, glaçante de réalisme, dans une prison (d’où le « dès 16 ans recommandé »). Un fort coté narratif pour une durée de 3h ou plus.

Chez Spiral Editions : Boreal (de Mizuno Masafumi, illustré par Yuuko Iwase), un jeu à 2 où il faut construire une pyramide de cartes (4, 3, 2, 1) en achetant les cartes dans une rivière commune de 8 cartes (la numérotation des cartes, représente notre jauge d’argent) mais la subtilité est que l’on ne peut acheter que les cartes qui se situent à gauche de notre montant d’argent. Comme on est face à face, un joueur ou joueuse aura plus facilement accès à un coté de la rivière et l’autre, l’autre coté. Attention, le matériel n’est pas définitif sur la photo dans notre reportage plus bas.

Chez Space Cowboys : Perspectives (de David Neale et Matthew Dunstan), un jeu d’enquête coopératif où les informations sont réparties entre les joueuses et joueurs, il faut partager ses information afin de relier toutes les pièces du puzzle sans voir les documents (photos, rapport) des autres.

Chez Intrafin : Terraforming Mars, le jeu de dés, mais avec des cartes 😉 Un Terraforming Mars, en 30 minutes à 1h, où les ressources sont produites en lançant des… dés (vous ne vous y attendiez pas).

Etherium (futur projet Kickstarter) : Un jeu de programmation, de récolte de ressources, avec un peu d’affrontement dans lequel on peut améliorer sa récolteuse ou son armée. On fait des points en achetant des tuiles ou en réussissant certains objectifs.

Festival des Jeux de Vichy : Conclusion

Le Festival des Jeux de Vichy est l’occasion rêvée pour les fans de découvrir les nouveautés à venir dans les prochains mois. Les éditeurs et auteurs présents font la promotion de leurs futurs cartons (dans tous les sens du terme) qui sortiront d’ici la fin de l’année 2023 ou au début de 2024.

L’ambiance sur le festival est très conviviale. On peut échanger avec les auteurs et autrices des jeux, qui prennent le temps d’expliquer les règles ou de vanter les mérites de leur bébé. Les éditeurs sont également là pour présenter avec enthousiasme les nouveautés de leur catalogue.

Grâce à une affluence raisonnable, il est facile de trouver une table libre pour s’essayer concrètement à un prototype ou à un jeu fraichement édité. Les joueurs et joueuses curieuses peuvent ainsi tester par elles-mêmes la qualité des mécanismes ou la durée des parties annoncées.

C’est la première fois que j’y allais. Et selon moi, le Festival des Jeux de Vichy est ainsi l’événement immanquable pour se tenir informé des tendances à venir et vivre en avant-première l’actualité ludique des prochains mois, juste quelques jours avant le déluge de sorties qui nous attend à Essen. L’ambiance conviviale et détendue en fait une expérience mémorable pour tous les fans de jeux de société. Je recommande vivement d’y aller !

Notre reportage photos

Infos pratiques

Du vendredi 22 septembre à 18 h au dimanche 24 septembre à 19h.

Palais des congrès.

Entrée gratuite.

À 296 km (environ 3h30) de Genève :

Site du festival : Festival des Jeux de Société Vichy – Edition 2023 (festivaldesjeuxvichy.fr)


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Article écrit par Altaripa. Joueur compulsif. Fondateur d’AccessiJeux Suisse. L’un des responsables du Bar à Jeux de Genève. Animateur pour Gus & Co, Ch’piil et Ludesco.


Allez-vous participer à la prochaine édition du Festival des Jeux de Vichy ce week-end ? Si oui, quel est le jeu que vous avez le plus hâte de découvrir sur place ?

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