Aerion. Le jeu solo pour prendre son envol. Ou pas

Temps de lecture: 4 minutes

Cette critique vous est proposée par Clément, membre de la Team Gus&Co

Aerion, de quoi ça parle ?

De véhicules volants dans l’Oniverse, un univers cohérent décliné en plusieurs jeux chez Zman et tous signés du même auteur, Shadi Torbey, qui affectionne tout particulièrement les jeux solo aux illustrations bigarrées et aux titres qui finissent tous par « ion » (Sylvion, Nautilion, Onirim, Castellion, Urbion…). Cherchez l’intrus

Conceptrice d’aéronefs, la joueuse doit construire 6 aérodynes, en regroupant les plans, les matériaux et l’équipage. Mais elle n’a qu’un temps limité pour le faire…

Comment ça marche ?

Comme tout bon jeu de construction, il s’agit ici de réunir des cartes. Une triplette plus exactement, formée d’une carte plan, une carte matériaux (dans n’importe quel ordre) et après, une carte équipage.

Chaque vaisseau a sa triplette, et il faut la reproduire pour le construire. Les cartes sont récupérées par la joueuse avec des combinaisons de dés. Elle a devant elle 6 cartes, avec chacune son type, et sa combinaison.

La joueuse lance les dés. Si elle ne peut pas prendre de carte ou souhaite relancer les dés, elle doit défausser une des 6 cartes qui est devant elle. S’il n’y a plus de carte, le tour est fini. Si elle peut prendre une carte, elle la pose dans son espace de jeu et le tour est fini. Une fois le tour fini, elle peut remplir les trous dans les cartes disponibles, en piochant une carte de la même combinaison que le trou.

Si elle a réussi à avoir un groupe de trois cartes correspondant à un vaisseau, elle met ces cartes de côté et construit le vaisseau.

Et c’est tout ?

Non.

La joueuse n’a que deux emplacements de construction. Elle ne pourra donc pas lancer 4 constructions en parallèle. Et les matériaux, plans et équipages sont répartis dans les différentes combinaisons…

De plus, il y a des cartes livres. Les cartes livres ont aussi une combinaison, mais se posent dans un troisième emplacement, qui ne peut contenir qu’une carte. Cette carte peut être défaussée pour relancer jusqu’à trois fois les dés, pour prendre une carte élément (plan, matériau ou équipage) et la mettre de côté dans sa réserve, ou pour prendre deux cartes éléments de même combinaison de la défausse et les remettre dans la pioche correspondante.

Les cartes de la réserve sont disponibles à tout moment, on peut donc y stocker les futurs vaisseaux.

Et comment on gagne ?

On gagne lorsque les 6 vaisseaux sont construits.

Inversement, on perd s’il n’y a plus de cartes dans les pioches pour remplacer les cartes disponibles.

Interaction ?

Sur l’IGUS, l’échelle de mesure de l’interaction dans les jeux, Aerion score à 1/5. Parce que c’est un jeu solo, même s’il y a une variante à deux joueuses en coop.

A combien y jouer ?

A 1, parce que c’est un jeu solo, donc.

A 2, les règles sont bidouillées pour avoir un espace commun, mais que ça ne soit pas trop facile. Bof bof.

Alors, Aerion, c’est bien ?

J’aurais aimé vous dire que c’est super. Le jeu est très beau, les cartes et le matériel sont jolis.

La mécanique, en revanche, n’est pas exceptionnelle. Beaucoup de hasard (les dés, forcément, mais aussi l’ordre des pioches), et des prises de décisions qui sont finalement assez simples.

Utiliser au maximum les livres, remplir sa réserve, et c’est un peu tout. Jeter des dés pour jeter des dés, ça n’est pas forcément mon truc.

Score :

Anticipation : 3/5

Il a l’air sympa ce jeu, et en plus c’est du solo. Allez !

Pendant la partie : 2/5

Je lance les dés, je prends la carte. Je lance les dés, je défausse, je relance les dés. Ok.

Après la partie : 2/5

Meh. Je vais aller faire autre chose, ça me changera les idées.

Score final: 2/5

C’est dommage. Il manque un je-ne-sais-quoi, un truc qui pourrait rendre le jeu passionnant. Mais c’est juste un jeu de dés, avec des cartes à prendre. On lance, on prend.

Et pour un petit jeu solo, aux parties de 15 à 30 minutes, le jeu est plutôt cher, comptez plus de 20 euros. Ça pique.

Au final, Aerion, on ne va pas vous le cacher, c’est plat. Pour un jeu qui est censé vous faire prendre votre envol, on reste à terre. Un bel effort pour le matériel, et l’univers, toutefois.

Une dernière chose

Il y a des extensions fournies dans le jeu, au nombre de 6. Ces extensions permettent de modifier le comportement et la difficulté du jeu. Mais n’ayant pas été convaincu par le jeu de base, je n’ai pas eu le courage et la motivation de tester ces extensions…

Vous pouvez consulter les règles d’Aerion en anglais ici

Vous pouvez trouver Aerion chez Philibert ici

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  • Date de sortie : Printemps 2019
  • Langue: Anglaise, pour l’instant, mais le jeu sera certainement traduit
  • Auteur : Shadi Torbey
  • Illustratrice : Elise Plessis
  • Éditeur : Zman Games
  • Nombre de joueurs : 1 à 2
  • Age conseillé : à partir de 10 ans
  • Durée : 15 à 30 minutes
  • Thème : Véhicules volants
  • Mécanique principale : dés, roll and pick, stop ou encore

A vous de jouer! Participez à la discussion

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