Critique de jeu : El Gaucho. L’art de la taureau magie.

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Voici un nouvel article signé par l’intrépide Limp. Qui nous parle d’un jeu discret sorti pour Essen 2014. Oui, 2014. Mais c’est « vieux » me direz-vous. Presque la préhistoire. Comme El Gaucho n’a pas connu un écho retentissant « à l’époque », Limp nous en parle ici.

El Gaucho est un jeu made in Norm… made in germanie, signé Argentum Verlag, un éditeur que peu de joueurs francophones connaissaient. Un autre titre l’avait pourtant sorti de l’ombre : Hansa Teutonica (15 000 exemplaires vendus). Depuis, à cadence d’un jeu par an paraissant à l’occasion du salon d’Essen, l’éditeur commence à avoir un joli catalogue, qu’on peut plus facilement découvrir depuis quelques temps en francophonie puisqu’Atalia le distribue.

Et cette mise en avant n’est pas prête de s’arrêter, vu que leur tout nouveau jeu, Antarctica, est signé d’un auteur français (Charles Chevallier) qui a déjà fait parler les poudres, avec de nombreux jeux dont Abyss, notamment (45 000 exemplaires vendus).

Et qui dit Atalia dit règles en français. Ca, ça permet de faire la différence également. Alors certes, il ne faut pas qu’elles soient rédigées par une personne parlant le français comme une vache espagnole. Je serais d’ailleurs un mufle si je relevais l’erreur que j’ai signalé au distributeur il y a déjà deux mois concernant les 4 tuiles de l’action : après l’action, on ne rajoute pas 4 tuiles, mais on recomplète à 4. Mais non, point de vacherie. Ne ruminons pas ce petit désagrément, qui sera d’ailleurs notifié dans les règles qui accompagneront la petite extension à venir.

Une extension ? Oui. Parce que si ce jeu est encore bien trop discret, il le « veau » bien (oui, je vais toutes les faire…), et les quelques joueurs ayant mis le museau dedans ont plutôt laissé des avis  positifs sur le web ludique, ceci expliquant cela.

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai souhaité vous en parler. Histoire que vous alliez y jeter un coup d’œil. Parce que ce jeu a de jolies qualités.

De ce que  j’en ai ressenti, nous avons ici un jeu plus familial qu’il n’y parait. Je pourrais vous expliquer la règle en deux lignes, sans rentrer dans les détails.

Allez, du coup, je tente : on lance deux fois plus de dés que le nombre de joueurs présents, +1. A tour de rôle, on en choisi deux pour acheter des tuiles de vaches de diverses familles, ou s’occtroyer des pouvoirs pour nous aider un peu plus tard. En fin de partie, les tuiles vaches rapportent les points de victoire. Vous devez les acheter par ordre croissant ou décroissant pour maximiser tout ça. Voilà. A la portée de tous, je vous le disais !

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En terme de complexité, et pour rester sur l’idée d’un jeu de plateau employant des dés, je situe El Gaucho dans la même catégorie que l’excellent Yspahan. Même nombre de joueurs, durée de partie relativement courte, accessibilité certaine et choix de ses actions via des dés, diminuant les possibilités du joueur suivant.

Il me serait périlleux de continuer le parallèle trop longtemps, car dire lequel des deux est le meilleur semble compliqué. El Gaucho est plus joli. On en peut qu’apprécier le graphisme des tuiles et l’enclos à dés en trois dimensions, qui  ajoute à la beauté tout autant qu’à l’immersion (même si on n’ira pas jusqu’au roleplay…). Ayant découvert Yspahan en premier, il avait pour lui la découverte, cette petite touche de nouveauté qui n’est pas totalement là chez El Gaucho (bon, j’en ai bouffé des jeux, depuis). De plus, il emploie des cartes pour amplifier la diversité des parties.

Et vous ne retrouverez pas de cartes dans El Gaucho. Mais l’ordre d’arrivée des tuiles en est le pendant. Et c’est justement le fait de savoir analyser les tuiles disponibles, d’anticiper l’ordre dans lequel vous allez les collecter (vous verrez, c’est très malin comme mécanisme. Ca peut même permettre de bien ennuyer les autres joueurs) qui va faire de ce jeu familial un jeu que les gamers apprécieront également. Ils ne parleront de hasard que lors de leurs parties perdues, comme à leur habitude 😉  Il va vous en cuire d’aller les tanner !

Bref, El Gaucho est loin d’être une bouse, c’est même un jeu qui botte.

Alors, si vous hésitiez encore à faire un élevage de vaches pas sages passées chez Soch, rodez vos dés et partez pour ce super rodéo !

One Comment

  1. mon impression :
    Une lecture des règles enthousiasmante….
    un système de jeu malin… on comprend tout de suite pas mal de chose et on a envie de passer à l’action…….
    et au final….. un jeu loooonnnngggg maiss loooonnnnnnnggggg beaucccooouuuuppppp trrrooooooppp looooonnnnggggg!
    Bref si vous n’êtes pas entre calculateurs consentants ne vous laissez pas avoir ce n’est pas le jeu léger que les règles laissent entrevoir!

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