Le secret pour acheter plus de jeux en 2017? Évitez le 10-10-10

Après une semaine de dingue sur Gus&Co avec tous les Meilleurs Jeux de 2016, vous envisagez à présent d’hypothéquer votre rein gauche pour pouvoir tous vous les acheter. Mais à force d’avoir pledgé des jeux sur KS à coin 2016, vous avez fini l’année sans un rond…

Du coup, vous ne vous posez qu’une seule question: comment faire pour acheter des jeux en 2017?

D’ailleurs, vous êtes-vous déjà demandé ce qui nous poussait à acheter un jeu? Ce qui se passait dans notre tête pour nous inciter à dépenser 10, 20, 100 euros dans une boutique IRL, online, ou sur KS?

Le bouche-à-oreille bien sûr, les critiques glânées par-ci par-là, une vidéo punchy, la validation sociale (d’autres l’ont, c’est que le jeu doit forcément être bien).

Quand nous sommes face à la décision de procéder à un achat, d’emmener le jeu à la caisse ou de valider notre panier virtuel, nous sommes tous confrontés à des hésitations, des choix. Nos achats de jeux sont souvent liés à des émotions à très court terme: le désir (d’avoir), l’angoisse (de ne pas avoir), l’avidité, la jalousie.

Comment faire alors pour se débarrasser de ses propres hésitations pour acheter encore plus de jeux en 2017?

Grâce à Gus&Co, maintenant, c’est possible. Nous allons vous révéler une méthode démentielle et essentielle.

Surtout, évitez la règle des 10-10-10.

La nuit porte-jarretelles

Vous connaissez bien ce proverbe: la nuit porte conseil. En d’autres termes, ne pas se hâter pour ne pas être « esclave » de nos émotions. « A tête reposée », « garder la tête froide »… Toutes ces expressions qui confirment que pour prendre une décision il vaut mieux éviter la précipitation, souvent motivée par des émotions viscérales. Car ces émotions, furtives, puissantes, disruptives,  disparaissent souvent rapidement pour laisser place à une confusion, voire à des regrets.

D’où la règle des 10-10-10.

Qu’il ne faut donc pas suivre.

C’est la journaliste et empêcheuse-d’acheter-en-rond Suzy Welch qui a développé cette méthode en 2009. Pour améliorer notre prise de décision, elle propose cette règle des 10-10-10:

Comment je me sentirais dans 10 minutes?

Et dans 10 mois?

Et dans 10 ans?

Ces trois questions permettent de relativiser et de remettre en question toute décision.

Est-ce vraiment utile, nécessaire? Est-ce que je le fais juste parce que je suis motivé-e par mes émotions fugaces et momentanées? Ou parce que cela représente un réel apport dans ma vie?

Par exemple un exemple

Prenons l’exemple d’un jeu. Un jeu qui vous a tapé dans l’œil. Un jeu dont vous avez entendu parler sur Gus&Co.

Tiens, par exemple, Le Trône de Fer: la Main du Roi de Bruno Cathala. Un petit jeu de cartes tactique dans l’univers de George RR. C’est du Bruno Cathala. Donc vous vous dites que ça doit forcément être bien. En plus, le jeu n’est pas cher. Et qui plus est, ça se déroule dans GoT, ça tombe bien, vous adorez la série. Vous avez aperçu 2-3 photos envahir les réseaux sociaux, Twitter, FB ou Instagram. D’autres y jouaient. C’est que ça doit forcément être bien. Vous allez craquer. Vous avez envie de craquer.

Alors, faites-le. Maintenant. Vite.

Courez dans votre boutique préférée, IRL ou online, et achetez-le. Surtout, n’hésitez pas. La règle de cette pimbêche de Suzy Welch nous dit qu’il faudrait se demander comment on se sentirait 10 minutes après son achat. 10 mois plus tard. Puis enfin 10 ans après.

Si vous suiviez cette méthode, en ressortant de la boutique vous pourriez vous demander 10 minutes après si  et achat était vraiment nécessaire. Après tout, c’est un petit jeu de cartes, sympa, mais sans grande richesse ni profondeur. Un jeu qui ne casse pas trois pattes à un Stark. 10 mois plus tard, est-ce que vous y joueriez encore? Est-ce que le jeu présenterait suffisamment d’intérêt pour qu’il tourne encore? Ou serait-il immobilisé sur l’une de vos étagères à déguster de la poussière? Et dans 10 ans? Est-ce que le Trône de Fer: la Main du Roi s’avérerait comme l’un des trois meilleurs jeux de votre ludothèque, au point d’y jouer encore et toujours?

Même si au final le jeu n’est pas cher, c’est toujours une somme que vous pourriez investir ailleurs: un jeu plus conséquent, ou enfin de nouveaux sous-vêtements pas troués, ou encore un resto vegan en tête avec un autre être humain.

En appliquant cette méthode de projection future, vous risquez de remettre en question toutes vos envies d’achat et de financement participatif (tous ces SG vous semblent pourtant une bonne affaire, ça serait vraiment dommage de rater l’occasion…).

Non, surtout, évitez la règle des 10-10-10 de cette gauchiste de Suzy Welch qui ne pense qu’à saper l’économie mondiale.

Si tout le monde la suivait, on arrêterait de sauter sur n’importe quel jeu, n’importe quelle sortie jusque parce que c’est une nouveauté. On achèterait moins de jeux. Juste ceux qu’on estime vraiment passionnants, ultimes, cruciaux. Auxquels on aura toutes les chances de jouer encore dans 10 ans.

Références à ne surtout pas lire

Voici deux livres que nous vous déconseillons très fortement. Si vous les lisez vous serez foutus. Vous saurez peut-être ensuite comment prendre de meilleures décisions. Et éviter des achats de jeu que vous pourriez regretter plus tard.

Decisive: How to Make Better Choices in Life and Work, de Chip Heath et Dan Heath. 2013.

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10-10-10: A Fast and Powerful Way to Get Unstuck in Love, at Work, and with Your Family, de cette greluche de Suzy Welch. Sorti en 2010.

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 Sinon, vous pouvez toujours parler à votre banquier pour qu’il vous donne quelques conseils ultimes pour dépenser plus en 2017. Une vraie mine d’or (c’est le cas de le dire) d’information.

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Quels sont les jeux que vous avez achetés il y a dix mois auxquels vous jouez encore? Il y a dix ans? Quel jeu avez-vous regretté d’avoir acheté?

Bye bye 2016. Voici 5 façons d’améliorer votre vie de joueur en 2017

2017, c’est parti!

Bonne année à tous!

2017. Une nouvelle année qui commence. Comme d’habitude, les débuts d’année sont propices aux résolutions. Qu’on ne finit pas toujours à respecter. Et si cette année on se mettait 5 défis à réaliser? 5 choses à ne pas faire? 5 résolutions pour améliorer son expérience ludique?

Poussière

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Cette année, ne pas laisser de jeux prendre la poussière.

Pourquoi?

Et si cette année on se débarrassait enfin de ces jeux auxquels on ne joue plus et qui prennent la poussière depuis des mois, années, siècles? Pour plusieurs avantages:

regagner de la place sur ses étagères. Pour d’autres jeux

ne garder que les jeux essentiels. Ceux auxquels on jouera encore dans 10 mois, 10 ans

pour se rendre compte qu’au final, acheter des jeux n’est pas aussi vital. Puisque beaucoup finiront sous la poussière

gagner un peu de sous en le revendant. Ou encore mieux, en les offrant à ses amis, ses voisins, ses collègues de boulot

Et si vous avez une grosse collection, pourquoi ne pas essayer le défi des 30 jours pendant ce mois de janvier? Chaque jour, vous vous débarrassez d’un jeu, tout simplement. Donc 31 jeux en tout en moins (oui, janvier compte 31 jours).

Voire encore plus fort! Le défi des 30 jours, mais sous stéroïdes. Le premier jour, vous vous débarrassez d’un jeu. Le deuxième de deux, etc, jusqu’au trentième-et-unième  en vous débarrassant de… 31 jeux. En tout, ça vous fera 500 jeux en moins. Balaise. C’est parti?

Je ne peux que vous conseiller ce livre qui a changé ma vie « The Life-Changing Magic of Tidying: A simple, effective way to banish clutter forever », de Marie Kondo, sorti en 2014. Jeter/se débarrasser d’objets inutiles qui s’amassent chez vous. Pour vivre plus léger. Et ne garder que les objets qui vous rendent heureux.

kondo

Tapis

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Cette année, ralentir la course à la nouveauté.

Pourquoi?

« Je me prénomme Octave et m’habille chez APC. Je suis
publicitaire : eh oui, je pollue l’univers. Je suis le type qui
vous vend de la merde. Qui vous fait rêver de ces choses
que vous n’aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais
moches, un bonheur parfait, retouché sur PhotoShop.
Images léchées, musiques dans le vent. Quand, à force
d’économies, vous réussirez à vous payer la bagnole de
vos rêves, celle que j’ai shootée dans ma dernière
campagne, je l’aurai déjà démodée. J’ai trois vogues
d’avance, et m’arrange toujours pour que vous soyez
frustré. Le Glamour, c’est le pays où l’on n’arrive jamais.
Je vous drogue à la nouveauté, et l’avantage avec la
nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. Il y a
toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la
précédente. Vous faire baver, tel est mon sacerdoce. Dans
ma profession, personne ne souhaite votre bonheur, parce
que les gens heureux ne consomment pas. »

C’est tiré du livre 99F de Frédéric Beigbeder (2000). « Les gens heureux ne consomment pas ». Tout est dit.

Et si en 2017 on levait le pied? On décélérait la course à la nouveauté? Et si on ralentissait le tapis roulant? Avec une sortie qui en chasse une autre? « L’avantage avec la nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. Il y a toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la précédente. » A coup de buzz et de teasing, les nouveautés sont communiquées de plus en plus tôt, car la fenêtre de tir d’un jeu se réduit à mesure que le nombre de jeux augmentent.

Attention, je vais parler comme un vieux con nostalgique, c’était mieux avant, tout ça. Vous êtes prêts? C’est parti:

Je me souviens encore des années 90. De 1997, pour être plus précis. Oui, une grande année! 1997, 200 jeux sortis dans l’année, 20 fois moins que 20 ans plus tard.

Quorridor, Elixir, Twilight Imperium, Jungle Speed, Tigre et Euphrates, et surtout, les Colons de Catane. 20 ans plus tard le jeu ne fait plus tellement saliver le Core Gamer, tant bien même qu’il se vend encore très bien avec près de 18 millions d’exemplaires vendus en 20 ans. Asmodée en a d’ailleurs racheté la licence en janvier 2016, c’est pour dire.

Quand nous avions découvert les Colons en 1997, nous sommes devenus frénétiques. Nous enchaînions les parties, soirées après soirées après soirées. Pendant plusieurs mois. Le jeu était tellement bien. Nous n’en nous lassions pas. Il faut dire que la concurrence n’était pas aussi brutale qu’aujourd’hui. Oui, c’était mieux avant, tout ça.

Aujourd’hui, justement, si l’on joue plus de cinq fois au même jeu, c’est déjà une prouesse, une exception. Levez la main et laissez-nous un commentaire:

Qui parmi vous est arrivé à finir les dix scénarios de la boîte de base de Sherlock Holmes Détective Conseil, avant d’acheter ses extensions (Carlton House, Mr Jack…)?

Combien de fois jouez-vous au même jeu avant de passer à un autre?

Pourquoi si peu?

Qu’est-ce qui a changé entre 1997 et 2017?

Le marché du jeu. Et nous avec.

Avec près de 4’000 sorties en 2016, nous sommes devenus accro à la nouveauté. Mais vraiment accro. Mr Phal, mon dealer.

Alors évidemment, ce ne sont pas les jeux qui nous rendent accro. Les jeux de société n’ont rien à voir avec les jeux d’argent ou les paris qui peuvent véritablement engendrer une addiction au sens clinique du terme. Les jeux de société peuvent nous rendre gentillement accro. Gentillement. Comme dans « c’est gentillet », faut pas pousser. Je ne pense qu’il faille consulter (à moins qu’on dépense 617’000 euros par mois rien que pour backer des jeux avec de la fig parce que oui, oui, la figouze, c’est vraiment bien).

Accro, nous le sommes aussi tous en vérifiant 284 fois par jour notre smartphone pour relever nos mails, checker les réseaux sociaux et communiquer (mais pas téléphoner avec. Téléphoner avec son smartphone c’est tellement ringard). Ce que nous recherchons avant tout, c’est la dopamine. Un nouveau mail: hop un shot de dopamine. Un Whatsapp, hop un autre shot. Un snap, hop. Rien du tout du tout? C’est pas grave, on a essayé, c’est pour la prochaine fois. D’ailleurs, rien que le fait de vous en parler ici, dans cet article, maintenant, levez-la main et dites-moi si vous n’avez pas été pris d’une irrésistible envie de vérifier votre smartphone… Pareil avec les jeux de plateau. La nouveauté, la comm, le buzz, l’info, les vidéos, tout nous plonge dans un perpétuel bain de dopamine.

C’est exactement ce qui explique le succès des machines à sous. Comment un jeu, un objet peut rapporter autant d’argent, faire jouer autant de gens, alors qu’il n’y a aucune technique, aucune stratégie, et que le tout repose uniquement sur le hasard? Parce qu’on ne sait jamais si l’on va gagner ou pas. Parfois oui, souvent non. Mais on joue pour ressentir ce rush, l’anticipation, la surprise. On surfe sur TT, LX ou G&C, et hop, parfois on lit un article sur un tout nouveau jeu qui va sortir dans 1d6 mois ou la critique d’un jeu ou une vidéo de présentation. Parfois non, rien de nouveau. Et on y retourne. Cet après-midi. Ce soir. Demain.envie

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Et du coup, on joue moins souvent aux jeux, parce qu’on en achète plus. Notre ludothèque augmente, pas notre temps à disposition.

Une résolution pour 2017? Achetez moins de jeux. Ralentir. Pour profiter plus des jeux qu’on possède déjà, de ceux qu’on va quand même finir par acheter parce qu’ils le méritent.

Plus

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Cette année, ne pas jouer moins.

Pourquoi?

Chaque année, c’est certainement la résolution que tous les gamers prennent en début d’année. Jouer. Plus. Si on achètera moins de jeux en 2017, ça voudra donc dire qu’on aura plus le temps d’y jouer.

Vraiment?

Pas forcément.

Mais c’est déjà ça.

A nous ensuite de dégager du temps. De trouver des opportunités pour jouer plus. Sortir dans les bars à jeux, les assoc, réunir des amis, des voisins. Et pourquoi pas organiser un lunch ludique, entre collègues. Vous ne trouvez pas assez de joueurs autour de vous? Voici quelques idées pour en trouver plus. Avant que quelqu’un ne finisse par développer une app géolocalisée pour trouver des joueurs. Un tinder/grindr du gamer. Ha ben tiens, ça pourrait s’appeler… Gamr. Mais peut-être que ça existe déjà???

Donc une bonne résolution. Jouer. Plus. Tout simplement

Debout

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Cette année, ne plus jouer assis.

Pourquoi?

Nous passons une énorme partie de notre journée assis: boulot, ou études, 8-10h par jour, assis. Voiture ou transports publics, 1-2h par jour, assis (la plupart du temps, à moins que le tram ou RER ne soit bondé). Télé, lecture, jeux vidéo ou jeux de plateau le soir, 2-3h, assis. Repas, restaurants, 2-3h par jour, assis.

« Sitting is the new smoking. »

Comptez le nombre d’heures quotidien que vous passez assis ou couchés. Vous pouvez même le calculer ici. Ça vous donne quoi? Assis ou allongés, les moyennes sont de 21h sur 24h. Impressionnant, non?

Rester assis, ça veut dire dépenser moins de calories, mais également des risques de développer des diabètes, des cancers, des dépressions. Oui ça fait beaucoup quand même… Sans parler des impacts sur la santé dus à la posture: dos bien sûr, jambes, bras, muscles. J’écris d’ailleurs ces quelques lignes assis. Je ne devrais pas. Mais j’essaie d’appliquer la technique Pomodoro. La puissance magique de la tomate 😉

Donc cette année, plutôt que de rester assis pendant des heures devant un jeu de plateau, levez-vous. Appliquez la technique Pomodoro par exemple, 25-5. Ou encore mieux, restez debout pendant toute la partie. Ceci vous permettra de:

rester toniques

rester concentrés, ne pas risquer de vous endormir

avoir une meilleure vision du jeu puisque vous verrez tout le plateau de haut. Et donc bénéficier d’un net avantage

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Toxiques

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Cette année, se défaire des joueurs toxiques.

Pourquoi?

Parmi vos partenaires de jeu, lesquels vous insupportent? Lesquels trichent? Se montrent exécrables, désagréables? Arrivent toujours en retard sans s’excuser? Passent leur partie le nez collé à leur portable?

Alors oui, il est important d’accepter et de tolérer tout le monde. De faire preuve d’empathie, c’est ce qui nous rend humains. De discuter de ce qui ne va pas, de trouver des solutions, des compromis. Mais parfois, trop, c’est trop.

Quand vous avez tout essayé, et que l’autre continue à s’entêter, que c’est impossible de s’entendre, quand certains de vos amis se montrent vraiment insupportables, le temps est peut-être enfin venu de ne plus les inviter, tout simplement. Pourquoi? Pour vous ménager. Pour éviter de vous énerver. Pour passer de plus belles soirées et de meilleures parties.

Et en 2015, nous vous avions proposé ces quelques résolutions sous forme de #gusgraf. Toujours pertinents deux ans plus tard…

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kickboxing

plus

 

manger

Et vous, quelles sont vos résolutions ludiques pour 2017?

Toute l’équipe de Gus&Co vous souhaite une excellente année

Quand Asmodée se lance dans la RSE. Parce que bien sûr

La RSE, c’est ce terme flashy slash tendance qui galope depuis quelques années devant toutes les fontaines à eau et les open offices des entreprises. Découvert sur le site d’Eurazeo, le fond d’investissement qui a racheté Asmodée en 2013, on peut y découvrir une déclaration sur l’initiative RSE d’Asmodée, l’éditeur et distributeur de jeux le plus important de France.rse

Nous avons essayé de contacter le principal intéressé à deux reprises pour en savoir plus sur leur démarche, mais ils n’ont pas daigné vouloir s’expliquer… Dommage.

RSE? Mais qu’est-ce que c’est? Pour en savoir plus, nous avons interrogé Julien Goy, spécialiste et consultant RSE. Nous lui avons soumis cette déclaration pour lui demander son avis d’expert.

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Julien, bonjour, merci de bien avoir voulu répondre à nos questions. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la RSE?

Il y a plusieurs définitions. Si l’on suit la Commission européenne, on peut dire qu’il s’agit de la responsabilité des entreprises pour leurs impacts sur la société. C’est trop simplifier les enjeux, mais je pense qu’une bonne façon d’introduire la RSE à des personnes qui n’en ont jamais entendu parler, c’est de dire que c’est l’intégration des considérations du développement durable aux activités de l’entreprise. On va donc s’intéresser à la performance non seulement financière, mais aussi économique, environnementale et sociale de l’entreprise.

On considère souvent que la RSE consiste à aller plus loin que ce qu’exige la loi, par exemple en matière de protection de l’environnement ou de défense des droits de l’homme, mais tout le monde n’est pas d’accord sur ce point ! Et ce qui peut paraître le minimum légal en matière de droits humains dans une entreprise à Genève peut l’être nettement moins dans une mine de cobalt en République démocratique du Congo.

En tous les cas, la responsabilité d’une entreprise peut se manifester selon diverses formes, notamment selon le secteur d’activité de l’entreprise concernée. Une entreprise pétrolière a de grosses responsabilités en matière d’environnement, alors qu’une entreprise active dans le secteur de la mode aura plus tendance à se soucier de savoir si les employés de ses fournisseurs sont bien traités.

Super intéressant. Et comment réagissez-vous au communiqué d’Asmodée sur leur action RSE? Coup de pub ? Ecran de fumée ? Réel investissement ?

Je pense que l’initiative est louable, en premier lieu. Le texte en dit trop peu pour pouvoir se prononcer sur le réel impact d’une telle mesure : on nous parle de 15 conteneurs acheminés par ferroutage en 2015. Soit, mais combien sont acheminés en tout par année ? Si l’on parle de 20 conteneurs en tout, l’initiative a un vrai impact sur l’empreinte carbone de l’entreprise ; mais si Asmodée fait transiter 1500 conteneurs par an, ces 15 conteneurs ne représentent pas grand-chose d’autre qu’un bon début. Il nous faut donc un pourcentage ! On est aussi en droit d’attendre un objectif, du type « D’ici à 2020, Asmodée vise à faire transiter 100% de ses conteneurs via ferroutage ».

Par ailleurs, si l’on veut bien croire que c’est la chaîne d’approvisionnement qui constitue le principal poste d’émissions de gaz à effet de serre (GES), est-ce que l’émission de GES est – pour reprendre les termes de la Commission européenne – le principal impact d’Asmodée sur la société ? Ne pourrait-on pas imaginer que la déforestation nécessaire pour produire tous les éléments en carton, en bois, en papier des jeux est un vrai enjeu ? Et quid des conditions de travail pour les ouvriers – que l’on espère adultes – chez les fournisseurs ?

C’est malheureusement souvent comme cela – avec une communication incomplète ou floue – que les entreprises se retrouvent accusées de greenwashing, et ne gagnent pas la confiance des clients. Ce qui est compréhensible ! En tant que consommateur, si je ne peux pas évaluer concrètement les engagements d’Asmodée, pourquoi le critère « responsabilité sociale » serait-il déterminant pour moi au moment de faire mes achats ? Le problème est similaire avec des produits dits « commerce équitable », qui sont souvent plus chers que leurs concurrents « classiques » : si je ne sais pas précisément en quoi le produit est équitable, pourquoi paierais-je plus cher ?

En s’aventurant sur le chemin de la responsabilité sociale, Asmodée fait, selon moi, le bon choix. Simplement, l’entreprise doit comprendre qu’une telle initiative mérite d’être mieux présentée, expliquée, mise en contexte et en perspective, afin que l’on puisse vraiment juger de sa pertinence.

Asmodée fait le bon choix? L’initiative est alors louable. Julien, vous êtes également un grand joueur, vous connaissez donc bien le marché du jeu de société. D’un point de vue RSE, comment est-ce que les éditeurs de jeux pourraient en faire plus ?

Je pense que les quelques éléments présentés plus hauts sont un bon point de départ : réduire l’empreinte carbone des jeux, s’assurer que les fournisseurs font travailler leurs employés dans des conditions décentes, ou encore se tourner vers la labellisation des matières premières utilisées – FSC pour le bois, par exemple. Les éditeurs étant pour la plupart occidentaux, la production des jeux pourraient être rendue plus locale, et être réalisée dans des usines en France, en Allemagne, etc. Assurément, cela aurait un impact sur le prix des jeux. Mais peut-être en achèterions-nous moins, ce qui ne serait pas plus mal ! Nous serions incités à vraiment « user » un jeu, en explorer toutes les possibilités, avant d’en acheter un autre. Il ne faut pas oublier que les consommateurs ont eux aussi une responsabilité.

Toutefois, on pourrait aller plus loin et ré-imaginer des business models basés sur des considérations de développement durable. Réfléchissez en tant que joueurs : combien de meeples au total possédez-vous dans votre ludothèque, tous jeux confondus ? Combien de dé à 6 faces ? Les cubes représentant le bois dans Archipelago ne sont-ils pas étrangement similaires à ceux de Robinson Crusoé ? En tant qu’éditeur, on pourrait imaginer une série de jeux différents, mais se jouant avec tout ou partie du même matériel. Si j’ai le jeu X, je peux commander le jeu Y sans telle ou telle composante du jeu, avec un prix adapté en fonction. Ça peut paraître tiré par les cheveux, et difficile à mettre en œuvre, c’est certain. Mais prenez le Fairphone : il est vendu sans chargeur. Autant dire qu’on ne peut pas le faire fonctionner lorsqu’on le reçoit. Le fabricant est parti du principe que l’on a tous chez nous un ou plusieurs chargeurs provenant d’anciens téléphones ; et ça marche, personne ne se plaint de recevoir un Fairphone sans chargeur (et sans écouteurs, d’ailleurs).

De par sa position de plus en plus dominante sur le marché, Asmodée a l’opportunité de redéfinir les règles du jeu (no pun intended) et de montrer l’exemple en matière de responsabilité sociale. J’espère qu’ils vont continuer dans cette voie.

Merci Julien pour toutes vos réponses! Maintenant nous en savons plus grâce à vous! Désolé de vous avoir dérangé pendant votre partie d’Intrigue.

Revenons à nos moutons bio.

Tout ce foin RSE me rappelle notre article sur la production des jeux de société. Chine? Pas Chine? Pas un sujet facile. Si certains éditeurs s’engagent dans ces domaines, Opla, Bioviva, le Scorpion Masqué qui fait planter un arbre pour un jeu acheté, la très grande majorité cherchent encore à réaliser des profits à court terme, sans se soucier de leur impact sur la planète à long terme, et préfèrent donc souvent passer par des fabricants chinois, moins coûteux et plus polluant en terme de transport.

Alors oui, il y a Ludofact par exemple, le fabricant allemand de jeux de société le plus connu sur le marché européen. Mais il faut savoir que Ludofact ne fait principalement que de l’assemblage. Et va également sous-traiter la production de certaines pièces, parfois même en Chine. Donc même si on avance l’argument de produire en Europe, encore faut-il savoir d’où proviennent toutes les pièces, la matière première (bois, carton, papier), les encres. De l’assemblage européen, de la main d’oeuvre principalement européenne, oui, peut-être. Mais le jeu n’est pas garanti d’être entièrement produit « localement ».

Maintenant, comme avec Asmodée, on ne peut qu’espérer que d’autres éditeurs de jeux de société se lancent dans la démarche RSE. Pour réduire notre empreinte carbone chaque fois qu’on achète une boîte. Sinon, on a toujours la possibilité d’en acheter moins, comme le propose Julien. Ça fonctionne aussi.

Et vous, vous sentez-vous concernés par l’impact écologique des jeux de société? Vous êtes-vous déjà imaginé le périple d’une fig pour qu’elle arrive toute pimpante dans votre boîte?

Vous achetez trop de jeux? Voici les conseils de votre banquier pour en acheter ENCORE PLUS

Combien avez-vous déjà dépensé en jeux cette année? 100 euros? 500? 1’000?

Un ou plusieurs jeux qui vous font de l’œil? Un jeu sur KS qui vient d’être lancé, vous résistez encore et vous n’avez pas encore craqué?

Comment faire pour concilier budget et envies (et place sur les étagères)? Vous vous demandez encore comment vous allez faire pour tenir avec Essen en approche fracassante dans quelques jours?

Essen, justement, et ses plus de 1’300 nouveautés qui y seront présentées… Cette fin d’année 2016 risque bien de s’avérer… coûteuse. Et douloureuse pour son budget.

Alors comment faire. Ne plus acheter de jeux?

Non!

Juste. Impossible.

Voici quelques conseils pour en acheter encore plus! Les conseils d’un vrai banquier. Enfin, à peu près. Mais des conseils efficaces.

Surtout ne pas en parler à quelqu’un de neutre

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Quand un jeu nous intéresse, c’est qu’on l’a vu partout (enfin, on a l’impression de): sur TT, sur LX, sur G&C, sur Instagram, sur Youtube, sur FB, tatoué sur le dos de sa voisine de métro… Avec la multiplication récente des canaux médiatiques cela devient de plus en plus difficile de ne pas se tenir informé et de ne pas céder à la tentation.

Le pire que l’on puisse faire, c’est d’en parler à quelqu’un de neutre, qui a forcément la tête froide et les idées claires. « Quoi, encore un jeu de majorité? Mais t’en n’a pas assez déjà comme ça? ». « Quoi, un nouveau scénario pour Time Stories? Mais on n’a même pas fini le tout premier dans la boîte? ». « Quoi, tu veux racheter une réédition d’un jeu qu’on a déjà? »

Si un jeu vous intéresse, surtout n’en parlez pas autour de vous, en tout cas pas à votre partenaire/époux/épouse, qui de toute façon ne comprend rien à rien, soyons honnêtes. Vous savez mieux que tout le monde ce qu’il vous faut à vous-même pour vous.

Surtout évitez de considérer les autres possibilités

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Un jeu, c’est, en gros, 40 euros. Une bonne moyenne, entre les plus petits à 10-15 euros et les plus gros à 80-90 euros. Donc quand vous claquez 40 euros, ce sont 40 euros que vous n’utiliserez pas pour autre chose: resto, ciné, livres, voyages, strings (pour vous, pour l’autre, ou pour les deux. Je ne juge pas). Et 40 euros, plus 40 euros, plus 40 euros… Vous me voyez venir.

Quand un jeu vous intéresse, surtout ne pensez pas à ce que vous pourriez faire d’autre avec cet argent. Ça risquerait de vous démotiver grave.

Surtout ne lisez pas de critiques négatives

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Les critiques négatives, c’est le mal absolu, la plaie d’internet, pire que les trolls et les GIF de chats. Une critique risquerait de ruiner le désir que vous entretenez pour le jeu que vous désirez.

Comment ça, à moins de 4 joueurs le jeu n’est pas terrible? Comment ça, il y une martingale? Comment ça, le jeu est déséquilibré? Non, évitez de lire les critiques négatives, tout simplement. Vous serez alors certains de toujours le vouloir, ce jeu.

Surtout ne convertissez pas

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Une typique erreur de débutant extrêmement dommageable, c’est de convertir l’argent en temps de travail nécessaire.

Combien gagnez-vous par mois, par heure? Et combien coûte ce jeu que vous désirez âprement? Il représente X temps de travail?

Dès qu’on s’amuse à convertir ses dépenses en temps de travail, ça calme tout de suite. Parce qu’on prend alors conscience de la valeur de l’argent, du temps, du travail et de l’effort.

Surtout n’attendez pas trop longtemps

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Attendre vous donnerait trop de risque de changer d’avis. Vous lancer sur un coup de tête pour l’achat d’un jeu est le meilleur moyen pour en acheter plus. Plus vous attendez, et plus vous réalisez qu’au final, il n’est pas aussi bon/vital que vous l’espériez.

C’est d’ailleurs bien pour ça que la plupart des sites d’achat en ligne ont déjà inscrit votre adresse/pointure de chaussures/numéro de carte de crédit/nombre de tatouages de dragons sur vos biceps, pour que votre achat soit le plus rapide possible et ne vous laisse pas le temps de réfléchir et de… pire que tout… changer d’avis. Hop, merci l’achat One-Click, la vraie solution. Tout devrait d’ailleurs être comme ça dans la vie. Mariage? One-Click. Avoir des enfants? One-Click.

Et pire, entre temps, des critiques négatives pourraient avoir fleuri sur le net. Voir plus haut.

Surtout ne réfléchissez pas trop. Suivez votre instinct

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Un jeu vous tente, mais vous n’êtes pas sûr:

  • que vos joueurs habituels l’apprécient
  • que vous ayez vraiment le temps d’y jouer
  • que vous ayez encore de la place sur vos étagères
  • que vous ayez l’occasion de le sortir

Surtout ne réfléchissez pas trop. Lancez-vous. Achetez-le. Après tout, vous le voulez, non? C’est la seule, la vraie raison. Pour le reste, on verra plus tard.

Surtout ne faites pas autre chose. N’arrêtez pas d’y penser

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Si vous vous mettez à penser à autre chose, à faire autre chose, comme du… sport par exemple, vous risqueriez tout d’un coup d’avoir vraiment moins envie d’acheter ce jeu qui vous intéresse.

Non, le mieux est encore d’éviter de faire autre chose pour rester vraiment bien convaincu. Pensez au jeu qui vous intéresse, que vous voulez acheter jour et nuit. Lisez des interviews dessus, des critiques (positives), des forums (qui en disent du bien), regardez en boucle des explications de règles en vidéo.

Surtout ne ratez aucune nouveauté

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Avec plus de 3’000 jeux qui sortent chaque année depuis 3-4 ans, comptant les rééditions et les extensions, ça serait triste de se priver. Pour ne pas risquer de passer à côté de LA perle. Oui, le FOMO ludique, ça existe!

Un nouveau jeu de? Vite vite, on précommande!

Une nouvelle extension pour? Même si on a que très peu joué au jeu de base? Vite vite, on achète.

Un nouveau jeu lancé sur KS (avec des SG de dingue), et qu’importe s’il sort dans 2d6 années? Vite vite on backe.

Heureusement que les nouveautés existent, sinon la vie serait bien trop triste. Les nouveaux jeux ont quelque chose de… neufs, d’excitants, de différents. Soyez le premier de vos amis à posséder le jeu. Soyons honnêtes, un jeu qui est sorti il y a deux semaines est déjà vieux et dépassé. Et surtout, n’écoutez pas les aigris qui se moquent de vous et qui vous font des reproches en vous traitant de « joueur kleenex« . Posséder des jeux à peine sortis vous donnerait presque l’impression d’être un pionnier, un aventurier, un explorateur, d’y être avant les autres, avant la meute. Un sentiment hors de prix!

Surtout n’analysez pas vos dépenses

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Le plus grave danger qui menace, c’est de commencer à tenir une compta précise sur vos dépenses, sur votre budget mensuel et/ou annuel. J’ai même entendu dire qu’il y avait des gens, des couples, qui géraient des tableurs excel. Vous vous imaginez?

Parce que tenir une telle compta aurait la fâcheuse conséquence de visualiser les dépenses parfois jamais assez importantes pour les jeux.

A vous de jouer

Avec tous ces conseils, nous espérons sincèrement que vous trouverez enfin les moyens pour acheter plus de jeux.

Et surtout, ne vous laissez pas influencer par ces bobos-écolos qui clament que les jeux, c’est le mal. Parce que ça pollue. Parce que c’est produit en Chine. Parce c’est inutile. Parce que vous dépensez trop en jeux. Bande de jaloux aigris! Ils n’ont qu’à aller vivre dans une caverne avec leur iPhone 6S (la honte, ils n’ont même pas le 7).

Et vous, avez-vous d’autres conseils à proposer pour acheter plus de jeux?

Vous avez trop de jeux et vous ne savez pas quoi en faire? Voici quelques propositions astucieuses

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Qu’il y ait tellement de jeux qui sortent chaque année, j’ai envie de dire, so what?

Ce n’est pas un problème de quantité, mais bel et bien de qualité. Tellement de jeux, mais surtout, tellement de BONS jeux. Difficile de résister. Et plus que ça, années après années, difficile de trouver de la place pour tous les stocker. On n’habite pas tous dans un château ou dans un entrepôt.

Et le pire dans tout ça, c’est qu’à force de les entasser, ils vont finir par prendre la poussière et ne plus être joués, bientôt remplacés par d’autres. L’obsolescence programmée ludique dans toute sa splendeur.

Combien de jeux avez-vous achetés en 2015? 1? 5? 15? 25? 55? Et parmi ceux-là, lesquels ne sortent plus?

Plutôt que ces jeux prennent la poussière, voici quelques idées pour leur donner une nouvelle vie. Parce qu’ils le méritent. Parce qu’il n’y a rien de plus triste que des jeux qui prennent la poussière.

Revente directe

Vous pouvez placer un message sur FB, blog ou forum pour indiquer les jeux que vous revendez. Ou en un peu moins 2.0 et en plus IRL, revendez vos jeux aux puces ou dans les vides-greniers.

Coludik

A la suite de l’article de Yann sur Ludo-Share, un projet collaboratif a vu le jour, Coludik. L’idée étant de mettre les joueurs en réseau pour qu’ils s’échangent leurs jeux. Au moment où j’écris ces lignes le système n’est pas encore actif, mais la situation va évoluer.

Okkazeo

La plateforme Okkazeo permet à des privés de revendre directement leurs jeux à d’autres joueurs. Simple, pratique. Pour autant que les jeux dont vous vous débarrassez intéressent d’autres personnes.

Ludikbazar

Le magasin en ligne Ludikbazar propose de vous racheter vos jeux. Vous leur envoyez le tout, ils examinent et tarifient le lot et vous proposent un paiement direct ou sous forme de bon d’achat sur leur boutique avec une majoration de 15% de la valeur de rachat.

Associations – ludothèques – bars à jeux

Offrez vos jeux à des associations ou à des ludothèques locales qui seront extrêmement heureuses de recevoir vos jeux. Cela leur permettra de proposer de nouveaux titres à leur public et de réduire le budget.

Recyclage Proto

Désossez le jeu et ne gardez que le matériel qui vous intéresse pour créer des prototypes de nouveaux jeux. Présentez ensuite votre proto à un éditeur, et qui sait, peut-être serez-vous publié?

Recycler un jeu pour en développer un nouveau est une excellente idée à lancer avec vos enfants pour développer leur créativité à partir d’un matériel précis. Plutôt que de passer un dimanche à jouer à des jeux de société, pourquoi ne pas passer un dimanche à en créer un soi-même?

Recyclage Déco

Désossez le jeu et ne gardez que le matériel qui vous intéresse pour en créer une déco chatoyante, ludique et loufoque pour votre salon, cuisine, WC.

Franchement, un mur recouvert de meeples ou de couvertures de boîtes de jeux, ça le fait, non? J’essaie de lancer la nouvelle mode déco 2016.

Game Crossing

Pourquoi ne pas « faire tourner » votre jeu, comme le bookcrossing? Une initiative encore inconnue, mais qui pourrait peut-être se développer avec le temps?

Boîtes d’échange

Non, rien à voir avec l’échangisme. Ou si, en fait. Les boîtes d’échange entre voisins, vous connaissez? On en voit fleurir un peu partout dans le monde. Placez-y votre jeu et attendez que quelqu’un s’en saisisse, vous allez faire des heureux.

Amis – voisins

Le plus simple est encore d’offrir les jeux auxquels vous ne jouez plus à vos amis et/ou voisins. Offrir, ou revendre? Personnellement, je préfère offrir, sans rien attendre en retour. Faut-il toujours monnayer les échanges entre êtres humains?

Moins

Sinon, pour résoudre le « problème » en amont, il y a toujours la solution de moins acheter, tout simplement. Moins acheter pour jouer plus.

Et vous, quelles autres idées avez-vous pour alléger votre collection, faire de la place et des heureux?

Oui, l’obsolescence programmée touche aussi les jeux de société 

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Dans la peau de

Mettez-vous juste deux minutes dans la peau d’un jeune entrepreneur.

Vous avez rencontré un ami qui vous a présenté une idée pour un jeu frais, solide. Vous vous dites que son idée est excellente. Vous voulez lancer son jeu.

Vous investissez alors une pièce de votre appartement pour en faire votre bureau. C’est de là que vous gérerez tout. Graphismes. Tests. Développement. Com. Contact avec la production.

Quelques mois plus tard, le jeu sort. C’est un beau succès. L’accueil est plutôt positif. Le jeu se vend bien. Vous parvenez même à engranger quelques maigres bénéfices. L’aventure vous a plu. Vous avez envie de continuer.

Un autre auteur vous contacte. Il a conçu un jeu riche et original. Vous allez l’éditer. Mais pour gérer la production et la commercialisation du premier et du deuxième, il vous faut à présent engager quelqu’un. Vous ne parvenez plus à tout faire tout seul. Son salaire sera faible, c’est tout ce que vous pouvez vous permettre pour l’instant. Vous travaillerez tous les deux dans votre bureau depuis votre appartement.

Quelques mois plus tard, vous sortez votre deuxième jeu. C’est un beau succès. L’accueil est plutôt positif. Le jeu se vend bien. Entre les ventes du premier et du deuxième, vos bénéfices augmentent. Vous avez envie de continuer. Mais vous vous rendez compte qu’il vous faut un nouvel employé. Ou plusieurs. Quelqu’un pour gérer la com. Quelqu’un pour gérer le SAV. Quelqu’un pour gérer la logistique. Quelqu’un pour gérer les nouveaux projets.

De plus, votre bureau depuis votre appartement ne vous suffit plus. Il vous faut des locaux pour accueillir tous vos nouveaux employés. Ainsi qu’un petit local pour entreposer vos jeux.

Entre les salaires et les locations, petit à petit, vos frais fixes augmentent. En même temps que votre chiffre d’affaire et vos bénéfices.

Deux solutions s’offrent alors à présent à vous. Tout arrêter, voire réduire la voilure pour limiter les dépenses, ou continuer à sortir d’autres jeux. Vous choisissez évidemment la seconde option. Car vous aimez ce que vous faites. Sortir des jeux. Faire plaisir aux joueurs. Et offrir un emploi à vos salariés.

Les mois, les années passent. Vos jeux se vendent plus ou moins bien. Votre structure gonfle. Vos dépenses également.

Tant que vous êtes dans les chiffres noirs et pas rouges, tout va bien. Pour payer tous vos employés, vos locations, la production, le budget com, les déplacements sur les salons, il vous faut sortir des jeux, vendre, dégager du chiffre.

Vous aviez commencé tout seul, vous vous retrouvez aujourd’hui à cinq, dix, vingt, cent employés.

Pour rembourser toutes vos dépenses et espérer dégager un certain bénéfice, vous n’avez plus le choix, il vous faut des jeux qui se vendent bien. Et beaucoup. Beaucoup de jeux. Plus vous vendez, plus vous capitalisez. Sortir un seul jeu par année ne suffit plus pour couvrir les frais de gestion de votre entreprise.

Vous vous trouvez alors dans une situation financière fragile. Vicieuse. Peut-être insensée?

D’autant que la tendance se renforce autour de vous. De nouveaux éditeurs débarquent, tandis que d’autres grandissent. La situation se tend. Le marché devient de plus en plus concurrentiel. Il vous faut tout miser sur des titres forts, nombreux, différents, porteurs. Soigner votre image de marque que vous avez réussi à bâtir jeu après jeu.

Et pendant ce temps, le nombre de jeux jetés sur le marché ne cesse de grimper.

Vos clients dépensent de plus en plus, tout en jouant de moins en moins. Les nouveautés en chassent d’autres. C’est l’effet « tapis-roulant ».

Le client veut du neuf. Tout le temps. La dopamine le pousse à se jeter sur la nouveauté. L’euphorie des sorties diminue la durée de vie d’un jeu. A peine un jeu est-il sorti que le client guette déjà l’annonce du prochain.

Le client peut se sentir alors frustré. De ne pas avoir. De ne pas savoir quoi acheter.

Mais jusqu’à quand peut-on continuer ainsi?

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L’obsolescence programmée, tout le monde connaît. Les constructeurs s’arrangent pour que leur produit ne soit plus fonctionnel après quelque temps. Pour que le client soit alors obligé de repasser à la caisse. Elle vient d’ailleurs d’être interdite par la France en juillet 2015.

Et si le marché du jeu de société ne fonctionnait pas de la même manière?

Oui, un jeu acheté en 2015 pourra toujours être joué en 2020. En 2030. En 2100, même. Le jeu ne va pas débloquer, ralentir, se dégrader (quoique?). Mais le jeu va vieillir. Pas physiquement, pas réellement, c’est son image qui va prendre un coup de vieux. L’attachement, l’intérêt qu’on y porte. C’est la tendance actuelle des jeux « kleenex ». Un jeu joué qu’une ou deux fois. Et on passe à autre chose.

Un jeu neuf aura toujours plus de charme qu’un jeu sorti il y a une année ou deux. Hormis les « grands classiques », quels sont les jeux de 2013, voire pire, de 2012, qui sont encore sortis et joués? Le jeunisme touche toutes les formes de loisirs.

La pluie constante de jeux neufs pour faire vivre les maisons d’édition diminue le temps de jeu. A peine un jeu acheté qu’il devient obsolète. D’autres guettent. Le marché engendre un certain déséquilibre pernicieux chez le consommateur, déséquilibre qu’il veut tenter de rétablir. C’est sorti. C’est neuf. Je n’ai pas. Je devrais avoir.

Solutions

Quelles solutions trouver? Questionner-jouer-ranger.

1ère solution: questionner

Commencer par essayer d’acheter moins. Et d’acheter mieux. Des jeux qui vont plaire. Et plaire longtemps. Avant d’acheter votre prochain jeu, répondez à ces trois questions:

1. Avec qui?

Avec qui pourrais-je y jouer? Parmi mes amis et connaissances, qui pourrait être intéressé par ce jeu? Si la réponse est négative ou peu concluante, inutile de procéder à l’achat. Le jeu aura très peu de probabilité de sortir.

2. Budget?

Combien est-ce que ce jeu coûte? N’est-il pas trop cher? Est-ce que je peux me le permettre? Ne vaut-il pas mieux mettre cet argent ailleurs? Dans des vacances, des restos, des cadeaux pour la famille?

3. Copie?

Qu’est-ce que ce jeu apporte de neuf à ma collection déjà existante? Va-t-il remplacer un autre titre? Ressemble-t-il beaucoup à un autre jeu?

Évidemment, ces trois questions poussent à un raisonnement meta. Pourquoi ai-je envie, « besoin » de m’acheter ce jeu? Qu’est-ce qui me pousse à la faire?

2e solution : jouer

Jouer plus souvent. Passer plus de temps à jouer qu’à surveiller les annonces des prochaines sorties.

Alors oui, ça peut paraître tout bête et évident, mais avez-vous déjà calculé le temps passé à jouer par rapport à celui passé à vous tenir informé des prochaines sorties, à lire des critiques?

3e solution : ranger

Ranger sa ludothèque. Et quand je dis ranger, je pense à se débarrasser des jeux « inutiles ». Un jeu est fait pour être joué. Pas pour être stocké.

Débarrassez-vous des jeux qui prennent la poussière et qui pèsent sur vos étagères. Parce qu’ils ne sortiront plus. Offrez ces jeux à vos amis, à des ludothèques, à des associations. Vous ferez des heureux. A commencer par vous-même.

Une ludothèque allégée vous rendra comblé. Car vous ne garderez que les titres forts, ceux qui vous accompagneront ces prochaines années. Ceux qui vous réjouiront.

Amasser, collecter, stocker ne fait que charger vos étagères. Et votre vie.

J’ai rencontré des joueurs malheureux car ils n’avaient plus de place pour ranger leurs nouveaux jeux. Situation absurde.

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L’acquisition d’un jeu devrait rendre heureux, pas le contraire. Et des kilos de jeux empilés sont des kilos de jeux à déménager. À stocker. Kilos qui augmentent, qui augmentent, années après années.

Se débarrasser pour mieux garder.

Au contraire des appareils électroniques, dont la production pour certains est véritablement orientée pour ne durer que peu de temps, pour pousser au remplacement et à la consommation, les jeux de société ne suivent pas du tout la même trajectoire. Mais si.

Ce n’est pas le jeu en soi qui devient obsolète, c’est l’intérêt qu’on lui porte qui le pousse à le devenir.

La prochaine fois que vous achetez un jeu, demandez-vous pourquoi vous le faites. Est-ce que vous avez beaucoup joué à ceux que vous possédez déjà?

Cet article suit la tendance actuelle du Slow-Gaming. Si ce sujet vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, d’autres articles pourraient vous plaire.

Essen 2015. Et la tendresse bordel?

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Essen, le plus gros salon du monde du jeu de société, ouvre ses portes dans quelques jours, là, du 8 au 11 octobre. Des milliers de mètres carré de surface. Des milliers de jeux. Des milliers de joueurs. De milles de pays présents. Environ.

Et avec toute cette frénésie, comment vivre un salon plus serein, plus intense, plus complet? Voici quelques-unes de nos propositions.

Sérendipité

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A part vous faire obtenir 217 points au Scrabble, quel est ce mot très étrange?

La sérendipité, c’est découvrir quelque chose de façon tout à fait inattendue et surprenante. Un concours de circonstance. L’effet Christophe Colomb, ou comment un mec a découvert les Amériques alors qu’il voulait manger des nems.

Tous les blogs se sont déjà fendus de leur liste des jeux à ne pas rater. Et nous allons également bientôt vous proposer la nôtre.

Les listes, c’est sympa, mais elles ferment notre vision. C’est l’effet tunnel, vous ne voyez que ce que vous cherchez.

Cette année, pour vivre le salon plus serein, pourquoi ne pas vous balader, flâner, au hasard des halles, couloirs et stands, pour vous laisser surprendre?

Et peut-être ferez-vous une trouvaille incroyable, un jeu dingue et chatoyant. LE JEU du salon que personne ne suspectait ou avait prévu dans sa liste. Les Amériques.

Slow-gaming

Pure

Le Slow-Gaming, vous connaissez, on vous en parle depuis un moment déjà, c’est jouer plus, acheter moins. Profiter plus des jeux et ralentir ses achats. Facile à dire à Essen, l’antithèse-même du slow-gaming.

Et pourtant.

Combien de jeux comptez-vous acheter cette année sur le salon? Quel est votre budget? Et si vous essayiez de tailler « dans le gras » et de réduire le tout de 10%? De 20%? De… 50%? Pour profiter plus des jeux acquis. D’ailleurs, combien de fois avez-vous joué aux jeux ramenés d’Essen l’année passée? Y en a-t-il encore sous blister?

Acheter moins pour jouer plus. Jouer plus. Le but suprême de tout joueur.

Humain

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Le jeu de société est… de société. On a parfois tendance à l’oublier. L’humain est souvent rattrapé et dépassé par le matériel. L’objet. Le jeu. L’avoir plutôt que le réunir.

Pour vivre Essen 2015 plus serein, je vais essayer une expérience complètement folle. Jeudi à 11.30, tout premier jour d’ouverture, en pleine agitation et frénésie la plus totale, je vais m’arrêter. De marcher. De courir. De chercher. Juste pour ressentir 60’000 humains au même instant au même endroit. Une communauté d’humains qui partagent la même passion. Puissant. Exaltant. Unique. Pendant une minute.

Ici

1 minute

Le jeu de société, comme nouvelle religion? Religion, de relier. Relier les hommes à Dieu. Mais aussi relier les hommes entre eux. Bon ok j’ai aussi fait théologie à l’université.

Et si cette année nous nous parlions plus?

Si vous me croisez dans les halles cette année, venez me dire bonjour. Dites-moi ce que vous appréciez sur notre blog. Partagez vos découvertes, vos passions. L’IRL, c’est beau. Ça sent, mais c’est beau.

Sain

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Si vous avez dévoré notre guide complet des bons plans pour Essen, hôtels, resto, spa, vous aurez compris que nous attachons une grande importance au bien-être. Le manger sain, le vivre sain.

Cette année, dès que vous vous sentirez éreintés, épuisés, à bout de souffle et d’énergie à force de gambader dans les allées, pourquoi ne pas vous offrir une pause méritée?

Le spa, juste derrière le salon, est juste hallucinant. Beau. Zen. J’y serai. Souvent. Venez me dire bonjour. Je suis végétarien, pas cannibale.

Et tenez, en parlant de végétarien, je vais profiter d’être à Essen pour me faire des repas sains, équilibrés, bio et bons. Papa Lufu. Zodiac. Hans im Glück option vegan. Dis-moi ce que tu manges et je te dirai comment tu te sens.

Nous vous souhaitons à tous un excellent salon!

Et vous, quels sont vos conseils pour un Essen plus tendre?

Mais au fait, de combien de jeux avez-vous réellement besoin?

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Dans quelques semaines, 15 exactement, ça sera le Salon du Jeu à Essen. Si on table sur un chiffre pareil qu’en 2014, on peut s’attendre à près de 1’000 jeux qui sortiront en même temps pour l’occasion. Voire plus en 2015. Oui, certainement plus. Vue la tendance en augmentation constatée ces dernières années.

Avec un tel déluge de sorties, on peut se demander quel est le nombre idéal de jeux que l’on devrait posséder dans sa ludothèque.

Allez, faisons un peu de maths aujourd’hui.

Quelques calculs

 

Admettons que vous jouez 2 fois par semaine. Et à 2 jeux par fois. Donc 52x2x2=208 parties par année.

Admettons que vous ne jouez pas pendant 4 semaines par année: entre enfants, sport, séries, vacances, jeux vidéo. Donc 208-(4x2x2)=192 parties par année. Et ça c’est plutôt un maximum. Il faut quand même être très passionné pour jouer 2 fois par semaine.

Admettons qu’avant de vous en lasser, vous jouez environ à 7 parties du même jeu dans l’année. Et qu’après vous voulez passer à autre chose. 7, c’est peu, certes, mais c’est déjà un chiffre solide. Comptez le nombre de jeux dans votre ludothèque auxquels vous avez joués plus que ça, et faites la moyenne avec tous les autres. 7 me semble être un bonne moyenne qui tire plutôt vers le haut.

Donc grosso modo, 192 parties par année. De 7 parties par jeu dans l’année. Donc 192:7=27.4 jeux. Disons 28 jeux.

Le chiffre de jeux différents idéal qu’il vous faut par année est donc de

28

Et ça c’est plutôt un maximum. Avec 28 jeux vous êtes tranquille. Vous pourrez y jouer 7 fois dans l’année, et vous pourrez faire 192 parties en tout. Donc une moyenne de 2-3 jeux achetés par mois. Ou de 28 d’un coup à Essen.

Evidemment, ce chiffre est autant relatif qu’inutile. Mais il a l’avantage de susciter une réflexion sur notre consommation.

Budget

 

Mais 28 jeux, ça coûte combien au fait? Si la moyenne d’un jeu est environ de 40 euros / CHF, entre les plus petits et les plus gros. Par année, pour 28 jeux, vous aurez ainsi un budget de 1’120 euros / CHF. Environ le double de ce que le sondage révélait sur les dépenses de jeux par année.

28 jeux par année. Chaque année. Sur 10 ans, 280. Et un budget total de 11’200 euros / CHF.

Ca vous semble beaucoup? Peu?

En réalité, combien de jeux achetez-vous par année? Le sondage effectué en 2014 annonçait une grosse moyenne de 12 jeux par année, la moitié moins que le chiffre « idéal ».

Oldies but Goldies, découvrez les Indispensables du Bar à Jeux

Cuban Way of Life II, Flickr, CC, by Philippe Moreau Chevrolet
Cuban Way of Life II, Flickr, CC, by Philippe Moreau Chevrolet

C’est sympa de toujours présenter les toutes dernières nouveautés, mais ça ne fait rien pour renforcer le Slow Gaming.

En ce mois de février, nous avons décidé de vous proposer une nouveauté.Ou plutôt, une ancienneté.Nous en avons déjà débattu ici, le rythme des sorties des nouveaux jeux est infernal. Nous arrivons à peine à suivre.
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JulienG, membre de la Gus&Co Team, a eu une excellente idée.

A chaque ouverture du Bar à Jeux de Genève, en plus des démos, avant-premières et invités, nous vous proposerons de (re)découvrir un grand classique des jeux de société modernes, un de ces titres indispensables qui remonte à minimum 2005.

Chaque mois donc, en plus de tout le reste, vous pourrez vous (re)plonger dans ces titres cultes, classiques, Oldies but Goldies comme on dit, vieux mais bons (et je ne dis pas ça parce que j’ai la quarantaine.)

Et pour le tout prochain BàJ, nous vous proposons de (re)jouer à Puerto Rico, sorti en 2002, certainement l’un des TOP 10 des meilleurs jeux de tous les temps.

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D’autres Indispensables sont déjà prévus pour 2015: Caylus bien sûr (2005), Rencontre Cosmique (1977), Tigre et Euphrates (1997), Citadelles (2000), Les Colons de Catane (1997), Tikal (1999)…

 On se voit le 21 février!

Pour tout savoir sur le BàJ

Et si vous avez d’autres propositions de grands classiques, de jeux cultes à ne pas manquer et à (re)redécouvrir, laissez-nous un message, là, en-bas.