Bye bye 2016. Voici 5 façons d’améliorer votre vie de joueur en 2017

2017

2017, c’est parti!

Bonne année à tous!

2017. Une nouvelle année qui commence. Comme d’habitude, les débuts d’année sont propices aux résolutions. Qu’on ne finit pas toujours à respecter. Et si cette année on se mettait 5 défis à réaliser? 5 choses à ne pas faire? 5 résolutions pour améliorer son expérience ludique?

Poussière

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Cette année, ne pas laisser de jeux prendre la poussière.

Pourquoi?

Et si cette année on se débarrassait enfin de ces jeux auxquels on ne joue plus et qui prennent la poussière depuis des mois, années, siècles? Pour plusieurs avantages:

regagner de la place sur ses étagères. Pour d’autres jeux

ne garder que les jeux essentiels. Ceux auxquels on jouera encore dans 10 mois, 10 ans

pour se rendre compte qu’au final, acheter des jeux n’est pas aussi vital. Puisque beaucoup finiront sous la poussière

gagner un peu de sous en le revendant. Ou encore mieux, en les offrant à ses amis, ses voisins, ses collègues de boulot

Et si vous avez une grosse collection, pourquoi ne pas essayer le défi des 30 jours pendant ce mois de janvier? Chaque jour, vous vous débarrassez d’un jeu, tout simplement. Donc 31 jeux en tout en moins (oui, janvier compte 31 jours).

Voire encore plus fort! Le défi des 30 jours, mais sous stéroïdes. Le premier jour, vous vous débarrassez d’un jeu. Le deuxième de deux, etc, jusqu’au trentième-et-unième  en vous débarrassant de… 31 jeux. En tout, ça vous fera 500 jeux en moins. Balaise. C’est parti?

Je ne peux que vous conseiller ce livre qui a changé ma vie « The Life-Changing Magic of Tidying: A simple, effective way to banish clutter forever », de Marie Kondo, sorti en 2014. Jeter/se débarrasser d’objets inutiles qui s’amassent chez vous. Pour vivre plus léger. Et ne garder que les objets qui vous rendent heureux.

kondo

Tapis

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Cette année, ralentir la course à la nouveauté.

Pourquoi?

« Je me prénomme Octave et m’habille chez APC. Je suis
publicitaire : eh oui, je pollue l’univers. Je suis le type qui
vous vend de la merde. Qui vous fait rêver de ces choses
que vous n’aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais
moches, un bonheur parfait, retouché sur PhotoShop.
Images léchées, musiques dans le vent. Quand, à force
d’économies, vous réussirez à vous payer la bagnole de
vos rêves, celle que j’ai shootée dans ma dernière
campagne, je l’aurai déjà démodée. J’ai trois vogues
d’avance, et m’arrange toujours pour que vous soyez
frustré. Le Glamour, c’est le pays où l’on n’arrive jamais.
Je vous drogue à la nouveauté, et l’avantage avec la
nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. Il y a
toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la
précédente. Vous faire baver, tel est mon sacerdoce. Dans
ma profession, personne ne souhaite votre bonheur, parce
que les gens heureux ne consomment pas. »

C’est tiré du livre 99F de Frédéric Beigbeder (2000). « Les gens heureux ne consomment pas ». Tout est dit.

Et si en 2017 on levait le pied? On décélérait la course à la nouveauté? Et si on ralentissait le tapis roulant? Avec une sortie qui en chasse une autre? « L’avantage avec la nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. Il y a toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la précédente. » A coup de buzz et de teasing, les nouveautés sont communiquées de plus en plus tôt, car la fenêtre de tir d’un jeu se réduit à mesure que le nombre de jeux augmentent.

Attention, je vais parler comme un vieux con nostalgique, c’était mieux avant, tout ça. Vous êtes prêts? C’est parti:

Je me souviens encore des années 90. De 1997, pour être plus précis. Oui, une grande année! 1997, 200 jeux sortis dans l’année, 20 fois moins que 20 ans plus tard.

Quorridor, Elixir, Twilight Imperium, Jungle Speed, Tigre et Euphrates, et surtout, les Colons de Catane. 20 ans plus tard le jeu ne fait plus tellement saliver le Core Gamer, tant bien même qu’il se vend encore très bien avec près de 18 millions d’exemplaires vendus en 20 ans. Asmodée en a d’ailleurs racheté la licence en janvier 2016, c’est pour dire.

Quand nous avions découvert les Colons en 1997, nous sommes devenus frénétiques. Nous enchaînions les parties, soirées après soirées après soirées. Pendant plusieurs mois. Le jeu était tellement bien. Nous n’en nous lassions pas. Il faut dire que la concurrence n’était pas aussi brutale qu’aujourd’hui. Oui, c’était mieux avant, tout ça.

Aujourd’hui, justement, si l’on joue plus de cinq fois au même jeu, c’est déjà une prouesse, une exception. Levez la main et laissez-nous un commentaire:

Qui parmi vous est arrivé à finir les dix scénarios de la boîte de base de Sherlock Holmes Détective Conseil, avant d’acheter ses extensions (Carlton House, Mr Jack…)?

Combien de fois jouez-vous au même jeu avant de passer à un autre?

Pourquoi si peu?

Qu’est-ce qui a changé entre 1997 et 2017?

Le marché du jeu. Et nous avec.

Avec près de 4’000 sorties en 2016, nous sommes devenus accro à la nouveauté. Mais vraiment accro. Mr Phal, mon dealer.

Alors évidemment, ce ne sont pas les jeux qui nous rendent accro. Les jeux de société n’ont rien à voir avec les jeux d’argent ou les paris qui peuvent véritablement engendrer une addiction au sens clinique du terme. Les jeux de société peuvent nous rendre gentillement accro. Gentillement. Comme dans « c’est gentillet », faut pas pousser. Je ne pense qu’il faille consulter (à moins qu’on dépense 617’000 euros par mois rien que pour backer des jeux avec de la fig parce que oui, oui, la figouze, c’est vraiment bien).

Accro, nous le sommes aussi tous en vérifiant 284 fois par jour notre smartphone pour relever nos mails, checker les réseaux sociaux et communiquer (mais pas téléphoner avec. Téléphoner avec son smartphone c’est tellement ringard). Ce que nous recherchons avant tout, c’est la dopamine. Un nouveau mail: hop un shot de dopamine. Un Whatsapp, hop un autre shot. Un snap, hop. Rien du tout du tout? C’est pas grave, on a essayé, c’est pour la prochaine fois. D’ailleurs, rien que le fait de vous en parler ici, dans cet article, maintenant, levez-la main et dites-moi si vous n’avez pas été pris d’une irrésistible envie de vérifier votre smartphone… Pareil avec les jeux de plateau. La nouveauté, la comm, le buzz, l’info, les vidéos, tout nous plonge dans un perpétuel bain de dopamine.

C’est exactement ce qui explique le succès des machines à sous. Comment un jeu, un objet peut rapporter autant d’argent, faire jouer autant de gens, alors qu’il n’y a aucune technique, aucune stratégie, et que le tout repose uniquement sur le hasard? Parce qu’on ne sait jamais si l’on va gagner ou pas. Parfois oui, souvent non. Mais on joue pour ressentir ce rush, l’anticipation, la surprise. On surfe sur TT, LX ou G&C, et hop, parfois on lit un article sur un tout nouveau jeu qui va sortir dans 1d6 mois ou la critique d’un jeu ou une vidéo de présentation. Parfois non, rien de nouveau. Et on y retourne. Cet après-midi. Ce soir. Demain.envie

excitation

Et du coup, on joue moins souvent aux jeux, parce qu’on en achète plus. Notre ludothèque augmente, pas notre temps à disposition.

Une résolution pour 2017? Achetez moins de jeux. Ralentir. Pour profiter plus des jeux qu’on possède déjà, de ceux qu’on va quand même finir par acheter parce qu’ils le méritent.

Plus

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Cette année, ne pas jouer moins.

Pourquoi?

Chaque année, c’est certainement la résolution que tous les gamers prennent en début d’année. Jouer. Plus. Si on achètera moins de jeux en 2017, ça voudra donc dire qu’on aura plus le temps d’y jouer.

Vraiment?

Pas forcément.

Mais c’est déjà ça.

A nous ensuite de dégager du temps. De trouver des opportunités pour jouer plus. Sortir dans les bars à jeux, les assoc, réunir des amis, des voisins. Et pourquoi pas organiser un lunch ludique, entre collègues. Vous ne trouvez pas assez de joueurs autour de vous? Voici quelques idées pour en trouver plus. Avant que quelqu’un ne finisse par développer une app géolocalisée pour trouver des joueurs. Un tinder/grindr du gamer. Ha ben tiens, ça pourrait s’appeler… Gamr. Mais peut-être que ça existe déjà???

Donc une bonne résolution. Jouer. Plus. Tout simplement

Debout

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Cette année, ne plus jouer assis.

Pourquoi?

Nous passons une énorme partie de notre journée assis: boulot, ou études, 8-10h par jour, assis. Voiture ou transports publics, 1-2h par jour, assis (la plupart du temps, à moins que le tram ou RER ne soit bondé). Télé, lecture, jeux vidéo ou jeux de plateau le soir, 2-3h, assis. Repas, restaurants, 2-3h par jour, assis.

« Sitting is the new smoking. »

Comptez le nombre d’heures quotidien que vous passez assis ou couchés. Vous pouvez même le calculer ici. Ça vous donne quoi? Assis ou allongés, les moyennes sont de 21h sur 24h. Impressionnant, non?

Rester assis, ça veut dire dépenser moins de calories, mais également des risques de développer des diabètes, des cancers, des dépressions. Oui ça fait beaucoup quand même… Sans parler des impacts sur la santé dus à la posture: dos bien sûr, jambes, bras, muscles. J’écris d’ailleurs ces quelques lignes assis. Je ne devrais pas. Mais j’essaie d’appliquer la technique Pomodoro. La puissance magique de la tomate 😉

Donc cette année, plutôt que de rester assis pendant des heures devant un jeu de plateau, levez-vous. Appliquez la technique Pomodoro par exemple, 25-5. Ou encore mieux, restez debout pendant toute la partie. Ceci vous permettra de:

rester toniques

rester concentrés, ne pas risquer de vous endormir

avoir une meilleure vision du jeu puisque vous verrez tout le plateau de haut. Et donc bénéficier d’un net avantage

sittingshouldscareyou

Toxiques

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Cette année, se défaire des joueurs toxiques.

Pourquoi?

Parmi vos partenaires de jeu, lesquels vous insupportent? Lesquels trichent? Se montrent exécrables, désagréables? Arrivent toujours en retard sans s’excuser? Passent leur partie le nez collé à leur portable?

Alors oui, il est important d’accepter et de tolérer tout le monde. De faire preuve d’empathie, c’est ce qui nous rend humains. De discuter de ce qui ne va pas, de trouver des solutions, des compromis. Mais parfois, trop, c’est trop.

Quand vous avez tout essayé, et que l’autre continue à s’entêter, que c’est impossible de s’entendre, quand certains de vos amis se montrent vraiment insupportables, le temps est peut-être enfin venu de ne plus les inviter, tout simplement. Pourquoi? Pour vous ménager. Pour éviter de vous énerver. Pour passer de plus belles soirées et de meilleures parties.

Et en 2015, nous vous avions proposé ces quelques résolutions sous forme de #gusgraf. Toujours pertinents deux ans plus tard…

appli

kickboxing

plus

 

manger

Et vous, quelles sont vos résolutions ludiques pour 2017?

Toute l’équipe de Gus&Co vous souhaite une excellente année

8 réflexions au sujet de « Bye bye 2016. Voici 5 façons d’améliorer votre vie de joueur en 2017 »

  1. Bonne année Gus!
    Merci pour ces articles réguliers et intéressants.
    Merci aussi pour les bons conseils. Le slow gaming c’est possible!
    On peut se prêter des jeux entre joueurs afin d’éviter de toujours les acheter. Et s’ils s’avèrent vraiment bons on peut investir en connaissance de cause.
    On peut aussi trouver le compromis de l’extension : je me fais plaisir avec une nouveauté mais je redonne de la vie à un « ancien » jeu.
    On peut « s’imposer » de jouer à des jeux de notre ludothèque auxquels on n’a pas joué depuis longtemps. Quand je reçois des joueurs qui demandent à jouer à l’un de ceux là je me dis souvent en fin de partie qu’il est dommage de ne pas y jouer plus souvent (alors que ce n’est pas celui que j’aurais sorti spontanément).

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  2. Ça va, j’ai très peu de jeux. Comme nous pouvons en emprunter autour de nous, notamment au club de jeux, nous en achetons peu… Donc je n’aurai à faure l’effort de me séparer de certains. 🙂 Les joueurs toxiques, je les évite déja autant que faire se peut. Par contre jouer debout cela va être compliqué… Moi je ne serais pas contre ceci dit ! 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. 16 jeux non joués sur une collection de 130 (avec les jeux des enfants) ça me semble correct, même si j’ai dépassé ma limite de 10 non joués max. Certains sont sur la sellette pour une possible vente (ou échange). Sans comptez les ks en attente.
    Année 2017 faire de la place pour les probables soldes (oui on ne se refait pas) mais plus de réflexion avant un achat, je lis systématiquement les règles avant, sinon gare aux déconvenues.

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  4. Je me dois de lever la main ^^ je n’ai que la boite 1 de sherlock et les enygmes 11 et 12. J’en suis a la 10 et je la joue environ une fois tous els 2-3 mois avec les memes amis. Je n’ai aucune extension.
    Pour la bonne et simple raison que ma contrainte est une etagere a jeu dont je ne peux depasser, ce qui me donne finalement des excuse et un choix draconien pour intégrer de novueaux jeux.
    Car oui, ma ludo de 150 titres couvre 90% de mes amours de jeux, et quand une nouveauté sort, pourquoi l’acheter si un jeu dans ma ludo me procure plus de plaisir ? c’est toute la reflexion qui s’opère en moi depuis plusieurs années. Et ca marche ! Je n’achète que 10-20 jeux par ans et je me sépare d’a peu près autant.
    Je n’ai aucun jeu sous cello, bref, je me sens bien 😛 sauf quand je tremble devant mon pc a voir toutes les nouveautés allechantes dont on me parle a longueur de journée !

    Aimé par 1 personne

    1. Je lève la main aussi: j’ai joué à Sherlock les 10 scénarios et le 11ème, on va attaquer Carlton House.
      Mais j’aime bien la politique du vidage d’étagère: j’ai environ 60 jeux, aucun sous cello ou jamais joué moins de 2 fois, et j’en ai donné une dizaine à Noël. C’était super cool!
      Après comme plus haut, j’ai accès à une collection trèèèèèèès conséquente en terme de jeu donc pas besoin de tout acheter. Et puis ça y est j’ai mis le doigt dans l’engrenage kickstarter.

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  5. ah, enfin des résolutions tenables, car déjà prises 🙂 Ayant beaucoup de ludovores autour de moi, 2016 aura été l’année durant laquelle j’ai drastiquement réduit le nombre de jeux pour préférer garder ceux auxquels nous jouons régulièrement ET qui ne sont pas dans les ludothèques des amis… Tout de suite cela fait de la place! Finito les nouveautés, j’attends au moins un an, je vais ensuite sur okkazeo et je me fixe le seuil de 20 euros pour acheter. Bien entendu il y a les coups de coeur, mais le critère de la rejouabilité fait que je me concentre presque exclusivement à rechercher des jeux datés, comme récemment Dominant species, gros coup de foudre!

    Enfin bref, merci Gus pour tout ça, bonne année ludique!

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