Mois des Fiertés : 7 jeux queer à sortir en juin
🏳️🌈 Molly House, Thirsty Sword Lesbians… 7 jeux queer pour jouer autrement pendant le Mois des Fiertés, et après aussi. Avec du vrai jeu.
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Mois des Fiertés : 7 jeux queer à sortir en juin dès ce soir
L’essentiel en 3 points :
- Une sélection de 7 jeux où le queer est un vrai sujet ludique, pas un prétexte pour ce mois de juin pour le Mois des Fiertés.
- Des titres pour tous les formats : JdR, narratif, familial, historique, relationnel et plus expert.
- Une invitation à jouer d’autres amours, d’autres communautés et d’autres histoires toute l’année.
Le plus politique, autour d’une table, ce n’est pas toujours de gagner. Parfois, c’est de demander qui a enfin le droit d’exister dans l’histoire.
Longtemps, le jeu de société a laissé les identités queer sur le bord du plateau. Aujourd’hui, des jeux parlent d’amours, de désir, de famille choisie, de répression, de disco cosmique et de princesses qui n’attendent personne pour écrire leur fin heureuse. Pour le Mois des Fiertés, voici sept titres à découvrir. Pas pour cocher une case. Pour jouer autrement.
En juin, les drapeaux arc-en-ciel ressortent. Les logos se recolorent. Les vitrines aussi, parfois avec la subtilité d’un meeple lancé au canon. Et nos tables de jeu, dans tout ça ? Elles ont longtemps regardé ailleurs.
Le Mois des Fiertés ne sort pas d’un calendrier marketing. Il s’ancre dans une histoire de luttes, notamment les émeutes de Stonewall, qui commencent à New York le 28 juin 1969 et devient l’un des moments fondateurs du mouvement moderne pour les droits LGBTQIA+. Autour d’une table, cette histoire arrive plus lentement. Très lentement même.
Pendant des décennies, le jeu de société grand public a préféré les rois, les conquêtes, les marchands, les bâtisseurs, les aventuriers barbus, les princesses au décolleté profond à sauver et les couples implicites très, très hétéros. Rien de forcément malveillant à chaque fois. Mais à force d’être “par défaut”, ça finit par dire quelque chose : qui a le droit d’être au centre ? Qui peut aimer ? Qui peut être drôle, tragique, héroïque, complexe ?
La question n’est pas de repeindre une boîte en arc-en-ciel pendant trente jours. La vraie question est plus ludique, donc plus intéressante : que se passe-t-il quand le queer n’est plus un décor, mais un moteur de jeu ? Quand il influence les choix, les règles, les tensions, les histoires racontées ? Là, tout change.
Pour cette sélection, on garde une ligne simple. Pas de “personnage queer en note de bas de carte” pour sauver la conscience. Les sept jeux ci-dessous intègrent les identités, désirs ou imaginaires queer de manière significative. Certains sont des jeux de plateau. D’autres des jeux narratifs ou des JdR. Chez Gus&Co depuis 2007, on parle de culture ludique au sens large. Voici donc notre sélection de 7 jeux qui abordent les questions queer.
Thirsty Sword Lesbians – l’épée, le baiser, le drama

Le titre a la délicatesse d’une porte de taverne ouverte au bélier. Thirsty Sword Lesbians annonce la couleur : des duels, du flirt, de la répartie, des émotions qui débordent et des personnages queer qui n’ont pas demandé la permission avant de prendre toute la lumière.
Créé par April Kit Walsh et publié par Evil Hat, le jeu appartient à la famille Powered by the Apocalypse. En VF, Éditions Spectrum a conservé le titre anglais, ce qui est probablement plus sage : “Lesbiennes assoiffées à l’épée” aurait fait très drôle sur une étagère, mais pas forcément pour les bonnes raisons.
Le cœur du jeu, ce n’est pas “des combats avec un peu de romance”. C’est plutôt l’inverse : des relations explosives, tendres, maladroites, parfois dangereuses, mises en scène par l’action. Les livrets de personnage portent chacun un conflit émotionnel. La sécurité de table n’est pas un bonus décoratif ; elle fait partie de la promesse, avec des outils pour calibrer le ton, le consentement et le niveau de drama.
Pourquoi le découvrir pendant le Mois des Fiertés ? Parce que Thirsty Sword Lesbians assume une chose rare : le queer comme carburant héroïque, pas comme sous-texte. On y joue des personnages qui désirent, qui doutent, qui sauvent, qui foirent, qui s’embrassent peut-être après avoir croisé le fer. C’est flamboyant, parfois excessif, très “cape, épée et regards appuyés”. Et franchement, ça fait du bien.
À sortir si votre table aime l’impro, les scènes chargées, les dilemmes amoureux et les campagnes qui ressemblent à une série animée queer écrite après deux cafés et une rupture mal digérée. À éviter si vous cherchez un dungeon crawler tactique où l’on compte surtout les mètres de déplacement. Ici, on compte plutôt les battements de cœur.
Pour la Reine – une carte, une question, et soudain tout brûle

Pour la Reine, version française de For the Queen, tient presque dans une poche. Et pourtant, ce petit jeu narratif peut générer en une heure plus de tensions politiques, amoureuses et familiales qu’une saison entière de série fantasy.
Le principe est limpide. Vous accompagnez une Reine dans un voyage périlleux. À tour de rôle, vous piochez des cartes-question et vous répondez. Peu à peu, la Reine prend forme. Était-elle juste ? Cruelle ? Désirable ? Manipulatrice ? Votre personnage l’aime-t-il ? La craint-il ? La suit-il par devoir, par passion, par dette, par rage ? Puis arrive la question finale : la Reine est attaquée. La défendrez-vous ?
Le jeu d’Alex Roberts n’impose pas une lecture queer explicite. Et c’est précisément là qu’il devient puissant. Sa structure laisse la place au désir, aux relations ambiguës, aux loyautés blessées, aux histoires d’amour qui ne demandent pas de justificatif. La Reine peut être amante, ennemie, figure de pouvoir, obsession, sœur symbolique, monstre politique. Une table queer peut s’en emparer immédiatement. Une table qui découvre ces imaginaires aussi.
C’est l’un des meilleurs titres pour initier des personnes au jeu narratif sans maître de jeu. Pas de fiche de personnage compliquée. Pas de trente pages de règles. Juste des questions. Et le vertige qui va avec. On croit répondre tranquillement, puis on s’entend dire : “Je l’ai trahie parce que je l’aimais.” Voilà. Ambiance.
Pour le Mois des Fiertés, Pour la Reine fonctionne comme un atelier d’émotions en format mini. Il rappelle que jouer queer, ce n’est pas toujours nommer frontalement une identité. Parfois, c’est ouvrir un espace où l’amour, le pouvoir et le genre cessent de suivre les rails habituels.
Molly House – la fête comme résistance

Molly House est sans doute le jeu le plus politiquement chargé de cette sélection. Et pas parce qu’il brandit une pancarte. Parce qu’il fait mieux : il met la communauté au centre du système.
Le jeu de Jo Kelly, avec Cole Wehrle (oui, le papa d’Arcs) et Ricky Royal en développement additionnel, nous plonge dans le Londres du début du XVIIIe siècle. Les joueurs et joueuses incarnent des “mollies”, des personnes qui défient les normes de genre et de sexualité de leur époque. Elles cherchent des lieux sûrs, organisent des fêtes, construisent des liens, tout en échappant à la Society for the Reformation of Manners, qui surveille, réprime et détruit.
Il y a dans Molly House quelque chose de rare : la joie n’y est pas décorative. Elle est stratégique. Faire la fête, se retrouver, se reconnaître, ce n’est pas une parenthèse entre deux “vraies” actions. C’est l’action. C’est ce qu’on protège. C’est ce qui peut vous perdre aussi, car le jeu travaille la menace, la trahison, la suspicion. La communauté devient à la fois refuge et champ de bataille.
Wehrlegig Games s’est fait connaître pour des jeux historiques exigeants, souvent brillants, parfois costauds. Molly House garde cette ambition. Ce n’est pas le jeu le plus simple de la liste, ni forcément celui qu’on sort après une raclette à 23h47. Il demande une table attentive, prête à entrer dans un contexte historique lourd sans réduire ses personnages à leur souffrance.
Pourquoi le découvrir pendant le Mois des Fiertés ? Parce qu’il rappelle une évidence souvent oubliée : les vies queer n’ont pas commencé avec Stonewall, ni avec Netflix, ni avec les débats sur X. Elles existaient avant, dans les marges, les codes, les chansons, les arrière-salles, les solidarités fragiles. Molly House transforme cette mémoire en expérience de jeu. C’est fort. Un peu rude parfois. Mais fort.
Cartaventura : Versailles – La Maupin, ou l’art de sortir du cadre

Cartaventura : Versailles est probablement la porte d’entrée la plus accessible de cette sélection en français. Une petite boîte, des cartes, des choix, plusieurs fins possibles, un livret historique. Pas besoin de préparer une campagne, de réunir six personnes motivées ou d’expliquer pendant vingt minutes ce qu’est un système Powered by the Apocalypse. On ouvre. On joue.
Le scénario nous emmène en 1687, à la cour de Louis XIV. On y incarne Julie d’Aubigny, dite La Maupin : escrimeuse, chanteuse d’opéra, personnalité flamboyante, femme qui traverse son époque comme une lame traverse un rideau. Aujourd’hui, elle est souvent relue comme une figure bi ou queer, notamment parce que ses amours et sa manière de vivre débordent largement les catégories de genre et de sexualité imposées par son siècle.
Le format Cartaventura fonctionne bien pour cela. Il ne plaque pas une leçon sur la table. Il propose une aventure, avec ses bifurcations, ses contraintes sociales, ses échappées. On sent la pression du mariage arrangé, des intrigues de cour, des attentes posées sur les corps et les comportements. Et puis le jeu demande : où allez-vous ? Que choisissez-vous ? Jusqu’où poussez-vous la liberté ?
C’est court, compact, idéal en solo comme à plusieurs. Évidemment, le format a ses limites : on ne va pas explorer toute la complexité historique de La Maupin en une heure. Mais justement. Cartaventura : Versailles ouvre une porte. Et parfois, pour discuter d’histoire queer autour d’une table familiale, une porte vaut mieux qu’un gros traité que personne n’osera sortir.
À recommander aux joueuses et joueurs qui veulent un titre narratif, francophone, facile à transmettre, avec assez de matière pour lancer la conversation après la partie. Et ça, autour d’un jeu, c’est déjà beaucoup.
Love Letter: Princess Princess Ever After – deux princesses, zéro prince obligatoire

Love Letter est l’un de ces jeux qui ressemblent à une évidence. Quelques cartes, des effets simples, du bluff, de la déduction, de l’élimination rapide. On joue en dix secondes. On rejoue parce qu’on a perdu bêtement. Puis encore, parce que quelqu’un prétend que “cette fois, c’est sûr, j’ai compris”.
Love Letter: Princess Princess Ever After reprend cette mécanique dans l’univers du roman graphique queer de K. O’Neill. L’édition Renegade propose 21 cartes grand format et 13 jetons de faveur, pour des parties rapides de 2 à 6 joueurs et joueuses. C’est Love Letter, donc. Mais dans un conte où les princesses n’ont pas besoin d’attendre un prince en armure pour que l’histoire avance.
Le matériau d’origine compte beaucoup. Princess Princess Ever After raconte l’histoire de Sadie et Amira, deux princesses qui cherchent leur propre fin heureuse. Ensemble. Pas comme clin d’œil discret, pas comme variation cachée pour adultes qui savent lire entre les lignes. C’est le cœur tendre de l’histoire.
Mécaniquement, ne nous racontons pas des salades : ce n’est pas une révolution. C’est une variation thématique d’un classique minimaliste. Mais symboliquement, c’est précieux. Parce qu’un jeu familial, court, mignon, accessible, dans lequel l’amour entre princesses existe sans être traité comme un problème à résoudre, c’est encore moins banal qu’on voudrait le croire.
À sortir avec des enfants, des ados, des familles, ou simplement une table qui veut quelque chose de doux entre deux jeux plus rugueux. C’est une petite boîte, oui. Mais parfois, une petite boîte déplace plus de choses qu’un gros carton plein de figs.
Moonlight on Roseville Beach – disco, horreur cosmique et communauté

Moonlight on Roseville Beach porte un sous-titre magnifique : A Queer Game of Disco & Cosmic Horror. Rien que ça. On dirait le résultat d’un générateur de pitch lancé par quelqu’un qui adore Donna Summer, Lovecraft et les stations balnéaires où tout le monde cache quelque chose. Et franchement ? Ça marche.
Le JdR de Richard Ruane et R. Rook Studio nous propulse en 1979, dans une ville de bord de mer LGBTQIA+ où l’on travaille, on flirte, on prend soin de ses proches, on fuit ses démons intérieurs et, détail légèrement embêtant, on enquête sur des horreurs cosmiques. La VF d’Éditions Spectrum rend le jeu plus accessible au public francophone, avec cette promesse assez irrésistible : protéger une communauté queer animée tout en gérant la vie quotidienne, les amitiés et peut-être l’amour.
Ce qui rend Moonlight intéressant, c’est son mélange de tons. Le queer n’est pas seulement la cible d’une menace extérieure. Il est aussi le tissu social du jeu : les bars, les plages, les petits boulots, les amitiés, les fêtes, les secrets. L’horreur cosmique vient cogner contre ça. Pas pour tout écraser, mais pour produire une tension pulp, presque série télé tard le soir. Un peu Scooby-Doo sous boule à facettes, avec plus de désir et beaucoup plus de monstres existentiels.
Le jeu a reçu un Judge’s Spotlight aux ENnie Awards 2023, signe qu’il a été remarqué dans le monde du jeu de rôle anglophone. Il demande une table prête à jouer les relations, la peur, l’intime, le bizarre. Pas forcément une table qui veut optimiser son équipement pendant trois heures.
Pour le Mois des Fiertés, Moonlight on Roseville Beach est un excellent rappel : la queer joy n’est pas incompatible avec le danger, le mystère ou le grotesque. Elle peut même leur tenir tête en patins à roulettes. Et ça, quelque part, c’est une image dont le jeu de rôle avait besoin.
Fog of Love – la comédie romantique qui a compris que l’amour n’est pas par défaut hétéro

Fog of Love occupe une place un peu particulière dans cette sélection. Ce n’est pas un jeu queer au même sens que Molly House ou Thirsty Sword Lesbians. Il ne raconte pas spécifiquement une histoire LGBTQIA+. Il fait quelque chose d’autre, plus discret mais important : il refuse de traiter l’hétérosexualité comme réglage d’usine.
Le jeu de Jacob Jaskov se présente comme une comédie romantique en boîte. Deux personnages se rencontrent, tombent amoureux, traversent des scènes du quotidien, se disputent, se mentent parfois, négocient leurs désirs et leurs objectifs secrets. Chaque personne joue son personnage, avec ses traits, ses besoins, ses contradictions. À la fin, la relation tient. Ou pas. Comme dans la vraie vie, mais avec moins de vaisselle.
Là où Fog of Love devient intéressant et pertinent pour cette sélection, c’est dans sa prise en compte explicite des couples de même sexe. Floodgate Games propose des versions ou couvertures homme/femme, femme/femme et homme/homme, et l’équipe a travaillé dès 2018 à des contenus plus inclusifs, notamment avec Nikki Valens. Ce n’est pas anodin dans un jeu grand public sur l’amour. Pendant longtemps, la romance ludique a été hétéro par défaut, quand elle n’était pas carrément absente.
Fog of Love n’est pas pour toutes les tables. Le jeu demande d’aimer jouer une relation, ses maladresses, ses compromis, ses petites cruautés. Il peut être drôle, gênant, tendre, parfois étonnamment révélateur. Il y a des moments où l’on rit parce que la scène est absurde, et d’autres où l’on se dit : “Ah. Mince. C’est un peu vrai.”
Pour le Mois des Fiertés, il mérite sa place comme jalon. Pas le plus militant. Pas le plus radical. Mais un jeu de relation qui dit clairement : l’amour peut prendre plusieurs formes, et les règles n’ont pas besoin de paniquer pour autant.
Jouer queer, ce n’est pas cocher une case
La représentation dans le jeu de société n’est pas seulement une affaire d’illustration. C’est une affaire de place. Qui agit ? Qui désire ? Qui raconte ? Qui est sauvé ? Qui peut être drôle sans devenir une caricature ? Qui a droit à la tragédie sans être réduit à elle ? Qui peut être compliqué, contradictoire, pénible, magnifique ? Bref : qui peut être un personnage de jeu complet ?
Ces sept titres ne répondent pas tous de la même manière. Thirsty Sword Lesbians embrasse le mélodrame queer à pleine bouche. Pour la Reine ouvre un espace de désir et de pouvoir en quelques cartes. Molly House transforme la communauté en enjeu politique. Cartaventura : Versailles rend accessible une figure historique flamboyante. Love Letter: Princess Princess Ever After glisse un conte queer dans une mécanique familière. Moonlight on Roseville Beach fait danser l’horreur cosmique sous boule disco. Fog of Love rappelle que l’amour ludique n’a pas besoin d’être hétéro par défaut.
Tout n’est pas parfait. Certains titres sont difficiles à trouver. D’autres demandent une table à l’aise avec l’improvisation, les sujets adultes ou l’anglais. Certains resteront des portes d’entrée modestes plutôt que des manifestes. Mais ensemble, ils dessinent une table plus large. Plus vivante. Plus juste aussi, peut-être.
Et c’est peut-être ça, le vrai enjeu du Mois des Fiertés côté jeux : ne pas jouer queer seulement en juin, entre deux stories arc-en-ciel. Mais faire de la place, toute l’année, à d’autres amours, d’autres risques, d’autres héroïsmes. Même si, parfois, ça commence juste par une petite carte tirée au hasard.
Et vous, quels jeux queer avez-vous déjà joués ? Lesquels manquent encore cruellement à nos ludothèques ?
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13 Comments
matt
aucun jeu queer ne manque à nos ludothèques…
Cyriaque Husson
Tout simplement horrible ce commentaire…
Matt
Ah oui ? Pourquoi ?
Morlockbob
Parce que vous loupez Molly House de l auteur de Root
Cyriaque Husson
Commentaire abominable
Matt
Toujours aucun argument
Fred
À votre ludothèque, peut-être…
Et ce n’est pas le propos de l’article.
Matt
Si si je réponds à la question finale de l’article. Mais bon, moi j’ai lu l’article au moins….
Fred
Moi aussi, et le propos c’est d’élargir les horizons et faire découvrir certains titres, avec un regard différent … à ne pas confondre avec la question en conclusion.
Il ne suffit pas de lire la dernière page d’un bouquin et pour dire l’avoir lu.
Mais puisqu’on parle argument, je suis curieux de connaître ceux qui permettraient d’affirmer qu’aucun de ces jeux ne pourrait manquer à NOS ludothèques.
Matt
Voir le message d’Alain, il dit tout mieux que j’aurais pu le faire. Rien à ajouter ni retrancher.
Alain
L’intérêt d’un jeu réside dans une mécanique simple et efficace, des règles claires sans qu’on ait besoin de les consulter toutes les 5 minutes, un matériel agréable à manipuler, c’est tout ça qui donne du plaisir à jouer. Quelle plus-value le thème lgbt…. apporte-t-il à la qualité du jeu ? Le militantisme n’a pas sa place dans le jeu, un univers qui permet de s’évader, qui procure du plaisir à jouer, que l’on gagne ou non, et qui doit rester purement gratuit (au sens figuré du terme).
De grâce, laissez-nous jouer juste pour le plaisir de jouer, et non pour militer. Aucun des jeux cités ici ne me tente, et aucun n’ira s’ajouter à ma modeste ludothèque.
Bonnes parties à tous.
Julian
Bolloré tient Hachette et distille ses opinions politiques à travers les thèmes, la narration de certains jeux. Mais surtout plusieurs communautés deviennent invisibles à travers ses jeux. Dans le jeu de société il y a « société » donc la narration, le thème font partie intégrante du jeu. Un jeu sans thème reste bien plat. Prenons l’exemple des livres, il existe des livres sur tous les thèmes, donc d’après vous il serait souhaitable d’interdire les livres Queer ? Alors autant interdire les livres sur les idéaux extrémistes de Bolloré, non ?
Cyriaque Husson
Reponse à Matt. Aucun des jeux présenté ne manque à ma ludothèque. Ce n’est pas la même chose « qu’aucun jeu queer » n’y manque. La différence me semble de taille et pas anecdotique dans le propos.
Réponse à Alain. Je ne joue pas pour militer, donc jeu queer ou pas, s’il est bon il rejoindra ma ludothèque sous réserve qu’il ne serve une cause qui va à l’encontre de mes valeurs. Ce n’est pas du militantisme, c’est ne pas renier mes convictions.