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Critiques de jeux,  Jeux de plateau

Oubliez Root, Wroth est le jeu d’affrontement qu’il vous faut

⚔️ Wroth bouscule le contrôle de territoire ! Parties de 60 min, matériel fou et zéro hasard au combat. On vous raconte tout ça.


Wroth : Chip Theory Games lâche les chevaux (et le néon)

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :

L’essentiel en 3 points :

  • Wroth, un vrai contrôle de territoire asymétrique plié en 60 minutes.
  • Les combats font des dégâts déterministes. Le seul aléatoire réside dans l’excellent draft de dés d’action.
  • Tapis en néoprène, gros dés… la qualité folle de CTG pour environ 65€.

On ne pensait pas dire ça un jour : Chip Theory Games a sorti un jeu qui s’explique le temps de boire un café.

Vous connaissez Chip Theory Games ? Mais si, l’éditeur derrière des trucs énormes comme Too Many Bones ou Cloudspire. Le genre de boîte de jeu qui pèse 12 kilos, qui te coûte un PEL et qui nécessite de poser un RTT rien que pour lire les règles. On kiffe, bien sûr. Mais c’est un investissement.

Et là… paf. Wroth débarque sur notre table.

Quand on nous a dit que c’était un jeu de conquête asymétrique à environ 65 euros, jouable en une petite heure, on a franchement rigolé. Eux ? Faire dans l’accessible et le rapide ? C’est comme demander à un métalleux de chanter une berceuse.

Chez Gus&Co, on ne recule devant rien. On l’a testé. Et on s’est pris une énorme claque. On vous explique aujourd’hui pourquoi ce jeu va squatter vos soirées (et pourquoi on lui a collé un 5/5).

Des elfes sous acide et du néoprène

Commençons par l’éléphant fluorescent au milieu de la pièce : la DA. Manny Trembley (le papa visuel de Dice Throne), dont le studio a justement été racheté en 2024 par… Chip Theory Games, a balancé la fantasy marronnasse aux oubliettes pour nous pondre un univers complètement psyché(délique). Imaginez des guerriers ancestraux qui se foutent sur la tronche dans une rave party fluo au fond des bois. Ça pique les yeux de certains puristes. Mais perso ? J’adore. Ça tranche violemment avec ce qu’on voit d’habitude.

Et côté matos, CTG n’a pas pu s’empêcher de faire du premium. Même pour une boîte de cette taille. On a droit à des tapis en néoprène bien épais (pour le plateau central ET les factions), des jetons massifs, de gros dés custom… Du grand luxe, abordable.

L’asymétrie sans l’aspirine

J’adore Root. Je vénère ce jeu. Mais soyons clairs : expliquer Root à de nouveaux joueurs un vendredi soir à 22h, c’est l’enfer sur terre.

Dans Wroth, on a 5 factions de base (des ours, des sorcières, la Guilde…). Et la grosse kiffance, c’est que tout le monde joue exactement avec le même socle de règles. La victoire ? Le premier arrivé à 30 points. L’asymétrie se niche uniquement dans vos troupes d’élite, votre pouvoir unique (votre Exploit) et un dé de vision spécial.

Résultat des courses ? En 10 minutes chrono, les règles sont expliquées. Ce qui est totalement ouf pour ce niveau de profondeur tactique.

La baston, c’est du calcul pur

À chaque round, on jette une poignée de dés d’action au centre de la table, et on les drafte. Tu veux te déplacer, piocher des ressources ou frapper ? Tu prends le dé qui correspond. C’est ultra tendu parce que tout est visible. Tu passes ton temps à prier en transpirant pour que ton pote ne te pique pas LE fameux dé dont tu as désespérément besoin.

Et oui, il y a la baston, forcément. Car Wroth est un jeu de contrôle de territoire. Donc il va y avoir BEAUCOUP de baston. Mais dans Wroth, c’est zéro hasard. Nada.

Fini les jets de dés poisseux qui ruinent ta stratégie parfaite sur un coup de malchance. Dans Wroth, les combats sont déterministes. Tu attaques ? Bim, un dégât direct. Les troupes de base dégagent au premier coup. Les unités d’élite (qui sont représentées par de gros dés) ont des points de vie. Tu tournes simplement le dé pour afficher leur vitalité restante. C’est froid, mathématique, vicieux. Si tu perds une zone, c’est de ta faute. Point barre.

Le petit bémol (parce qu’il y en a toujours un)

Bon, on lui donne 5 étoiles, mais tout n’est pas rose (fluo).

Déjà, le livret de règles d’origine a des trous dans la raquette. C’est un peu brouillon sur certains micro-détails. Faites-vous une faveur : lâchez le manuel et matez des tuto vidéo sur YouTube. Votre cerveau vous dira merci.

Ensuite, le mode coopératif. Seul contre l’IA (pas une « vraie », hein, vous n’allez pas jouer à Wroth contre ChatGPT. Quoique, ça serait golerie), c’est un chouette casse-tête dominical. Mais à 3 ou 4 en coop, ça devient vite une purge. L’IA a droit à des relances gratuites, ça devient imprévisible et on a l’impression de subir. Franchement ? Laissez tomber. Wroth a été taillé pour le PvP pur et dur. Et là-dedans, c’est la perfection.

Bref. Un jeu de contrôle de territoire hyper agressif, asymétrique, purgé du hasard des combats, plié en 60 minutes avec un matos de fou. Chip Theory Games a pris un vrai risque, mais ça fonctionne à donf. (La VF est attendue chez Lucky Duck Games au printemps 2026, mais la VO est déjà un régal).

On a aimé : La fluidité du draft d’action qui crée une vraie tension malsaine entre potes. L’absence totale de hasard dans les bastons (tu perds ? c’est ta faute !). L’édition premium enfin abordable.

On a moins aimé : Le livret de règles d’origine (faites-vous du bien, allez voir une vidéo) et le mode coopératif à 3/4 joueurs qui donne l’impression de subir le jeu face à une IA un poil tricheuse.

C’est plutôt pour vous si… Vous aimez vous essorer le cerveau sur des placements tactiques mais que vous avez légitimement envie de vous coucher avant 2h du mat’.

Ce n’est plutôt pas pour vous si… Pour vous, un jeu d’affrontement digne de ce nom exige de jeter une grosse poignée de dés en hurlant à la mort pour espérer un coup critique.

Wroth ne réinvente pas la guerre ludique, il prouve simplement qu’elle n’est jamais aussi savoureuse que quand elle est maîtrisée de bout en bout. Une vraie grosse baffe fluo.

Grandiose ! Fun, frais, furieux et… fluo. On kiffe !

Note : 5 sur 5.

  • Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
  • Création : Manny Trembley
  • Illustrations : Manny Trembley
  • Édition : Chip Theory Games
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 4 (topissime à 4)
  • Âge conseillé : Dès 14 ans (voire un poil moins)
  • Durée : 45-60 minutes
  • Thème : Fantastique
  • Mécaniques principales : Contrôle de territoire, majorité. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.

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