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Jeux de plateau,  sélection

Notre guide 2025 des 13 jeux de société solo incontournables

❤️ Ne jouez plus par défaut. Jouez par passion. Notre guide des 13 meilleurs jeux solo de 2025. Votre prochaine obsession vous attend.


Six ingrédients d’un excellent jeu de société solo (et 13 pépites à ne surtout pas rater)

Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :

L’essentiel en 3 points :

  • Le jeu solo 2025 est marqué par des adaptations vidéoludiques magistrales et des jeux compacts à haute tension.
  • L’offre ludique se diversifie avec des expériences « bienveillantes »à côté des monstres de complexité habituels.
  • Les modes solo modernes intègrent désormais des adversaires virtuels sophistiqués qui offrent un véritable duel tactique.

Il y a une différence fondamentale entre la solitude et le fait de jouer en solo : la première subit le silence, la seconde le remplit de stratégies épiques.

Parlons peu, parlons solo.

Jouer en solitaire, ce n’est pas, ou plus, une activité par défaut en attendant que les potes soient disponibles. C’est plonger dans une aventure où vous êtes le seul maître à bord. Pas d’adversaires humains pour renverser leur soda sur le plateau ou pour souffler pendant votre tour, mais un défi, un vrai, posé là sur la table.

Quels sont les secrets de ces boîtes qui passionnent les joueurs et joueuses solo en cette année 2025 ? Quels titres récents offrent les expériences les plus mémorables quand on est en tête-à-tête avec ses meeples ? Aujourd’hui, on décortique les six ingrédients clés qui font les grands jeux solo modernes, et on vous sert sur un plateau 13 pépites récentes à découvrir d’urgence.

Installez-vous confortablement, coupez les notifs, préparez le café : c’est parti pour un voyage en solitaire, intense et passionnant.

PS : Et oui, je me suis librement et honteusement inspiré de cet article-ci (mais j’ai le droit, c’est le mien 😉).

Partie I : Les 6 piliers d’un grand jeu solo

Un grand jeu de société solo, surtout pour nous, public expert, ce n’est pas un simple passe-temps. C’est une expérience complète. Voici les six piliers qui soutiennent les meilleurs titres du moment.

Quand le cerveau fume (et qu’on aime ça)

Le premier ingrédient, c’est la profondeur stratégique. Un jeu solo réussi doit résister à votre analyse et offrir une complexité élégante. On veut un casse-tête évolutif, un « bac à sable » où chaque partie propose de nouvelles approches. En 2025, des titres comme SETI reprennent le flambeau de Terraforming Mars. On optimise des moteurs complexes, on anticipe dix coups à l’avance… On cherche ce moment magique où le cerveau fume, et où on en redemande.

Le voyage immobile

En solo, plus encore qu’à plusieurs, le jeu doit nous faire oublier que nous sommes assis dans notre salon. On ne veut pas remplir un tableau Excel ; on veut vivre une épopée. Prenez Medical Mysteries : il nous plonge dans la peau d’un urgentiste à New York avec une tension digne de la série Urgences. Si après deux heures, vous avez l’impression d’avoir sauvé des vies ou exploré Mars, c’est gagné !

Le frisson de l’opposition

Fini le temps des solos bâclés où l’on essayait juste de « battre son score ». Aujourd’hui, on veut une opposition. Des jeux comme Hegemony ou Nucleum intègrent des automas (souvent signés Dávid Turczi) qui simulent un adversaire crédible. Ils bloquent, ils marquent, ils nous mettent la pression. Sans un rival virtuel digne de ce nom, le plat manque de sel.

La rejouabilité infinie

Quand on joue seul, on a tendance à poncer le jeu. Il faut donc que le titre offre un renouvellement constant. Que ce soit via des scénarios, comme dans Spirit Island, ou grâce à une infinité de cartes technologiques comme dans SETI, aucune partie ne doit ressembler à la précédente. On veut découvrir une nouvelle couche de l’oignon à chaque session.

La douce douleur

Soyons honnêtes : on a un petit côté masochiste. On aime souffrir un peu, du moment que c’est gratifiant. Un bon jeu solo doit nous rouler dessus lors des premières parties, pour mieux récompenser notre persévérance ensuite. Dompter la bête, c’est ça qu’on cherche. Voidfall est l’exemple parfait : exigeant, balèze, mais quelle satisfaction quand on l’emporte !

L’élégance dans la fluidité

Enfin, un jeu complexe ne doit pas être un calvaire administratif. Les meilleurs jeux solo offrent des mécaniques riches mais fluides. On veut jouer, pas passer 30 minutes à gérer « l’intelligence artificielle » (pas une vraie, hein. Juste une méca de joueur neutre non-existant à la table).

Partie II : 13 jeux récents incontournables à jouer en solo

Forts de ces critères, voici notre sélection des 13 jeux de 2024–2025 qui incarnent l’excellence du jeu solo. Pas besoin d’avoir des potes quand on a ces jeux.

Slay the Spire: The Board Game

Longtemps attendu, le portage du célèbre jeu vidéo a frappé fort. La crainte majeure des puristes était légitime : comment gérer les calculs mathématiques complexes sans l’assistance d’un ordinateur ? Les auteurs ont réussi l’impossible. Le jeu est fluide. En solo, il brille particulièrement car il permet de contrôler un seul personnage (True Solo) sans surcharge mentale. Le système de gestion des ennemis via un dé rend l’information prévisible, permettant une planification stratégique intense. Le sentiment de progression est jouissif : on commence faible, on finit divin.

Pourquoi c’est un must : Une adaptation qui ne trahit pas l’œuvre originale et offre une expérience tactile satisfaisante. Rejouabilité infinie garantie. À plusieurs, c’est mou du genou, mais en solo c’est top moumoute !

👉 Notre chronique sur le jeu

👉 Le jeu chez Philibert

👉 Le jeu chez Play-in


Earthborne Rangers

Earthborne Rangers

Oubliez les tentacules de Cthulhu. Ici, on protège la nature dans un futur « solarpunk » chatoyant. Un souffle d’air frais thématique. C’est le premier jeu qui vous donne vraiment l’impression de randonner. Vous ne « tuez » pas les prédateurs, vous les évitez ou les apaisez. En solo, le jeu prend une dimension presque méditative. Contrairement à un Horreur à Arkham punitif, Earthborne favorise l’exploration libre. Mention spéciale au système de sauvegarde exemplaire : on range tout en quelques minutes.

Pourquoi c’est un must : Le jeu demande un investissement en lecture (mots-clés), mais la récompense émotionnelle est immense.

👉 Notre chronique sur le jeu

👉 Le jeu chez Philibert

👉 Le jeu chez Play-in


The Elder Scrolls: Betrayal of the Second Era

Chip Theory Games (Too Many Bones) s’attaque au monument du jeu vidéo. Résultat : une boîte massive, des poker chips de luxe et du néoprène à foison. Le mariage parfait entre la gestion tactique des combats et la liberté d’un monde ouvert. La création de personnage est d’une profondeur abyssale (race, classe, guilde…). Chaque session est une histoire unique générée par les dés.

Pourquoi c’est un must : C’est un investissement (temps et argent. Argent, surtout), mais c’est le summum actuel pour le joueur ou la joueuse cherchant UN jeu qui l’occupera TOUTE L’ANNÉE (voire plus, sans déc).

👉 Le jeu chez Philibert


Final Girl : Series 3

La « Saison 3 » confirme que ce système, conçu exclusivement pour le solo, est indétrônable. Le concept « Feature Film » (une boîte = un Tueur + un Lieu) offre une mixité folle. Les nouvelles boîtes (ambiance Terminator/Sci-Fi) apportent de la fraîcheur. Pour être honnête, on n’a pas trop kiffé la toute première saison, mais la 3 se laisse tenter. Chaque lancer de dés est un plan de caméra, chaque carte une décision de survie.

Pourquoi c’est un must : Le meilleur système « Solo Only » pour des parties courtes (45 min) et intenses. Mise en place ultra-rapide.

👉 Le jeu chez Philibert


Voidfall

voidfall

Un jeu de conquête spatiale avec la rigueur mathématique d’un jeu de gestion allemand. Pour le joueur solo qui déteste le hasard, c’est le Graal. Tout est calculable. Le mode solo contre le Néant est un casse-tête d’optimisation puissant. C’est un monstre de table, mais le « flow » cognitif est absolu.

Pourquoi c’est un must : Certains experts le placent désormais au-dessus de Mage Knight pour l’expérience purement cérébrale. Pour les dimanches pluvieux.

👉 Notre chronique sur le jeu

👉 Le jeu chez Philibert

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Unstoppable

John D. Clair revient avec sa mécanique de « Card Crafting » (cartes transparentes) dans un pur jeu d’affrontement. On ne se contente pas d’acheter des cartes, on les fabrique physiquement en cours de partie. L’expérience solo est tendue, rapide et offre ce sentiment de montée en puissance (« power creep ») qu’on adore.

Pourquoi c’est un must : L’archétype du jeu moderne : complexe dans ses choix, simple dans sa gestion.

👉 Le jeu chez Philibert


Andromeda’s Edge

Luke Laurie nous emmène dans l’espace avec un mélange de pose d’ouvriers et de gestion de tableau. Le mode solo est exemplaire. Les IA ont des comportements distincts et l’interaction est forte : le bot vient vous bloquer et vous attaquer, simulant parfaitement la pression du multijoueur.

Pourquoi c’est un must : Le matériel participe au plaisir tactile et la mécanique de « retour à la base » crée un rythme unique.

👉 Le jeu chez Philibert


Medical Mysteries – New York

Votre patient survivra-t-il ? L’OVNI de la liste. Un jeu d’enquête/urgence médicale stressant et immersif. Élu jeu solo de l’année par l’équipe. On s’y croirait vraiment.

Pourquoi c’est un must : En solo, c’est tout simplement une expérience à part : stressante, immersive et hautement addictive. On a vraiment l’impression d’être dans la peau d’un médecin qui lutte contre la montre. Sueurs froides garanties quand le jeu vous signale que le patient fait une crise et qu’il ne vous reste qu’une heure pour trouver la cause ! Ce jeu démontre qu’un thème moderne et réaliste peut plaire autant qu’un dungeon crawler fantastique. On adore ! D’ailleurs la preuve, il a reçu le Gus&Co Awards 2025 du meilleur jeu… solo.

👉 Notre chronique du jeu

👉 Le jeu chez Philibert

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Sorcellerie !

Le digne héritier de Resist!, sur un thème de sorcellerie coloré mais impitoyable. Un jeu purement solo basé sur le dilemme : utiliser sa magie (et risquer la prison) ou rester caché ? Le jury aux préjugés cachés crée du bluff… contre le jeu !

Pourquoi c’est un must : Rapide (30 min), intense et souvent cruel. Un modèle d’élégance minimaliste.

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Conservas

Gérez une entreprise de pêche en Espagne avec une contrainte : préserver l’océan. Un « bag building » malin où, si vous surpêchez, vous perdez la partie instantanément. C’est visuellement magnifique et apaisant.

Pourquoi c’est un must : Il prouve que le jeu solo peut porter un message écologique sans être moralisateur.

👉 Notre chronique du jeu

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Star Trek: Captain’s Chair

Basé sur le moteur d’Imperium, adapté à l’univers Star Trek. David Turczi livre encore un bot redoutable qui interagit avec le marché et contre vos stratégies. Chaque capitaine se joue différemment.

Pourquoi c’est un must : L’un des meilleurs jeux de cartes complexes en solo de l’année pour les fans d’optimisation de main.


The 7th Citadel

Le successeur du 7th Continent corrige les défauts de son aîné. Place à la politique, à la construction et à une vraie histoire « Dark Fantasy ». L’impact de vos choix est permanent sur le monde.

Pourquoi c’est un must : Le jeu narratif le plus abouti pour le solo. Une aventure au long cours qui donne une vraie agence au joueur.


Flatiron

Le duo espagnol Isra C. et Shei S. (auteur et autrice des excellents La Cathédrale Rouge et Le Château Blanc) récidive avec ce jeu taillé exclusivement pour 1 ou 2 joueurs. Direction le New York de 1902 pour ériger le mythique Flatiron Building. Ne vous fiez pas à la taille de la boîte : c’est du costaud. En solo, vous affrontez « Daniel Burnham », un adversaire virtuel redoutable géré par un deck de cartes simple mais chanmé. La mécanique de déplacement sur une grille (les rues de Manhattan) pour activer des actions est un délice de tactique. On ressent une vraie tension de tir à la corde économique.

Pourquoi c’est un must : Visuellement, le bâtiment qui monte en 3D sur le plateau est superbe. Mais c’est surtout pour son format « duel intense » qu’il cartonne. C’est le jeu parfait quand on veut la profondeur d’un gros Eurogame mais qu’on a qu’une petite heure devant soi. Un bijou d’efficacité. Un jeu qui nous élève… littéralement.

👉 Notre chronique du jeu

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Flying solo

L’analyse de ces 13 titres et des 6 ingrédients révèle une tendance claire pour 2025 et au-delà : le respect absolu du joueur et de la joueuse solitaire.

Le joueur solo n’est plus considéré comme un client de seconde zone ou une réflexion après coup. On lui offre désormais des matériels luxueux (Elder Scrolls, Andromeda’s Edge), des mécaniques dédiées et exclusives (Sorcellerie !, Final Girl), et des expériences narratives d’une profondeur littéraire (7th Citadel, Earthborne Rangers).

Les éditeurs ont compris les leçons du passé : le temps de mise en place (friction) est l’ennemi numéro un, et l’immersion est l’allié le plus puissant. L’avenir semble se diriger vers des « IA » (non ChatGPT, on parle pas de toi, va te recoucher) encore plus fluides, moins algorithmiques et plus « réactives », peut-être assistées par des applications compagnes optionnelles, mais le cœur reste le papier, le carton, le bois, et l’imagination. Surtout l’imagination.

Pour le ou la joueuse solo, 2025 n’est pas juste une bonne année. C’est un âge d’or. Gestionnaire, explorateur ou guerrier, il y a une toujours table prête à vous accueillir ce soir. Et le meilleur invité à cette table, c’est encore vous-même.

Et si vous cherchez d’autres propositions, plus… « anciennes », ma collègue Amélie s’est elle aussi fendue d’un article sur le jeu solo « à l’époque ». En avril 2023.

Finalement, le jeu solo, c’est le seul moment où vous êtes sûr d’avoir le meilleur partenaire de jeu du monde : vous-même (et en plus, il apporte à grailler).

Bonnes parties (en solo)!


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4 Comments

  • Polog56

    Attention pour Andromeda, il faudrait préciser qu’il n’est pas jouable en solo sans l’extension ! Lee tarif commence alors à piquer très sérieusement 🙂

  • TimeOfGames

    Mes jeux solos préférés sortis en 2025 sont Eternal Decks et Kanal (Et Flatiron aussi mais vous l’avez cité dans votre article). Très différents mais vraiment excellents !!
    J’ai aussi beaucoup aimé Kingdom legacy, un pur jeu solo, mais je crois qu’il est sorti en 2024.
    Merci en tout cas pour la mise en avant des jeux solos sur votre site !

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