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Mass Effect : le DLC plateau qui fait honneur à la saga

🚀 Mass Effect débarque sur votre table. Notre avis sur Priorité Hagalaz, le DLC plateau qui fait honneur à la saga. Shepard vous attend !


Mass Effect – Priorité : Hagalaz – Tali vous accueille à bord du Normandy

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :

L’essentiel en 3 points :

  • Une adaptation plateau de Mass Effect 3 proposant 13 missions en campagne, jouable de 1 à 4 joueurs, avec une mécanique de dés décroissants originale et tendue.
  • Un gameplay fluide et stratégique où la coopération est essentielle, avec des personnages évolutifs et des missions aux issues multiples.
  • Idéal pour les fans de la saga, mais suffisamment solide mécaniquement pour séduire les non-initiés grâce à son ambiance immersive et sa rejouabilité.

Les alarmes hurlent, Cerberus vous encercle, et Shepard n’a plus que trois dés pour sauver la galaxie. Bienvenue dans Priorité Hagalaz.

Nous voici en l’an 2186, à bord d’un vaisseau de l’Alliance, accueillis par une jeune et élégante Quarienne nommée Tali’Zorah Nar Rayya. Pas le temps de faire plus ample connaissance. Joker, le pilote du Normandy, invite l’ensemble de l’équipage à se réunir au centre de commandement afin de suivre les annonces de l’amiral Hackett. Il demande au commandant Shepard de se rendre sur Hagalaz avec son équipe afin de visiter un croiseur de Cerberus gravement endommagé. Sur ce vaisseau, Cerberus détient des données stratégiques, mais également des prisonniers servant d’otages, voire de cobayes. Votre mission est de récupérer ces données ou, à défaut, de les détruire, tout en sauvant le maximum de captifs. Le temps presse.

Cher lecteur, si cet univers vous parle, c’est que vous avez sans doute su apprécier par le passé la saga de jeux vidéo Mass Effect. Cette saga de trois opus principaux, agrémentés de quelques spin-offs, se déroule dans un monde futuriste de science-fiction interstellaire. Ce jeu de plateau est une sorte de DLC de Mass Effect 3. On y incarne l’équipe du commandant Shepard et on doit faire face aux sbires de Cerberus, ainsi qu’aux cruels et violents Moissonneurs. Il faut reconnaître que le jeu s’adresse principalement aux initiés de la saga, et que les nouveaux venus seront sans doute un peu perdus dans ce contexte intergalactique. Pour ces derniers, aucun doute que Tali ou un autre membre de l’équipe prendra le temps de débriefer sereinement les informations essentielles que vous auriez ratées, le temps que le vaisseau s’approche du monde tumultueux d’Hagalaz.

Joker vous fait le topo sur la saga

Pendant que le Normandy file vers Hagalaz, Joker, notre pilote préféré à l’humour aussi tranchant que ses réflexes, en profite pour vous résumer la situation. Pour les nouveaux à bord, accrochez-vous : l’histoire de Mass Effect, c’est un sacré morceau.

Tout commence en 2007, quand BioWare, le studio canadien déjà responsable de chefs-d’œuvre comme Baldur’s Gate et Star Wars: Knights of the Old Republic, lance Mass Effect sur Xbox 360. Le concept ? Un RPG d’action en vue à la troisième personne, mêlant exploration spatiale, diplomatie intergalactique et combats nerveux. Le joueur incarne le commandant Shepard, premier humain à intégrer les Spectres, une unité d’élite au service du Conseil galactique. L’originalité ? Vos choix influencent réellement l’histoire et se répercutent d’un opus à l’autre. Une révolution narrative pour l’époque.

Mass Effect 2 débarque en 2010 et raffine la formule : gameplay plus dynamique, missions de loyauté pour chaque coéquipier, et une mission suicide finale où chaque décision peut coûter la vie à vos compagnons. C’est souvent considéré comme le sommet de la trilogie, celui où l’on s’attache viscéralement à Garrus, Tali, Mordin et toute la bande.

En 2012, Mass Effect 3 conclut l’arc narratif avec l’invasion des Moissonneurs — ces machines ancestrales venues exterminer toute vie organique évoluée dans la galaxie. Le jeu divise les fans avec sa fin controversée, mais l’intensité émotionnelle et l’ampleur du conflit restent mémorables. C’est précisément dans cette période que se situe notre jeu de plateau : l’univers est en guerre totale, et chaque mission compte.

Depuis, la franchise a connu Mass Effect: Andromeda en 2017 (un spin-off dans une autre galaxie, accueil mitigé) et l’annonce d’un nouvel opus en développement qui fait saliver les fans. La trilogie originale a également eu droit à une Édition Légendaire remasterisée en 2021, preuve que l’engouement pour cet univers ne faiblit pas.

Côté adaptations plateau, Mass Effect n’en est pas à son coup d’essai. On a vu passer un jeu de dés Risk: Mass Effect Galaxy at War et quelques tentatives plus ou moins réussies. Mais Priorité Hagalaz, développé par Modiphius Entertainment (les mêmes derrière les excellentes adaptations de Fallout et Star Trek), vise clairement plus haut : une expérience narrative et coopérative qui capture l’essence de la saga.

Voilà, vous êtes briefés. Joker retourne à ses commandes, et vous, vous êtes prêts à comprendre pourquoi sauver la galaxie sur un plateau de jeu a autant de sens.

Garrus fait une revue du matériel

Pour vous aider à préparer votre mission, à ouvrir la boîte de jeu et à récupérer le matériel nécessaire au bon déroulement de votre mission, Garrus Vakarian va vous guider pour faciliter la prise en main. Pour démarrer, son premier conseil est de bien lire les 42 pages du livret de règles. Un livret complet, digeste et superbement illustré par quelques images issues des jeux vidéo. Pas besoin d’ouvrir le livret d’histoires pour le moment : vous découvrirez son contenu au fil de l’aventure en fonction de vos performances lors des différentes missions.

Chaque personnage dispose d’un plateau individuel avec des capacités uniques. Il faudra choisir intelligemment les équipiers sélectionnés à chaque mission si vous voulez vous faciliter un peu la vie. Ces personnages vont développer de nouvelles compétences au fur et à mesure de l’avancée de l’aventure en récupérant de l’expérience lors des combats. Chacun d’entre eux dispose d’une capacité spéciale, disponible uniquement si l’on a accompli la mission de loyauté optionnelle au cours de votre périple.

Votre aventure va se dérouler en suivant un plateau de campagne, dans une succession de trois missions principales et deux annexes optionnelles. Il y a trois missions différentes de départ et un total de treize missions au total, afin d’offrir une rejouabilité certaine ainsi qu’une variété de scénarios possibles. La mise en place de chacune des missions se fait sur un livret Mission à spirale.

Chacune des missions dispose d’une carte, d’objectifs et d’une mise en place dédiée. Avant de vous lancer dans votre mission, il va falloir suivre les consignes de préparation, placer les jetons butins, tourelles, ennemis, objectifs de missions, ainsi que faire la sélection des quatre personnages actifs sur les cinq disponibles. Je trouve le matériel particulièrement réussi ; c’est une édition de qualité qui devrait satisfaire les fans. Pour ceux qui souhaitent encore plus et qui en ont les moyens, des kits de figurines supplémentaires sont disponibles afin de remplacer les jetons ennemis par des figurines.

Wrex fonce tête la première sur vos ennemis

Dans Mass Effect, un tour de jeu est plutôt simple, fluide et naturel. Le joueur en position (premier joueur) fait un jet de stratégie (lance 12 dés) qui va définir ses actions disponibles. En premier, on regarde si l’on a obtenu des étoiles. Ces étoiles sont un élément clé du jeu, car elles permettent au personnage de déclencher sa capacité cruciale, unique et particulièrement utile. Ensuite, il va falloir choisir 3 actions à effectuer, comme se déplacer, faire une action, voire une action renforcée. Ce sera l’occasion de s’approcher de vos objectifs de mission, dégommer quelques ennemis, ramasser un butin, désactiver des tourelles, débloquer des accès, sauver un otage ou encore réanimer un coéquipier tombé à terre.

Si les choix sont parfois évidents, la stratégie d’équipe sera nécessaire pour mener à bien votre mission. Il faudra prendre en compte les forces et capacités de chaque membre de l’équipe pour être le plus efficace possible. Une fois ces actions effectuées, on retourne une carte danger qui va activer les ennemis. La puissance de ces cartes est particulièrement bien dosée et fera la pluie et le beau temps dans votre mission. Si une carte répit vous fera souffler un peu, c’est bien la seule du paquet qui ne vous mettra pas un petit coup de pression.

Vient alors le tour du joueur suivant, qui fera un nouveau jet de stratégie, avec neuf dés seulement. Le dernier personnage n’aura quant à lui plus que 3 dés et devra s’en remettre à la chance. Je trouve cette mécanique assez maligne, car si le premier personnage a un large choix d’actions, ce n’est pas le cas des derniers. Il faut donc essayer d’anticiper et de simplifier le travail de nos camarades qui seront soumis à l’aléa. Rassurez-vous, il est toujours possible de verrouiller un dé du lancer précédent pour éviter une poisse totale.

Une fois la première mission lancée, il n’y a plus de retour en arrière. Il va falloir la mener à terme et, peu importe l’issue, l’escouade devra poursuivre sa campagne. Seulement trois issues sont possibles lors d’une mission :

  • Victoire conciliante, la plus exigeante mais qui rapporte gros
  • Victoire pragmatique, la plus directe et la plus accessible
  • Défaite

Le niveau de difficulté est croissant : les ennemis sont de plus en plus nombreux et de plus en plus forts. Vaincre les soldats d’élite ennemis ne sera jamais une mince affaire. La puissance de Wrex ne sera pas toujours suffisante pour faire le sale boulot, et l’équipe entière devra être soudée pour vaincre les ennemis les plus redoutables. Si certaines missions sont faciles, aucune n’est simpliste. Le travail effectué sur les maps me semble particulièrement travaillé, réfléchi et optimisé. J’ai beaucoup apprécié les contraintes qu’elles apportent à chaque déplacement, générant des choix tactiques. Notamment, la possibilité de terminer son tour sur un hexagone de génération des sbires ennemis, afin de limiter leur accumulation dans votre zone de jeu. (Voici ma petite astuce.)

Pour ne pas subir de défaite, il faudra tout d’abord garder Shepard en vie coûte que coûte. Car contrairement à ses acolytes, le commandant ne peut pas être réanimé s’il tombe au combat. Si c’est le personnage qui a le plus de vie, son bouclier est par contre bien trop fragile pour foncer dans le tas. Enfin, le temps joue contre vous, car les cartes « escalade » dans le paquet des cartes ennemis font artificiellement avancer le temps. Si vous tombez trois fois sur les trois cartes escalade, trop tard, la mission est un échec. Donc, interdit de trop traîner en chemin, de tourner autour du pot ou encore d’avancer continuellement groupés.

Liara sait comment mettre l’ambiance

Autour du plateau de jeu, que vous soyez fan de la franchise ou en pleine découverte, tous les joueurs sont concentrés sur la carte et immergés sous les vagues de sbires ennemis. On se prend vite au jeu et on ne voit pas le temps défiler. Pendant le tour des autres joueurs, on conseille, on propose des alternatives, on encourage et on râle lorsque le sort (surtout les dés) joue contre notre escouade. Pas d’éclats de rire, mais une vraie collaboration dans une aventure tout en solidarité.

Si le jeu est plus fluide à 2 qu’à 4, les échanges lors des prises de décision sont savoureux quand chacun des personnages est piloté par un joueur différent. Mais ce qui est plus surprenant, c’est que j’ai également apprécié parcourir l’aventure en solo. Certes, cela prend de la place sur la table et un peu de temps de préparation, mais vivre l’aventure en solo est plutôt agréable. Le jeu propose suffisamment de tension pour garder le joueur concentré et investi dans son aventure. On prend plaisir à faire progresser nos personnages et on s’en veut cruellement lorsque Shepard tombe à terre.

Conseillé à partir de 14 ans, il me semble accessible avant, tant la mécanique est fluide. S’il est préférable de découvrir le jeu entre joueurs adultes passionnés de l’univers Mass Effect (éventuellement en solo), il est tout à fait possible par la suite de faire découvrir le jeu à votre famille ou à votre cercle d’amis, s’ils sont prêts à se lancer dans une mission de 45 à 90 minutes en fonction du nombre de joueurs, voire une campagne complète de trois à cinq heures. Si la partie « histoire » peut freiner ceux qui ne s’intéressent pas à la saga, le gameplay devrait convaincre la plupart des joueurs.

Mass Effect Priorité Hagalaz, verdict

D’un point de vue personnel, j’ai beaucoup apprécié découvrir ce jeu. Particulièrement surpris de prendre un réel plaisir à vivre l’aventure en solo, j’ai aimé la fluidité des parties à deux et les interactions lors de parties plus longues à quatre joueurs. Avec un total de treize missions disponibles dans l’univers de la saga Mass Effect, cette édition de plateau offre une réelle rejouabilité et s’adresse directement, mais non exclusivement, aux fans du jeu vidéo. Car si pour apprécier le volet histoire, incluant de très nombreuses références à Mass Effect 3, il faut être un aficionado vidéoludique, les autres joueurs sauront découvrir un très bon gameplay, une ambiance immersive et des parties tendues afin de vivre un épique divertissement. Loin d’être un jeu à l’ambiance fun, ce jeu saura créer un élan de solidarité dans votre salon, où chaque joueur sera solidaire de l’équipage bigarré du célèbre vaisseau Normandy.

On a aimé :

  • La mécanique des dés décroissants : malin comme un Salarian, stressant comme une attaque de Moissonneurs
  • L’immersion totale dans l’univers Mass Effect, même sans avoir joué aux jeux vidéo (mais bon, jouez-y quand même)
  • La rejouabilité avec 13 missions et plusieurs points de départ différents
  • La partie solo étonnamment addictive. Shepard n’a pas besoin d’amis pour se la péter
  • Le matériel de qualité qui ferait pleurer de joie n’importe quel collectionneur

On a moins aimé :

  • Le livret de règles de 42 pages. Garrus aurait pu faire plus court
  • L’investissement temps/espace pour une partie solo
  • Le prix des figurines additionnelles qui pique un peu le portefeuille galactique

C’est plutôt pour vous si…

  • Vous avez déjà crié « I’m Commander Shepard and this is my favorite store on the Citadel »
  • Vous cherchez un coopératif tendu où chaque dé compte
  • Vous aimez les jeux narratifs avec une vraie progression de campagne
  • Jouer en solo ne vous fait pas peur (et Tali non plus)

Ce n’est plutôt pas pour vous si…

  • Vous ne supportez pas les règles de plus de 10 pages
  • L’univers science-fiction vous laisse aussi froid que l’espace intersidéral
  • Vous préférez les jeux légers pour l’apéro
  • Vous êtes allergique aux dés qui décident de votre destin

Priorité Hagalaz, c’est le DLC que vous n’attendiez pas, dans un format que vous n’imaginiez pas, pour des soirées que vous n’oublierez pas. Normandy, on décolle !

Très, très bon !

Note : 4.5 sur 5.

  • Label Dé Vert : Non ! Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
  • Création : Eric Lang, Calvin Wong Tze Loon
  • Illustrations : David Benzal
  • Édition : Modiphius
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 – 4
  • Âge conseillé : Dès 14 ans (accessible dès 12 ans)
  • Durée : 45-90 minutes
  • Thème : Science Fiction
  • Mécaniques principales : Jeu de rôles scénarisé, Coopératif & Simultané. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.

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