Empilez, grimpez, jouez : Voici Cascadia Alpine Lakes
🏔️ Cascadia: Alpine Lakes, la suite du jeu primé Cascadia, promet une expérience en altitude dans les paysages du Nord-Ouest Pacifique.
Cascadia: Alpine Lakes

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En bref :
- Cascadia: Alpine Lakes arrive en 2026 avec des tuiles empilables en 3D pour créer de véritables reliefs montagneux
- Nouveau jeu autonome (pas besoin du premier) avec 3 habitats alpins, de nouvelles espèces et des modes de scoring inédits
- Campagne Kickstarter prévue automne 2025, même équipe créative (Randy Flynn et Beth Sobel)
Trois ans après avoir raflé le Spiel des Jahres, Cascadia revient nous faire grimper les murs… littéralement, avec des tuiles qui s’empilent en 3D.
Après le succès de Cascadia, un jeu de société familial sur les écosystèmes du nord-ouest Pacifique couronné Spiel des Jahres 2022, suivi par la version (un peu mitigée) roll&write, puis la version familiale / enfant, son éditeur Flatout Games s’apprête à remettre le couvert.
Annoncé pour une campagne de financement participatif à l’automne 2025 et une sortie en 2026, Cascadia: Alpine Lakes est un tout nouveau jeu autonome dans l’univers de Cascadia. Le pari ? Offrir une expérience familière aux fans tout en apportant de la nouveauté, avec notamment une dimension verticale inédite. Ce nouvel opus promet ainsi d’emmener les joueurs et les joueuses vers de nouveaux sommets – littéralement – au cœur des lacs alpins et forêts montagneuses de la région Cascadia.
Présentation générale et contexte de sortie
Cascadia: Alpine Lakes s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur tout en étant un stand-alone : nul besoin de posséder le jeu original pour y jouer. Le concepteur Randy Flynn est de retour, tout comme l’illustratrice Beth Sobel, dont les dessins naturalistes avaient largement contribué au charme du premier jeu. Fort de la popularité du titre initial (plusieurs extensions et dérivés ont vu le jour, dont une version junior et des versions roll & write), Flatout Games a décidé de proposer non pas une simple extension, mais un jeu à part entière.
L’éditeur a d’ailleurs annoncé le lancement d’une campagne Kickstarter pour l’automne 2025, les joueurs pouvant déjà s’inscrire pour suivre le projet et manifester leur enthousiasme. Si le financement se déroule comme prévu, Alpine Lakes devrait rejoindre nos ludothèques en 2026.
Cascadia prend de la hauteur
Qu’apporte Alpine Lakes par rapport au Cascadia original ? La première différence frappante est l’ajout d’une dimension verticale au puzzle spatial. Là où Cascadia se jouait à plat, Alpine Lakes introduit des tuiles double-hexagones pouvant s’empiler les unes sur les autres. Concrètement, les joueurs et joueuses pourront créer des reliefs, formant des collines et des sommets autour de lacs scintillants – une mécanique inédite qui « prend Cascadia à de nouveaux sommets » d’après l’éditeur. Cette superposition de tuiles ajoute un défi de contiguïté en trois dimensions : il faudra penser non seulement à l’agencement horizontal de son écosystème, mais aussi à sa hauteur. Oui, dit comme ça, on se croirait un peu dans Akropolis.
Autre nouveauté notable, Cascadia: Alpine Lakes propose trois habitats alpins différents (contre cinq environnements dans le jeu de base) avec, pour chacun, un mode de comptage des points spécifique. Chaque type de paysage – forêts, lacs, montagnes, etc. – aura sa propre façon de rapporter des points, apportant une variété stratégique supplémentaire. Le jeu introduit également de nouvelles espèces sauvages sous forme de jetons Faune inédits.
Si le premier Cascadia mettait en scène ours, renards, saumons, faucons et cervidés, cette suite pourrait bien accueillir de nouveaux animaux emblématiques des lacs alpins. Alors oui, au final, le jeu conserve l’ADN qui a fait le succès de Cascadia tout en rafraîchissant l’expérience avec ces quelques ajouts.
Casse-tête naturel
Sur le plan des mécaniques, les fondamentaux demeurent familiers. Alpine Lakes reprend le principe simple et efficace qui a séduit tant de joueurs : à chaque tour, on choisit une paire composée d’une tuile Habitat et d’un jeton Animal, puis on place chacun dans son environnement personnel. Les habitués de Cascadia ne seront pas dépaysés par ce déroulement fluide. Cependant, la grande nouveauté vient de la nature des tuiles : chaque tuile est un double-hexagone (deux hexagones accolés) que l’on peut non seulement poser à côté de celles déjà en place, mais aussi empiler partiellement sur d’autres.
Ainsi, il deviendra possible de superposer des tuiles pour former un étage supérieur, créant un véritable paysage en 3D. Il faudra alors gérer de nouvelles contraintes d’adjacence : par exemple, une tuile posée en hauteur recouvre deux hexagones en dessous, ce qui modifie les connexions de terrains et l’espace disponible autour. Ce mécanisme de construction verticale promet des choix cornéliens pour optimiser son écosystème.
Le comptage des points évolue, lui aussi, pour exploiter ces nouvelles possibilités. Comme dans le jeu original, on trouve des objectifs de placement de la faune variables à chaque partie : cinq espèces animales (anciennes ou nouvelles) donneront lieu à des motifs ou configurations à réaliser pour marquer des points, via des cartes d’objectifs tirées en début de partie. Cascadia: Alpine Lakes y ajoute des objectifs liés aux habitats et à l’environnement : certaines cartes de score évalueront par exemple la manière dont vos lacs alpins sont entourés par les autres terrains, ou la hauteur à laquelle vivent vos animaux. En effet, un lac bien enclavé dans une vallée ou un animal perché en altitude pourront rapporter des points bonus, ce qui incite à profiter de la verticalité. Chaque habitat (forêt, lac, montagne…) disposera en outre de son propre barème de score, pimentant la réflexion stratégique.
Grâce à la combinaison modulable de ces objectifs faune et environnement, Cascadia: Alpine Lakes offrira des configurations de score différentes à chaque partie, décuplant la rejouabilité (l’éditeur annonce des « milliers de combinaisons possibles »). Le résultat attendu est un puzzle toujours aussi accessible dans ses règles, mais encore plus riche en possibilités, pour le plus grand plaisir des optimiseurs en herbe.
Illustrations et ambiance, un bel hommage à la nature
Comme son aîné, Cascadia: Alpine Lakes s’appuie sur un univers naturel apaisant et immersif. Les joueurs seront transportés dans les paysages alpins du Nord-Ouest américain, peuplés de lacs d’altitude sereins, de forêts verdoyantes et de sommets enneigés en toile de fond. L’illustratrice Beth Sobel, déjà à l’œuvre sur Cascadia, rempile pour donner vie à cette faune et cette flore sauvages avec son style détaillé et chaleureux.
On peut s’attendre à des tuiles magnifiquement illustrées représentant les différents habitats (lacs scintillants, pentes rocheuses, prairies fleuries…) et à des jetons animaux figurant des créatures locales adorables ou majestueuses. Le visuel de la boîte dévoilé par l’éditeur donne le ton : on y voit des chèvres des montagnes escaladant des pics au-dessus d’un lac cristallin, sous le regard d’un petit mammifère perché sur un rocher (peut-être un pika ou un marmotte !). L’ambiance graphique se veut à la fois éducative et dépaysante, fidèle à l’esprit du premier jeu qui invitait déjà à contempler la richesse des écosystèmes du Pacifique Nord-Ouest. Nul doute que Alpine Lakes saura, lui aussi, charmer par sa DA soignée et son thème nature porteur d’évasion.
Un jeu pour les fans, mais pas seulement
L’un des défis pour cette suite sera de satisfaire les fans du premier jeu tout en étant attrayante pour un nouveau public. Sur le papier, Alpine Lakes a de solides arguments pour convaincre les deux catégories. Les aficionados de Cascadia retrouveront des mécanismes familiers et éprouvés, ce qui leur permettra de plonger immédiatement dans la partie sans tout réapprendre. Ils auront aussi la joie de découvrir des défis inédits – la gestion de la hauteur, les habitats scorant différemment, etc. – qui apportent un vent de fraîcheur. Beaucoup avaient adoré la simplicité élégante du premier opus et réclamaient du contenu supplémentaire une fois toutes les cartes d’objectifs explorées : Alpine Lakes vient exaucer ce vœu avec brio en renouvelant l’expérience de jeu sans la dé-naturer (OK je sors).
D’ailleurs, les auteurs explorent même la possibilité de rendre Alpine Lakes compatible avec le jeu de base sur certains modules, de quoi éventuellement mixer les deux pour les plus passionnés. On imagine par exemple que des éléments d’Alpine Lakes pourraient être intégrés à Cascadia (ou vice-versa) pour varier encore davantage les plaisirs – une perspective alléchante pour les complétistes, si elle se concrétise.
Du côté des nouveaux joueurs, pas d’inquiétude à avoir : pouvoir aborder directement Cascadia: Alpine Lakes sans avoir joué au premier sera tout à fait envisageable. Le jeu étant autonome, il fournit tout le nécessaire pour apprendre et jouer de zéro. En réalité, Alpines Lakes pourrait même être une porte d’entrée tout aussi efficace que Cascadia l’a été, notamment pour ceux qui aiment les puzzles de tuiles et la nature. Certes, les joueurs totalement néophytes sentiront peut-être la différence de complexité apportée par la 3D, mais l’aspect progressif et modulable des objectifs devrait leur permettre d’y trouver leur compte. Et qui sait, la découverte d’Alpine Lakes donnera sûrement envie à certains de remonter le courant et d’essayer ensuite le jeu original !
Conclusion
Bien que Cascadia: Alpine Lakes ne soit pas encore sorti, l’enthousiasme est palpable. En tout cas chez nous. Parce qu’on aime beaucoup, beaucoup Cascadia. Même si là, on est en droit de se demander si ce Cascadia: Alpine Lakes apportera assez de nouveautés pour se distinguer du Cascadia original. Est-ce que l’essence du jeu original est bien préservée tout en offrant un défi plus relevé ?
C’est toujours un peu le souci de re-re-re-re-sortir une variante d’un jeu multiprimé. Prenez l’exemple de Kingdomino de Bruno Cathala, qui lui aussi a raflé le Spiel des Jahres en 2017. L’éditeur en a ensuite sorti des palettes de versions. Mais malheureusement (de loin) pas toutes réussies (oui, je parle de toi, Queendomino et la version Roll&Write à deux). À force de tirer sur la corde, on peut se demander si le jeu réussit à continuer de passionner. Le foreverisme touche décidément le jeu de société.
En attendant la campagne Kickstarter, reste à voir si, une fois sur nos tables, cette suite atteindra les mêmes sommets ludiques que son aîné – mais au vu des ingrédients réunis, la montagne Cascadia pourrait accoucher d’un nouveau succès.

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