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Jeux de plateau

As d’Or 2025 : Les 12 jeux qui vont cartonner cette année !

🎉 Les meilleurs jeux de société selon le jury de l’As d’Or. Retrouvez la liste des 12 finalistes et préparez vos soirées jeux !


As d’Or 2025

En bref :

  • L’As d’Or 2025 dévoile les 12 jeux nommés dans 4 catégories distinctes : tout public, enfant, initié et expert.
  • Un jury composé de 9 passionnés a testé près de 4 900 parties pour arriver à cette sélection.
  • Les gagnants seront annoncés lors du Festival International des Jeux de Cannes en février.

Entre amis ou en famille, le jeu de société est roi. Mais avec autant de nouveautés chaque année, comment faire le tri ? Faites de la place, les 12 jeux nommés pour l’As d’Or viennent de tomber !

Chaque année, le monde des jeux de société nous offre une véritable explosion de nouveautés. On parle de plusieurs centaines, voire milliers de jeux qui voient le jour, et avouons-le, s’y retrouver peut vite devenir un casse-tête. Pourtant, ces jeux sont bien plus qu’un simple loisir : ils sont une formidable manière de rassembler amis et famille autour d’un moment convivial. Mais avec autant de choix, comment faire les bons ? C’est là que les grands prix ludiques entrent en jeu, mettant en lumière ceux qui méritent vraiment notre attention.

Ce mardi 28 janvier 2025, l’As d’Or a dévoilé sa liste de nominations pour les jeux de société de l’année, un événement attendu comme chaque année à quelques semaines du Festival International des Jeux (FIJ) de Cannes. Une tradition qui perdure depuis 1988, même si la 35e édition avait été annulée en 2021 en raison de la crise sanitaire. Cette année encore, Cannes promet d’être le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés.

Mais qui décide de ce qui se cache derrière ces précieuses nominations ? En 2025, c’est un jury composé de neuf membres – cinq femmes et quatre hommes – qui a eu la lourde tâche de départager les titres. Parmi eux, on trouve des blogueurs et blogueuses, des journalistes spécialisés, des ludothécaires chevronnés, ainsi qu’un acteur connu, tous animés par une passion commune pour le jeu de société.

Et leur travail n’a rien d’une sinécure : imaginez près de 522 jeux éligibles, 4 900 parties jouées pour 3 648 heures jouées et 15 heures de délibération. Truc de malade !

Le résultat ? Douze jeux répartis dans quatre catégories distinctes : tout public, enfant, initié et expert. Chacun a été soigneusement choisi pour son originalité, son accessibilité ou encore sa capacité à créer des moments mémorables autour de la table. Les gagnants seront annoncés le jeudi 27 février 2025 lors d’une cérémonie qui, comme toujours, fera date dans le petit monde des jeux de société.

Et franchement, cette sélection est une vraie pépite ! Plusieurs titres figuraient déjà parmi nos coups de cœur dans nos propres Awards, ce qui prouve une fois de plus que le jury a fait un travail remarquable.

Alors, sans plus tarder, plongeons ensemble dans cette liste des 12 jeux nommés pour l’As d’Or 2025 ! Vous y découvrirez certainement votre prochain favori…

Pour l’As d’or-Jeu de l’Année Enfants

👉 On vous a parlé des Éclairtout ici


Pour l’As d’or-Jeu de l’Année Initié

👉 On vous parle de Behind ici

👉 On vous parle de Harmonies ici

👉 On vous parle de Kronologic ici


Pour l’As d’or-Jeu de l’Année Expert :

👉 On vous parle de Daybreak ici

👉 On vous parle de Sankoré ici


Et enfin, la catégorie que tout le monde attend, la plus… prestigieuse ?

Pour l’As d’Or-Jeu de l’Année

👉 On vous parle d’Odin ici (chic, un jeu suisse)


L’As d’Or, conclusion

Ce que l’on retient de cette sélection 2025 ? Une belle diversité, mais aussi quelques constats qui méritent d’être soulevés. Après une année 2021 où les jeux coopératifs avaient le vent en poupe, comme en 2024, cette tendance semble s’essouffler. Cette année, à part les jeux pour enfants – où la coopération reste souvent mise à l’honneur – et Daybreak, presque tous les titres nommés sont des jeux compétitifs. Une évolution intéressante… ou simplement un retour à la norme ?

Autre observation : cette année, la francophonie brille enfin sur le devant de la scène ! Contrairement à 2024, où les créations locales étaient rares, 2025 met à l’honneur une belle brochette de jeux originaux venus de France, de Belgique et de Suisse. Des titres comme Odin, Captain Flip ou encore Kronologic prouvent que la création ludique francophone est bien vivante et inventive. C’est encourageant, et cela relance avec optimisme le débat sur la vitalité de notre écosystème créatif. Faut-il toujours regarder ailleurs pour trouver des pépites, ou pouvons-nous désormais compter sur nos talents locaux pour rivaliser avec les plus grands ? Cette sélection donne en tout cas des raisons d’y croire !

Et c’est un peu la soupe à la grimace pour Hachette ! Ils ont beau « cannibaliser » le monde du livre, côté jeux de société, c’est mort ! Cette année, aucun de leur éditeur ne figure dans la liste.

À noter également que comme l’année passée déjà, de nombreux éditeurs indépendants siègent dans la liste : IELLO, CMYK, Auzou, Super Meeple (2x). Ces noms prouvent que les poids lourds du secteur (Asmodee, Ravensburger, Hachette) ne trustent pas systématiquement les places convoitées. Une belle victoire pour la diversité et la créativité !

Mais force est de constater, une fois de plus, que l’égalité des genres dans le monde du jeu de société n’est toujours pas encore au rendez-vous. Sur cette sélection de 12 jeux et 22 noms d’auteurs et autrices, il n’y a qu’une seule autrice. Une seule ! Émilie Soleil, pour un jeu pour enfants. Et encore, elle est créditée en duo avec un homme, Jérôme Soleil (notre… graphiste ! Bravo à lui 🙌). C’est, encore une fois, un triste constat. Malgré les efforts pour promouvoir la diversité et l’inclusion dans le milieu, les femmes restent cruellement sous-représentées parmi les auteurs récompensés. Un rappel que la route vers une véritable équité est encore longue. Très longue !

Enfin, à l’heure où la crise climatique nous pousse à repenser nos modes de consommation, pourquoi ne pas imaginer une nouvelle catégorie à l’As d’Or ? Une récompense pour le jeu le plus éco-responsable, à l’image du prix EcoFauveRaja décerné à Angoulême pour la bande dessinée. Ce serait une belle manière de valoriser les efforts des éditeurs qui cherchent à allier plaisir ludique et respect de la planète. Ou le Label Dé Vert, tiens ! Bon, au moins ils ont nommé Daybreak, déjà vainqueur du Kennerspiel des Spiel des Jahres 2024.

Bref. Rendez-vous dans un mois jeudi 27 février pour connaître les 4 jeux primés juste avant le salon du jeu international.

Alors, prêt(e) à lancer les dés et à tester ces pépites ? Qui sait, peut-être découvrirez-vous votre nouveau coup de cœur !


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4 Comments

  • Tata

    Mon cher Gus que l’on puisse regretter la faible présence féminine dans notre loisir je le conçois et le partage.
    Encore que je vois une augmentation autour des tables et j’ai même connu des tables à majorité féminine.

    Par contre, étant donné qu’il n’y a aucune règle ou loi qui interdise cette activité à la gent féminine ( et heureusement) je ne comprends pas cette volonté de « forcer » leur présence.

    Un jeu doit être sélectionné en fonction de ses qualités et non en fonction du sexe de la personne qui l’a créé.

    Donc vouloir artificiellement avoir plus de jeux de créatrice est contre productif.

    Heureusement il y a déjà depuis longtemps des femmes créatrice de jeux. Et de très bon jeux.
    Mais si notre loisir intéresse moins les femmes ( ce qui n’est pas totalement vrai) si moins de femme ont envie de créer. Ce n’est pas en voulant une pseudo » inclusivité » dans les palmarès que cela améliorera les choses.

    La création est difficile, la réalisation aussi et l’édition un parcours du combattant, pour les uns comme pour les autres.

  • Tata

    D’ailleurs si on veut parler de problème  » d’inclusivité ».
    Pourquoi se poser la question uniquement par rapport aux femmes?

    Combien de jeux créé et sélectionné :
    – viennent de personnes de couleur?
    – viennent de personnes de moins de 20 ans?
    – viennent de personnes de plus de 65 ans?
    – viennent de personnes porteuses de handicap?

    On peut aussi comparer les pays et la sous représentation de certains.

    Non vraiment c’est plus compliqué que ce que vous mettez en avant.

    D’ailleurs, c’est certainement involontaire, mais l’article sous entend qu’il serait possible qu un jeu ne soit pas sélectionné car créé par une femme.
    Mais si c’est le cas, où sont les preuves de cette discrimination anormale et illégale?

    C’est définitivement moins simple que ce que montre l’article.

    • Gus

      Merci beaucoup pour ton, pour tes commentaires, Tata, il est très complet et soulève des points importants. Je partage l’idée qu’on ne « force » pas la présence féminine à une table de jeu ou parmi les auteurs, et qu’il n’existe heureusement aucune loi qui interdise aux femmes de créer ou de jouer. Cependant, comme tu le soulignes, notre objectif n’est pas de dénigrer la qualité des jeux sélectionnés ou d’accuser qui que ce soit d’une discrimination volontaire. Il s’agit plutôt de constater, encore une fois, le manque de diversité dans le paysage ludique.

      En l’occurrence, sur 12 jeux et 22 noms d’auteurs et autrices, on ne trouve qu’une seule femme, et co-créditée avec un homme. C’est un chiffre très faible qui montre bien que, malgré les efforts pour promouvoir la diversité et l’inclusion, nous sommes encore loin d’une véritable équité. Quand je parle de « route encore longue », c’est exactement ce à quoi je fais référence : les femmes, comme d’autres groupes sous-représentés (personnes de couleur, seniors, personnes en situation de handicap…), ne bénéficient pas encore de la même visibilité ou des mêmes opportunités.

      Bien sûr, personne ne demande à privilégier systématiquement un jeu en raison du sexe ou de l’origine de son créateur : la qualité doit primer. Mais, dans un monde idéal, la qualité des jeux devrait émerger de tous les horizons et se faire reconnaître, indépendamment du genre ou de l’origine. Le fait que cette diversité ne se reflète pas encore suffisamment dans les palmarès peut indiquer un ensemble de freins (historiques, socioculturels, structurels) qui rendent parfois le parcours plus compliqué pour certains groupes.

      Le but de ce constat n’est donc pas d’opposer les uns aux autres, mais de rappeler qu’il existe encore des inégalités, et qu’il est utile de s’interroger sur les moyens de les réduire : encourager et soutenir toutes celles et ceux qui souhaitent créer, leur donner plus de visibilité, et faire en sorte qu’il y ait plus de modèles féminins (ou issus de minorités) pour inspirer la relève. C’est dans cet esprit d’ouverture et d’inclusion que je partage mon regret que les femmes soient si peu représentées dans la sélection – et, plus globalement, dans le monde du jeu.

  • Lorelei

    Si je puis me permettre, bien que je sois d’accord avec la difficulté d’arriver à un certain équilibre des genres au poste d’auteur/autrice de jeu, qu’en est-il des illustrateurs de cette liste ? La diversité semble un peu plus représentée quand on ajoute les illustrateurs, du moins dans cette liste (et si on considère qu’on ne cherche pas un absolu 50-50). Cela fait un peu plaisir, même si je ne m’illusionne pas trop sur la difficulté des femmes et des autres genres à « percer » au poste d’auteur/autrice, ni sur le stéréotype qui cantonne les femmes au rôle de décoratrice et les hommes au poste de dirigeant. Ces problèmes se nourrissent les uns les autres : le stéréotype entraîne une sous-représentation, la sous-représentation « confirme » le stéréotype, etc.
    Peut-être que ma question en entraîne une autre, plus large et moins genrée : doit-on nécessairement regarder séparément les auteurs et les illustrateurs d’un jeu, ou les considérer comme un tout ?
    Je demande, parce que pour certains jeux (aux qualités ludiques tout à fait remarquables), la haute qualité des illustrations ou leur parti pris graphique en font un argument majeur de leur attrait. Je prends pour exemple notamment Harmonies dans cette liste : un jeu excellent en lui-même, qui aurait pu être un simple « chouette jeu » mais dont la qualité de l’univers graphique en fait une véritable pépite.
    Doit-on considérer l’illustrateur d’un jeu comme un simple ajout décoratif (interchangeable, dont on pourrait se passer, ou remplaçable par l’IA), ou participe t-il plus profondément à la perception de la qualité d’un jeu par le public ?

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