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Analyses & psychologie du jeu,  Jeux de plateau

Femmes et jeux de société : La révolution est en marche

♀️ Un nouveau chapitre pour les femmes dans l’industrie du jeu de société ! La Tabletop Gaming Learning Community se tourne vers l’avenir.


8 mars : Journée Internationale des Droits des Femmes, une histoire en marche

Le 8 mars, une date gravée dans le calendrier, une journée dédiée à la célébration des femmes et de leurs luttes pour l’égalité. Mais connaissons-nous réellement l’histoire et l’importance de cette journée ?

C’est en 1910, lors d’une conférence internationale à Copenhague, que l’idée d’une journée dédiée aux femmes a germé. Inspirées par les mouvements féministes naissants, des femmes du monde entier se sont unies pour réclamer des droits fondamentaux tels que le droit de vote, le droit de travailler et l’égalité des salaires.

Depuis, le 8 mars est devenu un symbole de la résistance et du progrès des femmes. Chaque année, cette journée est l’occasion de célébrer les réalisations des femmes dans tous les domaines de la vie, et de réaffirmer l’engagement pour l’égalité des genres.

Un combat loin d’être terminé

Malgré les progrès importants réalisés au cours du siècle dernier, les femmes continuent de faire face à de nombreuses injustices et inégalités. Les violences sexistes et sexuelles, les disparités salariales, le manque de représentation dans les instances décisionnelles ne sont que quelques exemples des défis qui persistent.

Unissons-nous pour l’égalité

La Journée Internationale des Droits des Femmes est un moment crucial pour se mobiliser et continuer le combat pour l’égalité. C’est l’occasion de réfléchir aux progrès accomplis, mais aussi de prendre conscience des injustices qui persistent.

En cette journée du 8 mars 2024, engageons-nous à agir pour un monde où les femmes et les hommes jouissent des mêmes droits et des mêmes opportunités. Unissons nos voix et nos forces pour construire un avenir plus juste et plus égalitaire pour toutes et tous. Et ça passe aussi par notre loisir et industrie du jeu de société !

Hommage aux femmes

En cette journée spéciale, rendons hommage à toutes les femmes qui, par leur courage, leur détermination et leur persévérance, ont contribué à faire avancer la cause des femmes. Inspirons-nous de leurs exemples et continuons à œuvrer pour un monde où chaque femme peut réaliser son plein potentiel.

Et je profite de cet article pour nommer et rendre hommages à toutes les chroniqueuses qui rédigent ou ont rédigé sur Gus&Co : Aline, Aline W, Amélie, Ines, Ludivine, Marion. Et moi, Andariel.

La TLC, une initiative pour favoriser l’égalité hommes-femmes

Le constat est accablant :

👉 Spiel et Kinderspiel des Jahres 2023 : 2 jeux primés créés par 3 hommes. Aucune femme !

👉 As d’Or 2024 : 4 jeux primés par 4 hommes. Aucune femme !

Mais où sont les femmes dans les jeux de société ? Comment donner plus de place, plus envie aux femmes de se lancer dans une carrière créative dans l’industrie du jeu de société ? Avec TLC, c’est, peut-être, sur le point de changer.

Une nouvelle ère s’annonce pour les femmes dans l’industrie du jeu de société. Un groupe de vétérans vient de lancer une initiative visant à aider les femmes à apprendre les unes des autres et à se soutenir mutuellement. Aux US.

La Tabletop Gaming Learning Community fait partie de Women in Toys, Licensing & Entertainment, une organisation à but non lucratif créée il y a plus de 30 ans pour promouvoir l’avancement des femmes à travers le leadership, le networking et des opportunités éducatives. Aux US.

Comme le rapportait le site américain BoardGameWire il y a quelques jours, ce groupe a été lancé par des professionnelles chevronnées comme Jennifer Graham-Macht, chef de projet chez Keymaster Games, Rose Gauntlet co-fondatrice Lindsey Rode et Danni Loe, directrice marketing chez Flat River Group.

L’équipe dirigeante comprend également Julien Sharp, directrice générale du groupe Asmodee aux États-Unis, Heather O’Neill, PDG et conceptrice de jeux chez 9th Level Games et directrice d’UNPUB, ainsi que Michele Spring Fajeau, vice-présidente de Zebra Partners.

Dans une interview accordée à BoardGameWire, Jennifer Graham-Macht explique : « Nous partageons toutes l’envie de faire croître cette industrie sur le plan professionnel et d’ouvrir des portes sur un potentiel et des opportunités inexploitées infinis que l’avenir nous réserve. »

« En général, l’avantage de notre industrie est que n’importe qui peut s’y lancer, quel que soit son parcours. Il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme en marketing ou en commerce pour faire ses débuts. »

Partager les expériences pour grandir

« De plus, en raison de cette particularité, l’expertise et les meilleures pratiques pour faire croître une entreprise se trouvent dans tous les recoins de notre secteur. La TLC sera un pont entre les personnes et les expériences. Des femmes issues d’horizons extrêmement variés pourront partager leurs idées, perspectives et voix pour aider à développer cette industrie sur le plan professionnel, et de là, continuer à accueillir de nouveaux joueurs autour de la table. »

Souhaitez-vous voir plus de jeux de société créés par des femmes ?

Rose Gauntlet ajoute : « L’idée de créer un groupe dédié aux jeux de société est née au Gen Con l’année dernière. Chaque année, Women in Toys organise un événement de networking incroyable ouvert à toutes les femmes travaillant dans l’industrie du jeu de société. C’est lors de ce rassemblement que les discussions ont commencé au sujet d’un groupe plus permanent, créé par et pour les femmes de ce secteur, dans le but de soutenir celles qui y travaillent déjà ou cherchent à y faire carrière. Depuis, cette idée n’a cessé de germer jusqu’à donner naissance à la Tabletop Gaming Learning Community de Women in Toys. »

« Je suis honorée de diriger ce groupe aux côtés d’une équipe incroyablement talentueuse de femmes œuvrant dans tous les domaines du jeu de société. Fortes de toutes ces connaissances et du soutien total de WIT, je pense que ce groupe aidera la prochaine génération de femmes extraordinaires à réussir dans cette industrie que j’aime tant. »

Un déséquilibre à résorber

Cette initiative tombe à point nommé dans une industrie encore très, très masculine. Si les femmes jouent aussi aux jeux de société et aux jeux de rôle, beaucoup, autant que les hommes, il existe toutefois un déséquilibre flagrant entre la proportion de femmes qui jouent et celles qui travaillent dans ce secteur. L’industrie du jeu, elle, a un gros souci d’égalité.

Le jeu de société a longtemps été considéré comme un loisir d’hommes, un bastion de la virilité. Les clichés ont la vie dure : autour d’une table jonchée de figurines, de dés et de cartes, on imaginait plus facilement une bande de copains binoclards que des femmes. Heureusement, les mentalités évoluent. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes osent se lancer dans l’aventure du jeu de société. Elles investissent les boutiques, les festivals, les associations ludiques. Leur présence est même majoritaire dans certains cercles de joueurs. Et donc de joueuses.

Cette féminisation des tables de jeu est une excellente nouvelle. Les femmes apportent leur sensibilité, leur créativité et leur esprit de collaboration. Leurs centres d’intérêt enrichissent l’univers du jeu. Des thématiques longtemps ignorées, comme les relations humaines ou le développement personnel, gagnent en visibilité. De nouveaux publics sont séduits, au-delà du cercle des habitués.

Bien sûr, tout n’est pas rose dans le petit monde du jeu de société. La parité est encore loin d’être atteinte, aussi bien dans les rangs des joueurs que des auteurs. Mais la tendance est encourageante. Avec patience et volonté, l’équilibre viendra. Car après tout, le jeu est un langage universel, qui transcende les différences de genre. Autour d’une table, hommes et femmes sont égaux pour s’amuser, rêver, créer. Le futur du jeu de société sera mixte et enrichi de cette diversité retrouvée.

Les mentalités évoluent

Heureusement, la situation évolue doucement. De plus en plus de femmes s’affirment en tant que conceptrices, illustratrices, éditrices et directrices dans l’univers du jeu de société. Des initiatives comme la TLC leur permettront d’aller encore plus loin et de ouvrir la voie à la prochaine génération.

Et c’est là que la TLC entre en action ! Elle entend s’attaquer à ce problème par des actions concrètes. Son objectif : permettre aux femmes de développer leurs compétences, d’élargir leur réseau et de gagner en visibilité. Le groupe diffusera également des ressources éducatives sur des sujets comme la négociation salariale, la gestion d’équipe ou le financement d’entreprise.

Un changement bienvenu

L’initiative est née d’un constat : pour progresser dans leur carrière, les femmes ont besoin de mentors et de modèles auxquels s’identifier. La TLC veut mettre en relation des professionnelles expérimentées et des débutantes, afin de créer une communauté de soutien et de partage de connaissances.

Comme l’explique Julien Sharp, directeur d’Asmodee : « Si nous voulons que notre secteur reflète la diversité des joueurs, il est crucial d’accompagner les femmes qui souhaitent en faire leur métier. À travers le mentoring et le networking, la TLC leur donnera les clés pour réussir dans cet univers passionnant. »

De nombreux acteurs de l’industrie saluent cette démarche. Pour eux, il est temps de repenser une culture souvent machiste, où les stéréotypes sur « les jeux de mecs » ont la vie dure. En donnant plus de place aux femmes, le milieu ne pourra que s’enrichir de nouvelles perspectives.

Certaines pionnières sont là pour l’attester. Elizabeth Hargrave, créatrice du célèbre jeu Wingspan, raconte : « Quand j’ai lancé ma carrière, je ne connaissais aucune femme dans ce secteur. J’ai dû tout apprendre par moi-même, sans mentor. Aujourd’hui, je veux tendre la main à la prochaine génération, pour leur montrer que c’est possible. Avec du talent et de la passion, le jeu de société peut devenir un métier pour les femmes. »

Hommes-femmes : des jeux (vraiment si) différents ?

La question des différences entre les créations masculines et féminines dans le monde du jeu est délicate, mais ô combien passionnante !

D’un point de vue féministe, on pourrait dire que les jeux conçus par des femmes mettent plus souvent en avant des héroïnes aux personnalités riches et complexes. Les stéréotypes sont déconstruits avec subtilité et les relations entre les personnages féminins valorisées.

De plus, certaines mécaniques « traditionnellement masculines » (je ne vais pas me faire d’amis en disant ça), comme la confrontation, laissent parfois place à plus de coopération. Les victoires reposent alors davantage sur l’entraide que sur l’écrasement de l’adversaire.

OK, je vous vois venir.

Bien sûr, ces généralisations peuvent paraître simplistes. Très, trop simplistes. Les talents créatifs ne se limitent pas à un genre ! Peut-être que les poncifs « baston=>homme, émotions=>femmes » sont quelque peu dépassés en 2024. Mais force est de constater que les jeux conçus par des femmes explorent souvent de nouveaux territoires narratifs et ludiques. Et force est de constater que la grande majorité des jeux pour enfants sont créés par des femmes. C’est… gênant.

N’empêche.

Les gros jeux de gestion demeurent un bastion masculin, tandis que ceux pour enfants ou qui font la part belle à la coopération, aux émotions, restent dans le giron des femmes.

L’espoir d’une parité future hommes-femmes

(l’espoir. C’est le mot clé)

Le chemin à parcourir reste long, mais l’espoir pointe. La TLC arrive à point nommé pour accélérer le changement de mentalités et donner sa chance à chaque femme passionnée de jeux. Rendez-vous dans quelques années pour, espérons-le, une parité totale ! Le jeu de société n’a pas fini d’être réinventé, grâce à des autrices et des éditrices pleines d’audace et de créativité. La révolution est en marche.

L’égalité des sexes dans le monde du jeu de société n’est pas qu’une question de principes. C’est aussi une nécessité pragmatique pour assurer l’avenir de notre passion commune.

En effet, les femmes représentent la moitié des joueurs et joueuses potentielles. Or, elles sont encore sous-représentées dans la création de jeux. Pourtant, leur sensibilité et leur créativité apporteraient un souffle nouveau au secteur. Imaginez la richesse des jeux qui naîtraient de cette diversité !

Alors, comment construire un milieu plus égalitaire ? D’abord, en luttant contre les stéréotypes. Le jeu de société n’est pas réservé aux hommes ! Ensuite, en encourageant les vocations féminines, via le mentorat par exemple. D’où cette initiative avec la TLC aux US. Enfin, en valorisant les créatrices, dont les œuvres gagnent à être mieux connues.

Aux US en tout cas.

Je n’ai pas eu vent d’une telle initiative par chez-nous en Suisse, en France, en Belgique. Est-ce que les Européennes, francophones, ne pourraient pas, ne devraient pas faire pareil et se fédérer, s’entre-aider, pour se faire plus de place dans l’industrie ? Qu’en pensent les autrices de jeux de société ?

Lud’Elles : Pour un mentorat ludique

Mesdames les créatrices, à vos plateaux ! Dans le petit monde du jeu de société, et du jeu de rôle, la gent masculine domine encore. Avec ce programme de mentorat lancé aux US, les autrices que vous êtes vont enfin pouvoir briller de mille feux.

Le constat est là : trop peu de femmes parviennent à percer et à (faire) publier leurs propres jeux. Pourtant, vous regorgez d’idées extravagantes et d’univers fascinants ! Alors, breeeef, il est grand temps que ça change.

Si les US l’ont fait avec TLC, pourquoi ne pas lancer un tel programme ici, en France/Suisse/Belgique ?

Je proposerais ceci :

Nom de l’association

Lud’Elles

Son objectif

Un programme de mentorat, spécialement dédié aux créatrices. De quoi vous donner un sérieux coup de pouce pour concrétiser vos rêves ludiques !

Comment ça marche ?

Des binômes mentors-mentees (=personne accompagnée, soutenue) pour un accompagnement sur-mesure. De précieux échanges avec des figures du milieu qui vous inspirent. Un partage d’expérience pour apprendre les ficelles du métier. Des conseils avisés pour peaufiner votre projet. Et des contacts bien placés pour pitcher votre jeu aux éditeurs. Imaginez être la mentee de Bruno Cathala ou Antoine Bauza !

Grâce à la bienveillance de vos mentors et à leur expertise, vous saurez comment valoriser votre créativité débordante. Terminé les prototypes qui prennent la poussière au fond d’un tiroir ! Place à l’action.

Alors, chères créatrices, autrices de jeux (de société, de rôle), ce mentorat pourrait fait pour vous ! Avec motivation et persévérance, votre petit bijou ludique verra le jour.

Bientôt, vos jeux fun, innovants et originaux trôneront dans toutes les ludothèques et boutiques spé. Le public se les arrachera, émerveillé par ces univers singuliers. Grâce à votre patte unique, vous révolutionnerez le monde du jeu de société. Et pourquoi pas briguer un futur As d’Or ou un Spiel des Jahres ?

Alors, mesdames, les pionnières du plateau, sortez vos prototypes et lancez-vous ! L’aventure ne fait que commencer. La gloire vous tend les bras !

Alors, on se la lance quand, Lud’Elles, cette assoc’ de mentorat ?


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Article écrit par Andariel, chroniqueuse et rôliste (JDR, GN) queer qui se consacre au jeux de rôle, aux jeux narratifs et aux sujets LGBTQ+. Elle s’implique pour valoriser la présence des personnes marginalisées dans l’industrie du jeu.


Quelles sont, selon vous, les principales barrières à l'entrée des femmes dans l'industrie du jeu de société ? Avez-vous été confronté à des obstacles similaires dans votre propre parcours ?

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4 Comments

  • Sarah

    A mon avis la question de votre sondage est mal posée et déjà orientée.
    Bien sûr que ce qui compte c’est la qualité du jeu et non pas le genre de son créateur qui compte. Et pourtant, il faudra bien comme dans chacun des secteurs de la société que les choses soient un peu forcées et qu’on donne leur chance aux femmes là où elles sont sous représentées. Je suis heureuse à chaque fois qu’une femme est sur la tranche d’une boîte :
    Je me sens plus légitime d’être une joueuse compulsive et d’entrer dans une boutique de jeux.
    Je ne peux pas toujours lire des noms d’hommes createurs de jeux à mes enfants quand on joue, quel message cela transmet?
    Plus on verra des noms de femmes sur les boîtes, plus les femmes oseront partager leurs créations.
    De nouvelles idées, une nouvelle façon de voir, de nouveaux mécanismes…

    Il faut bien que les choses changent en les encourageant un peu sans toujours se cacher derrière le : à chacun.e selon ses mérites.

    • Gus

      Bonjour Sarah,

      Je réponds en ma qualité de community manager de Gus&Co.

      Merci beaucoup pour votre message et votre commentaire sur notre sondage. Nous sommes reconnaissants de votre engagement sur cette question importante et de votre point de vue réfléchi.

      Nous comprenons votre opinion sur la formulation de la question du sondage. Il est vrai qu’elle peut être perçue comme orientée, et nous aurions pu la formuler de manière plus neutre.

      Cependant, nous tenons à souligner que notre intention n’était pas de minimiser l’importance de la qualité du jeu. Notre objectif, et celui d’Andariel, notre chroniqueuse, très engagée sur ces questions, était d’ouvrir un dialogue sur la question de la représentation des femmes dans l’industrie du jeu de société et de recueillir l’avis de nos lecteurs et lectrices, comme le vôtre, sur ce sujet.

      Nous sommes conscients que le secteur du jeu de société est encore largement dominé par les hommes. Nous partageons votre conviction qu’il est important de donner plus de visibilité aux femmes dans ce domaine. C’est pourquoi nous nous engageons à mettre en avant les autrices de jeux et à encourager les femmes à se lancer dans cette industrie. C’est tout le but de cet article !

      Nous sommes heureux que vous appréciez la présence de femmes (leur nom !) sur les couvertures des jeux. Nous pensons que cela peut contribuer à rendre le jeu de société plus accessible aux femmes et à inspirer les nouvelles générations de créatrices. Nous sommes également conscients de l’importance des messages que nous transmettons à nos enfants.

      L’industrie peut, doit évoluer vers plus de diversité !

      Au plaisir de vous lire, chère Sarah,

      Votre équipe Gus&Co

  • gilgam

    vieux joueur je vois en effet les choses évoluer avec un passage de bon vieux geek (même jeunes) à un public plus diversifié, jamais vu autant de filles dans un club de jeu et même les jeux joués ne sont plus trop genrés et c’est plutôt une bonne chose. On perd un peu en complexité sur les jeux mais c’est la temps que tout le monde prenne l’habitude. J’ai l’habitude de pousser pas mal de jeunes filles qui sont un peu encore engoncées dans leurs hésitations (ce n’est pas pour moi etc.) à venir à notre association, c’est moins difficile avec les garçons. Encore un peu de boulot de ce côté là (et sans mettre du rose et des chats mignons sur les boites 🙂 ).

    Par contre je suis plus sceptique sur le côté « affirmative action » qui est plus délétère qu’autre chose.

  • Sophie ANDRE

    Bonjour,

    J’ai pas le temps de tout lire d’autant plus que je suis entrain de tenter d’avoir des RDV au festival internationale de jeux de Cannes 2025 pour présenter mon 6ème jeux. Dans ma liste d’auteurs et de jeux j’ai du mal, en effet, Dans ma ludothèque de 180 jeux, je n’en trouve que 4 souvent en partenariat et représentée par un homme ou auto-éditées créant leur maison d’édition.
    Pourtant au rendez entre auteurs et autrices avec le collectif AHAHAH!, nous avons pratiquement la parité (même Lea parité.e n’a pas de e). Pour mes 16 jeux en sommeil, je ne les poursuis pas du fait de la non reconnaissance et de l’absence de RDV pour ceux actuels. Des joueurs sont en attente des mes créations du coup j' »auto-fabrique » des prototypes pour les satisfaire pour qu’ils vivent même sans ma présence et en divers zones géographiques.
    Mais je suis une artiste et pas une commerciale. Seulement 1 RDV et 1 proto transmis en 7 ans de présence dans le milieu du jeu. Les autres rencontres d’éditeurs, je les ai fait au forcing (au forceps) et avec des rencontres après, sur le bout d’une table dans le bruit et la faible disponibilité des éditeurs. Suis-je exclue de l’édition, ou du moins simplement des rendez-vous, du fait de mon genre? Suis-je exclue du fait d’être identifiée comme sénior, c’est peut être aussi possible. Je cumule ainsi deux exclusions du monde du travail.
    Je ne peux l’affirmer mais je tiens à dire que JE SUIS UNE AUTRICE QUI EXISTE. Nous ne sommes pas absentes.
    De nombreuses femmes sont contraintes à l’auto édition du fait de l’attente de la reconnaissance de leur travail.
    Sexisme?
    Les illustratrices sont quant à elles nombreuses.
    On nous renvoie aux jeux pédagogiques ou pour enfants ou développement personnel.
    Désolée si il y a de la redondance et répétitions mais c’est pour être notée dans les sondages et analyses.
    Ludiquement encore présente.

    SOFIII
    sofiiiaaa-60.webselfsite.net

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