10 mythologies du Festival International des Jeux
đïž FIJ : 10 vĂ©ritĂ©s cachĂ©es. Les coulisses du festival et ses paradoxes : frĂ©nĂ©sie vs rĂ©flexion, tradition vs innovation.
FIJ : L’enfer du dĂ©cor
La ferveur du FIJ s’est estompĂ©e. Les boutiques et maisons d’Ă©dition ont regagnĂ© leurs pĂ©nates, les auteurs et autrices sont rentrĂ©es dans leur coquillage et le public a repris le jeu de la vie.
Chez Gus&Co nous avons dĂ©jĂ longuement fait le bilan du FIJ, taillĂ© son portrait et Ă©pluchĂ© le palmarĂšs de l’As d’Or. Mais que reste-t-il une fois la marĂ©e retirĂ©e, Ă©chouĂ© sur le sable, impĂ©rissable ? Il nous reste 10 mythologies, ces rĂ©cifs incontournables qui disent toujours un peu plus que ce qu’ils sont. Sortez l’Ă©puisette, voici la pĂȘche du jour.
Lâavalanche mortelle des nouveautĂ©s
L’expĂ©rience du FIJ est quasiment la mĂȘme que celle d’un enfant dans un magasin de bonbons. Il y en a partout, on ne peut pas goĂ»ter Ă tout et Ă la fin on a mal au ventre.
Cette profusion de l’offre n’a rien de surprenant : le rythme infernal de la sociĂ©tĂ© marchande appelle Ă de la nouveautĂ© permanente. Alors les Ă©diteurs s’alignent et abreuvent leurs Ă©tals de nouveaux titres (du moins, donnent-ils l’impression d’ĂȘtre nouveaux). Impossible dĂšs lors de suivre la cadence, de prendre le temps, de savourer un jeu dans la durĂ©e. Il y en a dĂ©jĂ un autre Ă tester, tout frais tout beau.
Cette douche brĂ»lante de la nouveautĂ© n’est pas sans consĂ©quence : la confusion et la lassitude â ce qui risque bien de tuer le jeu. Car aussi excitante que soit la dĂ©couverte de ces nouveautĂ©s sucrĂ©es et colorĂ©es, il reste toujours un goĂ»t de trop-plein Ă la fin d’une journĂ©e au FIJ. Plus que dans tout autre festival de l’Hexagone, le FIJ apporte une telle concentration de jeux au mÂČ qu’il rĂ©ussit Ă vous fatiguer dĂšs le premier pas posĂ©. Alors, parfois, avouons-le, on s’Ă©chappe dans un coin perdu du festival pour faire une partie de bon vieux Scrabble ou juste une grille de morpion dans le sable.
Le déplaisir de jouer
Il va sans dire que jouer au milieu d’un brouhaha de cinq mille personnes, outre consommer votre rĂ©serve annuelle de Doliprane, c’est faire le sacrifice de l’un des plaisirs du jeu : l’immersion. Il y a trop de distractions pour rĂ©ussir cet Ă©quilibre fragile.
Comme nous l’avons dĂ©jĂ Ă©crit ailleurs, les grandes messes marchandes comme le FIJ sont des lieux pour s’informer et consommer â ou travailler pour toutes celles et ceux qui ont un pied dans le milieu, et qui n’ont rĂ©solument pas le temps de jouer sur place !
Bilan des courses : le meilleur endroit pour jouer n’est probablement pas le FIJ. D’autres festivals, plus modestes, offrent davantage cette opportunitĂ©, comme le Val des Jeux ou encore le FLIP.
Les animatrices et animateurs aphones
Expliquer une rĂšgle de jeu, cinquante ou cent fois par jour, dans une cacophonie permanente, au milieu du passage incessant des badauds, tient autant de la prouesse que de l’abnĂ©gation. Les animatrices et animateurs, chevilles ouvriĂšres de tout ce festival sans qui les jeux seraient juste des bibelots dans une vitrine, mĂ©ritent toute notre reconnaissance.
Expliquer une rĂšgle du jeu est en rĂ©alitĂ© tout un art. Le but est de faire passer les joueurs d’un Ă©tat d’ignorance Ă un Ă©tat de connaissance : c’est un enseignement, et comme dans toute situation d’apprentissage, les Ă©lĂšves sont plus ou moins attentifs, plus ou moins dissipĂ©s !
L’explication se pense et se travaille. C’est un petit spectacle d’improvisation en soi â il faut rĂ©agir aux interventions et incomprĂ©hensions des joueurs, tout en maintenant leur attention Ă travers une « histoire » (les rĂšgles) qui a un dĂ©but, un climax (« et le twist du jeu est⊠») et une fin. Entre les deux, une somme d’informations qu’il faut se farcir pour ensuite, peut-ĂȘtre, s’amuser. Quel curieux loisir !
Donc merci Ă X de m’avoir fait dĂ©couvrir le trĂšs plaisant For The Story : Alibi (Ă paraĂźtre). Merci Ă Y d’avoir tenu absolument Ă m’expliquer toutes les subtilitĂ©s des rĂšgles de Virtual Revolution (Studio H) alors que je demandais innocemment un « pitch rapide des mĂ©caniques ». Merci Ă Z, pour nos digressions sur le théùtre qui ont fait durer les explications de Solstis (Lumberjacks Studio) plus longtemps que la partie elle-mĂȘme. Vous ĂȘtes la crĂšme du festival.
Les cheveux de Théo RiviÚre
Les couleurs changent mais l’homme est bien le mĂȘme. L’auteur de jeu ThĂ©o RiviĂšre (The LOOP, DraftosaurusâŠ) semble ĂȘtre sur tous les fronts et se remarque aisĂ©ment au FIJ par la teinture flashy qu’il arbore rĂ©guliĂšrement sur ses cheveux. Une bonne chose quand il s’agit de le retrouver dans la foule.
Quel que soit son style, un auteur se doit d’ĂȘtre visible, sur le terrain, dans les tranchĂ©es, en contact avec son public. C’est l’une des raisons d’ĂȘtre des festivals : ĂȘtre un lieu de rencontre entre les joueurs et les crĂ©ateurs. C’Ă©tait dĂ©jĂ la partie prĂ©fĂ©rĂ©e de Bruno Cathala, mĂȘme si son air patibulaire donne parfois l’impression, quand on le croise Ă Cannes, qu’il va nous casser un doigt si on lui demande un autographe.
L’auteur reste une figure publique centrale de la vie ludique et, n’en dĂ©plaise au star-system qu’il serait bien avisĂ© de ne pas reproduire, il a encore cette particularitĂ© de rester accessible et disponible. ThĂ©o RiviĂšre a toutes ces qualitĂ©s â extension Teinture incluse dans la boĂźte.
La tables des Nuits du off
Depuis une dizaine d’annĂ©es, le « off » du festival, dont la gestion est dĂ©lĂ©guĂ©e par le FIJ au GRAAL (Groupement AzurĂ©en des Associations Ludiques), est rĂ©solument la partie la plus intĂ©ressante du festival.
Dans une immense tente en bord de mer qui ouvre ses portes Ă 22h, ce rendez-vous incontournable rassemble une centaine de « protos » non Ă©ditĂ©s (du moins, c’est l’idĂ©e initiale) dans une ambiance fiĂ©vreuse et bon enfant.
Tous les soirs, c’est salle comble. Le public est passionnĂ© : il vient jouer Ă des jeux qui ne sont pas encore Ă©ditĂ©s, ne le seront peut-ĂȘtre jamais. Des jeux qui peuvent ĂȘtre des pĂ©pites que l’on retrouvera un jour en boutique ou, au contraire, se rĂ©vĂ©ler d’un ennui mortel.
C’est parfois dans cette deuxiĂšme catĂ©gorie que vous vous retrouvez. Brebis Ă©garĂ©e, vous vous ĂȘtes malencontreusement retrouvĂ©e entre les griffes d’un jeu sans queue ni tĂȘte, dont probablement seule la mĂšre de l’auteur apprĂ©cie les subtilitĂ©s (mĂȘme si elle ne comprend rien aux rĂšgles non plus). Mais c’est le jeu du off ! Prendre des risques, oser dĂ©couvrir, quitte Ă se planter et Ă subir un proto maladroit n’est jamais une perte de temps. C’est ce qui Ă©largit nos horizons, nous donne Ă comprendre ce qu’est un jeu.
Disclaimer â Notons au passage que pour la premiĂšre fois, le FIJ a imposĂ© un droit d’entrĂ©e aux auteurs et autrices pour leur prĂ©sence au off (une dĂ©cision imposĂ©e au GRAAL). Rappelons que les auteurs et autrices sont les piliers de cette industrie et restent pourtant les plus mal payĂ©s. Il faut bien comprendre que, quand tous les intermĂ©diaires de la chaĂźne de production d’un jeu reçoivent un salaire, du boutiquier au manutentionnaire de l’entrepĂŽt, les auteurs et autrices ne sont payĂ©es qu’en royalties sur la vente hypothĂ©tique de leur jeu (avec gĂ©nĂ©ralement une maigre avance sur recettes)⊠mais ne touchent Ă©videmment rien pour compenser les annĂ©es passĂ©es Ă dĂ©velopper le jeu dans leur coin, ni le temps consacrĂ© Ă faire la tournĂ©e des festivals et des protozones, ni celui passĂ© Ă continuer Ă dĂ©velopper le jeu une fois le Saint-contrat d’Ă©diteur signĂ© !
Faire payer de jeunes auteurs et autrices de protos qui se dĂ©placent Ă Cannes sur leurs deniers pour faire vivre bĂ©nĂ©volement ces soirĂ©es off n’est donc pas trĂšs fair-play de la part des organisateurs du FIJ. Disons-le mĂȘme clairement : c’est une vaste blague (pas drĂŽle du tout).
La salle trÚs sérieuse de la belote contrée
Ă deux pas du off, on trouve une autre tente tout aussi immense mais avec une ambiance radicalement diffĂ©rente. LĂ , sous l’Ćil d’un vigile sympathique et somnolant, des centaines de joueurs attablĂ©s par quatre s’adonnent Ă la belote contrĂ©e. Les mains sous la table pour Ă©viter les signes aux partenaires, ça ne rigole pas beaucoup. Le contraste avec l’effervescence du off est saisissant !
Si le FIJ cĂ©lĂšbre le jeu de sociĂ©tĂ© moderne, les jeux traditionnels ne sont pas en reste. AwalĂ©, Go, Shogi, Othello, Ă©checs, Scrabble, Belote⊠Chaque jeu a son association et son stand ! Et c’est tant mieux.
Les jeux traditionnels nous permettent de sortir la tĂȘte de la frĂ©nĂ©sie de la nouveautĂ©, et de penser le jeu comme un hĂ©ritage et une culture rĂ©ellement populaire. Qui se souviendra de Trio ou de Faraway dans cinq ans ? Qui se souvient de 90% des As d’Or du FIJ depuis que le prix existe ? C’est en cela que la prĂ©sence des jeux traditionnels est indispensable dans les festivals de jeux : ils sont des constantes rassurantes, comme des Ă©toiles scintillantes pour nous guider Ă travers la jungle de la production moderne.
Les « rendez-vous éditeur »
Le FIJ est un salon qui s’offre Ă son public, mais c’est aussi, il ne faut pas s’y mĂ©prendre, un salon interprofessionnel. Entre les deals avec les distributeurs et les fabricants, on trouve les rendez-vous entre les auteurs et autrices porteuses d’un « proto » (un prototype de jeu) et des Ă©diteurs, avec l’objectif de faire dĂ©couvrir au second le jeu gĂ©nial du premier.
Ces rendez-vous se passent souvent dans une salle Ă part Ă laquelle le public n’a pas accĂšs (VIP only, sorry). L’atmosphĂšre est calme et sereine, loin du tohu-bohu et des odeurs de churros. Il n’en faut pas moins pour se plonger dans un jeu plus proche en apparence du monstre de Frankenstein que de la poupĂ©e Ken.
PrĂ©senter son proto Ă un professionnel est un moment excitant et stressant, que tous les auteurs et autrices connaissent un jour. En face de nous, quelqu’un qui voit dĂ©filer des centaines de jeux et peut apporter un regard Ă©clairant et pĂ©nĂ©trant. Ses retours sont toutefois toujours Ă relativiser : l’Ă©diteur peut parfois avoir sa gamme en tĂȘte, son goĂ»t personnel, ses lubies, et parfois tout simplement passer Ă cĂŽtĂ© de votre jeu parce que trop peu testĂ©, mal pitchĂ© ou pitchĂ© trop tĂŽt dans son processus de dĂ©veloppement. Si l’Ă©diteur ne repart pas avec votre proto ou ne vous demande pas les rĂšgles par mail, il faut s’accrocher et retourner dans l’atelier.
Les costumes ridicules de Tossit
Tous les festivals sont, peu ou prou, des festivals de marketing. C’est la foire Ă qui aura la plus grosse affiche et la meilleure com’. Combien de crĂ©ateurs ou d’Ă©diteurs viennent d’Ă©coles de commerce et rĂ©ussissent dans le secteur lĂ oĂč d’autres jeux bien plus fins et intĂ©ressants Ă©chouent ? La diffĂ©rence tient dans la seule compĂ©tence qui compte : le talent Ă vendre.
Depuis quelques annĂ©es, les festivaliers subissent une nouvelle engeance du party game d’extĂ©rieur : Tossit. Comment manquer ces marsupilamis dans leur pyjama de marque, qui arpentent le festival avec leurs flĂ©chettes en silicone ? Le public semble adorer et l’enseigne fleurit dans le monde entier. Un succĂšs de marketing qui va dans le mille. En avions-nous besoin ? Probablement pas. Mais pour qui s’intĂ©resse au business du jeu, voilĂ des leçons Ă prendre.
Le stand planqué de la Fresque du Climat
On trouve de tout au FIJ. MĂȘme la Fresque du Climat. En comparaison des stands exubĂ©rants de Lorcana ou de Star Wars Unlimited, et des dizaines d’autres Ă©diteurs et distributeurs qui ont le savoir-faire du marketing, le stand de la Fresque peut largement passer inaperçu, coincĂ© entre la cafĂ©tĂ©ria et les Patates DorĂ©es de Mr. Guanaco Dupont.
Et pourtant, il est plus que pertinent d’avoir une prĂ©sence du jeu Ă finalitĂ© utilitaire sur le festival. MĂȘme s’il serait lĂ©gitime d’argumenter que la Fresque est loin d’ĂȘtre un jeu au sens strict, son dispositif interactif a le mĂ©rite d’aborder des enjeux cruciaux de maniĂšre ludique et pĂ©dagogique. C’est une autre facette du jeu, celle de la sensibilisation et de la rĂ©flexion, qui mĂ©rite toute sa place au FIJ.
Une recherche passionnante sur le sujet des « Ă©co-jeux », ces jeux intĂ©ressĂ©s Ă la question de lâĂ©cologie et de lâenvironnement, nous le rappelle : le jeu est un terrain dâexpĂ©rimentation, un espace dâexpression. La Fresque du Climat est une forme possible de cette expĂ©rimentation, quâil reste encore Ă explorer.
La mer en face
Enfin, n’oublions pas qu’au-delĂ de l’effervescence du festival, il y a la MĂ©diterranĂ©e qui s’Ă©tale juste en face du Palais des Festivals. Sortir quelques instants du bĂątiment pour humer l’air iodĂ©, Ă©couter le ressac et contempler l’horizon est parfois le meilleur moyen de prendre du recul sur cette grand-messe du jeu.
Cela permet de se rappeler que le jeu n’est qu’un loisir parmi d’autres, un moment de partage et de dĂ©tente qui ne doit pas faire perdre de vue l’essentiel. Et l’essentiel, c’est peut-ĂȘtre simplement de profiter du moment prĂ©sent, en bonne compagnie, autour d’un jeu qu’on apprĂ©cie. Que ce soit un classique intemporel ou la derniĂšre nouveautĂ© brillante et Ă©phĂ©mĂšre, peu importe au fond. L’important est de jouer, encore et toujours.
Le jeu est un espace qui peut nous absorber tout entier. Il faut donner notre attention pour comprendre les rĂšgles, puis pour jouer la partie. Le festival lui-mĂȘme nous absorbe de sa frĂ©nĂ©sie, de son offre abondante et saturĂ©e. Ă tel point que le jeu devient le monde, voire se substitue Ă lui.
La mer en face a cela de bon quâelle nous ramĂšne illico presto Ă la raison. Pas besoin de discours, pas besoin de subterfuge ou dâamortisseurs : lâazur infini et sa beautĂ© Ă©ternelle sâoffre Ă nous, sans explication, si stratĂ©gie, ni Ă©tiquette de prix.
AprĂšs tout, il nây a pas que le jeu dans la vie.
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Et vous, quelles sont vos mythologie du Festival International des Jeux ?
5 Comments
François Rouzé
Un brin de poĂ©sie et de philosophie dans cet article qui Ă©voque des ressentis que jâai pu avoir aussi. Merci pour cela GUS&CO!
morlockbob
Toujours agrĂ©able d avoir des articles Ă rebrousse poils. Un oubli, la file des instgramtubber qui pollue les stands. AurĂ©olĂ© star du moment, c’est la nouvelle figurequi s’y coit. Et comme disait x chez x Ă©diteur « ben oui je m’en passerai bien mais 5000 followers, dans le monde du jeu c’est beaucoup » đ
Luna
La fresque du Climat est une vaste fumisterie qui repose sur un concept de startup en exploitant un outil de photolangage utilisĂ© en Ă©duc pop depuis fort longtemps et des animateurs bĂ©nĂ©voles:sous payĂ© qui assure la com souvent Ă l’insu de leur plein grĂ©.
De vrai parasite qui flingue le taf de nos assos d’Ă©ducation Ă l’environnement grĂące Ă une strat de com ultra marketĂ©
Gus
Wow, ça balance ! C’est Ă ce point « une vaste fumisterie » ? Chez nous Ă GenĂšve il y en a de plus de plus et c’est organisĂ© de tous les cĂŽtĂ©s. Pour les profs, pour le public, etc.
Baptiste
Belle dĂ©couverte ce blog. Articles quali et informatifs. Merci đ
Je viens de lire ton article sur le FIJ, pas compris le parti pris concernant TOSSIT. Leurs costumes flashy sont clairement extravagants, mais c’est justement ce qui fait leur charme et attire l’attention. Et ça fonctionne !
Le truc est que TOSSIT ne se contente pas d’ĂȘtre juste une stratĂ©gie de marketing bien huilĂ©e. Ils ont rĂ©ussi Ă crĂ©er un jeu qui mĂ©lange innovation et simplicitĂ©, et qui plaĂźt Ă un public large, des enfants aux adultes, tout en s’adressant aux sportifs du dimanche ou alors Ă ceux qui veulent s’amuser sans trop forcer. Ce n’est pas donnĂ© Ă tout le monde de rĂ©ussir ça.
J’ai vu TOSSIT Ă©voluer et ce n’est pas juste une mode passagĂšre. Ils investissent dans des matĂ©riaux durables, refusent des solutions faciles qui utiliseraient du plastique, et ça, c’est cool. Et ils ne s’arrĂȘtent pas lĂ â ils collaborent avec des Ă©coles, des hĂŽpitaux, des kinĂ©, et de plus en plus d’organisations Ă travers le monde. Ils font vraiment bouger les choses dans l’industrie du jeu.
Certes, leurs costumes sont un peu trop voyant, mais c’est aussi ça qui les rend fun et mĂ©morables. Et au final, ils font du bon boulot en rendant le jeu accessible et amusant pour tous.