Avec Playpunk, Antoine Bauza se lance dans l’édition
📣 Playpunk : Antoine Bauza et Thomas Provoost fusionnent talents et expériences pour du renouveau dans l’industrie des jeux de société. 🎲
Playpunk
L’industrie des jeux de société a été secouée hier mardi 20 juin par une annonce excitante qui promet d’insuffler une nouvelle vague d’innovation et de créativité dans le milieu. Antoine Bauza, l’esprit brillant derrière le célèbre jeu coopératif Hanabi, et Thomas Provoost, le cofondateur visionnaire de Repos Production, connu pour avoir publié 7 Wonders, ont uni leurs forces pour créer une nouvelle maison d’édition dénommée Playpunk.
Un duo dynamique de l’industrie
Le duo Bauza et Provoost est loin d’être un novice dans l’industrie des jeux de société. Bauza, récipiendaire du prestigieux Spiel des Jahres en 2013 pour Hanabi, a également créé des succès tels que 7 Wonders, Ghost Stories, Takenoko et Draftosaurus.
Provoost a quant à lui contribué à la publication de titres renommés comme Time’s Up, Concept, Just One et So Clover! Il est l’un des co-fondateurs de Repos Prod (dont nous vous avons justement pas plus tard que ce matin parlé avec The Number), racheté par Asmodee en janvier 2020. Provoost a quitté le navire pour se lancer, maintenant, dans une toute nouvelle aventure, Playpunk.
Une philosophie d’édition réfléchie
Playpunk n’est pas seulement une nouvelle maison d’édition de jeux de société. Elle dit souhaiter incarner une philosophie qui met l’accent sur la maturation des jeux et le maintien d’un catalogue limité. Cette approche, centrée sur la qualité plutôt que sur la quantité, promet de livrer des jeux méticuleusement conçus, prenant en compte tous les aspects, qu’il s’agisse du game design, de la narration, de l’ergonomie, des graphismes, de la production ou de l’écriture.
L’engagement envers la qualité et le soutien aux autrices et auteurs est au cœur de la mission de Playpunk. Bauza et Provoost croient fermement au rôle central des autrices et auteurs dans le processus de création et s’efforcent de les soutenir et de les stimuler pour atteindre l’excellence.
Des titres attendus avec impatience
Playpunk a d’ores et déjà suscité un immense enthousiasme parmi les fans de jeux de société avec l’annonce de deux jeux en cours de développement. Le premier, intitulé Captain Flip, est un jeu de société familial pour deux à cinq joueurs et joueuses, co-conçu par Paolo Mori et Remo Conzadori.
Ce titre promet d’être aussi fun que les précédentes créations de Mori, comme Libertalia. Le second jeu, encore sans nom, est un jeu expert pour deux à quatre, co-conçu par Gregory Grard (Mot Malin) et Mathieu Roussel, prévu pour être dévoilé lors du Spiel Essen en… 2024. De plus, Antoine Bauza a révélé que Playpunk sera présent à l’événement Paris est Ludique ! tout bientôt du 1er au 2 juillet.
Playpunk : innovation ou révolution ?
Le lancement de Playpunk pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère dans l’industrie des jeux de société. Avec l’expérience combinée de Bauza et Provoost, accompagnée d’une philosophie d’édition soignée, Playpunk est en mesure de propulser l’industrie vers de nouveaux sommets.
À l’heure où l’industrie est souvent saturée par une avalanche de nouveaux titres, l’approche de Playpunk pourrait servir de catalyseur pour un changement vers une plus grande focalisation sur la qualité et l’innovation. Comment l’approche de Playpunk, axée sur la maturation des jeux et un catalogue limité, peut-elle inciter d’autres éditeurs à reconsidérer leurs stratégies d’édition ? Et comment l’expertise combinée de Bauza et Provoost contribuera-t-elle à façonner l’avenir de Playpunk et, en fin de compte, de l’ensemble de l’industrie des jeux de société ? Nous allons suivre cela avec enthousiasme ces prochains mois !
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Article écrit par Gus. Rédacteur-en-chef de Gus&Co. Enseigne à l’École supérieure de bande dessinée et d’illustration, travaille dans le monde du jeu depuis 1989 comme auteur et journaliste.
Quels sont vos attentes pour les futurs jeux proposés par Playpunk ? Pensez-vous que l’approche de qualité sur quantité de Bauza et Provoost influencera le paysage des jeux de société ? Partagez avec nous vos réflexions en commentaire.

3 Comments
Pierre Franco
Thomas Provoost, c’est bien celui qui avait fait modifier le dos des cartes de 7 Wonders, histoire de nous obliger à racheter le jeu pour bénéficier des extensions ?
Nicoalas
Selon moi j’aurai plutôt dit que c’était les commerciaux/financiers d’Asm…
De plus, pour sa défense, je crois qu’il est partit avec le rachat de Repos Prod, et a déjà monté une autre boite d’édition : Captain Game (« 13 mots »).
Bref, ca doit quand même rapporter un peu d’être éditeur dans sa propre boite d’édition (malgré les propos des éditeurs qui disent que non, c’est très dur, etc… ), vu que tout le monde essaye d’en monter une ces derniers temps.
En tout cas, je prédis déjà un futur jeu très médiatisé et parmi les premières ventes ludiques.
Erik
Bonjour Gus !
Il est surprenant ce message : on dirait un communiqué de presse 😉
Par ailleurs je ne vois pas trop ce qui distingue la proposition de PlayPunk de quantité d’autres. De petits éditeurs francophones misant sur la qualité plutôt que la quantité je crois qu’on en connaît un paquet. Pearlgames, Gameworks (RIP et là aussi avec 1 créateur de jeux en entrepreneur), Matagot, Days of Wonder…
Et à la fin, c’est Asmodee qui gagne 😀
(Comme dans la
blague sur l’équipe allemande de foot)
Encore plus proches de cette démarche : les créateurs de Space Cowboys étaient les fondateurs d’Asmodée. Ils ont annoncé vouloir publier peu de jeux après les avoir intensément développés. Le monde du jeu a-t-il changé ensuite ?
De toute façon que déclarer d’autre quand on crée une nouvelle maison d’édition : que l’on va privilégier la quantité sur la qualité ? Qu’on envisage de sortir plein de gammes ? Qu’on ne publiera que des bêtas, à charge des acheteurs d’en pousser le développement ?
D’où ma remarque sur « l’étrangeté » du ton de ce post… Une sorte de paraphrase du communiqué.
Une entreprise est créée, elle va se lancer sur le marché avec peu de jeux mais dûment développés avec leurs auteurs.. Rien de nouveau sous le soleil.
C’est aussi l’explosion du nombre de petits et micro éditeurs qui étrangle cette industrie, laquelle n’est plus accessible qu’aux seuls gros acteurs depuis une bonne quinzaine d’années.
Ce qui serait plus surprenant à mes yeux serait de faire ce choix de proposition limitée mais avec derrière de gros moyens financiers ; c’est peut-être le cas.
À mon avis, la production participative a, elle, chamboulé la façon dont on finance, crée et lance des jeux.