Critiques de jeux,  Jeux de plateau

Little Factory. Ce n’est pas la taille qui compte

Little Factory. Petit, mais costaud.


Dessine-moi un mouton

Little Factory est, en quelque sorte, le spin-off, du très bon petit jeu Little Town. Même univers, même équipe d’auteurs, illustratrice et éditeur, et presque mêmes mécaniques. Presque. Mais pas vraiment.

Comme Little Town, Little Factory est un jeu d’un jeu de ressources, plus précisément, d’engine-building, de la construction de moteur. Pour faire simple, vous obtenez des ressources et des capacités qui vous permettent d’obtenir alors plus et de meilleures ressources et capacités, qui vous en permettent d’obtenir plus, etc. Cette mécanique a quelque chose de passionnant. On sent, on suit sa progression. Avec la possibilité de réaliser, parfois par hasard, des combo affriolants.

Et comme déjà avec Little Town, Little Factory exploite le filon de faire découvrir aux novices, par des jeux simplifiés, certaines mécaniques propres aux jeux de société. Ici, l’engine-building, donc.

La partie commence avec un nombre de pièces qu’il va falloir tout de suite échanger contre des ressources primaires : bois, blé, coton, etc. nous permettant, au fil de la partie, d’acquérir des ressources de niveaux supérieurs II et III : vaches, mouton, canne à pêche, lait, steak, etc. et pour finir des bâtiments rapportant des points d’influence, aka les points victoire, et des pouvoir spéciaux, comme gagner des points d’influence supplémentaires.

A notre tour de jeu, nous aurons le choix entre produire ou échanger des ressources et si cela est possible, activer le pouvoir d’un de nos bâtiments. Mécanique de jeu rapide, fluide et facile à comprendre, toute la complexité se trouve dans le fait de bien anticiper ses ventes et achats pour pouvoir faire grandir ses richesses :

« Si je montre ma vache je pourrai récolter du lait mais en la vendant avec un mouton j’aurais un bon steak ! »… ou en version végétarienne : « si je conserve mon blé je pourrai l’échanger avec de la farine et obtenir du pain à moins que je le combine à mon bois pour avoir un mouton ? ».

Le jeu prend fin lorsque le stock des points d’influence est épuisé ou, le plus fréquemment, lorsqu’une personne a atteint 10 points.

Little Factory, verdict

Little Factory est un petit jeu malin qui permet une belle initiation aux jeux de ressources, avec ce qu’il faut de choix cornéliens et de renoncements tactiques comme on les aime ! La pénurie de ressources est assez flagrante et crée une cruelle tension qui nécessite quelques parties de suite pour arriver à mieux anticiper ses choix.

Ce n’est bien sûr pas LE jeu qui nous ébouriffe ou nous fait briller les yeux en cette fin d’année, mais il fait « clairement le job » pour ce qu’on peut attendre d’un jeu d’initiation sympa, avec un rapport qualité-prix correct, facile à emporter en vacances ou en week-end.

Quant aux illustrations de Sabrina Miramon, que certains pourraient trouver un poil de mouton désuètes ou enfantines, elles ont le mérite d’être suffisamment explicites pour savoir à quel bois on se chauffe à quelles ressources on a à faire.

Très bon

Note : 4 sur 5.
  • Auteur et autrice : Shun Taguchi & Aya Taguchi
  • Illustratrice : Sabrina Miramon
  • Éditeur : Iello
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 4 (tourne bien à toutes les configurations, mais un poil meilleur à 2)
  • Âge conseillé : Dès 12 ans (voire 10 ans)
  • Durée : 30′-45′ (bonne estimation)
  • Thème : Ruralité
  • Mécaniques principales : Cartes, ressources, engine-building

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