Scythe est sorti en VF chez Morning en octobre 2016 pour Essen. Cette critique sera sur cette édition-ci et pas sur la nouvelle de Matagot, prévue pour 2017.
Scythe a été créé et édité par le talentueux Jamey Stegmaier (Euphoria), grâce à un financement participatif lancé en octobre 2015. Qui a levé un tout petit peu moins que deux millions. Deux millions, joli.
Pour 1 (!) à 5 joueurs, d’une durée de 115 minutes. Mouaif. Comptez plutôt 180.
XXXX
Non, ce n’est pas du porno.
Scythe, c’est la quintessence du 4x. 4x pour, selon Wikipedia:
- Exploration – Le joueur doit envoyer des éclaireurs dans les territoires non découverts environnants le lieu de départ du jeu.
- Expansion – Le joueur doit agrandir son territoire en établissant de nouvelles colonies ou en étendant son influence sur des colonies existantes.
- Exploitation – Le joueur doit récolter les ressources des zones qu’il contrôle et maximiser leur utilisation.
- Extermination – Le joueur doit attaquer et éliminer ses rivaux que ce soit militairement ou par un autre moyen.
Autrement dit, on se (dé)place sur le plateau, on extrait des ressources sur chaque terrain spécifique (un peu à la Colons de Catane), on se développe (améliorations, un peu à la Great Western Trail), et on met des tatanes dans les gencives de ses petits camarades. Triste fable de certaines politiques voraces et géopolitiques contemporaines…
Et comment on joue?
Le tour d’un joueur dure trente-six secondes, voire moins. On commence par déplacer son pion « action » sur son plateau personnel. On ne peut pas le laisser sur la même action pour la refaire. Il y a quatre actions disponibles:
déplacement de ses unités sur le plateau: personnage, Mechs et ouvriers
soutien: avancer sur la piste de force militaire. Une ressource nécessaire pour les combats
commerce: acquérir des ressources à choix, n’importe lesquelles
produire des ressources sur les terrains occupés
Sachant que chaque action a un coût, souvent en pièces de monnaie, et qu’elle offre deux possibilités. La « principale », qu’on doit effectuer en premier, puis la seconde, souvent une construction: Mechs, bâtiments, amélioration de son plateau ou recrue (pour activer la mécanique de « voisinage » que nous présenterons plus tard). On peut activer l’une, l’autre, aucune ou les deux actions l’une après l’autre.
Voilà, c’est tout. Simple. Fluide.
Et comment on gagne?
Scythe reprend plusieurs mécaniques d’Euphoria, le précédent jeu du même auteur/éditeur. Le but est de placer ses six étoiles. En réalisant six objectifs sur dix: construire ses quatre Mechs. Atteindre le max en Popularité. Atteindre le max en force militaire, remporter des combats (max 2). Si dans Euphoria il fallait être le premier à placer ses dix étoiles pour remporter la partie, ce n’est pas vraiment le cas dans Scythe.
Dès qu’un joueur a placé ses six étoiles, la partie prend immédiatement fin. Sans pour autant la remporter. On fait alors le décompte des terrains occupés, des pièces de monnaie possédées, des étoiles placées et des paires de ressources produites encore présentes sur le plateau. Avec une tabelle de points indexée selon l’avancée sur la piste de popularité. Autrement dit, plus on est populaire et plus on remporte de points. Oui, comme dans la vraie vie…
Mais faisez gaffe!
Dans la plupart des jeux de civilisation, de développement, on aura parfois tendance à se concentrer sur son propre développement. Parce que ça fait drôlement plaisir de voir sa faction, son pays s’améliorer. Dans Scythe, ce n’est pas ce qui fait gagner. On parvient certes ainsi à peine placer 2-3 étoiles (toutes les améliorations débloquées, toutes les recrues engagées…), mais c’est n’est pas suffisant.
Non, dans Scythe, ce qui rapporte beaucoup de PV en fin de partie ce sont les territoires contrôlés. Ne laissez pas un joueur s’étendre en toute impunité, cela le propulserait vers la victoire.
Levez le nez de votre plateau personnel pour prendre le temps de bien observer le plateau commun. Vous pourrez y découvrir des stratégies adverses expansionnistes. Et si vous voulez gagner, faites ça. Essayez de pécho le plus de régions, mais restez discrets.
Une stratégie efficace, mais coûteuse en ressources et en temps, augmenter très rapidement le nombre de ses ouvriers et les placer un peu partout sur la carte. Triple avantage:
- Si les autres joueurs veulent les repousser ils perdront à chaque fois un point de popularité (sauf s’ils jouent les Polonais. L’un de leurs Mechs leur permet d’éviter cette redevance).
- Non seulement vous occuperez les terrains pour des PV en fin de partie mais vous pourrez en plus en extraire leur ressource.
- Cela ralentira les autres joueurs puisqu’ils devront interrompre leur mouvement, bloqués par vos ouvriers.
XXXXL
Scythe, c’est aussi un jeu XXXXL. Bourré d’éléments astucieux, frais et originaux.
Pour son univers, d’abord. On joue en Europe dans une première guerre mondiale uchronique, mécanique, technologique, avec des Mechs, des gros robots impressionnants. Et les illustrations sont juste incroyables. On s’y croirait presque.
Pour son aspect narratif. Le plateau propose des rencontres, des jetons qui demandent que l’on pioche des cartes et qui immergent le joueur dans une réalité bien vivante. On doit alors prendre une décision entre trois possibilités, décision qui fera gagner ou perdre des éléments selon le choix retenu. Et hormis les trois choix, aucun texte d’explication de la situation. L’auteur le précise, une image vaut mille mots. Donc un aspect narratif conséquent.
Pour son matériel, aussi. Somptueux. De magnifiques figurines en plastique différentes selon les factions: Mechs, personnage principal. Avec des bâtiments en bois plutôt sobres (moulin, monument, etc)
Pour ses règles, ensuite. Extrêmement didactiques. Elles sont épaisses, denses. Mais au final, comme un jeu FFG, elles sont simples, claires, instinctives et ergonomiques. Difficile à croire quand on découvre le jeu pour la première fois, mais elles s’expliquent en une poignée de minutes à peine. Comptez six minutes trente-deux. Montre en main.
Pour ses différentes mécaniques de jeu, enfin. Tout est fluide et bien imbriqué.
Pour son côté presque asymétrique. En effet, chaque faction possède son propre départ, argent, bonheur, force militaire, un pouvoir générique permanent et deux pouvoirs de Mech spécifiques. Sur quatre. Deux pouvoirs étant partagés par tout le monde: déplacement amélioré et traversée des rivières. Ainsi que des actions aux coûts différents. Ce qui rend le jeu extrêmement varié. Et ce qui permet également de revenir au jeu en essayant d’autres factions.
Pour sa prise en main proposé par les éditeurs. Les règles paraissant épaisses et complexes, les éditeurs ont choisi de tout faire pour permettre aux joueurs de rentrer dans le jeu rapidement. Il y a donc: une aide de jeu par joueur, peut-être un peu trop sommaire, et surtout, des conseils pertinents de départ pour les premiers tours. Ainsi qu’un guide démarrage rapide, avec un rappel des éléments principaux: mise en place, règles. Tout est fait pour améliorer la prise en main.
Pour sa mécanique de « voisinage ». En effet, au fil du jeu on peut engager des « recrues ». Autrement dit, déplacer des pions sur son plateau personnel pour activer des bonus octroyés lorsque ses deux voisins directs effectuent certains actions spécifiques. IFTTT, If This Then That. Tu joues ceci, je gagne cela. Ce qui augmente l’interactivité du jeu.
Pour sa mécanique de combat, très très simple: une roue de dépense de force militaire et une carte militaire qu’on peut rajouter par Mech/personnage présent dans le combat. Le tout choisi secrètement. Et après révélation, la valeur supérieure remporte la rencontre. Voilà. Simplissime. Fluide. Tendu.
Pour sa mécanique d’usine. Au centre du plateau se trouve une usine. Neutre. Quand son personnage (ni Mech ni ouvrier) s’y rend pour la première fois on a alors accès à une action supplémentaire à choix qui restera disponible jusqu’à la fin de la partie. Une carte qu’on rajoute à son plateau personnel d’action. Plus vite on se rend à l’usine et plus aura de choix dans le paquet puisqu’avant la partie on tire un nombre de cartes équivalent au nombre de joueurs +1. Et qu’en toute fin de partie, l’usine compte comme trois terrains. Elle représente par conséquent un enjeu majeur et une source de tension constante.
Pour sa fiche de réussites. Pas un élément crucial, mais qui rajoute un petit côté « Legacy ». On peut y inscrire son nom quand on a « débloqué » une victoire: les premiers vainqueurs avec chaque faction, les premiers vainqueurs de l’année, les premiers vainqueurs avec la meilleure odeur de pieds, les premiers vainqueurs capables de yodler avec un accent portugais. Le tout fait très leaderboard des jeux d’arcade des années 80.
Interaction?
Evidemment omniprésente. 4X, il faudra contrôler des territoires. Faire de la place. Repousser les autres. Leur piquer des ressources. Et puisque le premier joueur à avoir placé ses six étoiles met fin à la partie, s’installe à la table une mécanique de course effrénée. Et six étoiles, c’est peu, c’est court, c’est chaud.

Et à combien y jouer?
A beaucoup. Vraiment beaucoup. Car le plateau n’est pas différent selon le nombre de joueurs. Donc plus on est de Mechs et plus on rit (enfin, jusqu’à ce que l’un d’eux vous mette la misère). Oui, il y a une règle pour y jouer en solo, mais soyons lucides, c’est un joke. Donc prévoyez d’y jouer dès quatre joueurs.
Et comme le tour d’un joueur dure environ trois secondes et demie, même au max, à cinq (ou sept, avec l’extension, nous en parlerons plus bas), on ne s’embête pas entre les tours. Et encore moins avec la mécanique de « voisinage » puisqu’il faut suivre ce que font ses voisins pour ne pas louper les bonus potentiels.
Tout est bon dans le cochon tofu?
Scythe est-il aussi bon que cette critique semble l’avancer?
Oui.
Encore faut-il quand même relever trois éléments qui peuvent surprendre ou décevoir, c’est selon.
- Les pouvoirs adverses
- La toute relative offensive
- La myriade de mini-règles
Les pouvoirs adverses
Comme vu plus haut, l’un des aspects incroyables du jeu est la personnalisation exacerbée de chaque faction. Elles sont toutes vraiment différentes. Tellement différentes en fait que ça devient difficile de suivre et de se souvenir de toutes ces différences. Entre les deux pouvoirs de Mechs et le pouvoir générique, surtout dès quatre joueurs, on risque d’oublier ceux des autres. Faites le calcul, à cinq joueurs ça fait douze pouvoirs (4×2 + 4×1) autres à se rappeler. Plus les siens qu’on pourrait également oublier. Et encore faut-il suivre les Mechs construits par tous.
Bref.
Tout ça pour dire qu’on risque bien vite d’être dépassé et surpris quand un joueur utilisera l’un des Mechs pour apparaître d’un lac, ou disposer d’un bonus d’attaque qu’on n’aura pas vu venir.
Comment y remédier? Faites une photocopie des pages 15-17 pour tous les joueurs, pages qui présentent les différents Mechs et leur pouvoir spécifique. Ainsi que la page 21 pour les pouvoirs des factions. Ceci permettra à tout un chacun de mieux suivre la partie.
La toute relative offensive
Non, Scythe n’est pas un jeu de baston. C’est plutôt un jeu d’intimidation. On passe sa partie à gonfler ses biceps pour décourager les autres à vous chercher des noises (j’adore cette expression). On construit des Mechs, on avance dans la force militaire, on collectionne les cartes combat. Tout est fait pour dissuader ses voisins de table. D’autant que le combat est cher, très cher. Il faut dépenser de la force militaire, qu’il va falloir récupérer plus tard. Et si on attaque des ouvriers, ceux-ci vous font perdre de la popularité (parce que ce n’est pas très très gentil). Ce qui ne vous pousse pas vraiment à combattre.
De plus, seuls deux combats maximum permettent de placer une étoile (sauf si on joue les Saxons/Allemands, on n’est alors pas limité. Forcément), donc hormis le fait de ralentir et repousser les autres, les combats ne sont pas toujours avantageux.
Non, Scythe n’est pas un jeu de baston. On pourrait le penser, vu toutes les fig qui se baladent sur le plateau, mais au final, le 4e X, extermination, est très peu présent parce qu’extrêmement coûteux. C’est déroutant.
La myriade de mini-règles
Si la règle s’explique en quelques poignées de minutes, il n’en reste qu’elle est bourrée de détails. Détails qu’on ferait vite d’oublier une fois le nez dans le guidon. Notamment:
Usine: on ne peut obtenir une carte que si on y demeure avec son personnage.
Déplacement amélioré: ne concerne pas les ouvriers.
Bonus de « voisinage »: on n’en bénéficie que lorsque les voisins font l’action du bas, pas du haut.
Combat: on ne peut rajouter qu’une seule carte par unité présente. Unité = Mech + personnage. Pas ouvrier.
etc. etc.
Tant de mini-détails qui, si négligés, risquent de déséquilibrer le jeu. Pour éviter cet écueil, le mieux est de s’assurer qu’un ou plusieurs joueurs à la table connaissent la règle sur le bout des doigts.
Alors, Scythe, c’est bien?
C’est simple, Scythe est l’un des meilleurs jeux de 2016. Pour autant qu’on apprécie les gros jeux de développement et de contrôle de territoires de plus de 2h aux règles riches et denses, tout en étant extrêmement fluides et instinctives. Un énorme kudos à l’éditeur de la VO de proposer une prise en main et une ergonomie extrêmement efficaces. Un modèle dans le genre.
Les parties sont prenantes et exigent de se triturer les neurones. Quelle prochaine action choisir? Rusher sur les ressources pour s’améliorer plus tard? S’étendre sur le plateau et asseoir une hégémonie territoriale? Améliorer sa faction, et comment? Quelle stratégie suivre? Quelle est celle des autres, et comment s’y adapter? Des choix cruciaux. Douloureux. Exaltants.
Et la trad de Morning? Un seul mot: excellente!
Pour conclure, autant le matériel que les illustrations permettent une immersion conséquente. Et le thème, renforcé par les cartes rencontres, développe un aspect narratif intense. Un jeu puissant.
Et maintenant?
Fin 2016 Morning a cédé les droits pour la VF. A Matagot. Qui va donc reprendre le flambeau et sortir une nouvelle édition tout prochainement. Si vous possédez la VF de Morning, c’est donc un collector puisque cette version ne sera plus éditée.
D’autant que la VF est à l’heure actuelle épuisée un peu partout. Il va falloir attendre la nouvelle VF Matagot pour pouvoir y jouer. En parlant de Matagot, nous les avons contactés pour savoir quand leur version allait sortir et ce qui allait changer. Découvrez leur interview juste plus bas.
Mais encore
Une extension est déjà sortie, qu’en VO pour l’instant. Invaders from Afar. Envahisseurs de très loin. Elle ne fait que rajouter deux factions supplémentaires, les « Irlandais » et les « Japonais ». Deux factions très orientées combats qui viennent rajouter une tension belliqueuse autour du plateau et renforcer le 4e X.
Avec cette extension on peut désormais jouer à Scythe à six ou sept joueurs. Sept joueurs. Sur le même plateau. OMFG. Nous ne l’avons pas encore essayée, mais c’est prévu dans un avenir très, très proche. J’imagine les parties massives et épiques à sept joueurs… Miam!
Et au fait, pourquoi ce titre sibyllin, Scythe? Scythe, c’est une faucille. A prononcer Saï-th. La faucille, l’outil qui symbolise le mélange entre le travail de la terre, l’exploitation des ressources, et l’aspect belliqueux. Tout est dit.
En attendant la VF de Matagot pour avril 2017, vous pouvez encore trouver celle de Morning qui se balade.
Chez Philibert,
Et si vous habitez en Suisse, chez Helvétia Games Shop.
Interview
Matagot vient donc de récupérer la VF. Curieux de nature, nous leur avons posé quelques questions.
Bonjour Stefan Brunelle, chargé de communication auprès de Matagot. Merci d’avoir bien voulu répondre à nos questions. Vous venez d’annoncer la réédition française pour Scythe. Alors que la VF était déjà dispo chez Morning en octobre 2016. Racontez-nous comment cela s’est passé?
Nous sommes désormais directement présents aux États-Unis via Stefan, Arnaud et Zongxiu de Surfin’ Meeple notre distributeur exclusif là-bas, nous avons donc eu l’occasion de mieux et directement connaitre Stonemaier. Nous avons aussi toujours eu de bons contacts avec l’équipe Morning. Pour des raisons qui leur appartiennent, ils ne pouvaient pas continuer à éditer le jeu en France et comme Matagot a de plus construit une petite réputation en localisation (Orleans, Brains, Animals on board, Istanbul, Junta…) les gens concernés se sont tournés vers nous. Il a fallu ensuite faire preuve de réactivité car le prochain tirage était prévu pour avril 2017.
Qu’est-ce qui vous a plu dans le jeu, au point de vouloir en proposer une nouvelle édition?
Scythe est un peu spécial, habituellement, nous participons dans la mesure du possible avec tous les éditeurs qui nous donnent l’occasion de travailler sur un de leurs titres. Nous faisons de même avec les éditeurs qui traduisent nos jeux, leurs différentes approches améliorent les chances des jeux proposés à une meilleure représentation. Ceci étant dit, chaque jeu qui mérite d’être édité a sa propre approche. Junta méritait une réédition plus moderne, Mmm ! gagne à être connu, Lanternes…Yéti…Tout ça pour en arriver à Scythe, qui a déjà bonne réputation. Le défi sera très différent, le travail autour du jeu sera nouveau. C’est un gros titre, le jeu ne vient pas de nous directement, les gens l’attendent.
En tant que joueurs, nous étions déjà convaincus. Plusieurs du staff Matagot voient arriver ce jeu avec beaucoup de joie. Ça ne répond pas vraiment à la question, mais donnez-lui une chance, jouez une partie, vous allez comprendre assez rapidement pourquoi l’offre de travailler sur ce jeu est une évidence pour qui connait l’équipe Matagot.
Qu’est-ce qui changera dans la version Matagot?
Très vite nous avons mis en place un plan avec Jamey pour rediriger une partie de la production américaine vers la France. L’équipe s’est battue jour et nuit car même si sur un planning de moins de dix jours nous ne pouvions pas introduire de gros changements, nous voulions intégrer le maximum d’errata et mettre notre petite touche sur la VF. Par exemple, nous aurons le plaisir de piloter des « Méchas », car les filles jouent aussi à Scythe! Et pas des Mechs. (rires)
Pour quand est prévue la sortie de votre version?
Nous prévoyons de l’avoir en stock fin mars, donc avril disponible partout en boutique.
Et quid des extensions, pas encore traduites? Avez-vous prévu de les sortir également en VF?
Pour Scythe nous avons l’intention d’agir comme avec nos propres jeux, si une extension est disponible, nous voulons l’offrir. Pas de dates pour l’instant, tous nos efforts vont vers le jeu de base jusqu’à nouvel ordre.



