Conseils pour la création, surmonter les difficultés II

Cet article fait suite à Conseils pour la création, surmonter les difficultés I.

Après avoir abordé les obstacles Temps, Motivation, Discipline & Perfectionnisme,

en voici 4 autres :

5. Argent

Créer, un jeu, un livre, une bédé, un film, est toujours lié à l’argent.

Que l’on crée dans l’unique but de recevoir de l’argent, ou que l’argent est plutôt considéré comme une récompense annexe, l’argent est source de motivation.

Être publié ne représente pas seulement une consécration, mais également une assurance d’un apport financier plus ou moins conséquent.

Il peut arriver que l’auteur se trouve dans une situation financière fragile & modeste. Cette situation pourrait alors freiner le processus créatif.

Bien souvent, les auteurs créent à flux tendu. Tout le pécule perçu par leur œuvre sert à peine à rembourser les frais de leur création précédente, une situation délicate.

Comment surmonter ce problème ?

Prendre des emprunts, auprès d’une banque, d’amis, passerait pour une bonne idée à court terme, mais très mauvaise à moyen et court terme. Qui dit emprunt dit forcément dette, et vivre avec des dettes devient alors beaucoup plus difficile. Tout le monde connaît l’exemple du type qui prend des cartes de crédit supplémentaires pour payer les dettes de ses cartes de crédit précédentes… Éviter par conséquent d’emprunter de l’argent.

Pourquoi ne pas demander une avance à son éditeur, comme cela se fait souvent dans le monde littéraire?

Ou alors prendre un travail temporaire, ou travailler plus, que les rentrées d’argent soient suffisantes pour se laisser aller à la création sans devoir se soucier de manger ou payer sa facture d’électricité.

Renoncer de créer pour des impératifs financiers serait bien dommage…

6. Style

Cet obstacle est flagrant, surtout en début de « carrière ». Chaque auteur a sa touche, sa patte. Se trouver et se reconnaître pourra représenter un défi.

Qui suis-je? Qu’est-ce que j’aime? Qu’est-ce que je cherche à accomplir, créer, exprimer? Cette démarche introspective est nécessaire pour la démarche créative, car elle pousse à (se) définir.

La création ne doit toutefois pas devenir une psychanalyse. Si trop de ressources sont utilisées, le travail en pâtira. Comment surmonter cet obstacle? Se lâcher, tout simplement, ne pas chercher à révolutionner le monde et diminuer ses propres attentes.

Si le style devient un frein, il vaut mieux se contenter de ce que l’on fait, car ce sera, après tout, on l’espère, personnel, donc différent.

7. Peur de l’échec

Créer est souvent dans un but de produire: produire un effet sur son entourage ou sur un éditeur qui va alors être enthousiasmé et « acheter » l’œuvre.

Ce processus créatif pourrait être freiné car on pourrait craindre de ne pas y arriver. De peur de ne pas produire un résultat, on pourrait interrompre ou sérieusement remettre sa création en question.

Comme vu plus haut dans le précédent obstacle, il est impératif de se lâcher et de se laisser aller à la création, avec tout ce que cela implique comme étapes de corrections / révisions, tout en allant au bout de sa démarche. Et si l’œuvre ne plaît pas? Au moins elle plaira déjà à une personne, son auteur. Faites-vous confiance, sinon personne ne le fera.

8. Détester créer pour toutes les raisons évoquées

Non, il n’est pas facile de créer. Manque d’inspiration, de motivation, de temps, de confiance.

Notre économie a changé. Au 20e siècle, nous étions dans une logique capitaliste exécutive & productiviste. Travailler à la chaîne, reproduire des schémas classiques et bien rodés.

Au 21e siècle, ces modèles sont clairement en train de péricliter, nous le constatons tous les jours. L’avenir n’est plus dans le conformisme mais dans l’innovation, la créativité.

Créer, un jeu, un livre, une bédé, un film, en est l’accomplissement. Les auteurs et artistes ont toujours été présents dans une société productiviste pour nous rappeler à l’originalité. Plus que jamais, créer est devenu nécessaire pour proposer de nouveaux modèles.

Surmonter tous ces obstacles, aussi présents, fréquents et méchants qu’ils puissent être, nous poussent à devenir meilleurs, à se montrer résilients. Comme disent les jedis, ce n’est que par le feu qu’une lame forte est forgée.

Laisser un commentaire