Le défi 90/90 : Moins de jeux, plus de joie
🎉 Débarrassez-vous de votre « pile de la honte » ! Le défi 90/90 pour une ludothèque épurée (et des soirées jeux plus efficaces).
La règle du 90/90 : simple comme bonjour !
Aujourd’hui, nous allons aborder un sujet qui vous, qui nous, qui me tient à cœur : l’organisation de sa ludothèque. On le sait bien, un espace de jeu bien rangé est la clé pour des soirées jeux mémorables. Pourquoi ? Parce que du coup on ne passe pas 217 heures à chercher LE jeu ! Mais comment s’y prendre lorsque notre collection déborde et que nous ne savons plus où donner de la tête ? Bim. J’ai la solution qu’il vous faut : la règle du 90/90 !
La règle 90/90 en bref : si vous n’avez pas joué à un jeu dans les 90 derniers jours et ne comptez pas y jouer dans les 90 prochains, il est temps de s’en séparer.
Imaginez une méthode de tri aussi simple et efficace qu’une partie de votre jeu favori. C’est exactement ce que propose la règle du 90/90, une chouette technique de désencombrement créée par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, le célèbre duo de The Minimalists.
Même pour les passionnés, il faut reconnaître que certains jeux prennent plus de place par attachement que par réel désir d’y jouer. J’ai raison ou j’ai raison ?
Le principe de la méthode 90/90 est d’une simplicité enfantine : pour chaque jeu de société que vous possédez, posez-vous deux questions. Avez-vous joué à ce jeu au cours des 90 derniers jours ? Si ce n’est pas le cas, y jouerez-vous dans les 90 prochains jours ? Si vous répondez non aux deux questions, il est temps de vous en séparer ! Facile, non ? Voilà c’est fini vous pouvez fermer cette page.
Euh non, attendez !
Établissez vos propres règles du jeu
OK, vous êtes encore là, ouf.
Comme dans tout (bon) jeu, il faut d’abord établir les règles de base. La fenêtre de 90 jours est un excellent point de départ, mais elle peut être ajustée en fonction de votre rythme de jeu. Pour les joueurs et joueuses occasionnelles, la fenêtre peut être plus longue, tandis que pour les joueurs et joueuses plus assidues, une approche plus courte peut être appropriée.
L’essentiel est de définir votre fenêtre avant de commencer et de vous y tenir. Après tout, c’est vous le maître du jeu !
Passez à l’action : évaluez vos jeux (sans pitié) !
Maintenant que les règles sont établies, place à l’évaluation de vos jeux. C’est là que la magie opère ! Vous savez instantanément si vous avez joué à un jeu récemment et si vous y jouerez à nouveau bientôt. Pas besoin de réfléchir pendant des heures, la décision se prend en une fraction de seconde.
C’est rapide, efficace et vous aide à rompre ces liens émotionnels (irrationnels ?) avec des jeux que vous conservez simplement parce que… « peut-être un jour ». C’est ce qu’on appelle toutes et tous la… wait for it… pile de la honte… Soyez honnête avec vous-même et n’ayez pas peur de faire le tri !
Mon expérience perso : le grand tri !
Mais attention, avant de commencer à trier, une étape cruciale s’impose : vider entièrement votre étagère ou votre armoire à jeux. C’est l’occasion idéale de faire un grand nettoyage, d’enlever la poussière accumulée et de repartir sur de bonnes bases.
Une fois l’espace propre et dégagé, vous pouvez passer au tri proprement dit. Gardez ce qui répond aux critères du 90/90, et dites adieu au reste ! Votre ludothèque vous remerciera.
J’ai personnellement testé cette méthode sur ma ludothèque perso. Le résultat ? Une grande boîte remplie de jeux à donner à la ludo près de chez moi ou à revendre, et une organisation bien plus efficace de ce que j’ai décidé de garder.
En replaçant chaque jeu, je me suis à nouveau posé la question : est-ce que je vais y jouer à nouveau bientôt ? Cela m’a aidé à ranger les choses de manière plus logique, en plaçant les jeux auxquels je joue moins souvent au fond, et mes favoris à portée de main.
Le secret d’une ludothèque parfaite : osez être sélectif !
Et vous savez quoi ? Je n’ai aucun « mais » à ajouter. J’ai adoré la simplicité et l’efficacité de cette méthode, à tel point que je prévois de l’essayer sur les collections de jeux de mes potes (dont celle, foisonnante et exagérée, de mon rédac’chef). Mon conseil ultime ? Plus la fenêtre temporelle que vous vous imposez est courte, plus vous serez efficace.
Mais encore une fois, tout dépend de votre rythme de jeu et de votre honnêteté envers vous-même. N’ayez pas peur d’être sélectif, votre ludothèque n’en sera que plus efficace et fonctionnelle !
Des jeux qui respirent, des parties qui inspirent !
(un slogan que je vous offre. C’est cadeau)
Imaginez un peu : une ludothèque épurée, où chaque jeu a sa place et son utilité. Fini les piles bancales qui menacent de s’effondrer à tout moment, terminé le casse-tête pour retrouver le jeu que vous voulez ! Avec la règle du 90/90, vos étagères respireront et vos jeux n’auront jamais été aussi accessibles.
Et qui dit ludothèque organisée, dit aussi parties plus fréquentes et plus variées. Vous redécouvrirez des pépites oubliées et vous aurez enfin l’espace pour accueillir les nouveautés qui vous font de l’œil. C’est tout bénéf !
Alors, c’est parti ? On se lance dans le défi 90/90 ?
Lâchez votre ordi ou votre portable, il est temps de passer à l’action. Armez-vous de courage et de cartons vides (à remplir), et lancez-vous dans le grand tri de votre ludothèque. La règle du 90/90 sera votre alliée dans cette aventure (périlleuse) en quête d’organisation.
N’oubliez pas, le but n’est pas de vous débarrasser de tous vos jeux, mais bien de créer un espace où chaque titre a sa place et où vous prenez plaisir à vous plonger dans une partie à tout moment.
Faites le tri, donnez, vendez, échangez, mais surtout, redécouvrez la joie de jouer avec une ludothèque qui vous ressemble. C’est ça, la magie du 90/90 ! Tadaaaaa.
Et n’hésitez pas à partager votre expérience avec nous. Comment s’est passé votre grand tri ? Quelles pépites avez-vous redécouvertes ? Votre témoignage pourrait inspirer d’autres passionnés à sauter le pas. Bon, j’y retourne, il me reste encore deux étagères à passer au crible de la méthode 90/
Rejoignez notre communauté :
Rejoignez notre chaîne WhatsApp
Gus&Co : 100% Indépendant, 0% Publicité
Vous avez aimé cet article ? Depuis 2007, nous faisons le choix difficile de refuser la publicité intrusive pour vous offrir une lecture confortable. Mais l'indépendance a un prix (hébergement, temps, achat de jeux).
Pour que cette aventure continue, vous avez deux moyens de nous soutenir :
☕ Soutenir Gus&Co sur Tipeee
Selon vous, qu'est-ce qui fait une ludothèque idéale ? Quels critères sont les plus importants pour vous ? Avez-vous des astuces pour optimiser l'organisation de vos jeux ?
12 Comments
Ange
Notre tri familial : les jeux auxquels nous jouons régulièrement (plus ou moins régulièrement, pouvant aller jusqu’à 6 mois, voir 1 an), sont dans les 2 armoires à proximité de la pièce centrale. **Vraiment** plus de place à l’arrivée d’un nouveau jeu ? un peu de tri et les jeux plus joués depuis **vraiment** longtemps, montent à l’étage dans les différentes armoires des chambres d’enfants/d’amis. Si elles sont aussi pleines (pas encore vu), certains rejoindront les jeux que l’on a absolument pas aimé dès le début et qui sont stockés dans le grenier (car on ne va pas donner à des amis des jeux qu’on n’aime pas et on n’arrive pas à revendre des jeux…).
De plus, certains jeux de l’étage peuvent lors de ces rares tris redescendre (« ah tiens oui, ce jeu, il était pourtant bien, et si on y rejouait ? »)
Mais merci, l’idée des 90/90 pourra nous aider lors d’un – très- prochain tri (plus de place 😉)
Pierre Pigeon
90 jours, ça me semble extrêmissimement court pour sortir un jeu.
je suis plutôt sur une évaluation sur 1 an.
si le jeu n’est pas sorti dans l’année, je me demande pourquoi le garder.
option 1 : collection. c’est le cas de mon magic realm, que je possède depuis 1979.
option 2 : très gros truc qui ne sort pas facilement mais que je veux encore sortir. c’est le cas de mon mega empires.
option 3 : mais je veux y jouer. alors il sort dans les 2 mois.
mais la raison principale pour laquelle je revends, c’est que j’ai fait le tour. la ou les 2 dernière partie ne m’a pas donne de sensations de nouveauté ou d’immersion. je revends.
Jean Philippe thomas
Coucou,
Ne pouvant me séparer de mes jeux soigneusement sélectionnés à l’ aide entre autres de vos conseils ( Maracaibo, Orléans, Les châteaux de Bourgogne etc..) et possédant environ 250 jeux j’ ai décidé de créer une ludothèque à Bonne ( à côté d’Annemasse)afin de partager mes très nombreux trésors.
Nous nous rassemblons depuis 3 ans toutes les 3 semaines dans une ambiance conviviale pour des parties endiablées.
Alors si vous le pouvez, au lieu de revendre vos précieux, créer une ludothèque, en plus vous ferez plein de belles rencontres.
Le jeu qui fait société
Bertrand
La définition de la pile de la honte, sauf erreur, c’est pas tant les jeux qu’on a pas joué depuis un certain temps que ceux qu’on a acheté et jamais joué, ce qui est quand même assez différent 😊.
Pour le reste, perso, j’ai fait un tri de ma ludo il y a qq mois et les règles étaient différentes. J’ai gardé les jeux pour lesquels j’ai un attachement même si je les joue rarement, les jeux qui sortent régulièrement (évidemment) et les jeux que je trouve chouette pour faire découvrir une mécanique (j’ai beaucoup de gens avec qui je joue qui sont moins gros joueurs -et dans ma définition, gros joueur, c’est qui aime beaucoup jouer qq soit le degré de complexité des jeux- et qui aiment bien découvrir de nouveaux types de jeux).
Sur 250, y en a 80 qui ont viré et je me sens très bien avec la nouvelle ludo 😊
Julien
Salut,
Pour être tout à fait honnête j’applique une autre règle, celle du « quel jeu je remplace par le nouveau ».
Si j’achète un jeu, c’est que je vais remplacer un ancien.
Exception faite d’un jeu avec une nouvelle mécanique, j’ajoute 😁
Ciao,
Julien
Ronan
J’applique le dit désherbage comme je le fais en bibliothèque. Le nombre de fois que j’ai joué à tel jeu par année si c’est trop peu je vire ou bien je le laisse une seconde chance avant de le virer définitivement.
Sophie57
j’avoue avoir beaucoup de mal à me séparer des jeux et j’ai tendance à racheter des étagères. Nous procédons à un vote avec mes filles et pour se séparer d’un jeu, il faut que ce soit à l’unanimité. Mais nous faisons désormais office de ludothèque pour les amis et de temps en temps nous faisons le tri. 90 mois me paraît très juste car nous avons l’habitude de nous faire plaisir en ressortant parfois un vieux jeu. L’appli myludo nous aide bien pour ça.
Raidden
Je regarde les boîtes et certaines me laissent des bons souvenirs, d’autres ne m’en laissent aucun. Ces boîtes là sont privilégiées pour se voir offrir une nouvelle vie dans de nouvelles mains.
J’en garde beaucoup par sentiment ou parce que je sais que ces boîtes sont invendables.
D’autres sont en anglais, des kickstarter et je ne pense pas qu’elles partiront sur le marché de l’occasion français.
byaco
Pour ma part, j’avais un peu plus de 200 jeux et j’ai fais un gros tri une fois. Depuis je me fixe une seule règle, pas plus de 100 jeux (hors jeux pour enfants). Si j’en achète un, j’en vends/donne un autre.
Sur MyLudo, je vois à combien de jeux j’en suis et si je dépasse 100, je procède à un nouveau tri.
lithrac
Le tri et la sélection des jeux fait partie de mon ADN de joueur. En décembre 2022, j’avais près de 120 jeux, dont certains étaient encore sous cellophane, et la pile de la honte (ou encore « l’étagère d’opportunité », comme euphémisent beaucoup d’anglo-saxons) s’accumulait. J’ai pris sur moi de tester tous les jeux que j’avais, et de revendre tous ceux que je n’arrivais pas à me motiver à jouer, ou ceux que je ne trouvais pas exceptionnel. Six mois plus tard, j’étais à 30 jeux, et je reste en-dessous de cette limite bien abstraite depuis.
Abstraite? Pas tant que ça. Je joue majoritairement en solo, donc je n’ai pas à faire de concession sur quel titre je garde pour telle autre personne. et 25-30 est le chiffre auquel je suis arrivé pour conserver un large panel de choix dans mes jeux (je n’ai pas l’impression de me frustrer), tout en sachant que si plus de jeux s’accumulent, je n’y joue pas ou trop peu pour en profiter. Ajoutons quand même la dimension de réapprendre les règles des jeux qu’on n’a pas joués depuis trop longtemps: une partie de Mage Knight par année, ce n’est pas suffisant pour se souvenir de ses subtilités!
Pour trier mes jeux, je suis impitoyable. Je ne me satisfais pas des « okay games », les jeux qui sont « juste » bons mais pas excellents, car la vie est trop courte pour s’embarrasser de jeux qui ne sortiront pas car il existe de meilleurs jeux qu’eux dans leur catégorie. J’essaie d’éviter les doublons dans le style de jeu, et chaque jeu dans ma collection apporte quelque chose d’unique. La clé pour me libérer du carcan de l’accumulation a été de gamifier le tri et l’entretien de ma collection: j’utilise par exemple une spreadsheet googledocs pour avoir une vision synthétique, et de manière générale j’ai trouvé du plaisir dans le soin que j’apporte à ma collection. J’ai également rejoint des communautés de joueurs dans le même état d’esprit, et j’ai créé une geeklist BGG où je parle des jeux dont je me suis séparé, en expliquant pourquoi. En faisant cela, j’ai l’impression d’écrire mon histoire de joueur, et cela m’aide souvent à rationaliser mes choix en matière de tri.
Reste à évoquer « the elephant in the room » par rapport à la thématique initiale. Le meilleur moyen d’éviter le surencombrement des étagères et de la pile de la honte est encore de… bien réfléchir à ses achats. Ai-je besoin de posséder ce nouveau jeu dont tout le monde parle (je ne te vise pas en particulier, Harmonies, mais c’est tout comme!), ou puis-je y jouer avec l’exemplaire de quelqu’un d’autre? Ce jeu ne va-t-il pas faire doublon avec un autre jeu de ma collection? Est-ce que ce jeu est vraiment adapté au nombre de joueurs et aux goûts de mon cercle d’amis ludistes? Est-ce que j’achèterais aussi ce jeu si j’attendais six mois, ou suis-je victime de la hype ambiante? Vais-je jouer à ce jeu dans un futur très proche, ou va-t-il venir s’ajouter aux jeux non joués? Se poser de bonnes questions avant l’achat, c’est aussi s’assurer de garder du plaisir avec les jeux que nous avons. Dans un âge où le culte de la nouveauté, influencé qu’on le veuille ou non par notre blog ludiste préféré ou nos producteurs de contenus sur YouTube, a pris une importance considérable, il me semble essentiel de valoriser les jeux plus anciens également, ceux qui résistent encore et toujours à l’envahisseur de nos étagères. La quête d’une belle collection consiste pour moi à trouver les jeux qui me correspondent, qui sont devenus et deviendront des jeux essentiels et qui correspondent à mes goûts. N’en déplaise à la hype.
Yannick el mosquito
De notre côté, nous vivons dans une petite maison de village, donc pas le choix : le tri est de rigueur. Notre ludothèque a un encombrement maximum définit. C’est la seule règle que nous utilisons. Un jeu nous plaît, il doit rentrer (et proprement !). Si il n’y rentre pas un ou plusieurs jeu doivent disparaître. Ayant envie d’acheter de nouveaux jeux bien trop souvent cela me freine un peu, et me pousse à me renseigner fortement sur les jeux (et ça c’est cool, la lecture sur Gus and Co, les discussions entre amis ou avec votre vendeur préféré sur tel ou tel jeu). En effet acheter un jeu et souvent synonyme du départ d’un autre ! Le prochain casse tête : Return to the dark tower…
Gus
Hop, Yannick, ça pourrait vous aider https://gusandco.net/2024/01/07/return-to-dark-tower-jeu-critique/