Smurfs Hidden Village article banniĂšre
Critiques de jeux,  Jeux de plateau

Smurfs Hidden Village : Charme ou chaos ?

đŸ˜Œ Smurfs Hidden Village : Sauvez le village avec vos petits. Un plateau mignon 🏡 mais confus ! Test en famille avec Gargamel en embuscade.



Smurfs Hidden Village

Smurfs Hidden Village

⚠ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communautĂ©, nous tenons Ă  prĂ©ciser que cet article reflĂšte notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testĂ© le jeu de façon indĂ©pendante, sans lien commercial avec son Ă©diteur. Les avis prĂ©sentĂ©s ici reprĂ©sentent notre analyse honnĂȘte et impartiale du jeu, basĂ©e sur notre propre expĂ©rience.


En bref :

  • Smurfs Hidden Village sĂ©duit par son matĂ©riel mignon et son ambiance nostalgique, mais les rĂšgles floues déçoivent.
  • Un jeu coopĂ©ratif familial mĂȘlant deck-building et placement d’ouvriers, notĂ© 3/5 par une maman fan des Schtroumpfs.
  • IdĂ©al pour les nostalgiques prĂȘts Ă  bidouiller, moins pour les puristes ou les petits impatients.

DĂ©baller un jeu des Schtroumpfs avec mes enfants, c’était magique
 jusqu’à ce que les rĂšgles nous perdent dans la forĂȘt sombre !

Moi, c’est AmĂ©lie, maman de deux tornades guillerettes de 8 et 10 ans, et fan absolue de jeux de sociĂ©tĂ© depuis que j’ai su tenir un dĂ© (autant dire, presque depuis la poussette !). Les jeux, pour moi, c’est bien plus qu’un loisir : c’est une façon de rĂ©unir ma petite tribu, de rire, de rĂąler parfois, et de crĂ©er des souvenirs. Alors quand j’ai appris l’existence de Smurfs Hidden Village, un jeu coopĂ©ratif qui plonge dans l’univers des Schtroumpfs – ces petits lutins bleus qui ont bercĂ© mon enfance –, j’ai sautĂ© dessus comme le Schtroumpf Gourmand sur une tarte. Avec mes deux loustics, on a dĂ©ballĂ© la boĂźte, installĂ© le plateau, et vĂ©cu une sacrĂ©e aventure. Aujourd’hui, je vous raconte tout : les Ă©clats de rire, les soupirs, et pourquoi ce village cachĂ© m’a laissĂ©e avec un sourire en demi-teinte.

Petite prĂ©cision avant de plonger : cet article, c’est mon ressenti sincĂšre. Pas de chichi, pas de sponsor, juste une maman joueuse qui a craquĂ© son porte-monnaie pour tester ce jeu en toute indĂ©pendance. Alors, prĂȘt·e·s Ă  schtroumpfer avec moi ?

Smurfs Hidden Village matos

L’appel du village champignon

Smurfs Hidden Village, c’est un jeu de sociĂ©tĂ© coopĂ©ratif signĂ© par un quatuor d’auteurs français que j’admire : Antoine Bauza, ThĂ©o RiviĂšre, Corentin Lebrat et Ludovic Maublanc (la fameuse Team Kaedama). De 1 Ă  5 joueureuses, dĂšs 8 ans, il nous invite Ă  reconstruire le village des Schtroumpfs aprĂšs une attaque de l’infĂąme Gargamel et de son chat AzraĂ«l. L’idĂ©e ? RĂ©unir des ressources (bois, pierre, salsepareille), libĂ©rer des Schtroumpfs prisonniers dans la forĂȘt sombre, prĂ©parer des gĂąteaux pour la fĂȘte, et rebĂątir les maisons champignons. Tout ça en mĂ©langeant du deck-building (on amĂ©liore un deck commun de cartes), du placement d’ouvriers (avec des meeples Schtroumpfs), et une pincĂ©e de hasard avec un dĂ© de danger. Sur le papier, c’est un cocktail qui donne envie, surtout quand, comme moi, on a grandi avec les dessins animĂ©s de Peyo et les chamailleries du Schtroumpf Ă  Lunettes.

Mes enfants Ă©taient tout aussi excitĂ©s. « Maman, on va battre Gargamel tous ensemble ! » m’a lancĂ© mon fils en brandissant la figurine du Schtroumpf Bricoleur. Mon grand, lui, a tout de suite adoptĂ© les petites maisons en 3D, qu’elle a alignĂ©es comme une dĂ©coratrice d’intĂ©rieur avant mĂȘme qu’on ouvre le livret de rĂšgles. Bref, l’ambiance Ă©tait lĂ , et on avait hĂąte de se lancer. Mais est-ce que le jeu a tenu toutes ses promesses ? Pas complĂštement
 Allons voir ça de plus prĂšs !

Ce qui m’a fait fondre comme une Schtroumpfette

Commençons par le positif, parce qu’il y en a, et pas qu’un peu ! DĂšs qu’on ouvre la boĂźte, on prend une claque de nostalgie. Les maisons champignons en 3D sont Ă  croquer, avec leurs petits toits rouges et leur design tout droit sorti des bandes dessinĂ©es de Peyo. Les ressources en bois – des bĂ»chettes, des pierres et des baies de salsepareille – sont joliment taillĂ©es, et les figurines des Schtroumpfs, avec leurs bonnets blancs, ont un charme fou. Mon fils a passĂ© cinq minutes Ă  faire parler le Schtroumpf Farceur (« PiĂšge surprise pour Gargamel, hĂ©hĂ© ! ») pendant que mon grand organisait une parade avec les meeples. Clairement, le matĂ©riel donne envie de plonger dans l’univers dĂšs les premiĂšres secondes.

Les mĂ©caniques, elles, sont variĂ©es et bien pensĂ©es. Tout est commun dans ce jeu : le deck de cartes Schtroumpfs qu’on amĂ©liore au fil de la partie, les ressources qu’on rĂ©colte, et les petits meeples qu’on place sur le plateau pour activer des actions. J’ai adorĂ© cette idĂ©e de tout partager, parce que ça reflĂšte parfaitement l’esprit d’équipe des Schtroumpfs. On s’est vite mis Ă  discuter strategie avec mes petits : « Si je joue la carte Schtroumpf Costaud pour prendre du bois, toi, tu peux placer un pion pour libĂ©rer un copain, d’accord ? » Ça crĂ©e des moments de complicitĂ©, et j’ai aimĂ© voir mes enfants rĂ©flĂ©chir Ă  plusieurs pour qu’on s’en sorte.

Le dĂ© de danger, qui dĂ©cide des tours oĂč Gargamel vient mettre le bazar, ajoute du piment. À chaque lancer, on retenait notre souffle : un 1 ou un 2, et hop, une carte Gargamel venait saboter nos plans (genre bloquer une action ou voler des ressources). Mon grand a carrĂ©ment baptisĂ© le dĂ© « le mĂ©chant dĂ© » et faisait des grimaces Ă  chaque fois qu’il roulait. Et puis, il y a des petites trouvailles gĂ©niales, comme les emplacements qui demandent deux tours pour ĂȘtre activĂ©s – une idĂ©e simple mais qui force Ă  anticiper. On sent la patte des auteurs, qui ont su insuffler du caractĂšre Ă  ce jeu, mĂȘme si on devine que c’est une commande commerciale de l’éditeur Maestro Media Ă  la Team Kaedama. Bref, sur ces points-lĂ , c’est du trĂšs bon schtroumpf !

OĂč ça schtroumpfe dans le vide

Mais voilĂ , tout n’est pas bleu parfait au pays des champignons. DĂšs qu’on a commencĂ© Ă  jouer, quelques soucis ont pointĂ© le bout de leur nez. D’abord, le plateau. Il est joli, colorĂ©, avec plein de petits dĂ©tails qui rappellent le village des Schtroumpfs. Mais une fois qu’on pose les maisons 3D dessus, c’est la catastrophe : elles cachent tout ! On ne voit plus oĂč sont les emplacements d’action, et avec mes enfants qui gigotent autour de la table, c’était un casse-tĂȘte pour suivre ce qu’on faisait. « Maman, je mets mon pion oĂč, lĂ  ? – Euh, attends, je soulĂšve la maison pour vĂ©rifier
 » Pas hyper pratique, surtout pour un jeu familial censĂ© ĂȘtre fluide.

Ensuite, les rĂšgles. Oh lĂ  lĂ , les rĂšgles
 Je veux bien qu’un jeu ait une petite erreur dans son livret, ça arrive. Mais lĂ , on a trouvĂ© plusieurs incohĂ©rences qui nous ont laissĂ©s perplexes. Par exemple, un calcul dans les explications qui dit 7+3=11 (sĂ©rieux ?), un nombre de cartes de dĂ©part qui passe de 10 Ă  12 selon les pages, et un objectif qui demande 12 cartes alors qu’on n’en a que 11 dans la boĂźte. On a fini par bidouiller pour que ça tourne, mais franchement, ça casse un peu la magie. Mes enfants me regardaient avec des yeux ronds : « Maman, pourquoi ils ont mis ça ? » Bonne question, les schtroumpfs ! Pour un jeu qui se veut accessible, ça manque de clartĂ©, et ça peut dĂ©router les familles moins habituĂ©es aux rĂšgles alambiquĂ©es.

Et puis, il y a la grande question : Ă  qui s’adresse ce jeu, au juste ? La boĂźte dit « dĂšs 8 ans », et c’est vrai que le thĂšme des Schtroumpfs parle aux enfants. Mais en pratique, mes petits ont trouvĂ© ça trop compliquĂ©. Entre le deck-building (choisir quelles cartes acheter et jouer), les pictogrammes Ă©parpillĂ©s partout (sur le plateau, les cartes, le dĂ©), et les trois objectifs Ă  gĂ©rer en mĂȘme temps, ils Ă©taient perdus sans que je traduise tout Ă©tape par Ă©tape. À un moment, mon fils a lĂąchĂ© : « Maman, on fait quoi, lĂ  ? » et j’ai dĂ» reprendre les rĂȘnes pour qu’on avance. Mais d’un autre cĂŽtĂ©, pour moi, qui aime les jeux plus戊畄 (stratĂ©giques, quoi !), c’était trop lĂ©ger et trop dĂ©pendant du hasard. Le dĂ© de danger, c’est rigolo, mais quand il dĂ©cide tout seul qu’on perd une ressource clĂ© au pire moment, ça frustre plus qu’autre chose. Du coup, on est dans une zone bizarre : trop dur pour les petits, pas assez costaud pour les grands. Un vrai schtroumpf entre deux chaises !

Petits lutins bleus et grande légende

Avant de vous parler plus longtemps de Smurfs Hidden Village, prenons un instant pour remonter le temps et plonger dans l’histoire des Schtroumpfs. Parce que, soyons honnĂȘtes, ce jeu ne serait rien sans cet univers culte qui a marquĂ© des gĂ©nĂ©rations – la mienne, celle de mes parents, et maintenant celle de mes enfants. Alors, d’oĂč viennent ces petits bonhommes bleus qui m’ont fait rĂȘver petite et qui font encore briller les yeux de ma progĂ©niture autour d’un plateau ?

POhoto©ErlingMandelmann.ch, CC BY-SA 3.0

Tout commence en 1958, en Belgique, sous le crayon d’un auteur gĂ©nial nommĂ© Pierre Culliford, plus connu sous son pseudo : Peyo. À l’époque, Peyo est dĂ©jĂ  un dessinateur reconnu, surtout pour sa sĂ©rie Johan et Pirlouit, une BD mĂ©diĂ©vale pleine d’aventures avec un jeune page blond et son sidekick rigolo. Mais un jour, dans une histoire intitulĂ©e La FlĂ»te Ă  six trous (publiĂ©e dans le magazine Spirou), il glisse un petit twist : Johan et Pirlouit croisent des crĂ©atures minuscules, bleues, avec des bonnets blancs et un langage bizarre oĂč tout tourne autour du mot « schtroumpf ».

Ces lutins, qui vivent dans un village cachĂ© et cherchent Ă  rĂ©cupĂ©rer une flĂ»te magique, ne sont alors que des personnages secondaires. Mais voilĂ , ils volent la vedette ! Les lecteurs adorent, Peyo aussi, et bim, les Schtroumpfs passent de simples invitĂ©s Ă  hĂ©ros d’un univers Ă  part entiĂšre.

Le nom « Schtroumpf », d’ailleurs, c’est une anecdote Ă  mourir de rire. Peyo raconte qu’il l’a inventĂ© sur un coup de tĂȘte pendant un repas avec un ami. En cherchant le mot « sel », il a lĂąchĂ© : « Passe-moi le
 schtroumpf ! » Et ça a fait tilt. Ce cĂŽtĂ© spontanĂ© et dĂ©calĂ©, ça colle parfaitement Ă  l’esprit des Schtroumpfs, vous ne trouvez pas ? Moi, ça me fait sourire, parce que c’est exactement le genre de dĂ©lire que mes enfants pourraient sortir Ă  table aujourd’hui !

DĂšs 1959, les Schtroumpfs ont leur propre sĂ©rie de BD, et leur monde s’étoffe. On dĂ©couvre leur village de maisons champignons, leur chef sage (le Grand Schtroumpf avec sa barbe blanche), et toute une galerie de personnages : le Schtroumpf Ă  Lunettes qui donne des leçons, le Schtroumpf Bricoleur qui rĂ©pare tout, le Schtroumpf Farceur et ses cadeaux explosifs
 Chacun a son caractĂšre, sa spĂ©cialitĂ©, et ensemble, ils forment une communautĂ© soudĂ©e qui fait face aux plans tordus de Gargamel, ce sorcier ronchon obsĂ©dĂ© par l’idĂ©e de les capturer (soi-disant pour faire de l’or, mais on sait tous qu’il adore juste les embĂȘter). Sans oublier AzraĂ«l, son chat sournois, qui miaule Ă  chaque fois qu’il rate un Schtroumpf de peu.

Les annĂ©es passent, et les Schtroumpfs explosent. Dans les annĂ©es 60 et 70, les BD se vendent comme des petits pains en Europe, surtout en France et en Belgique. Moi, petite, je me souviens encore des albums que ma grand-mĂšre me lisait, avec ces dessins tout ronds et ces histoires pleines de malice. Mais leur conquĂȘte ne s’arrĂȘte pas lĂ . En 1981, grĂące Ă  Hanna-Barbera, ils dĂ©barquent Ă  la tĂ©lĂ© avec une sĂ©rie animĂ©e qui devient un phĂ©nomĂšne mondial. Qui n’a pas fredonnĂ© le « La-la-lalalala » du gĂ©nĂ©rique en mangeant ses cĂ©rĂ©ales le samedi matin ? Chez nous, c’était un rituel : je m’installais sur le canapĂ© avec mon bol, et je riais des bĂȘtises du Schtroumpf Maladroit ou des colĂšres du Schtroumpf Grognon (« Moi, j’aime pas les Schtroumpfs ! »). Aujourd’hui, je regarde mes enfants dĂ©couvrir ces Ă©pisodes sur des plateformes modernes, et je me dis que ces petits bleus ont une sacrĂ©e longĂ©vitĂ© !

Depuis, les Schtroumpfs ont tout envahi : jouets, figurines, vĂȘtements, films (les longs-mĂ©trages en 3D des annĂ©es 2010, mi-live mi-animation, mĂȘme s’ils divisent les puristes), jeux vidĂ©o
 et maintenant, jeux de sociĂ©tĂ© avec Smurfs Hidden Village. Leur secret ? Cette simplicitĂ© gĂ©niale : un village uni, des hĂ©ros attachants, et un mĂ©chant qu’on adore dĂ©tester. C’est un mĂ©lange de douceur, d’humour et de solidaritĂ© qui parle Ă  tout le monde, petits et grands. Et puis, il y a la Schtroumpfette, seule fille au dĂ©part (créée par Gargamel, mais vite adoptĂ©e par le village), qui ajoute une touche de cƓur Ă  cette bande de joyeux lurons. Mes enfants adorent dĂ©battre sur leur Schtroumpf prĂ©fĂ©rĂ© – mon fils vote pour le Costaud, ma fille pour la Schtroumpfette –, et moi, je reste fidĂšle au Grognon, parce qu’on a tous et toutes un petit cĂŽtĂ© rĂąleur, non ?

Dans Smurfs Hidden Village, cet esprit collectif est au centre. Le jeu reprend tout ce qui fait le sel des Schtroumpfs : l’entraide face Ă  Gargamel, les maisons champignons, les ressources comme la salsepareille
 C’est la premiĂšre fois qu’on voit cet univers adaptĂ© en un mĂ©lange de deck-building et de placement d’ouvriers, et rien que pour ça, ça vaut le dĂ©tour. Mais est-ce que ça rend justice Ă  la magie de Peyo ? Ça, je vous le raconte plus bas dans mon verdict sur le jeu !

À noter que cet Ă©tĂ© 2025, un nouveau film Schtroumpfs va sortir, avec Rihanna pour la voix de la Schtroumpfette en VO. Est-ce que c’est pour cette raison que le jeu lui prĂ©cĂšde le pas ?

Smurfs Hidden Village, mon verdict de maman joueuse

Alors, aprĂšs plusieurs parties avec mes petits, qu’est-ce que je retiens de Smurfs Hidden Village ? D’un cĂŽtĂ©, j’ai adorĂ© l’ambiance. Les fous rires quand Gargamel nous piquait nos ressources, les cris de victoire quand on finissait une maison champignon, et la joie de manipuler ce matĂ©riel si craquant
 Ça, c’est du pur bonheur en famille. Les mĂ©caniques ont des idĂ©es brillantes – le deck commun, les actions sur deux tours, les trois objectifs qui se croisent – et on sent que les auteurs ont mis du cƓur Ă  l’ouvrage. Avec mes enfants, on a vraiment eu l’impression de vivre une petite aventure bleue, et rien que pour ça, je ne regrette pas mon achat.

Mais de l’autre cĂŽtĂ©, il y a ces petits cailloux dans la chaussure qui gĂąchent un peu la fĂȘte. Le plateau illisible une fois les maisons posĂ©es, les coquilles dans les rĂšgles, et cette difficultĂ© Ă  trouver son public
 Ça laisse un goĂ»t d’inachevĂ©. Pour un jeu familial, j’aurais aimĂ© plus de simplicitĂ© et de fluiditĂ©. Pour un jeu de joueurs confirmĂ©s, j’aurais voulu plus de contrĂŽle et de profondeur. Et la fin du jeu a Ă©galement tendance Ă  s’Ă©terniser, puisque pour gagner, on doit rĂ©ussir trois objectifs diffĂ©rents. Du coup, pour ĂȘtre honnĂȘte avec vous, malgrĂ© tout son charme, Smurfs Hidden Village ne s’installe pas dans mes incontournables.

Ma note : 3/5 Ă©toiles. Un jeu qui dĂ©borde de cƓur et de bonnes intentions, avec un univers qui fait vibrer ma corde nostalgique, mais qui trĂ©buche sur des dĂ©tails qui auraient pu ĂȘtre Ă©vitĂ©s. Si vous ĂȘtes fans des Schtroumpfs et que vous voulez un coopĂ©ratif mignon Ă  partager avec des enfants patients (ou des adultes pas trop exigeants), foncez – vous passerez un bon moment. Sinon, essayez-le avant de l’adopter, histoire de voir si ce village cachĂ© vous schtroumpfe autant qu’il l’a fait pour nous.

On a aimĂ© : Les maisons champignons trop cute (mes enfants veulent les adopter !), l’ambiance coopĂ©rative oĂč on crie « Tous ensemble contre le mĂ©chant dĂ© ! », et ce petit frisson de nostalgie qui me ramĂšne Ă  mes samedis matin devant la tĂ©lĂ©.

On a moins aimĂ© : Le plateau qui devient un casse-tĂȘte visuel – sĂ©rieusement, qui a mis des champignons gĂ©ants partout ? –, les rĂšgles qui jouent Ă  cache-cache avec la logique, et ce sentiment de « trop dur pour les petits, trop light pour moi ».

C’est plutĂŽt pour vous si
 Vous ĂȘtes un fan des Schtroumpfs prĂȘt Ă  schtroumpfer les rĂšgles Ă  votre sauce, ou si vos kids adorent les meeples bleus et ne rechignent pas Ă  un peu de rĂ©flexion entre deux gĂąteaux festifs.

Ce n’est plutĂŽt pas pour vous si
 Vous cherchez un jeu fluide comme un lancer de Schtroumpf Costaud, ou si le moindre « 7+3=11 » vous donne envie de hurler comme Gargamel face Ă  un village vide.

Un joli titre Ă  la thĂ©matique forte et dotĂ© de mĂ©caniques intĂ©ressantes, mais qui pĂȘche par son manque de cohĂ©rence et sa difficultĂ© Ă  trouver le bon Ă©quilibre entre simplicitĂ© et complexitĂ©. En un mot : Smurfs Hidden Village, c’est un peu comme un cadeau du Schtroumpf Farceur – ça pĂ©tille, mais ça peut exploser Ă  la figure !

Et quid de la VF ? Créé par une ribambelle d’auteurs francophones, on pourrait se demander pourquoi le jeu n’est pas (encore) sorti en français. Certainement une commande Maestro Media qui vise d’abord l’international. Et Ă  moins de bien maĂźtriser la langue de Rihanna, oubliez d’y jouer ! Il y a beaucoup de texte : les rĂšgles plutĂŽt copieuses malgrĂ© le format familial, et sur toutes les cartes. À quand une VF (aux rĂšgles corrigĂ©es) ?

Sympathique (sans plus).

Note : 3 sur 5.

Suivez toute l’actualitĂ© de Gus&Co sur la chaĂźne WhatsApp de Gus&Co.


  • Label DĂ© Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label DĂ© Vert, c’est ici.
  • CrĂ©ation : Corentin Lebrat, ThĂ©o Riviere, Antoine Bauza, Ludovic Maublanc
  • Illustrations : Peyo
  • Édition : Maestro Media
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 Ă  5 (top Ă  3)
  • Âge conseillĂ© : DĂšs 8 ans (ambitieux !)
  • DurĂ©e : 30-45 minutes
  • ThĂšme : Schtroumpfs, bande dessinĂ©e
  • MĂ©caniques principales : CoopĂ©ratif, placement d’ouvriers. Pour en savoir plus sur les diffĂ©rentes mĂ©caniques de jeux, c’est ici.

Rejoignez notre communauté :

Rejoignez notre chaĂźne WhatsApp


Gus&Co : 100% Indépendant, 0% Publicité

Vous avez aimé cet article ? Depuis 2007, nous faisons le choix difficile de refuser la publicité intrusive pour vous offrir une lecture confortable. Mais l'indépendance a un prix (hébergement, temps, achat de jeux).

Pour que cette aventure continue, vous avez deux moyens de nous soutenir :

Le soutien direct : Rejoignez nos mécÚnes sur Tipeee pour le prix d'un café par mois.

☕ Soutenir Gus&Co sur Tipeee
Votre réaction sur l'article ?
+1
1
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0

3 Comments

À vous de jouer ! Participez à la discussion

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Gus & Co

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accùs à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture