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Mixart : L’adrénaline du graff en société

🎨 Rapide et artistique : Mixart bouscule les codes du jeu de société ! Dans l’univers du graffiti, testez vos réflexes. Prêt à taguer ?


Mixart

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⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


En bref :

  • Un jeu de société innovant qui capture l’essence du street art en mêlant rapidité et réflexion
  • Des parties courtes et intenses de 90 secondes où chaque décision compte
  • Une complexité progressive avec des défis qui enrichissent l’expérience à chaque manche

Qui a dit que les jeux de société devaient être lents et réfléchis ? MixArt bouscule les codes en injectant l’adrénaline du street art dans vos soirées jeux.

Le hip-hop ne se limite pas au rap. C’est un mouvement culturel qui se compose de cinq piliers, issus de la culture urbaine nord-américaine : le rap, le beat-boxing, le DJing, le breakdance et le graff.

Le graffiti, ou graff, est une inscription ou un dessin réalisé dans l’espace public, généralement de manière illicite. Cette forme d’expression artistique, qui peut être également considérée comme une dégradation selon certains, n’est pas récente. On trouve des graffitis datant de l’Antiquité dans le monde gréco-romain, mais également chez les Mayas, les Vikings et d’autres civilisations. Messages politiques, religieux ou sportifs, publicités pour des prostituées ou des marchands, les graffitis ont aussi été les compagnons des prisonniers dans leurs cellules, ou des écoliers dans les toilettes et sur les bancs d’école.

Au XXe siècle, le graffiti devient porteur d’espoir avec les V belges durant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi de dérision avec les « Kilroy was here » des soldats américains lors de leur progression vers l’Allemagne après le débarquement de Normandie. Il sera également utilisé par de nombreux mouvements contestataires et autonomes. Avec l’arrivée des bombes aérosols émaillées, initialement destinées à la peinture automobile, les années 1960 verront également l’émergence d’une approche plus artistique, tout en conservant son caractère réfractaire et subversif.

Les graffitis sont désormais omniprésents dans les villes, que ce soit sous forme de fresques sur les bâtiments ou le matériel roulant des compagnies de transport public, ou sous forme de tags, ces signatures rapides qui marquent le passage du tagueur.

Mixart rend hommage au graffiti, et particulièrement à sa composante artistique, à travers un jeu qui allie réflexion et rapidité.

Le jeu se compose de 60 cartes imprimées recto-verso. Chaque face est divisée en deux parties : une bombe de couleur (violet, vert, bleu, jaune ou rouge) et une zone de tag contenant un ou plusieurs symboles (couronne violette, étoile verte, symbole bleu, éclair jaune et cœur rouge).

Au début de chaque manche, les joueurs reçoivent 10 cartes graffiti chacun. Ils doivent, en 1 minute 30, placer leurs cartes devant eux de façon à valider le maximum de zones tag. Pour valider une zone tag, une bombe de la couleur correspondant au symbole doit lui être adjacente. S’il y a plusieurs symboles dans la zone, il faut une bombe par symbole. Une même bombe peut servir à valider plusieurs symboles situés dans des zones différentes. Les cartes peuvent être retournées, superposées et déplacées librement. Il est permis de masquer une zone tag avec une bombe et inversement, une bombe avec une autre bombe, ou une zone tag avec une autre zone tag.

À la fin du temps imparti, chaque symbole validé rapporte un point, et la manche suivante commence avec une carte défi supplémentaire. Les cartes défis proposent des objectifs additionnels aux joueurs (3 tags validés avec une seule bombe, création d’un espace vide, etc.). Ces défis, lorsqu’ils sont accomplis, rapportent 4 points supplémentaires. Un défi peut être réalisé plusieurs fois dans une même manche et sera comptabilisé à chaque fois.

Mixart

Fin de partie

À l’issue de la 4e manche, les points sont additionnés, et le joueur ou la joueuse totalisant le plus de points remporte la partie.

Matériel

Les cartes de Mixart sont en carton souple, avec une distinction claire entre les zones et des contrastes prononcés. De plus, les symboles sont associés aux couleurs et reproduits sur les dessins de bombe, permettant ainsi de jouer malgré un daltonisme. Les cartes défis sont illustrées par des artistes de rue aux styles très différents, démontrant la diversité de ce mode d’expression. Ces illustrations créent un véritable lien avec le thème, constituant une réussite graphique incontestable. Les cartes sont signées, et les artistes sont présenté(e)s dans le livret de règles.

Concernant les règles, le livret est clair et enrichi d’exemples. Ces derniers figurent également sur les cartes défis. Le livret propose un tutoriel pour débuter le jeu, assurant ainsi la bonne compréhension du fonctionnement par tous. Une initiative judicieuse.

Une bande sonore pour le temps de jeu est disponible via un QR Code. Elle est préférable à un simple minuteur pour l’ambiance et une immersion totale.

Mixart matos

Mixart, verdict

Mixart, malgré son apparente simplicité tant au niveau du format que du matériel, recèle une réelle complexité ludique. Ce casse-tête de rapidité en mode compétitif s’avère plus difficile qu’il n’y paraît. Les possibilités offertes par les règles de placement sont multiples et le nombre de combinaisons considérable, particulièrement avec des cartes recto-verso ! Il est possible de marquer des points de diverses manières avec un jeu de 10 cartes, mais la difficulté réside dans la recherche de la combinaison permettant de maximiser son score, en tenant compte des points bonus des défis, le tout dans un temps très limité !

L’aléatoire introduit par la distribution des cartes au début de chaque manche ainsi que leur renouvellement permet d’équilibrer les difficultés pour tous les joueurs. Personne n’est à l’abri d’un mauvais tirage, mais celui-ci ne pénalisera pas toute la partie. Il n’est pas possible non plus de reproduire un schéma de placement identique d’une manche à l’autre. Cela oblige les joueurs à réfléchir à chaque manche et à rester vigilants.

Le jeu fait également appel à la capacité d’adaptation et d’évolution des participants. Il faut savoir déconstruire pour reconstruire, sans s’enfermer dans un schéma préétabli. Il est crucial de pouvoir adopter une vision différente, de savoir exploiter les faiblesses de ses cartes, peut-être plus encore que leurs forces.

Mais il faut surtout savoir prendre des décisions rapidement. 1 minute 30, c’est bref, très bref. Et la bande sonore le fait bien ressentir. Les adeptes de longues réflexions seront manifestement frustrés. La perfection n’est pas l’objectif ici ; il vaut mieux agir rapidement et approximativement que de se retrouver avec seulement deux ou trois cartes posées à la fin de la manche.

On comprendra aisément que Mixart n’est pas un jeu universel. Bien qu’il soit jouable en famille, il s’adresse davantage à un public expérimenté, selon moi. Il pourra servir à briser la routine, et son format court, qui le rapproche d’un party game, en fait un excellent jeu d’apéritif, idéal pour échauffer l’ambiance avant un jeu plus « sérieux ».

On a aimé:

  • La tension palpable pendant les 90 secondes de jeu
  • Les illustrations authentiques des artistes de rue
  • La rejouabilité grâce aux cartes défis
  • L’ambiance sonore qui plonge dans l’univers

On a moins aimé:

  • Le stress pour les joueurs contemplatifs
  • Quelques parties peuvent être frustrantes avec un mauvais tirage
  • La courbe d’apprentissage un peu raide

C’est plutôt pour vous si… Vous aimez les sensations fortes et que votre slogan est « La réflexion, c’est bien, mais l’action c’est mieux ! » 🎨

Ce n’est plutôt pas pour vous si… Vous prenez plus de temps pour choisir une couleur que Picasso pour peindre Guernica 😅

Un casse-tête de rapidité richement illustré, avec un niveau de difficulté relativement élevé, sous des apparences simples. MixArt prouve qu’on peut être un artiste de rue… même assis à sa table de jeu !

Excellent !

Note : 5 sur 5.

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  • Label Dé Vert : Oui. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
  • Création : Alexandre Aguilar, Jérémy Partinico
  • Illustrations : Christine Alcouffe
  • Édition : Subverti
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1-6
  • Âge conseillé : Dès 8 ans
  • Durée : 10 minutes
  • Thème : Street-art
  • Mécaniques principales : Casse-tête compétitif, placement. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.

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